Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

 

 

SAINT BLAISE,

 

qui êtes-vous ?
[Évêque et Martyr
(† 316)]

St-Blaise.jpg

Le 3 Février, la France Orthodoxe et Romaine-catholique célèbre aussi Saint Blaise.

 

Saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession.

D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime.

Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur.

Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ.

Arrivé devant le gouverneur:

-"Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie!"

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison.

Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal:

-"Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis: ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle.
-- Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer."

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps.

La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit:

-"Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices.

Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle."

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé; mais il fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige.

Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Blaise le guérit.

C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Le Christ Médecin (St Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélies sur saint Matthieu, 27,1 (trad. Véricel, l'Évangile commenté, p. 98)
 

« Il guérit beaucoup de malades »

 

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; par sa parole il en chassa les esprits, et guérit tous ceux qui étaient malades. »

Vois-tu comme la foi de la foule grandit peu à peu ?

Malgré l'heure avancée, ils n'ont pas voulu quitter le Seigneur; ils ont pensé que le soir permettait de lui amener des malades.

Songe au nombre de guérisons que les évangélistes laissent de côté ; ils ne les racontent pas toutes une à une, mais en une seule phrase ils nous font voir un océan infini de miracles.

Pour que la grandeur du prodige ne nous entraîne pas à l'incrédulité, pour qu'on ne soit pas troublé à la pensée d'une telle foule frappée de maux si divers et guérie en un moment, l’Évangile apporte le témoignage du prophète, aussi extraordinaire et aussi surprenant que les faits eux-mêmes :

« Ainsi devait s'accomplir l'oracle du prophète Isaïe :

-Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies » (53,4). Il ne dit pas :

-« Il a détruit », mais : « Il a pris » et « Il s'est chargé », marquant ainsi, à mon avis, que le prophète parle plus du péché que des maladies du corps, ce qui est conforme à la parole de Jean :

-« Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (1,29).

 

Bénédiction des Cierges de Saint Blaise :

Dieu tout puissant et très doux, vous avez créé la diversité de tous les êtres qui sont au monde par votre seul Verbe, et qui, pour la renaissance des hommes avez voulu que ce même Verbe (par lequel tout a été fait) s’incarne par l’opération de Votre Esprit Saint de la Vierge Marie ; Vous êtes grand et infiniment miséricordieux. Nous Vous louons pour toutes les merveilles, fruits de votre amour philanthropique

.

 Pour la confession de votre foi, le glorieux Martyr et Pontife Blaise, ne craignant aucun type de supplice, a reçu la palme du martyre et vous lui avez accordé, en plus de la céleste félicité, cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge.

Nous prions en suppliant Votre majesté, afin que, ne regardant pas nos fautes, mais que par son intercession et ses prières, vous daignez, par la grâce de votre Très Saint, Bon et Vivifiant Esprit,

bénir + et sanctifier + cette créature de cire en y infusant Votre grâce afin que tous ceux qui dans la foi droite et une droiture d’intention  auront le cou touché par ces cierges  soient libérés de toute maladie de la gorge.

Ainsi, dans votre sainte Église, ils pourront en bonne santé et joyeux vous rendre des actions de grâces, louer votre nom glorieux et béni dans les siècles des siècles.

 

Par le Christ Jésus Notre Seigneur, votre Fils bien-aimé, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous et votre Très Saint Bon et Vivifiant Esprit, pour les siècles des siècles. Amîn

 

 

Les cierges sont encensés puis aspergés d’eau bénite

ensuite, le Prêtre appose deux cierges disposés en forme de croix sous le menton de chacun de ceux qui doivent être bénis, à genoux devant le bêma (Un peu de côté), en disant :

Par l’intercession de saint Blaise, Évêque et Martyr, que Dieu vous libère de tout mal de gorge, et de tout autre mal.

Au nom du Père +Amîn ; et du Fils + Amîn; et du Saint et vivifiant Esprit + pour la vie éternelle Amîn.

 

Bénédiction du pain, du vin, de l’eau et des fruits

O Dieu, Sauveur du monde, qui avez consacré ce jour par le martyre du très bienheureux Blaise, et lui avez accordé cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge : Nous prions en suppliant votre miséricorde ineffable, et nous vous demandons de daigner envoyer la force de votre Très Saint Bon et vivifiant Esprit pour bénir + et sanctifier+ ces pains, ce vin, cette eau et ces fruits que votre peuple fidèle place aujourd’hui en Vtre présence afin qu’ils soient bénits .

Que tous ceux qui en goûteront soient libérés de toute plaie de la gorge, et de toute autre infirmité de l’âme et du corps et qu’ils reçoivent une bonne santé, par les mérites et l’intercession de St  Blaise, votre Martyr et Pontife : Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint , Dieu unique et vrai, pour les siècles des siècles. Amîn.

 

 

PRIÈRES ET NEUVAINE A

 

Saint Blaise

stblaise-1-.jpg

La " Bénédiction des Gorges " est un rituel populaire qui est encore en usage dans quelques églises locales.  Le prêtre donne cette bénédiction en touchant la gorge du fidèle avec deux chandelles de cire et en prononçant la formule suivante :


*" Par l'intercession de Saint Blaise, évêque et martyr, puisse Dieu vous délivrer de tous maux à la gorge et de tout autre mal, au nom du Père+ Amîn, et du Fils + Amîn, et du Saint et vivifiant Esprit + pour la vie éternelle Amîn .


La bénédiction des gorges se pratique  dans nos paroisses et chapelles syro-orthodoxes francophones suivantes :

 


¤ En NORMANDIE :

Le Dimanche le plus proche du 3 février  en l’Eglise du


Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI
.

 

¤ EN CHARENTE:  

Le 2ème dimanche de Février en la Chapelle ND de Toute Grâces -St Ubald,

*St Ubald et St Cybard
MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG

16560 JAULDES
 .



¤ EN DORDOGNE: 

Le 4ème samedi de Février

*Chapelle Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier

(Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.



saintb04-1-.jpg

(Permanence régulière de prêtres en chacun de ces lieux pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes dans chacun de ces Sanctuaires) .

 

 

L'histoire de Saint Blaise se trouve facilement un peu partout. Né vers l'an 280 en Asie Mineure (en une région appelée aujourd'hui Arménie) *, il apprend la médecine et guérit les hommes aussi bien que les animaux. Réputé très tôt n'être que " douceur et sainteté ", il est élu évêque de Sébaste par ses concitoyens. C'est alors qu'il se retire dans une caverne du Mont Argée où hommes et bêtes continuent de le consulter. Il réalise ainsi quelques miracles qui sont restés célèbres. Une femme lui apporte son enfant qui étouffe à cause d'une arrête de poisson fichée dans sa gorge : Blaise lui impose les mains, prie Dieu et sauve l'enfant. Une autre femme raconte à Blaise qu'un loup lui a volé un porcelet : son unique bien. Blaise la rassure et le loup rapporte le porcelet. Sa popularité irrite Agricola, le gouverneur romain de Cappadoce et de la région de Sébaste. Blaise est emprisonné. On souhaite ensuite le faire disparaître par noyade et le voilà qui marche sur le plan d'eau. Un ange lui demande d'accepter le martyr : il est repris et martyrisé avec des peignes de fer. Il sera finalement décapité en février de l'an 316.

Il est fêté le 3 février par les catholiques et le 11 février par les orthodoxes.

 

Prière a Saint Blaise

 

(Saint Blaise est un des saints les plus populaires par l’efficacité de son intercession. Aussi est-il très invoqué.

Parce que, dans sa prison, il guérit un enfant qu’une arête de poisson étranglait et qui était sur le point d’étouffer, et parce que saint Blaise avait demandé à Dieu, en le guérissant, la grâce de soulager tous ceux qui, affligés de maux de gorge, se recommanderaient à lui, on l’invoque contre les dangers de périr étouffé. On l’invoque en plus, avec une grande efficacité, contre la toux, la coqueluche, le goitre et les maux de gorge.)

 

                                                           
 
 Invocation

 

Mon sauveur et mon Dieu, qui nous avez nourris avec une céleste bonté, préservez-nous, par les prières de votre martyr, saint Blaise, de tout ce qui peut être nuisible à nos corps ; de tout accident funeste et de toute maladie dangereuse qui nous priverait en ce moment de jouir de vous éternellement. Nous vous en prions par le Christ Jésus, Notre-Séigneur qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous (Père) d, dans l'unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn

 

Saint Blaise, puissant intercesseur pour tous ceux qui vous invoquent dans les plus pressantes nécessitées, priez pour nous.

Oraison

sourp1_p-1-.jpg

 

Que puis-je vous rendre, Seigneur Jésus, pour tout le bien que vous m’avez fait ? O  bon Maitre ! je ne veux jamais oublier les peines que vous avez endurées à cause de moi, pendant vous avez prêché votre doctrine, dans vos voyages, dans vos veilles et vos prières, dans les pleurs de compassion que vous avez versés sur moi, dans  vos souffrances, dans les outrages, les mauvais traitements et les coups que vous avez reçus pendant votre passion. Jamais, non jamais je ne veux oublier les clous de votre croix et les plaies de votre corps! Si j’oubliais toutes ces choses, ne serais-je pas responsable du sang que vous avez versé sur la terre ? Ah ! que ne puis-je avoir assez de larmes dans mes yeux pour pleurer jour et nuit mes pêchés et correspondre aux grâces de guérison et de rédemption que la mort que mon Sauveur m' a  obtenue quand Il souffrait pour mes péchés ! Amîn

 

Faites Célébrer des Messes en l’honneur de St Blaise

Offrande conseillée pour une messe 12 euros.

Pour une veilleuse de 9 jours : 8 euros

Veilleuses simples : 3.50 ou 1 euros

 

Pensez à vous munir d’un CIERGE BENI DE ST BLAISE (que l’on impose sur la partie malade après avoir dite la prière précédente).

N’hésitez pas à nous demander de ces cierges bénis.

 

Vous pouvez envoyer des intentions de prières pour vos malades  à l'adresse suivante, nous porterons ces intentions lors des Offices Liturgiques:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

(Possibilité de rencontrer un prêtre pour accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

UN PEU D'HISTOIRE:

images-3-.jpg

images-3---3-.jpg

 

"Dès les premiers siècles, poussés par leur nouvelle foi, les religieux orientaux s'en vont sur les chemins vers l'Europe. Les commerçants les auront précédés depuis quelques siècles et leur serviront de relais. Parmi eux certains sont connus comme saints. Même si cette notion en partie issue de la translation de leurs reliques n'apparaîtra que quelques siècles plus tard.
Quelques arméniens seront du nombre, saint Aurélius, saint Grégoire de Tallard, saint Macaire, un peu plus tard saint Grégoire de Pithiviers, etc..
On pourrait citer saint Blaise tant il est présent en Europe Occidentale avec les milliers de sites où l'on peut le rencontrer, mais paradoxalement il n'a jamais quitté son pays.

