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"Manes said: It is written, that "death reigned from Adam to Moses." Archelaus said: And consequently it has an end, because it has had a beginning in time. And this saying is also true, that "death is swallowed up in victory." It is apparent, then, that death cannot be unbegotten, seeing that it is shown to have both a beginning and an end. Manes said: But in that way it would also follow that God was its maker. Archelaus said: By no means; away with such a supposition! 'For God made not death; neither hath He pleasure in the destruction of the living.'"  (St. Archelaus of Cascus, "Disputation with the Heretic Manes" )

"Manes said: It is written, that "death reigned from Adam to Moses." Archelaus said: And consequently it has an end, because it has had a beginning in time. And this saying is also true, that "death is swallowed up in victory." It is apparent, then, that death cannot be unbegotten, seeing that it is shown to have both a beginning and an end. Manes said: But in that way it would also follow that God was its maker. Archelaus said: By no means; away with such a supposition! 'For God made not death; neither hath He pleasure in the destruction of the living.'" (St. Archelaus of Cascus, "Disputation with the Heretic Manes" )

Livre de l'Exode 20,12-24.

Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que le Seigneur, ton Dieu, te donne. 
Tu ne tueras point. 
Tu ne commettras point d'adultère. 
Tu ne déroberas point. 
Tu ne porteras point de faux témoignages contre ton prochain. 
Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain. 
Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes et la montagne fumante ; à ce spectacle, il tremblait et se tenait à distance. 
Ils dirent à Moïse : "Parles-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourrions." 
Moïse répondit au peuple : "Ne vous effrayez pas, car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et pour que sa crainte vous soit présente, afin que vous ne péchiez pas." 
Et le peuple resta à distance ; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu. 
Et Yahweh dit à Moïse : "Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : vous avez vu que je vous ai parlé du ciel. 
Vous ne ferez point à côté de moi des dieux d'argent et vous ne ferez point des dieux d'or. 
Tu m'élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices pacifiques, tes brebis et tes bœufs. Dans tous les lieux où j'aurai fait souvenir de mon nom, je viendrai vers toi, et je te bénirai. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,1-20.

En ce temps-là, les scribes et les pharisiens venus de Jérusalem s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : 
" Pourquoi vos disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains lorsqu'ils mangent. " 
Il leur répondit : " Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par votre tradition ? 
Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Quiconque maudira son père ou sa mère, qu'il soit puni de mort. 
Mais vous, vous dites : " Quiconque dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu vous assister est offrande, — 
n'a pas à honorer autrement son père ou sa mère. " Et vous avez mis à néant la parole de Dieu par votre tradition.
Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé de vous quand il a dit : 
Ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. 
Vain est le culte qu'ils me rendent, donnant des enseignements qui sont des préceptes d'hommes.
Et, ayant appelé la foule, il leur dit : " Ecoutez et comprenez ! 
Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. " 
Alors ses disciples vinrent à lui et lui dirent : " Savez-vous que les Pharisiens, en entendant cette parole, se sont scandalisés ? " 
Il répondit : " Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste, sera arrachée. 
Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. Or, si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. " 
Pierre, prenant la parole, lui dit : " Expliquez-nous cette parabole. "
Il dit : " Etes-vous encore, vous aussi, sans intelligence ? 
Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté aux lieux secrets ? 
Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. 
Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises : meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. 
Voilà ce qui souille l'homme ; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme. " 
 




 Par Maximilien Kolbe

1894-1941), franciscain, martyr 
Entretiens spirituels inédits (trad. Eds. Lethielleux) 

 

« Son cœur est loin de moi »

 

La vie intérieure est une chose primordiale... La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n'a de valeur que si elle en dépend. On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n'est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l'amour de Dieu et de la Vierge Marie, l'Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d'un amour qui consiste dans l'union de notre volonté à la volonté de l'Immaculée. 

Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S'il s'agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement ; le recueillement intérieur est nécessaire. 

Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l'esprit et d'être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide.

« Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes (1) ! O mon Seigneur, quelle parole que celle-là ! Chaque fois que je l'aie entendue, elle a toujours été pour moi, même au milieu de mes grandes infidélités, la source des consolations les plus vives. Mais, ô mon Dieu, serait-il possible de trouver une âme qui, après avoir reçu de Vous des faveurs si élevées, des joies si intimes, et compris que vous mettiez en elle vos délices, vous ait offensé de nouveau, et ait oublié tant de faveurs et tant de marques de votre amour dont elle ne pouvait douter puisqu'elle en voyait les effets merveilleux ? Oui, cela est possible, je l'affirme. Il y a une âme qui vous a offensé, non pas une fois seulement, mais souvent, et cette coupable, c'est moi, ô mon Dieu ! Plaise à votre Bonté, Seigneur, que je sois la seule âme de cette sorte, la seule qui soit tombée dans une malice si profonde et qui ait manifesté un tel excès d'ingratitude ! Sans doute, vous avez daigné, dans votre infinie Bonté en tirer quelque bien ; et plus ma misère a été profonde, plus aussi elle fait resplendir le trésor incomparable de vos miséricordes. Et avec combien de raison ne puis-je pas les chanter éternellement ! Je vous en supplie, ô mon Dieu, qu'il en soit ainsi, que je puisse les chanter, et les chanter sans fin ! Vous avez daigné me les prodiguer avec tant de magnificence ! »

1. Prov. 8, 31.

Thérèse de Jésus (Ste Thérèse d'Avila, 1515-1582), Vie écrite par elle-même (ch. XIV), in "Œuvres complètes", Trad. R.P. Grégoire de Saint Joseph, Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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« Celui qui observera mes commandements et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux. » (St Mt 5, 19) 

Certes oui, nous recevons cette parole du Seigneur en St Mathieu, mais à quelle grandeur pouvons-nous prétendre au Royaume des Cieux ?
 

 Dieu n'est-il pas le Seul Saint ?!... 

Au Royaume des Cieux, il n’y a de grandeur que Dieu !

Nous le proclamons lors du "Trsagion" de notre Messe Syro-Orthodoxe: "Ô Dieu Saint"...

Nous comprenons bien que si Jésus promet à ceux qui observent scrupuleusement la loi une place de choix dans le Royaume des Cieux, c’est que l’observance de la loi n’est pas le signe d’une supériorité acquise par eux mais le signe qu’ils se sont laissés habiter par la grandeur de Dieu. 

Le "Royaume de Dieu est au dedans de vous" , affirme l'écriture.

Ainsi donc si ce royaume, si ce règne dont nous demandons dans l'Abun d'bashmayo qu'il adivienne s'instaure en chacun de nous, nous comprenons cette phrase de Saint Irénée de Lyons :

"La glloire de Dieu, c'est l'homme vivant. Et l'homme vivant, c'est celui qui vit de Dieu dans le temps pour Lui être uni dans l'éternité"...

 

 Être grand, c'est être proche de Dieu puisque nous sommes fait pour vivre en Sa Présence... 

« Quelle est en effet la grande nation dont les dieux sont si proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous ? »  

(Dt 4, 7)
Ce qui fait la grandeur de la nation d’Israël, c’est la proximité du Peuple élu avec le Dieu unique.

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

 Je prends conscience que la véritable grandeur à laquelle le Seigneur m’invite, c’est celle de Sa présence en moi. Plus je me laisse habiter par  la Grâce du Saint Esprit  à Sa Présence en me détachant de tout ce qui pourrait lui faire obstacle (Ces idôles que je me fabrique), et plus je  grandis selon le cœur de Dieu, répondant à ma vocation à la sainteté au rève de Dieu sur moi afin que je trouve en Lui, Source de la vie, source de ma vie, mon plein épanouissement... Quelle grandeur !, mais c'est une grandeur bien différente de celles exaltées par le monde qui s'attache aux idoles "faites de mains d'homme" pour nous détourner du "culte en esprit et en vérité" que nous devons au Dieu Vivant et Vrai !