Son nom arménien est " Sourp Vlas ". Peu d'Arméniens le connaissent.
Mais en fait qui est-il ? Blaise est né en Arménie Mineure, à Sébaste (aujourd'hui Sivas) vers la fin du 3eme siècle. Importante ville carrefour sur la Route de la Soie. La région est déjà majoritairement peuplée d'arméniens et évangélisée. Familier sans doute avec la médecine grecque puisqu'on le dit médecin, d'une grande bonté, il sera élu évêque de la ville par ses compatriotes. Ce sera là qu'il subira le martyre sous le gouvernement du romain Agricola. En effet ce dernier ne pouvait supporter qu'on lui porte ombrage. Il le fait capturer dans sa caverne du mont Argée proche. Ensuite devant son refus d'abjurer sa foi, le fit supplicier avec des peignes de fer, de cardeurs, essayer de le noyer sans succès dans le lac et pour finir le fit décapiter.
Entre-temps, Blaise aura eut le temps de réaliser deux miracles qui plus tard feront parties de ses attributs ; le loup auquel il demande de rendre le porcelet d'une vielle femme à qui il l'avait dérobé, ensuite la guérison miraculeuse d'un enfant qui s'étouffait, une arrête dans la gorge.
Son histoire se serait arrêtée là si des soldats romains n'avaient ramené avec eux des religieux de la région, arméniens et grecs, qui seront suivis plus tard par d'autres pèlerins. Ils raconteront son martyre. Autre rencontre bénéfique, celle qui mit l'histoire de ce saint au contact du nouvel ordre créé près de Rome, par saint Benoît : celui des Bénédictins. Le culte du saint repris par eux, remplaçant quelquefois le culte de dieux païens, fera le tour de l'Europe à travers leurs milliers d'établissements. A Rome dans les premiers siècles plusieurs dizaines d'églises lui étaient dédiées.
Dès le départ, il figure dans les premiers martyrologes, celui de saint Jérôme au VIeme siècle, suivi de ceux de Béde le Vénérable au VIIIeme, Usuard et Adon de Vienne au IXeme siècle et la suite. Ils seront repris dans plusieurs histoires des saints faisant référence, comme les Bollandistes au XVIIeme siècle, jusqu'aux bénédictins qui le donnent bien comme arménien.

Nous l'avions laissé en Italie. Le voilà dès les IX et Xeme siècles, présents dans les pays d'Europe Occidentale, profitant en plus de la " promotion " des bénédictins, sans doute de la présence de la princesse arméno-byzantine, impératrice du Saint Empire Romain Germanique, Théophano (972-981), des croisades, des épidémies de peste, etc.. Il y aurait eut plus de 200 de ses reliques rien que dans le royaume de France.
Aujourd'hui, en Italie, en Allemagne et en France il y des milliers de références au saint : dédicaces d'églises, autels, reliques, statues, peintures ou fresques, patronages, etc..Il fait partie des Quatorze Saints Intercesseurs. Pour bien comprendre son importance au Moyen Âge, faites un tour à Berzé-la -Ville (Saône-et-Loire), la " résidence secondaire " des puissants abbés de Cluny. Dans La Chapelle aux Moines (XIIeme siècle), vous verrez le Christ entouré de saint Vincent à sa gauche, mais surtout par saint Blaise à sa droite, ce qui confirme sa prééminence sur tous les autres saints !
St-20Blaise-1-.jpg

Restent pour la France, quelques pèlerinages réputés que vous devrez suivre le 3 février, date retenue au calendrier romain, où il figure toujours, en Alsace et Lorraine tels que Metz, Leimbach, et un certain nombre de villages du sud-est, du Poitou et autres que vous aurez plaisir à découvrir. Et il y en a d'autres en Allemagne, Italie,…

Pourquoi cette popularité, parce que c'est un saint " copain ", proche des préoccupations quotidiennes du moment, on peut se confier à lui pour tout. De ses mauxde gorges à la protection de son bétail et ses récoltes, en passant par la demande de son intercession pour trouver un bon mari ! Au Moyen Âge, tout le monde voulait en avoir une représentation dans son église, proche de soi, pour ne pas aller le chercher trop loin, surtout l'hiver.
A travers de nombreuses confréries, il est entre autre patron des bouviers, cardeurs de laine, drapiers, laryngologistes, maçons, tailleurs de pierre…Il est le patron de la Croatie, ou de pays lointains comme le Paraguay, installé par les Conquistadors.
Vous le reconnaîtrez à ses attributs, les cierges entrecroisés qui servent à bénir les gorges, le loup ou les animaux sauvages qu'il soignait, le peigne de cardeur avec lequel il a été martyrisé. Et généralement avec une belle barbe !"

Article d'Armand Tchouhadjian d'après son livret : Saint Blaise - Un saint d'Arménie en Occident

 

z_st_blaise-1-.jpg

*

 

Neuvaine en

 

l'honneur de Saint

 

Blaise 

 

  

 

Direction générale 

 

Pendant la neuvaine on peut faire les pratiques de dévotion suivantes:

1° Allumer tous les jours des cierges ou une lampe devant l'image de saint Blaise.

2° Se confesser et communier l'un des jours de la neuvaine, le premier jour serait le mieux.

3° Réciter tous les jours les prières et les invocations à saint Blaise.

4° Finir la neuvaine par une bonne œuvre en l'honneur de saint Blaise. 

 

Prière à dire chaque jour 

 

Souvenez-vous à Saint Blaise 

 

O Saint Blaise, santé des infirmes, père bon et miséricordieux, vous qui procurez la conversion aux pécheurs, la consolation aux affligés, vous connaissez mes besoins, mes peines, mes souffrances, daignez abaisser sur moi un regard favorable. Dans la grotte solitaire d'où vous répandiez vos faveurs et commandiez à la nature, vous avez montré votre puissance comme plus tard votre charité envers les malades; plein de confiance, je viens implorer vos tendres faveurs. Exaucez, bon et doux père, mon humble prière (Présenter ici ses intentions) et, comblé de vos bienfaits je m'efforcerai d'imiter vos vertus pour participer un jour à votre gloire. Ainsi soit-il. 

 

1 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père 

Premier jour 

Saint Blaise modèle d'humilité 

 

Saint Blaise fut un homme humble, modeste dans tout son extérieur, dans toutes ses actions; on pouvait lui appliquer ces paroles de l'Ecriture: « Homme simple et droit et craignant Dieu ». Aussi cette humilité profonde attira sur lui les regards de Dieu et l'affection du peuple. Et le Seigneur qui de douze pêcheurs fit douze apôtres sut aussi transformer ce médecin des corps en médecin des âmes en l'élevant à la dignité du sacerdoce et de l'épiscopat. Heureux de converser avec les personnes de condition inférieure, de secourir les pauvres, de consoler les malheureux, de guérir les malades, comme le Sauveur traversant les bourgades de la Galilée, il voyait les foules venir à lui pour implorer son secours, et toujours il accueillait le monde avec une charité et une humilité qui lui gagnait les cœurs. Aussi sur son passage, au retour de la grotte du Mont Argéo, les multitudes se précipitaient à sa rencontre pour demander ses bénédictions et la guérison de leurs maux; et Saint Blaise les bénissait et les guérissait, rapportant tout à Dieu, louant le Seigneur de trouver autant de foi dans son peuple et s'humiliant d'avantage à la vue des immenses bienfaits que le Tout-Puissant opérait par son entremise. 

 

Réflexion 

 

Chrétiens, voulez-vous attirer sur vous les regards du Seigneur et mériter ses faveurs? soyez humbles: humbles dans vos pensées, ne vous arrêtant jamais aux pensées de vaine gloire, d'amour-propre; humbles dans vos désirs, ne soupirant point après les richesses, les titres honorifiques, l'estime des hommes et la popularité; humbles dans vos actes, cachant vos bonnes actions et fuyant la louange. Accueillez avec une même charité les riches et les pauvres, les justes et les pécheurs. Soyez affable avec les petits selon le monde, effaçant votre dignité et votre position devant eux; c'est le moyen de pouvoir dire avec Notre-Seigneur: « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». 

 

Prière 

 

O Saint Blaise, accordez-moi cette vertu de l'humilité, cette vertu si nécessaire que vous avez pratiquée à un si haut degré. Pendant cette neuvaine où je m'efforcerai de vous imiter, je vous prie d'abaisser sur moi un regard miséricordieux, et de bénir les sacrifices que je ferai ; j'ai besoin de votre protection et je me repose avec confiance en vous. 

 

 

 

Deuxième jour 

Saint Blaise, modèle de foi 

 

Saint Blaise apprit de bonne heure les vérités de la foi, les conserva dans son cœur et les propagea pendant toute sa vie. Sachant que cette foi est le principe de toute justice, comme celui de tout mérite et de toute grandeur, il s'appliqua à l'accroître dans son âme. A la lumière de ce flambeau divin, il vit l'origine de l'homme et ses destinées, la vanité des biens de ce monde, la vie future et l'importance du salut. Et ces vérités qui sont confirmées par l'autorité divine et l'écriture qu'il lisait attentivement, faisaient la joie de son cœur; car par cette foi, il goûtait le bonheur d'honorer Dieu et s'abîmait délicieusement dans cette océan de lumière Cette foi le consolait dans ses peines et le soutenait au milieu des persécutions. Un regard sur la croix, un autre au ciel, l'encourageait, le fortifiait jusqu'à lui faire trouver le bonheur dans la souffrance. C'est cette foi vive aux vérités révélées, aux enseignements de l'Eglise, à la prédication évangélique qui lui fit pratiquer la patience, l'amour de Dieu, la charité envers le prochain et lui inspira le courage d'endurer les peines de l'exil, les tortures du fouet, le supplice du peigne de fer et une mort cruelle. A Jésus-Christ il s'offrit et pour lui il mourut.  