Manes dit "il est écrit que 'la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse.' Archelaus a répondu : et par conséquent, elle a une fin, parce qu'elle avait eu un commencement dans le temps. Et cette phrase est aussi vraie, que "la mort est vaincue victorieusement." Dès lors, il est évident que la mort ne saurait pas être sa propre origine incréée, puisque l'on voit qu'elle a aussi bien un début qu'une fin. Manes dit "Mais alors, il en découlerait que Dieu en serait l'auteur." Archelaus répond : En aucun cas, il faut rejeter une telle supposition! Car Dieu n'a pas fait la mort, car Il n'a aucun plaisir dans la destruction du vivant.  (Saint Archelaus de Cascus, "Dispute avec l'hérétique Manes" 29)

Manes dit "il est écrit que 'la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse.' Archelaus a répondu : et par conséquent, elle a une fin, parce qu'elle avait eu un commencement dans le temps. Et cette phrase est aussi vraie, que "la mort est vaincue victorieusement." Dès lors, il est évident que la mort ne saurait pas être sa propre origine incréée, puisque l'on voit qu'elle a aussi bien un début qu'une fin. Manes dit "Mais alors, il en découlerait que Dieu en serait l'auteur." Archelaus répond : En aucun cas, il faut rejeter une telle supposition! Car Dieu n'a pas fait la mort, car Il n'a aucun plaisir dans la destruction du vivant. (Saint Archelaus de Cascus, "Dispute avec l'hérétique Manes" 29)

SOUTENUS PAR ET DANS L'AMOUR DE DIEU

 

Voici la réponse à tous les problèmes auxquels vous allez être confronté aujourd'hui, demain et tout le temps. Dans ce monde, vous croyez être soutenu par tout, sauf par Dieu.

Votre foi est placée dans les symboles les plus triviaux et les plus insensés ; comprimés, argent, vêtement « protecteur », influence, prestige, être apprécié, connaître les bonnes personnes, et une liste sans fin de formes de néant que vous dotez de pouvoirs magiques.

Toutes ces choses sont vos substituts pour l'amour de Dieu. Toutes ces choses sont chéries pour assurer que vous vous identifier à votre corps.

Elles sont des chants de prière à l'ego.

Ne mettez pas votre foi dans ce qui ne vaut rien. Cela ne vous soutiendra pas. Seul l'amour de Dieu vous protégera dans toutes les circonstances.

Il va vous extraire de toutes les épreuves. Il vous soulèvera bien au-dessus de tous les dangers perçus dans ce monde, il vous mènera dans un climat de paix et de sécurité parfaite.

Il vous transportera dans un état d’esprit que rien ne peut menacer, que rien ne peut perturber, où rien ne peut faire intrusion dans le calme éternel du Fils de Dieu. Ne mettez pas votre foi dans des illusions, elles vont vous faire échouer.

Mettez toute votre foi dans l’amour de Dieu en vous, éternel, immuable et pour toujours infaillible. C’est la réponse à quoi que ce soit auquel vous êtes confronté aujourd'hui.

A travers l'amour de Dieu en vous, vous pouvez résoudre toutes les difficultés apparentes sans effort et avec une sûre confiance.

Dites-vous souvent ceci aujourd'hui. C'est une déclaration de délivrance de la croyance en des idoles.

C'est votre reconnaissance de la Vérité au sujet de vous-même.

Deux fois aujourd'hui, matin et soir, laissez l'idée d’aujourd'hui plonger profondément dans votre conscience.

Répétez-la, méditez à son sujet, laissez des pensées apparentées venir vous aider à reconnaître sa Vérité, permettez à la paix de couler sur vous comme une couverture de protection et de sécurité.

Ne laissez pas des pensées vaines et folles entrer pour déranger l’esprit sacré du Fils de Dieu. Tel est le Royaume des cieux.