 

Réflexion 

 

Ames chrétiennes, nées dans le sein de la foi, vous avez contracté des engagements en recevant ce don précieux. Vous devez à cette foi un hommage de soumission qui vous oblige à accepter les décisions de l'Eglise, ses dogmes et ses enseignements, sinon vous n'êtes qu'une brebis égarée, un membre gangrené qu'il faut retrancher. Vous lui devez un hommage d'affection; l'Eglise, votre mère, vous ayant engendrés en Jésus-Christ et reçues entre ses bras, ayant guéri vos plaies par le sacrement de pénitence, et vous ayant nourris du pain eucharistique et vous conduisant avec sollicitude dans le chemin du ciel, vous lui devez toute votre tendresse et toute votre affection. Vous lui devez un hommage de zèle se manifestant par la fidélité à suivre ses lois, à les respecter et à les faire observer. La foi a des ennemis à vaincre, des persécutions à essuyer, des combats à soutenir, votre zèle doit vous animer d'une sainte ardeur à la défendre, par vos bons exemples et vos prières. Enfin vous lui devez un hommage d'action, c'est-à-dire, l'hommage de vos œuvres. La foi et les œuvres doivent toujours être unies ensemble et marcher de concert. Les œuvres sans la foi sont des œuvres stériles, et la foi sans les œuvres est une foi morte. Si l'arbre se connaît par son fruit, le chrétien se connaît par ses œuvres; c'est-à-dire sa piété, sa pureté et sa charité envers ses frères. Gardons précieusement ce don de la foi que plusieurs ont perdu; pour cela, évitons les liaisons avec des personnes suspectes, les discours dangereux, les lectures mensongères et impies, où l'on apprend à parler de tout, à juger de tout, à décider sur tout, même dans les choses que Dieu a réservées aux Supérieurs qui tiennent sa place.

 

Prière

 

O grand saint Blaise daignez conserver ma foi, ce trésor inestimable dont je suis redevable à la Divine Bonté. Inspirez-moi un véritable esprit de foi dans mes œuvres et dans ma conduite, et priez le Seigneur de me la conserver jusqu'au dernier soupir. Ainsi soit-il.

Troisième jour

Saint Blaise, modèle d'espérance

 

L'espérance naît de la foi, dit Saint Augustin; et comme Saint Blaise était un homme de foi il devait nécessairement être un homme d'espérance. Les épreuves qu'il subit firent de sa vie un douloureux martyre: cependant, sa confiance en Dieu resta inébranlable. Appuyé sur la bonté divine, ni les souffrances de l'exil, ni les insultes des bourreaux, ni les angoisses du martyre ne purent l'ébranler. « Le Seigneur est avec moi, disait-il à ses persécuteurs, et c'est lui-même qui me fortifie ». Dieu étant son suprême consolateur, il était résigné dans les souffrances, calme dans les périls et fort dans les combats. Soupirant après le ciel, terme de toutes les douleurs, il conjurait le Seigneur d'avoir pitié de son âme sur la terre, de la délivrer de cette prison et de l'attirer à Lui: ses vœux et ses désirs n'étaient que pour le ciel.

 

Réflexion

 

Ames chrétiennes qui supportez le poids des peines, ouvrez-vous à cette douce espérance qui tempérera les amertumes de votre exil, en vous faisant entrevoir les félicités de la céleste patrie. Nous marchons par un chemin semé de croix et d'épines; les parents nous quittent, nos amis nous manquent, nos projets échouent, tous et partout nous avons à souffrir; l'espérance chrétienne seule nous console dans les maux de cette vie. Mais, c'est surtout pour vous pécheurs que cette espérance est douce; vous rappelant que le Dieu de miséricorde s'est immolé pour vous, qu'il a porté le poids de vos fautes et qu'il a ouvert son cœur pour vous recevoir en vous disant: « Venez tous à moi, vous qui souffrez, et je vous consolerai ». Ne perdez pas confiance: David homicide, Madeleine pécheresse, Augustin coupable reçurent leur pardon, vous deviendrez, vous aussi, par un humble contrition, l'objet de cette miséricorde ineffable. Au calvaire le sang précieux de Jésus a coulé à grands flots pour obtenir votre pardon, et le dernier soupir de Jésus élevé vers le ciel fut pour attirer la grâce de la réconciliation avec celle de la pénitence. Animez donc en vous cette espérance par le souvenir habituel de la douloureuse passion et des mérites infinies de notre miséricordieux Sauveur.

 

Prière

 

O Saint Blaise! père bon et miséricordieux, consolateur des affligés, obtenez-nous cette précieuse vertu de l'espérance; alors nous serons calmes dans les dangers, patients dans l'adversité, courageux dans les tentations, et toujours nous pourrons dire avec le saint roi David: « Seigneur, j'ai mis ma confiance en vous, je ne serai point confondu ». Ainsi soit-il. 

Quatrième jour

Saint Blaise, modèle de Charité

 

Saint Blaise a aimé Dieu et a aimé le prochain. Cette charité chrétienne puisée dans la méditation de la parole de Dieu et dans des prières ferventes il la déversa sur ses semblables avec largesse. Comme il voyait dans son prochain l'image de Dieu, le prix du sang du Sauveur, il se dévoua pour lui. Non seulement il travailla au salut des âmes mais aussi à la santé des corps; c'est ainsi que dans sa prison il guérissait les malades qu'on lui amenait de toutes parts entre autres un jeune enfant qui, étranglé par une arête allait expirer. Fidèle observateur de ce précepte du Sauveur: « Aimez-vous les uns et les autres comme Moi-même Je vous ai aimés », il regardait dans la personne du prochain Jésus-Christ même. Et ce Dieu qui compte pour fait à lui-même ce que l'on fait aux plus petits des siens, quelle récompense ne dut-il pas lui accorder pour tant de bienfaits multipliés envers ses semblables! Aussi fut-il favorisé du don des miracles pendant sa vie, et du haut du ciel il ne cesse de les prodiguer en faveur de ceux qui recourent à lui avec confiance.

 

Réflexion

 

Chrétiens, imitez ce beau modèle de charité chrétienne: aujourd'hui comme autrefois il y a des pauvres, soulageons-les; il y a des malades, assistons-les; il y a des affligés, consolons-les; il y a des ignorants, instruisons-les; il y a des œuvres de miséricorde, pratiquons-les. Gémissons avec ceux qui gémissent, pleurons avec ceux qui pleurent. Hommes formés à l'image de Dieu, disciples d'un Dieu souffrant, puisons nos sentiments de charité dans son adorable cœur. Aimons-nous les uns et les autres comme Jésus-Christ nous a aimés et témoignons dans les occasions notre amour par des œuvres. Aimons-nous comme des frères destinés à passer ensemble l'éternité dans la maison de notre commun Père au ciel.

 

Prière

 

O Saint Blaise, père charitable et bon, obtenez-nous la grâce d'une parfaite charité, afin que nous aimions Dieu de tout notre cœur et de toute notre âme. Rappelez-nous souvent que nous sommes tous frères; ne souffrez pas, parmi nous, de disputes, de haine, de mépris et d'indifférence; mais faites qu'unis par les doux liens d'une sainte charité, nous n'ayons tous qu'un cœur et qu'une âme. Ainsi soit-il.

Cinquième jour

Saint Blaise, modèle de patience

 

L'histoire nous apprend que Saint Blaise fut d'une admirable patience. Au milieu des épreuves de toute sorte, il ne perdit jamais la paix du cœur. Dominant son esprit, maître de son caractère, il sut tout souffrir sans murmure, et ses bourreaux eux-mêmes ne pouvaient s'empêcher d'admirer cette vertu qui les subjuguait. « Soyez les bienvenus, disait-il à ceux qui venaient lui porter les chaînes, depuis longtemps je soupire après votre arrivée ». Jeté en prison, battu de verges, insulté avec fureur par le gouverneur, frappé de coups de bâton, le saint répétait ces mots: « Dieu vous garde, ô gouverneur ». « Le Seigneur est avec moi, c'est lui qui me fortifie ». Dans son cachot, supportant les insultes, les mauvais traitements de ses geôliers, il endure tout avec joie et sans se plaindre, louant la bonté de Dieu qui lui donnait la force de tout supporter pour son amour.

 

Réflexion

 

Chrétiens, demandez à ce grand saint cet esprit de patience dans vos travaux, vos peines, vos maladies et vos tribulations de toutes sortes, c'est le moyen de transformer en mérite vos maux et vos misères. Soyez consolés au milieu de vos croix en vous rappelant que c'est Dieu qui vous les envoie pour vous exempter du purgatoire, et enrichir votre couronne éternelle. Ayez bon courage, car il ne vous chargera point au-dessus de vos forces, et même vous portera vous et votre fardeau quand il verra que de bon cœur vous le prenez sur vos épaules. Vous serez l'ami de Jésus glorifié autant que vous aurez été l'ami de Jésus crucifié, et vous jouirez de son amour triomphant comme vous aurez partagé l'amour crucifiant.

Saint Blaise

 

Prière

 

O Saint Blaise, accordez-nous cette patience que vous avez si parfaitement pratiquée et nous serons capables de tout souffrir sans murmure. Vous avez bien compris que pour être disciple de Jésus-Christ il faut porter la croix tous les jours; faites que nous l'acceptions volontiers et que nous la portions dans les mêmes dispositions que vous, avec patience et avec douceur, alors elle nous ouvrira la porte du ciel. Ainsi soit-il.

Sixième jour

Saint Blaise, Modèle de Douceur

 

Saint Blaise fut un homme rempli de douceur: imitant le divin modèle Jésus-Christ, dont Jean Baptiste a dit « Voici l'Agneau de Dieu », il s'appliqua à recevoir avec une humeur toujours égale les paroles et les actions d'autrui, quelles qu'elles fussent. Aussi son âme était devenue si calme que rien ne pouvait la troubler. Comme un rocher qui domine la mer, brise les flots irrités et demeure lui-même inébranlable, il recevait toutes les injures et toutes les contrariétés sans se laisser abattre ni même s'émouvoir. Cette douceur était le fruit de sa grande force d'âme. Obligé de laisser son peuple, son église, il quitte tout sans murmure, vit au milieu des forêts où les bêtes féroces par leur soumission et leurs caresses rendent hommage à sa douceur. Là, il pardonne à ses persécuteurs, il prie pour eux, et quand ils le font prisonnier, il les salue amicalement comme le Divin Maître salua le traître Judas au jardin de Gethsémani: « Mon ami,qu'êtes-vous venu faire ici! » en présence du gouverneur Agricola qui l'interroge, qui le menace et qui l'insulte, il n'a que des paroles de paix; attaché à un poteau, battu de verges, déchiré par le peigne de fer, il n'a que des pensées d'amour, pour ses bourreaux, imitant ainsi son divin modèle Jésus-Christ sur la croix qui priait pour ceux qui le faisaient mourir et demandait à son Père de leur pardonner.

 

Réflexion

 

Demandons à ce grand saint cette douceur qui est la plus belle fleur de la charité chrétienne; fortifions notre âme pour comprimer les mouvements désordonnées de l'impatience, de la colère et de l'indignation. Ne disons pas pour nous excuser: « c'est ma nature.... c'est plus fort que moi.... » Avec la grâce de Dieu, chacun doit travailler à rendre son caractère plus égal, sa conversation plus facile, plus agréable, sa charité plus prévenante. La douceur s'acquiert par l'effort, le courage et la constance. Saint François de Sales, né avec un caractère très vif, devint un parfait modèle de douceur par vingt-deux ans de vigilance, de combats et de prière. Chaque matin, il renouvelait son âme dans la ferme résolution d'être doux et le soir la discipline vengeait cruellement les infractions de la journée. Saint Vincent de Paul, naturellement sévère, ne devint bon et charitable que par l'immolation des mouvements de son cœur. Ainsi pour obtenir cette vertu que Jésus-Christ nous demande lorsqu'il nous dit: « Apprenez de Moi à être doux », livrez une lutte courageuse, paisible et persévérante.

 

Prière

 

Seigneur, mettez cette vertu de douceur dans mes paroles, mes procédés, mes manières d'agir et dans toutes mes relations; mais surtout, ô Divin Cœur de Jésus, versez Votre Douceur Divine jusque dans le fond le plus intime de mon âme.

See original image

 

Septième jour

Saint Blaise, modèle de conformité à la Volonté de Dieu

 

Nous voyons que saint Blaise dans toute sa conduite s'appliqua à faire la volonté de Dieu. Le peuple de Sébaste est privé de Pasteur, il connaît les vertus de Blaise, médecin aimé et recherché, prodiguant partout ses soins charitables, il l'enlève à sa profession et le choisit pour son évêque. Le pieux médecin s'y résigne, il croit voir dans cet appel du peuple les desseins du ciel. Il abandonne tout, amis, biens, liberté, pour se consacrer à Dieu, se dévouer au salut des âmes et sacrifier sa vie pour elles. Que le saint nom du Seigneur soit béni. Dans sa retraite sur la montagne, au milieu des bêtes sauvages, il adore et embrasse le bon plaisir de Dieu et trouve ses délices dans cette affreuse solitude. Et pendant que les fouets du bourreau le déchirent, il chante le cantique des trois enfants dans la fournaise de Babylone. « Ouvrages du Seigneur, bénissez tous le Seigneur », se réjouissant en Dieu au milieu de ses souffrances et s'estimant heureux de pouvoir souffrir quelque chose pour son amour.

 

Réflexion

 

O âme chrétienne, sachez toujours vouloir ce que Dieu veut. Cette volonté de Dieu est sainte, éclairée, infaillible; et la nôtre est souvent déréglée, toujours aveugle et incertaine, capable de nous séduire, de nous égarer. Dieu ne peut vouloir que notre bien, nous n'avons qu'à le laisser nous conduire parce qu'il nous dirigera infailliblement dans le droit chemin. Comment peut-il abandonner une âme qui se remet entre ses mains avec une filiale confiance? Dieu sait ce qui nous convient, reposons-nous sur lui; et souvent ce qui nous paraît contraire à notre bien est ce qui nous conduit plus sûrement au salut. Dieu a tracé à chacun de nous un chemin pour nous conduire au ciel; le mien étant donc marqué de sa main, je veux me laisser conduire par lui et non me conduire par moi même, autrement je suis sûr de m'égarer et d'aller aboutir à quelque précipice, comme s'exposerait un insensé qui sur mer ôterait le gouvernail des mains du pilote pour conduire lui-même le vaisseau. Faites souvent des actes d'abandon à la volonté de Dieu. Dans toutes les croix et les afflictions de la vie, dites-vous à vous-même: « Dieu le veut. Que sa volonté soit faite, et non la mienne ». Dans les grandes croix et les événements extraordinaires, pensez que Dieu a quelque dessein de miséricorde sur vous, et remettez-vous plus que jamais entre ses mains. Oh ! que la voie d'un saint abandon est tout à la fois sûre, méritoire, consolante et parfaite!

 

 

Prière

 

Seigneur! que votre parole et les exemples du grand thaumaturge saint Blaise nous excitent à conformer notre volonté à la vôtre. Je vous abandonne dès ce moment tout ce que j'ai, tout ce que je suis, tout ce que j'espère; mon esprit et toutes mes pensées, mon cœur et toutes ses affections, ma vie et tous ses moments, mon espérance même et tous mes désirs. Je veux tout ce que vous voudrez: si vous me donnez des consolations, que votre saint nom soit béni; si vous m'envoyez des épreuves, que votre saint nom soit encore béni! Enfin que cet abandon total et absolu anime mon dernier soupir, et qu'il remette mon âme entre vos mains pour vous louer et vous aimer à jamais. Ainsi soit-il.

Huitième jour

Saint Blaise, modèle de Prière

 

Dès son enfance, saint Blaise aima beaucoup la prière. Appliqué à la pratique de la médecine, qu'il exerça dans sa jeunesse, il ne cessait de vaquer à l'oraison; et les guérisons extraordinaires qu'il opérait étaient dues plutôt à ses prières qu'à ses remèdes. Et cet amour de la prière se fortifia davantage pendant sa vie solitaire dans une grotte sur une haute montagne, où seul avec Dieu il passait de longues heures dans la contemplation des divins mystères. Aussi était-il prêt au martyre quand les soldats vinrent le chercher pour le conduire au gouverneur. Dans sa prison, c'est par la puissance de sa prière qu'il rend la santé aux malades qu'on lui apporte, et accorde à une pauvre femme qui lui offre des aliments le secours dans toutes ses nécessités; c'est par la prière et un signe de croix qu'il est rendu capable de marcher sur les eaux à l'exemple de Jésus allant au-devant de ses disciples, pendant que soixante-dix-huit infidèles se noient en voulant l'imiter. Au moment où le glaive va lui trancher la tête, sa dernière parole est encore une prière pour tous ceux qui l'avaient assisté dans ses combats et ceux qui l'invoqueraient dans l'avenir; et le Seigneur exauce le martyr en lui disant à haute voix: « Qu'il lui accorde sa demande »; promesse bien propre à animer la confiance en ce grand saint, si justement appelé secourable à raison de son immense crédit et de l'efficacité de son invocation.

 

Réflexion

 

Chrétiens, demandez à ce grand patron cet esprit de prière qui vous fortifiera contre les tentations du démon, qui vous obtiendra le courage de supporter vos épreuves et vous unira à Jésus-Christ. Priez le jour, priez la nuit et avec humilité et confiance. Priez dans la prospérité et l'indigence, dans la joie et dans l'affliction, dans la ferveur et la tiédeur: la prière est la sûreté de tous les états, la consolation de toutes douleurs, le devoir de toutes les conditions. Ayez confiance en l'intercession des saints, en particulier du grand saint Blaise, évêque et martyr, à qui Notre-Seigneur a promis de lui accorder ses demandes. Invoquez-le non-seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour les malades, les affligés et les pécheurs.

 

Prière

 

Seigneur Jésus, faites que ma prière soit toujours humble, ardente et confiante. Qu'elle ressemble à celle du martyr saint Blaise et qu'elle parvienne jusqu'au trône de Votre Divin Cœur pour faire descendre sur moi les bienfaits que je sollicite et que je ne veux faire servir qu'à votre gloire. Ainsi soit-il.

 

Neuvième jour

Saint Blaise, modèle de crainte de Dieu

 

L'apôtre saint Paul nous avertit d'opérer notre salut avec crainte et tremblement. Cette crainte de Dieu qui est basée d'abord sur la considération des justes châtiments que méritent nos péchés, s'élève peu à peu à des motifs plus méritoires, et nous l'ait craindre d'offenser Dieu parce qu'il est infiniment bon et que le péché blesse son cœur. C'est ce qu'on appelle la crainte filiale. Saint Blaise s'animait à la crainte de Dieu qui scrute les cœurs et les reins, qui lit les secrets des consciences; pour cela il méditait ses grandeurs infinies, sa sainteté inviolable qui réprouve toute ombre du péché, sa puissance redoutable qui nous tient comme suspendue entre deux éternités différentes, et qui au moment même du péché commis peut nous ouvrir les abîmes et nous y précipiter pour l'éternité, les terribles vengeances qu'il exerça en précipitant dans l'enfer les anges rebelles, en chassant du paradis terrestre nos premiers parents coupables, en submergeant le genre humain dans les eaux du déluge, en faisant descendre le feu sur Sodome et Gomorrhe, en faisant mourir par le ministère d'un ange en une seule nuit tous les premiers nés de chaque famille en Egypte, et il s'écriait avec Jérémie: « Qui ne vous craindrais pas, ô Roi des nations? » C'est cette crainte de Dieu, perfectionné par l'amour, que Saint Blaise possédait à un degré extraordinaire et qui l'a porté à tant d'actes héroïques.

 

Réflexion

 

Chrétiens, comme ce grand modèle, craignez ce qui peut offenser le Seigneur et provoquer la rigueur de ses jugements. Défiez-vous de ce fond de misère et de faiblesse caché en vous, de ces passions dangereuses qui cherchent à vous rendre esclaves. Craignez de faire un mauvais usage de votre langue... de vos regards... de vos oreilles... de votre toucher... de tous vos sens. Craignez vos péchés, voyez s'ils ont été accusés sincèrement, déplorés, remis et expiés. Craignez les tentations du démon, les séductions du monde et le respect humain. Craignez même pour vos bonnes œuvres, de peur que l'amour-propre et les motifs humains ne les corrompent par leur funeste poison. Craignez aussi au sujet des grâces de Dieu, de peur que par l'abus que vous en faites, vous ne méritiez d'être puni. « Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur », dit le sage: demandez à Dieu cette crainte salutaire de ses jugements, pensez qu'un jour vous tomberez entre les mains d'un Dieu vivant et vengeur; mais tempérez ces sentiments de mainte frayeur par les sentiments d'un amour tout filial, vous disant: « Dieu est mon juge », mais aussi « Dieu est mon Père ».

 See original image

 

Prière

 

O Saint Blaise! je viens répéter avec le prophète pénitent: « Pénétrez, Seigneur, non seulement mon cœur, mais encore ma chair des impressions salutaires de votre crainte ». Et pénétré de frayeur à la vue des jugements redoutables de Dieu, je vous prie, grand saint, d'obtenir du Seigneur qu'il fasse éclater ses grandes miséricordes en faveur de mes grandes misères. La crainte m'éloignera du péché et la confiance me jettera dans les bras du Seigneur. Convertissez-moi, sauvez-moi, et par cette crainte salutaire, conduisez-moi à l'amour parfait. Ainsi soit-il.

 

Cette Neuvaine a été publiée à Montréal, au Canada, chez Arbour et Laperle, imprimeur et relieurs, 421, rue Saint Paul, en 1895

Pour les petits,VIE ET COLORIAGE sur Saint Blaise:

saint-blaise-01.jpg

Saint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

Saint-Blaise-04.jpgsaint-blaise-05.jpg

 

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

 

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

Monastère Syro--Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly,4

61300 CHANDAI. (FRANCE)

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

++++++++++++++++++++++++++

Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

_____________________________________________________

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise Métropolitaine fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare) pour l'Europe et ses missions, notre Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma, située en francophonie et ses missions d'Afrique, du Brésil, du Pakistan et en Amérique latine* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:
A Igreja Metropolitana fundada graças ao ímpeto missionário da Igreja Ortodoxa Síria das Índias (Malankare) para a Europa e suas missões, nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, localizada em Francofonia e suas missões da África, Brasil, do Paquistão e da América Latina * é uma Igreja Ortodoxa Oriental.