Tel est le lieu de repos où votre Père vous a placé pour toujours.

Message intérieur reçu par Helen Schucman

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02 March 2016- Commemoration of King Abgar of Edessa!


“Moraneesho sakshyarambhe chonnabgare; Kanathennil viswaasam poondon nee dhanyan”
(O Abgar, you are blessed because when everyone witnessed the wonders of the Lord Jesus Christ, you believed in Him even without seeing Him)
The liturgical calendar of the Indian Orthodox Church not only steps into a very solemn milestone in the Lenten journey, i.e. the mid-lent, it also commemorates a king who was praised by our Lord for believing in Him without having seen Him. The Church historian Eusebius records this tradition in his work- ‘Church History’.
King Abgar or Abgarus ruled Edessa with great glory but he was afflicted with a terrible disease and no cure seemed in sight. He heard of Lord Jesus Christ and how people in one voice attested to the miracles and signs Christ did for the needy. King Abgar felt that only Christ could heal him of the infirmity, hence he sent his messenger to Christ with a plea to heal him of his disease. However, Christ didn’t comply with the king’s request but promised through a personal letter that after His Ascension, one of His disciples would come to the king and cure him of the illness. Under divine inspiration, after Christ’s Ascension, one of the seventy evangelists- St Thaddeus was sent to Edessa to King Abgar. King Abgar’s illness was healed and through the preaching of St Thaddeus, the king and his subjects accepted the Christian faith.
Some legends also state that while responding to the king’s messenger, Jesus Christ used a face-cloth which miraculously bore the image of His face. The face-cloth was sent to King Abgar together with the letter and ofcourse with a promise that one of Christ’s disciples would be sent soon to him.
Below is the correspondence between King Abgar and Lord Jesus Christ as recorded by the Church historian Eusebius:
********
Copy of an epistle written by Abgarus the ruler to Jesus, and sent to him at Jerusalem by Ananias the swift courier:
“Abgarus, ruler of Edessa, to Jesus the excellent Saviour who has appeared in the country of Jerusalem, greeting. I have heard the reports of you and of your cures as performed by you without medicines or herbs. For it is said that you make the blind to see and the lame to walk, that you cleanse lepers and cast out impure spirits and demons, and that you heal those afflicted with lingering disease, and raise the dead.
And having heard all these things concerning you, I have concluded that one of two things must be true: either you are God, and having come down from heaven you do these things, or else you, who does these things, are the Son of God. I have therefore written to you to ask you if you would take the trouble to come to me and heal the disease which I have. For I have heard that the Jews are murmuring against you and are plotting to injure you. But I have a very small yet noble city which is great enough for us both.”
The answer of Jesus to the ruler Abgarus by the courier Ananias:
"Blessed are you who hast believed in me without having seen me. For it is written concerning me, that they who have seen me will not believe in me, and that they who have not seen me will believe and be saved. But in regard to what you have written me, that I should come to you, it is necessary for me to fulfill all things here for which I have been sent, and after I have fulfilled them thus to be taken up again to him that sent me. But after I have been taken up I will send to you one of my disciples, that he may heal your disease and give life to you and yours."
[Eusebius, Church History-(Book I) (Nicene and Post-Nicene Fathers, Second Series, Vol. 1, ed Philip Schaff)].

"Do not be afraid of the world for I have overcome the world."

 


These are holy words both then and now.
For all who suffer, that is the true balm,
Mostly for the glorious martyrs of God.
Why should you, of the more fearful ones, be afraid?
Of its own shadow, the world is afraid!
The powerful and the ruling ones, why fear?
And of dying things, constantly dying?
Who is with the Householder is not afraid of the house,
The Householder sees everything that is in the house,
And nothing there is, that He would not know,
And His servant, what should he be afraid of?
And yet when he hears the Lord as He says:
"Do not be afraid of the world!" What more do you desire?
"Do not be afraid of the world for I have overcome the world!"
Our Lord reigns and rules over the world.
At the fire and death, Theodore smiled,
For that, wreaths he received, that never fades.