O mosteiro siríaco é um centro de oração pela unidade das igrejas apostólicas, a unanimidade do testemunho cristão e a paz do mundo.

¤ Pastoral em várias regiões da França para: acompanhamento espiritual, sacramentos, sacramentais (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações para cura) ...

Para os serviços pastorais prestados ao mosteiro como a recepção dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não exigimos nenhum pagamento fixo.

As ofertas são gratuitas e não são obrigatórias, no entanto, qualquer oferta é deduzida da sua renda tributável em 66% da sua renda.
Rotule todos os C B com a seguinte ordem "Metropolitan E S O F"

Para a capelania francófona siro-ortodoxa de africanos que vivem na França, entre em contato com os chefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-André M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:
Metropolitan Church founded thanks to the missionary impetus of the Syrian Orthodox Church of the Indies (Malankare) for Europe and its missions, our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma, located in Francophonie and its missions from Africa, Brazil, of Pakistan and Latin America * is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Prayer Center for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral office in various regions of France for: spiritual accompaniment, sacraments, sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers for healing) ...

For the pastoral services rendered to the monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

Offerings are free and not obligatory. However, any offer is deducted from your taxable income at 66% of your income.
Label all C B with the following order "Metropolitan E S O F"

For the Francophone Syro-Orthodox Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-André M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

----------------------------------------------------------------

Nota:
La Iglesia Metropolitana, fundada gracias al ímpetu misionero de la Iglesia Ortodoxa Siria de las Indias (Malankare) para Europa y sus misiones, nuestra Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, ubicada en la Francofonía y sus misiones desde África, Brasil, de Pakistán y América Latina * es una iglesia ortodoxa oriental.

El monasterio siríaco es un centro de oración por la unidad de las iglesias apostólicas, la unanimidad del testimonio cristiano y la paz del mundo.

¤ Presencia pastoral en varias regiones de Francia para: acompañamiento espiritual, sacramentos, sacramentales (bendiciones, oraciones de liberación o exorcismo, oraciones para sanar) ...

Para los servicios pastorales prestados al monasterio como la recepción de los fieles para estancias cortas o retiros espirituales, no requerimos ninguna reparación.

Las ofertas son gratuitas y no obligatorias, sin embargo, cualquier oferta se deduce de su ingreso imponible al 66% de su ingreso.
Etiquete todos los C B con el siguiente orden "Metropolitan E S O F"

Para la Capellanía franco-ortodoxa francófona de africanos que viven en Francia, comuníquese con los Jefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitana y la Hermana Marie-André M'Bezele, monja (06.17.51.25.73).

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

Partager cet article
Repost0
/ / /
“The prophet shows that, for the sake of silence, we are to abstain even from good talk. If this be so, how much more needful is it that we refrain from evil words, on account of the penalty of the sin!” (St Benedict of Nursia)

“The prophet shows that, for the sake of silence, we are to abstain even from good talk. If this be so, how much more needful is it that we refrain from evil words, on account of the penalty of the sin!” (St Benedict of Nursia)

Livre de Jonas 3,1-10.

En ces jours-là, la parole du Seigneur fut adressée une seconde fois à Jonas en ces termes : 
" Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche-lui la prédication que je te dirai. " 
Et Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de Yahweh. Or Ninive était une ville grande devant Dieu, de trois journées de marche. 
Jonas commença à pénétrer dans la ville la marche d'une journée ; et il prêcha et dit : " Encore quarante jours et Ninive sera détruite !... " 
Les gens de Ninive crurent en Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs, depuis le plus grand jusqu'au plus petit. 
La chose étant parvenue au roi de Ninive, il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac et s'assît sur la cendre. 
Et on cria dans Ninive et on dit, par décret du roi et de ses grands, ces paroles : " Que ni hommes ni bêtes, bœufs et brebis, ne mangent rien, ne paissent point et ne boivent point d'eau ; 
qu'ils se couvrent de sacs, hommes et bêtes, qu'ils crient à Dieu avec force, et qu'ils se détournent chacun de sa mauvaise voie et des actions de violence que commettent ses mains ! 
Qui sait si Dieu ne viendra pas à se repentir, et s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? " 
Dieu vit ce qu'ils faisaient, comment ils se détournaient de leur mauvaise voie ; et le Seigneur notre Dieu eut pitié de son peuple.
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,32-39.

En ce temps-là, les chefs des prêtres et les pharisiens envoyèrent des gardes pour arrêter Jésus. 
Jésus dit : "Je suis encore avec vous un peu de temps, puis je m'en vais à celui qui m'a envoyé. 
Vous me chercherez, et vous ne me trouverez point, et où je suis vous ne pouvez venir." 
Sur quoi les Juifs se dirent entre eux : "Où donc ira-t-il, que nous ne le trouverons point ? Ira-t-il vers ceux qui sont dispersés parmi les Gentils, et ira-t-il les instruire ? 
Que signifie cette parole qu'il a dite : Vous me chercherez et vous ne me trouverez point, et où je suis, vous ne pouvez venir ?" 
Le dernier jour de la fête, qui en est le jour le plus solennel, Jésus, debout, dit à haute voix : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. 
Celui qui croit en moi, de son sein, comme dit l’Écriture, couleront des fleuves d'eau vive." 
Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui ; car l'Esprit n'était pas encore donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. 
 




Par Saint Anselme

(1033-1109), moine, 
Proslogion, 1 (trad. Schmitt/Orval rev.) 

 

« De toi mon cœur a dit: ' Cherche son visage ' ; c'est ton visage, Seigneur, que je cherche » (Ps 26,8)

 

 

« Toi, Seigneur, jusques à quand ? »

(Ps 6,4)

Jusques à quand, Seigneur, nous oublieras-tu ?

Combien de temps nous cacheras-tu ton visage ?

(Ps 12,2)

Quand nous regarderez-vous et nous exaucerez-vous ?

Quand éclairerez-vous nos yeux et nous montrerez-vous votre face ?

Quand reviendrez-vous à nous ?

Regardez-nous, Seigneur, éclairez-nous, montrez-vous à nous.

Rendez-nous le bien de votre présence, nous qui, sans vous, allons si mal.

Ayez pitié de nos efforts laborieux vers vous, nous qui ne pouvons rien sans vous.

Vous nous invitez : aidez-nous donc. 

Je vous en prie, Seigneur, ne me laissez pas soupirer de désespoir ; faites-moi plutôt respirer l'espérance...

Qu'il me soit au moins permis d'entrevoir la lumière, même de loin, même depuis les profondeurs.

Apprenez-moi à vous chercher et montrez-toi quand je vous cherche ; car je ne peux pas vous chercher à moins que vous ne me guidiez, ni vous trouver si vous ne vous montrez pas.

Je vous chercherai par mon désir et vous désirerai en ma recherche.

Je vous trouverai en vous aimant et vous aimerai quand je vous trouverai.

===

« Préparez-vous donc, Philothée, à souffrir beaucoup des grandes afflictions pour Notre Seigneur et même le martyre ; résolvez-vous de lui donner tout ce qui vous est de plus précieux, s’il lui plaisait de le prendre : père, mère, frère, mari, enfants, vos yeux même et votre vie, car à tout cela vous devez apprêter votre cœur.

Mais tandis que la divine Providence ne vous envoie pas des afflictions si sensibles et si grandes, et qu’il ne requiert pas de vous vos yeux, donnez-lui pour le moins voscheveux : je veux dire, supportez tout doucement les menues injures, ces petites incommodités, ces pertes de peu d’importance qui vous sont journalières ; car par le moyen de ces petites occasions, employées avec amour et dilection, vous gagnerez entièrement son cœur et le rendrez tout vôtre.

Ces petites charités quotidiennes, ce mal de tête, ce mal de dents, cette défluxion [fluxion, malaise], cette bizarrerie du mari ou de la femme, ce cassement d’un verre, ce mépris ou cette moue, cette perte de gants, d’une bague, d’un mouchoir, cette petite incommodité que l’on se fait, d’aller coucher de bonne heure et de se lever matin pour prier, pour communier, cette petite honte que l’on a de faire certaines actions de dévotion publiquement : bref, toutes ces petites souffrances, étant prises et embrassées avec amour, contentent extrêmement la Bonté divine, laquelle pour un seul verre d’eau a promis la mer de toute félicité à ses fidèles (1) ; et parce que ces occasions se présentent à tout moment, c’est un grand moyen pour assembler beaucoup de richesses spirituelles que de les bien employer.
[...]
Les grandes occasions de servir Dieu, se présentent rarement, mais les petites sont ordinaires : or, qui sera fidèle en peu de chose, dit le Sauveur même (2), on l’établira sur beaucoup.

Faites donc toutes choses au nom de Dieu et toutes choses seront bien faites. 

Soit que vous mangiez, soit que vous buviez (3), soit que vous dormiez, soit que vous vous récréiez, soit que vous tourniez la broche, pourvu que vous sachiez bien ménager vos affaires, vous profiterez beaucoup devant Dieu, faisant toutes ces choses parce que Dieu veut que vous les fassiez. »

1. Mt. X, 42. - 2. Mt. XXV, 21. - 3. I Co. X, 31.

St François de SalesIntroduction à la vie dévote (Troisième Partie ch. XXXV), in "Œuvres", nrf / Gallimard, 1969.
Texte intégral en ligne à l'Abbaye Saint-Benoît de Port-en-Valais (Suisse).
Texte intégral à télécharger ici.

 

« Je suis, moi, la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

(Jn 8, 12) 

Celui qui, dans l'humilité, suit le Christ-Vérité, le Christ-Lumière devient lui-même "lumière du monde" et "sel de la terre"...

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

Prière de St Clément d'Alexandrie:

Seigneur Jésus, Vous me conduisez à la lumière, que je trouve Dieu grâce à Vous, et que de Vous je reçove le Père, que je devienne Votre cohéritier (Rm 8,17), puisque Vous n'avez pas refusé de me prendre comme frère (He 2,11).
 

 Jésus vient guérir nos cessités, Il vient éclairer nos ténèbres 

Notre-Seigneur  Jésus-Christ est en vérité la lumière qui vient éclairer les ténèbres:

 "Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu."

 L'effet de la lumière qui éclaire soudainement une pièce qui était dans le noire c'est de l'éclairer: Ce qui était caché, présent mais caché, apparait désormais dans sa vérité. La pièce est-elle en ordre ? -Elle apparait en ordre...Est-elle en désordre ? -Elle apparait comme telle... L'essentiel est ici d'accueillir la lumière et d'agir en conséquence...