(Source:Sobin ChackoPAN ORTHODOX MOVEMENT )

 

+++

When an angel comes to us, all who trouble us withdraw at once;
then the intellect is completely calm and prays soundly.
But at other times, when the attacks of the demons are particularly strong, the intellect does not have a moment's respite.
This is because it is weakened by the passions to which it has succumbed in the past.
But if it goes on searching, it will find; and if it knocks, the door will be opened 
(cf. Matt. 7:8).


Evagrios the Solitary On Prayer: 
One Hundred and Fifty-Three Texts
Philokalia Volume I
Matthew 7:7-8
Ask, and it will be given to you; seek, and you will find; knock, and it will be opened to you.
For everyone who asks receives, and he who seeks finds, and to him who knocks it will be opened.

La mélancolie dans la littérature et les arts

La mélancolie dans la littérature et les arts (Meknès, Maroc)

La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Meknès,  le Groupe de recherche Littérature et communication,  le Centre  de Recherche en Ecritures de la Féminité et Genres/littératures francophones de l’Université Sorbonne Nouvelle et l’U.R C.E.R.E.S, Équipe Cultures Herméneutique et Transmission de l’Institut Catholique de Toulouse organisent les 23 et  24 mars 2016 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Meknès un Colloque international  sous le thème :

 

La mélancolie dans la littérature et les arts

 

 

Cher vénérable père,

 

J’espère que cette nouvelle vous fera plaisir :

l’occasion se présente de défendre la culture des Anciens, 

celle des icônes et des artistes de la Renaissance.

On m’invite à un colloque inter-universitaire au Maroc,

qui prend l’allure d’un congrès inter-religieux.

Son thème : les différentes représentations de la mélancolie

dans la littérature et les arts à travers les siècles. 

Un jeune écrivain, Guillaume Beys-Salvan, m’assistera.

Nous livrerons le fruit de nos échanges à propos de la

célèbre gravure « Melencolia § I » de Dürer.

L’identité de l’archange est au centre : celui que l’on qualifie 

de « créature ailée » n’est autre que saint Michel !

 

http://www.fabula.org/actualites/la-melancolie-dans-la-litterature-et-les-arts_72638.php

 

Je souhaite que cette avancée soit le début de bien d’autres.

Par sa tradition picturale l’église Orthodoxe, byzantine,

exerce une influence majeure sur cette culture magistrale.

 

Avec toute ma sympathie,

Yvo Jacquier 

 

-- 

Yvo Jacquier

Vinohradska Str, 13/37

Vinohrady

120 00  PRAGUE 2 

République Tchèque

yvo.peintre@gmail.com 

 

- Elder, is it alright to say about someone who has caused me an injustice: "They will answer to God".  - Whoever says that is being fooled by the evil one and does not understand that in this way he is cursing politely. There are some who say that they are sensitive and they have love and a delicate hand and they are tolerant of the injustices done to them by people, but they say: "They will answer to God".  In this life all people are given tests, so that we may pass to the other life, to Paradise. My thoughts tell me that the polite curse is below the spiritual base and is forbidden to Christians, because Christ did not teach us that kind of love, but rather: "Father, forgive them, for they know not what they do."  Also, the best prayer of all is, when you have been unjustly cursed, to bear it silently and with kindness.  When we are falsely accused or unjustly treated either by frivolous or wicked people, who have evil intentions and distort the truth, if we can, it is good to not seek to be justified when the injustice concerns only ourselves. Nor should we say: "They will answer to God", because this is a curse. It is good that we forgive them with our whole heart and supplicate God to strengthen us, to bear the weight of the false accusation and continue along in our spiritual life (in obscurity, as much as possible). Let those who have it as a habit to judge and criticize continue to do so, to be unjust to us, because they are continuously in this way preparing for us golden crowns for the true life.  Of course, those who are near to God never curse, because they do not have evil intentions but are filled with goodness, and whatever evil is thrown at them, these sanctified people sanctify it, and feel a great, secret joy. (Fr. Païssios)

- Elder, is it alright to say about someone who has caused me an injustice: "They will answer to God". - Whoever says that is being fooled by the evil one and does not understand that in this way he is cursing politely. There are some who say that they are sensitive and they have love and a delicate hand and they are tolerant of the injustices done to them by people, but they say: "They will answer to God". In this life all people are given tests, so that we may pass to the other life, to Paradise. My thoughts tell me that the polite curse is below the spiritual base and is forbidden to Christians, because Christ did not teach us that kind of love, but rather: "Father, forgive them, for they know not what they do." Also, the best prayer of all is, when you have been unjustly cursed, to bear it silently and with kindness. When we are falsely accused or unjustly treated either by frivolous or wicked people, who have evil intentions and distort the truth, if we can, it is good to not seek to be justified when the injustice concerns only ourselves. Nor should we say: "They will answer to God", because this is a curse. It is good that we forgive them with our whole heart and supplicate God to strengthen us, to bear the weight of the false accusation and continue along in our spiritual life (in obscurity, as much as possible). Let those who have it as a habit to judge and criticize continue to do so, to be unjust to us, because they are continuously in this way preparing for us golden crowns for the true life. Of course, those who are near to God never curse, because they do not have evil intentions but are filled with goodness, and whatever evil is thrown at them, these sanctified people sanctify it, and feel a great, secret joy. (Fr. Païssios)

LE COIN DES CATECHISMES ET ...DE LA TRANSMISSION FAMILIALE:

 

Coloriage "JE VOUS SALUE MARIE":

Je-vous-salue-couleur.jpgJe-vous-salue-Marie-a-colorier.jpg

Hail Mary Mini Standing Plaque English cm.7x10 - 3"x4"Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Vous trouverez la prière en d’autres langues sur : http://milliondetei.ru/ce-reve.html

 

 
Théobule
 
02/03/2016   
les enfants connectés à parole de Dieu
   
  Vivre la miséricorde - Le fils prodigue  
   
Le fils prodigue s'est éloigné de son père, comme nous chaque fois que nous faisons le mal.
Avec le fils prodigue laissons-nous saisir par la joie du père chaque fois que nous revenons vers lui.
   
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Avec Théobule, venez découvrir :
Bonne nouvelle Bonne Nouvelle
"Le fils prodigue"
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A toi la parole À toi la Parole
"Colin, Junia et l'amour du père"
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La question de Théobule La question de Théobule
"Comment je peux demander pardon à Dieu ?"
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"Décode une phrase pour découvrir une nouvelle oeuvre de miséricorde - Cuisine des crêpes pour la mi-Carême"
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 Martyr Hesychius of Antioch

Holy martyr Hesychius lived during the reign of king Maximian in 302. He was the first and the leader in the royal palace and the Senate, because he was magistrianus by office. When Maximian ordered that all Christians who were royal soldiers ought to be deprived of their belts (which were a sign of their royal merit) and live as civilians and without honour, many Christians preferred to live without any outward honour due to this illegal order than to be honoured and lose their soul. St. Hesychius was numbered with these Christians as well. When the king heard this, he ordered that the saint ought to be stripped of the expensive clothes, which he used to wear, and be dressed with a shabby mantle without sleeves woven from hair and to be as disgraced and disdained as to consort with women.

When this had been carried out, the king invited him and asked him: "Aren't you ashamed, Hesychius, that you lost the honour and office of magistrianus and that you have been debased to this kind of life? Or maybe you don't know that the Christians, whose way of life you preferred, have no power to restore you to your previous great honour and office?" The saint replied: "Your honour, o king, is temporary but the honour and glory which Christ gives is eternal and without end." Because of these words the king got angry and ordered his men to tie a great millstone around the saint's neck and then to throw him in the middle of river Orontus, which lies in Coele Syria and which is commonly called Oronge. Thus, the blessed man received the crown of martyrdom from the Lord.