 

 Jésus nous aide à grandir 

Une âme qui s’ouvre à la lumière du Christ , expose sa nudité aux rayons du Soleil de Justice qui n'est pas venu condamner Son humaine créature mais pour que se voyant dans sa vérité, elle se mette en route à Sa suite, Lui, le Nouvel Adam...Qui est venu pour l'embrasser et  l'embraser de l'Esprit de Vieui est venu pour la soigner, la guérir et la rétablir dans sa dignité première en restaurant "l'image et la ressemblance de Dieu" qui avait été flétrie par le choix de nos premiers parents.

Illuminée par la lumière christique, un coeur chrétien voit apparaitre toutes sortes d'éléments : les bonnes passions et pulsions et les moins bonnes. 
Seule la lumière de Jésus nous donne la grâce de reconnaître ce qu’il y a véritablement au fond de nous sans nous jeter dans la desespérance. 
Seule la lumière de Jésus nous révèle ou nous restitue le sens plénier de notre existence humaine, fondement de notre dignité.
Seul la personne de Jésus nous restitue par la lumière et la force du Saint Esprit la vraie joie, la joie perdue par les conséquences du péché si, du moins, nous consentons à l’accueillir dans l’intimité de notre coeur et l'implorons fidèlement dans notre prière. 
Seul le Messie peut combler les désirs du coeur humain qui a soif d'infini et que Dieu seul peut combler, bien au delà de ce qu'un "monde parfois ténébreux" prétend nous offrir.

"A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu."

 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

 Je médite le Prologue de l'Evangile de Saint Jean :

01 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
02 Il était au commencement auprès de Dieu.
03 C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
04 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
05 la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
06 Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
07 Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
08 Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
09 Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
10 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
13 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Je demande au Seigneur Jésus, Divin Médecin et Bon Berger

 d’éclairer en mon coeur tout ce qui a besoin d’être mis à nu pour continuer

ce chemin de conversion du carême afin de me tourner

résolument vers le Père dans l'Esprit.

 

Il y a le danger, à notre époque, d'être saturés d'informations,

et de n'enregistrer que des choses très superficielles.

Il est toujours bon de pénétrer avec notre intelligence dans un petit domaine de ce vaste monde de la connaissance qui est le reflet de notre immense univers: celui des choses visibles et invisibles.

Si on creuse avec son intelligence un domaine restreint, que ce soit la croissance de la pomme de terre ou l'approfondissement d'un mot de l'Écriture, dans chacune de ces réalités on touche le mystère.

Si on explore une chose à fond avec notre intelligence, on entre dans le monde de l'émerveillement et de la contemplation.

Une intelligence qui touche la lumière de Dieu cachée au cœur des choses et des êtres renouvelle toute la personne.

Jean Vanier, Communauté lieu du pardon et de la fête


 

“And let them first pray together, that so they may associate in peace.” (St Benedict of Nursia)

“And let them first pray together, that so they may associate in peace.” (St Benedict of Nursia)

LE SENS PASCAL DU JEÛNE (Source: Sagesse Orthodoxe)
Paradis et Royaume –

Le renoncement à la viande (sang versé, violence…) correspond à la restauration de la vie paradisiaque (alimentation végétarienne, Gn 1, 29). L’abstention des laitages, et des œufs prépare à recevoir ces aliments comme signes du Royaume (Jr 11, 5) et de la Résurrection (œuf). Le poisson est consommé le jour de l’Annonciation, Conception immaculée du Christ : quand Il revint d’entre les morts (Jn 21, 9), le Christ nourrit ses disciples de ce plat à caractère festif pour attester sa résurrection corporelle. L’huile et le vin sont pris le samedi et le dimanche toujours glorieux (les vêtements liturgiques sont clairs).

Libération de la mort

La mort est ce qui nous sépare du Dieu vivifiant : plaisir égoïste, convoitise, passions liées à l’amour de soi, pensées meurtrières, dépendance (Médias, jeux, etc.). « C’est ainsi que nous devons jeûner : plus de disputes, de haine, de murmure et de jalousie.. » (mardi de la Tyrophagie, ode 8). Le jeûne libérateur (corporel, spirituel et culturel) souligne la consécration des baptisés, ou des catéchumènes, au Christ et à son Église. Il unit au jeûne du Christ-Dieu lui-même (Mat 4, 2) et de la communauté des saints de tous les temps, y compris les prophètes (Elie) et les anciens du peuple consacré par l’Alliance. Le jeûne ou l’abstinence nous apprennent à gérer nos frustrations et à purifier notre relation au plaisir. Ils affranchissent à la fois l’âme et le corps, par un acte libre de la personne qui tend à se nourrir de « la volonté du Père » (cf Jn 4, 34), contenu du repas pascal eucharistique. Ils s’accompagnent du repentir ou « conversion », changement des pensées (ode 2): prions les saints « qu’en état de conversion nous trouve la fin de notre vie » (mardi, t. 7, ode 6) !

Vivification

Le Carême est un changement d’alimentation : on se nourrit de la Parole, on communie plus fréquemment au corps très pur et au sang très précieux du Dieu-Homme ressuscité, nourriture d’immortalité ; on est irradié par les énergies divines dans la prononciation de son Nom ; on trouve sa jouissance en Dieu. « L’homme se nourrit, non seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche du Seigneur » (Lc 4, 4). En remplaçant un repas par la prière et la lecture de la Parole, on fait l’expérience qu’on est effectivement nourri. Ceci s’accompagne de l’aumône (amour du prochain) et de l’effort pour accomplir les commandements vivifiants du Sauveur, notamment l’amour fraternel et le pardon mutuel, dont la grâce nous alimente.

Victoire sur la mort

Celui qui jeûne montre qu’il n’a pas peur de la mort et de son pouvoir sur nous (Rom 6, 3-14). L’enjeu du temps pascal est de nous libérer des angoisses de mort. Le chrétien, uni au Christ vainqueur, tue la mort, en mourant au péché. Par cette mort volontaire, qui est un certain martyre parce qu’elle l’unit au Christ, il conteste le pouvoir ancien de la mort-de-mort et la convoitise du monde. Dans le jeûne total (un ou plusieurs jours) il expérimente le mode de vie nouveau, la mort-vie : la communion avec le Père céleste et les frères, l’état sans-passion ; l’amour du Dieu qui ne convoite ni ne consomme (Ps 49) et qui se donne en nourriture, devient toute sa vie : il en oublierait de manger ! La joie du monde à venir où l’on se nourrit du seul amour de Dieu, commence à envahir notre vie. Sagesse veut dire saveur… Tout l’être participe à la mort et à la résurrection.

Vision de Dieu

Comme Moïse eut la vision de Dieu après 40 ans de désert, le chrétien peut recevoir du saint Esprit, après 40 jours, la claire perception de l’omniprésence du Créateur : dans les personnes humaines et dans la création. La veille va avec le jeûne et la prière, parce que le Carême a une dimension d’attente eschatologique : on guette la lumière qui surgira du tombeau, annonciatrice de la venue glorieuse du Sauveur à la fin des temps.

.

>Pour approfondir : P Placide Deseille, Humilier son âme par le jeûne, Monastère Saint-Antoine-le-Grand, 2007.

 

Saint ALEXANDRE de PYDNA, qui êtes-vous ?

St Alexandre

(Un Saint de Macédoine)

 

D'abord aveuglé par les ténèbres du paganisme, ce Saint Martyr brilla ensuite comme un astre radieux par sa vaillante Confession de Foi, au temps de la persécution de Maximin (305-311), à Pydna en Macédoine, en décochant les flèches meurtrières de ses paroles contre le démon qui incitait ses concitoyens au culte des idoles.

Comme les païens ne parvenaient pas à le soumettre par leurs flatteries et leurs promesses trompeuses, ils lui tranchèrent la tête; mais celle-ci devint par la suite une source abondante d'où jaillissaient toutes sortes de guérisons pour les fidèles qui s'en approchaient avec foi.

 

 

 

Saint Père Benoît, qui êtes vous?...

St Benoit

 

Il naquit vers 480, à Nursie, petite ville de province située dans les montagnes au nord-est de Rome, au sein d'une famille chrétienne pieuse et aisée. Envoyé à Rome pour ses études, celui qui avait acquis dès son enfance la sagesse d'un vieillard, désireux de plaire à Dieu seul, dédaigna les plaisirs du monde et ses vaines promesses, pour se mettre en quête du saint habit monastique.

Comme il s'était arrêté dans la bourgade d'Effide, sa nourrice, qui l'avait suivi avec l'attachement d'une mère, emprunta un crible en terre cuite pour nettoyer le grain, en vue de préparer du pain. Mais le vase se brisa en tombant à terre. Voyant le chagrin de sa nourrice, le jeune garçon se mit à prier avec larmes et lorsqu'il se releva il lui remit l'objet intact. Dans leur admiration pour ce miracle, les habitants suspendirent le crible à la porte de l'église. Mais, craignant de se voir privé de la faveur divine par la vaine gloire des hommes, Benoît s'enfuit alors clandestinement et se retira à Subiaco, dans une grotte perchée à plus de six cents mètres d'altitude, où il demeura inconnu des hommes, sauf d'un moine cénobite, Romain, qui l'avait revêtu du saint habit monastique et venait lui apporter en secret des provisions qu'il économisait sur sa propre portion.

Au bout de trois ans Dieu, qui ne voulait pas laisser cachée sa vertu, révéla la cachette de son serviteur à un Prêtre qui, le jour de Pâques, vint lui apporter de la nourriture. Benoît, qui avait oublié toute notion du temps, le salua en disant : « Je sais bien que c'est Pâques, puisque j'ai l'honneur de te voir! » Peu après des bergers le découvrirent à leur tour et, dès lors, un grand nombre de personnes vint lui rendre visite pour recevoir une parole de salut.

Un jour, alors que le Saint priait seul, le démon lui apparut sous la forme d'un merle noir et, aussitôt après, il fut terriblement assailli par les feux de la tentation chamelle, à tel point qu'il était presque décidé à quitter sa solitude lorsque, sous l'impulsion de la Grâce, il se jeta nu dans un buisson d'orties et de ronces, et remporta ainsi, par la douleur, une victoire définitive sur la volupté. Gratifié par Dieu de l'impassibilité de la chair, il pouvait à bon droit devenir dès lors maître de vertu pour les autres, comme un homme mûr.