Apolytikion of Martyr Hesychius in the Fourth Tone

Thy Martyr, O Lord, in his courageous contest for Thee received the prize of the crowns of incorruption and life from Thee, our immortal God. For since he possessed Thy strength, he cast down the tyrants and wholly destroyed the demons' strengthless presumption. O Christ God, by his prayers, save our souls, since Thou art merciful.

- Père, lorsque quelqu'un m'a causé une injustice, est-ce bien de lui dire "il en répondra devant Dieu"?  - Quiconque dit cela est manipulé par le démon et ne comprend pas que de la sorte, il maudit poliment. Il y en a qui disent qu'ils sont sensibles, et qu'ils ont l'amour du prochain, et une main délicate, et qu'ils sont tolérants face aux injustices qu'on leur fait, mais qui disent "ils en répondront devant Dieu."  En cette vie, nous recevons des épreuves, afin que nous puissions passer dans la vie prochaine, le Paradis. Ma conscience me dit que poliment maudire quelqu'un est en dessous du niveau spirituel basique et donc interdit aux Chrétiens, parce que le Christ ne nous a pas enseigné cette sorte d'amour, mais plutôt "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font."  Aussi, la meilleure prière entre toutes, lorsque vous avez été injustement maudit, c'est de porter cela en silence et avec bonté.  Lorsque nous sommes accusé mensongèrement ou injustement traité, que ce soit par des gens peu sérieux ou mauvais, qui ont de mauvaises intentions et déforment la vérité, si nous le pouvons, il est bon de ne pas chercher à se justifier lorsque l'injustice ne concerne que nous-mêmes. Ni bien sûr de dire "ils en répondront devant Dieu," puisque c'est une malédiction. Il est bon que nous pardonnions de tout notre coeur, et que nous supplions Dieu de nous renforcer, pour porter le poids de l'accusation mensongère, et poursuivre notre vie spirituelle (dans la pénombre, autant que possible). Laissons faire ceux qui ont pour habitude de juger et critiquer, être injuste envers nous, car ils ne cessent de la sorte de nous préparer la voie pour les couronnes dorées menant à la vraie vie.  Bien sûr, ceux qui sont proches de Dieu ne maudissent jamais, car ils n'ont pas de mauvaises intentions, mais sont remplis de bonté, et peu importe le mal qu'on leur fait, ces personnes sanctifiées vont sanctifier la situation, et ressentir une grande joie secrète. (saint Païssios l'Athonite)

- Père, lorsque quelqu'un m'a causé une injustice, est-ce bien de lui dire "il en répondra devant Dieu"? - Quiconque dit cela est manipulé par le démon et ne comprend pas que de la sorte, il maudit poliment. Il y en a qui disent qu'ils sont sensibles, et qu'ils ont l'amour du prochain, et une main délicate, et qu'ils sont tolérants face aux injustices qu'on leur fait, mais qui disent "ils en répondront devant Dieu." En cette vie, nous recevons des épreuves, afin que nous puissions passer dans la vie prochaine, le Paradis. Ma conscience me dit que poliment maudire quelqu'un est en dessous du niveau spirituel basique et donc interdit aux Chrétiens, parce que le Christ ne nous a pas enseigné cette sorte d'amour, mais plutôt "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font." Aussi, la meilleure prière entre toutes, lorsque vous avez été injustement maudit, c'est de porter cela en silence et avec bonté. Lorsque nous sommes accusé mensongèrement ou injustement traité, que ce soit par des gens peu sérieux ou mauvais, qui ont de mauvaises intentions et déforment la vérité, si nous le pouvons, il est bon de ne pas chercher à se justifier lorsque l'injustice ne concerne que nous-mêmes. Ni bien sûr de dire "ils en répondront devant Dieu," puisque c'est une malédiction. Il est bon que nous pardonnions de tout notre coeur, et que nous supplions Dieu de nous renforcer, pour porter le poids de l'accusation mensongère, et poursuivre notre vie spirituelle (dans la pénombre, autant que possible). Laissons faire ceux qui ont pour habitude de juger et critiquer, être injuste envers nous, car ils ne cessent de la sorte de nous préparer la voie pour les couronnes dorées menant à la vraie vie. Bien sûr, ceux qui sont proches de Dieu ne maudissent jamais, car ils n'ont pas de mauvaises intentions, mais sont remplis de bonté, et peu importe le mal qu'on leur fait, ces personnes sanctifiées vont sanctifier la situation, et ressentir une grande joie secrète. (saint Païssios l'Athonite)