Le supérieur du Monastère voisin de Vicovaro étant venu à mourir, les moines insistèrent auprès de Benoît et parvinrent à le convaincre de prendre leur direction. Mais, dès que celui-ci voulut leur imposer une stricte discipline évangélique, qui se heurtait à leur conduite tortueuse, ils commencèrent à murmurer contre lui et en vinrent même à tenter de l'empoisonner. Mais aussitôt que l'homme de Dieu fit le signe de croix au-dessus de la carafe contenant le breuvage de mort qu'on lui présentait, celle-ci se brisa. Le visage serein et l'âme en paix, sans aucune haine pour ses ennemis, il quitta ceux qui étaient incorrigibles et retourna au désert, pour habiter avec lui-même et veiller constamment sur son coeur en présence de son Créateur, sans laisser l'oeil de son âme répandre ses regards à l'extérieur. ,

Comme il allait croissant en vertus et dans la contemplation, il attira à lui de nombreux disciples et des nobles de Rome vinrent lui confier leurs fils : Maur (cf. le 27 janvier) et l'enfant Placide2. Il les organisa en douze monastères, répartis aux alentours et comportant chacun douze moines, à la tête desquels se trouvait un supérieur qui rendait compte à l'homme de Dieu de tout ce qui concernait la vie commune et l'avancement spirituel de chaque moine. Benoît était à la fois leur père spirituel et le modèle vivant de la parfaite observance monastique. Il subvenait à tous leurs besoins matériels par l'assistance de la grâce divine et, discernant les pensées secrètes de leur coeur, il n'hésitait pas, dans son amour paternel, à les corriger, parfois par des peines corporelles, pour leur faire quitter leurs mauvaises habitudes.

Ses vertus et de tels miracles suscitèrent cependant de nouvelles tribulations au Saint. Un Prêtre nommé Florent, pris de jalousie à son égard sous la suggestion du diable, se mit à répandre sur lui toutes sortes de calomnies, en vue d'éloigner ses visiteurs, et il alla même jusqu'à lui envoyer, un jour, un pain empoisonné. En recevant ce cadeau maléfique, Benoît le tendit à un corbeau, qui avait coutume de venir prendre sa pitance de sa main, et lui ordonna d'aller le jeter dans un lieu où personne ne pourrait le trouver. Le Prêtre indigne n'en cessa pas pour autant de dresser des embûches au Saint et, voyant qu'il ne pouvait rien contre Benoît lui-même, il entreprit de faire tomber ses disciples en envoyant sept jeunes filles danser nues sous leurs regards, dans le jardin du monastère. Craignant de devenir cause de chute pour ses frères, Benoît décida de ne pas résister davantage au méchant et, après avoir donné ses dernières recommandations aux supérieurs des monastères, il quitta Subiaco à la tête d'un petit groupe de disciples (vers 529). Quand il apprit, quel que temps après, la mort accidentelle de Florent, l'Homme de Dieu se lamenta sincèrement sur lui et soumit à la pénitence un de ses disciples qui s'en était réjoui.

Ils parvinrent au Mont Cassin, montagne élevée située à mi-chemin entre Rome et Naples, au sommet de laquelle se trouvait un temple jadis dédié au culte d'Apollon. Le Saint commença par briser l'idole et renversa l'autel pour transformer le temple en une église dédiée à Saint Martin de Tours (cf. 11 novembre). Il rasa les bois, où les habitants se livraient encore aux cultes idolâtres et réussit à les convertir par sa parole apostolique. Criant de dépit et maudissant Benoît, Satan essaya de dresser des embûches aux moines dans la construction du monastère, mais chaque fois la puissance de Dieu le mettait en déroute.

Le roi des Ostrogoths, Totila, qui ravageait alors l'Italie par une guerre sanguinaire, voulant éprouver l'esprit prophétique du Saint, envoya à sa place son écuyer revêtu de tous ses ornements royaux, mais dès qu'il vit apparaître le brillant équipage, l'homme de Dieu cria : « Quitte, mon fils, ce qui ne t'appartient pas! » Totila vint alors en personne se prosterner aux pieds du Saint qui le releva lui-même, lui reprocha ses mauvaises actions et lui prédit qu'il trouverait la mort après dix ans de règne dans Rome. Cette prédiction se réalisa exactement, en 556.

Une autre fois, il apparut en songe au supérieur qu'il avait désigné pour un monastère à Terracine, et il lui indiqua tous les emplacements des bâtiments conventuels qu'il devait construire.

En temps de disette, il fit, par sa prière, abonder le blé et l'huile au monastère, afin de laisser ses moines vaquer sans soucis à l'oeuvre de Dieu, à laquelle rien ne doit être préférable3. Il avait organisé la louange de Dieu avec mesure, pour qu'elle soit accessible à tous, en se fondant sur la tradition des Pères d'Orient et sur les usages romains de son temps. Constamment uni à Dieu par la prière, il n'en dédaignait pas pour autant le travail manuel avec ses moines. Un jour, en revenant des champs, il vit à la porte du monastère le corps inanimé d'un enfant que son père avait déposé là. Poussé par sa compassion, Benoît supplia le Seigneur au nom de la foi de ce père éploré, et l'enfant reprit vie. Les paroles mêmes du Saint avaient une puissance divine et elles avaient aussi le pouvoir de châtier ou de délier les âmes des défunts.

En ces temps de guerres et d'invasions, il prédit qu'au dépérissement de Rome, naguère capitale du monde, devait succéder la destruction du Mont Cassin par les Lombards (583). C'est peut-être en ayant en vue cette prophétie que, sur la fin de ses jours, il rédigea sa Règle, document admirable de discernement spirituel et d'une sobriété toute latine, qui devint la véritable charte des moines d'Occident4. En se fondant sur les écrits des Saints Pères : Pachôme, Basile et Cassien, et sur les institutions monastiques qu'il avait adoptées dans son propre monastère, il y expose les principes et les lois de fonctionnement d'un monastère cénobitique.

Pour Saint Benoît le monastère est l'Eglise en résumé et une école où l'on apprend le service du Seigneur5 sous la conduite de l'Abbé et au moyen de la sainte obéissance aux commandements évangéliques. C'est là qu'en persévérant jusqu'à la mort et en prenant part, par la patience, à la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, que les moines pourront progresser de vertu en vertu afin d'atteindre son Royaume éternel. Si, dans les débuts, il leur faut faire violence à la nature rétive, dans la mesure où ils se libéreront de leur égoïsme leur coeur se dilatera et ils pourront courir dans la voie des préceptes de Dieu avec une ineffable douceur d'amour.

Tout comme l'Evêque dans l'église locale, l'Abbé tient dans le monastère la place du Christ6, et il doit rendre compte devant Dieu de l'obéissance de ses disciples, en donnant tout son soin à les instruire, certes par sa parole mais surtout par l'exemple de sa propre vie. Père spirituel plein d'amour, il doit aussi savoir tempérer sa douceur par une juste sévérité et, s'il a toute autorité dans le domaine spirituel, il doit agir avec conseil en ce qui concerne la vie matérielle de la communauté et doit répartir les responsabilités entre les différents "officiers". Après avoir exposé les instruments des bonnes oeuvres, les vertus monastiques et les degrés de l'humilité qui nous fait accéder à la charité, c'est-à-dire l'union avec Dieu, Saint Benoît définit comment doivent être célébrés les Offices divins du jour et de la nuit, et précise qu'on doit s'y tenir, en présence de Dieu et des Anges en psalmodiant de telle sorte que notre esprit soit en accord avec notre voix8.

Il passe ensuite en revue tous les aspects de la vie comunautaire, en relevant de manière infaillible tout ce qui pourrait être occasion de chute ou de négligence dans les devoirs sacrés des moines : les repas, le sommeil, les vêtements, les services ménagers, le travail manuel, les sorties du monastère, la réception des hôtes, et les rapports des frères entre eux et avec les étrangers. Rien n'échappe à sa sollicitude pastorale et en quelques mots il précise ce qu'il convient de faire pour que tout s'accomplisse « dignement et dans l'ordre » (I Cor. 14:40).

Finalement, après avoir humblement rappelé que cette Règle ne saurait être qu'une ébauche et le commencement de la vie spirituelle, il renvoie à l'enseignement des Saints Pères ceux qui désirent se livrer à la contemplation pour atteindre la patrie céleste.

Quelque temps après le merveilleux et ultime entretien du saint avec sa sœur sainte Scholastique et le décès de celle-ci, alors qu'il se tenait de nuit à sa fenêtre en prière, il vit soudain une lumière fulgurante repousser les ténèbres et, au cœur de cette lumière, il contempla le monde entier comme ramassé sous un seul rayon de soleil. Elevé au-dessus du monde et hors de lui-même par son union au Créateur, Benoît pouvait en effet contempler toute la création, tout ce qui est au-dessous de Dieu, dans la lumière divine qui jaillissait de son coeur. Ayant atteint les confins de la vie future, il vit alors, dans cette lumière, l'âme de Germain, l'Evêque de Capoue, qui s'envolait vers le ciel. Saint Benoît appartenait dès lors plus au ciel qu'à la terre et, ayant annoncé le jour de sa mort, il ordonna qu'on ouvrît son tombeau, dans lequel avait été déposé quelque temps plus tôt le corps de sa soeur, puis il fut saisi d'une violente fièvre. Il se fit conduire à l'oratoire, reçut la Sainte Communion et, se tenant debout, soutenu par des frères, il éleva les mains vers le ciel et rendit son dernier soupir en murmurant les paroles d'une ultime prière (vers 560). Le même jour des frères virent un chemin jonché de riches tapis et illuminé d'innombrables torches s'élever de son monastère jusqu'au ciel, et un vénérable vieillard apparut au sommet pour leur révéler que c'était par là que le Saint était passé pour rejoindre sa patrie céleste. Les miracles abondèrent par la suite auprès des Reliques de Saint Benoît. Mais après la destruction du monastère par les Lombards, celles-ci furent oubliées, jusquà ce que des moines du Monastère de Fleury-sur-Loire viennent les prendre, au début du VIIIe siècle, pour les transférer dans leur monastère, où l'on peut encore les vénérer de nos jours (Saint-Benoît-sur-Loire).

1. Nous résumons le Livre II des Dialogues de St Grégoire, qui lui est entièrement consacré.
2. Mémoire le 5 octobre dans l'Eglise latine.
3. Règle de Saint-Benoît, 43.
4. Cf. Notice de St Benoît d'Aniane au 12 février.
5. Règle, Prologue.
6. Ibidem.
7. Idem, 2.
8. Idem, 19.

 

 

† St Benedict of Nursia, abbot (547)

(March 14)

 

His name, Benedictus, means "Blessed" in Latin. He was born in 480 in Nursia, a small town northeast of Rome. He had only rudimentary schooling: he wrote later of his fear that through book-learning he might 'lose the great understanding of my soul.' At an early age he fled to a monastery where he was tonsured; he then withdrew to a remote mountain, where he lived or several years in a cave, perfecting himself in prayer. His only food was some bread brought to him by Romanus, the monk who had tonsured him. When he became known in the area, he fled his cave to escape the attentions of the pious; but flight proved useless, and in time a community of monks formed around him. He was granted many spiritual gifts: he healed the sick and drove out evil spirits, raised the dead, and appeared in visions to others many miles away.

 

  Benedict founded twelve monasteries, most famously that at Monte Cassino. Initially, each monastic house had twelve monks, to imitate the number of the Twelve Apostles. The Rule that he established for his monks was based on the works of St John Cassian and St Basil the Great, and became a standard for western monasteries. Thus he is sometimes called the first teacher of monks in the West.

 

  Six days before his death, the Saint ordered that his grave be opened, gathered all his monks together, gave them counsel, then gave his soul back to God on the day that he had predicted. At the moment of his death, two monks in different places had the same vision: they saw a path from earth to heaven, richly adorned and lined on either side with ranks of people. At the top of the path stood a man, clothed in light and unspeakably beautiful, who told them that the path was prepared for Benedict, the beloved of God. In this way, the monks learned that their abbot had gone to his rest.

 

 

(Sources: Ancient Faith Radio  http://ancientfaith.com/)

=====

Sainte Mathilde de Germanie, qui êtes-vous ?

MATHILDE 14 MARS
Veuve 
(875-968)


Sainte Mathilde eut pour ancêtre et pour descendants des princes remarquables, des héros fameux et de grands saints. Elle naquit dans les dernières années du IXe siècle.

Sa mère, après la mort de son époux, quitta le monde et entra dans un monastère. Mathilde fut élevée par des religieuses, sous les yeux maternels. Cette éducation produisit des fruits merveilleux, et l'on ne savait ce qu'il fallait admirer davantage en elle de sa beauté, de ses progrès dans les sciences ou de son habileté dans les travaux de son sexe. 



Le duc Othon de Saxe, ravi de tant de belles qualités, rehaussées par une piété rare, la demanda en mariage pour son fils Henri, qui, peu d'années après, devenait empereur de Germanie, sous le nom d'Henri Ier. Ce prince était digne d'une telle épouse. Rarement époux eurent une si noble famille: Othon, leur fils aîné, devint empereur et mérita le titre de Grand; Brunon fut archevêque de Cologne, et l'Église l'a mis au rang des saints; une de leur filles fut reine de France. Mais la gloire de Mathilde, c'est avant tout sa sainteté.



Dieu rompit bientôt les liens de ce mariage, dont l'amour divin était l'âme et dont les saintes oeuvres étaient la joie; Henri mourut, jeune encore, malgré les soins dévoués de sa sainte épouse, et sa mort fut pour Mathilde l'objet d'une longue et profonde douleur. Dès lors le monde ne fut plus rien pour elle, et elle ne s'occupa que de sa sanctification. 

L'oraison, les jeûnes, l'aumône, la mortification, remplirent sa vie, et les nuits suppléaient à la brièveté des jours pour prolonger ses colloques intimes avec Jésus-Christ. Elle avait coutume de réciter tout le Psautier avant le premier chant du coq. Les pauvres recevaient ses premières et ses dernières visites; elle savait si bien suffire à toutes leurs nécessités, qu'ils n'avaient qu'une voix pour l'appeler leur mère. 

L'épreuve est le creuset de la vertu. L'empereur, prévenu contre sa mère, l'exila; mais ce coup douloureux, qu'elle supporta avec une angélique patience, fut bientôt suivi d'une éclatante réparation. 

Peu de temps avant sa mort, Mathilde se retira dans un couvent pour se préparer à la mort. On la vit descendre au rang des simples religieuses, remplir avec joie les plus viles fonctions, et donner à toute la communauté l'exemple d'une régularité parfaite. Elle mourut couchée sur un cilice recouvert de cendres, le 14 mars 968.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

BONNE FETE AUX MATHILDE, MAUD, MAHAUT, MADISON, MATHIE…

 
"There is no escape from falling into sin; however, sin should not become a way of life or a permanent habit, but a fall from which we get up immediately" (Moran Mor Ignatius Aphrem II)

"There is no escape from falling into sin; however, sin should not become a way of life or a permanent habit, but a fall from which we get up immediately" (Moran Mor Ignatius Aphrem II)

La parole de Dieu
 
«  Ah ! De grâce, mes frères, quoi que vous ayez fait, 
quoi que vous fassiez, ne désespérez jamais 
de la Miséricorde de Dieu.  »
 
La méditation
Amie de l’aube, jamais je ne t’appellerai « femme adultère ». Je refuse de te coller une étiquette, comme si tu n’étais que cela…
Tu souffres de cette souffrance qui a pour nom la honte. La honte, tu peux l’avoir traversée une heure, six mois, dix ans, elle laisse une trace indélébile en toi.
Un lycéen m’a, un jour, fait comprendre cette honte. Comme toi, sa vie intime a été jetée en pâture, comme toi, il a été mis à nu contre son gré. Lui sur les réseaux sociaux, toi dans le temple de Jérusalem, devant un aréopage de religieux.
Il me disait : « J’ai envie de raser les murs. Non, en fait, j’ai envie de me transformer en mur. » Voilà la honte : emmurer vivant.
Paralysante. Elle ôte les forces physiques et morales, telle est cette honte : mortifère.
Un regard bienveillant, délicat, pudique, aucune question qui pourrait te gêner, rien qui concerne ta vie intime, cette discrétion, nous essayons de la vivre au quotidien. Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ?
Dans ta chair vulnérable, tu entends alors la Parole : « Je vais ouvrir ton tombeau et je t’en ferai sortir. Je te ramènerai sur ta terre. La terre de l’innocence retrouvée, la terre de la réconciliation, te voilà enfin au milieu du temple véritable : le cœur de Dieu. Là, tu accueilles la vie, le don inouï de la Miséricorde.
Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Autrement dit, va et désormais crois au pardon sans limite, quoi qu’il arrive…
Amie de l’aurore, l’aube s’est levée, te voilà passée de la honte à la lumière. Pâque de Jésus-Christ. Car le Christ vivant est aussi le Christ de tes abîmes, et le Christ vivant de tes abîmes est aussi celui de ta résurrection.
Frère Jean-Michel Dunand, communion Béthanie(Source:Carême dans la Ville)
Lundi 14 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

===

Pope Tawadros II of Alexandria Receives Metropolitan Pulikkottil Geevarghese Yulios of Ahmedabad

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on MARCH 12, 2016

The Indian Orthodox Malankara Church & the Coptic Orthodox Church of Alexandria 
The Oriental Orthodox Communion

ORTHODOX DIOCESE OF AHMEDABAD (ODA) – March 2016

Cairo: His Grace Metropolitan Dr Pulikkottil Geevarghese Yulios, Metropolitan of the Ahmedabad Diocese, enjoyed a private audience with His Holiness Pope Tawadros II, the 118th Pope of Alexandria & Patriarch of the See of Saint Mark the Apostle.

His Grace conveyed the fraternal greetings of His Holiness Moran Mar Baselios Marthoma Paulose II, Catholicos of the East, and the Fathers of the Holy Synod of the Malankara Orthodox Syrian Church.

The Malankara Orthodox Syrian Church, and Coptic Orthodox Church are in communion with each other, and belong to the family of the ancient Oriental Orthodox Churches.

His Holiness Pope Tawadros II, was enthroned on November 18, 2012, following the falling asleep his predecessor, His Holiness Pope Shenouda III of thrice blessed memory. His Holiness Moran Mar Baselios Marthoma Paulose II, the Catholicos of the East participated in the enthronement ceremony at Saint Mark’s Cathedral in Cairo, Egypt.

Source:

===

 

 

COURIR POUR LES CHRETIENS D'ORIENT...

Co-organisateur de l’évènement, Enguerrand Boissonnet a mis toute son énergie de jeune en

trepreneur pour rallier à sa cause de grands et petits chefs d’entreprise. De Geoffroy Roux de Bézieux à Charles Beigbeder en passant par Yannick Bolloré…

Aleteia : Au lendemain d’une course qui a dû être aussi intense qu’émouvante, quel bilan général en tirez-vous ?
Enguerrand Boissonet : 1 300 coureurs, 600 bénévoles, de très nombreux entrepreneurs et des réseaux d’entreprises se sont mobilisés pour une seule cause, celle des chrétiens d’Orient. Plus de 150 000 euros ont été collectés pour la ville martyre d’Alep (Syrie). L’image renvoyée par l’enthousiasme de nos coureurs et le dynamisme de nos bénévoles a marqué les 40 000 personnes qui participaient à cet évènement sportif.

Votre défi était de mobiliser largement les entreprises autour des coureurs, l’avez-vous finalement remporté ?
Notre défi était de médiatiser cet évènement au mieux pour porter au mieux la voix des chrétiens d’Orient. Avec les entreprises, ce défi a été relevé. Soutenir une cause humanitaire et culturelle était inédit, ce qui a particulièrement intéressé les médias.

Quels sont les soutiens les plus marquants que vous ayez reçus ?
On pourra notamment retenir Geoffroy Roux de Bézieux (Vice-Président du MEDEF), Yannick Bolloré (Président d’Havas), Augustin Paluel-Marmont (Michel et Augustin), Sophie de Menthon (Présidente du réseau ETHIC), Xavier Caitucoli (Président de Direct Energie), François Morinière (ancien DG de l’Equipe et Président d’OENEO), Charles Beigbeder et bien d’autres. Le réseau ETHIC, le MEDEF Paris et les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens nous ont également soutenus.

SOS Chrétiens d’Orient est un petit miracle, à partir de la volonté de quelques jeunes catholiques engagés, votre association a suscité un élan incroyable et permis la réalisation de nombreux projets pour les Chrétiens d’Orient. Tout n’est donc pas perdu pour la jeunesse de France ?

Plus de 450 volontaires sont partis en mission avec SOS chrétiens d’Orient. Le projet du Semi Paris est né suite à l’une d’elles. Les chrétiens d’Orient sont persécutés à cause de leur culture, leur identité et leur Foi. Une véritable leçon pour nous français qui n’assumons plus nos racines chrétiennes.

On perçoit bien à travers votre personnalité que l’esprit d’entreprise dépasse largement le simple cadre économique. « Entreprends et prends le réel à bras le corps », la devise d’une génération ?
Aujourd’hui, il me semble que le chef d’entreprise a un rôle très important à jouer dans notre société. L’entreprise est la dernière cellule où persistent la responsabilité, le respect et l’autorité. Si l’on veut reconstruire notre société, il faut se tourner vers des entrepreneurs de conviction qui ont ce leadership naturel.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons cherché le soutien des entreprises lors de cet événement. En se faisant l’écho des chrétiens d’Orient, ils ont soutenu notre culture chrétienne. Pour une France qui rejette cette culture, c’est déjà un très grand pas.

Propos recueillis par Thomas Renaud(Source: Aleteia)

 

 

===