 

 

QUELQUES ELEMENTS EN VRAC...

POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE:

 

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Quelques commentaires du clergé sur la déclaration conjointe du patriarche Kyril de Moscou et du pape François du vatican
 
Cette rencontre, voulue à la base par le président russe Vladimir Poutine, a donné lieu à une série de réactions diverses, enthousiastes ou épidermiques ou réalistes, selon les sensibilités de chacun. En voici 3 du clergé chrétien-orthodoxe de juridiction russe ou assimilée illustrant ces 3 attitudes, mais toujours mesurées et argumentées.

Qu'on les aime humainement ou pas, n'oublions pas de prier pour nos évêques , car ils ont une charge bien lourde. Et Dieu seul est parfait et infaillible.

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Commentaires sur la Déclaration Commune avec le pape, par le prêtre George Maximov
http://www.pravoslavie.ru/english/90652.htm

original en russe
https://www.facebook.com/yurij.maximov/posts/10201363704210072

14 Février 2016

P. George Maximov, est un prêtre missionnaire dynamique et infatiguable, qui a servi dans les champs de la mission partout dans le monde, il nous présente ici quelques réflexions à propos de la déclaration commune signée par sa sainteté le Patriarche Kyrill et le pape François. 


 



Pour commencer, permettez-moi de rappeler à ceux qui se lamentent déjà par le fait même de cette rencontre « tout est fichu, tout est perdu » : non, rien n'est perdu. Les Canons interdisent de célébrer avec des hérétiques, de prier avec eux, et de solliciter leur bénédiction. Mais les Canons n'interdisent pas de simplement se rencontrer. Le patriarche n'est pas devenu catholique-romain suite à cette rencontre.

A propos de la rencontre

Dans la mesure où notre patriarche n'a pas été envoyé à cette rencontre par le Synode, ni par le Conseil des Primats (pour autant que je sache), c'est donc en réalité une rencontre personnelle.

Il est bon que la rencontre se soit déroulée sans la moindre sorte d'office liturgique commun ou de prières. On a l'impression que le pape a reçu le patriarche comme un égal – nulle part dans les photos, nous ne voyons que le patriarche aurait accepté la moindre subordination dans la relation à la position du pape.

A propos du document

D'un côté, dans ce document, il y a beaucoup de paroles auxquelles nous pourrions souscrire. Par exemple, les paroles pour la défense des persécutés et des opprimés au Moyen Orient (§8-10), la critique de l'Islam (§13), les paroles contre les discriminations envers les Chrétiens en Occident (§15), l'appel aux pays riches à partager avec les pauvres  (§17), la condamnation de la propagande homosexuelle (§20), et de l'avortement (§21), et que les schismes en Ukraine devraient être résolus « sur base des normes canoniques » (§27).


Mais à côté de tout ça, il y a aussi des expressions qui ne sont pas sans reproches, et parfois erronées.

Par exemple :  « nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. [.. et] inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples ! »
Dans l'Église du Christ, l'unité est déjà accomplie en sa plénitude. C'est pour cela que dans le Credo, nous confessons notre foi en « l'Église Une. » C'est une autre affaire, le fait que de cette unité avec l'Église, diverses communautés hérétiques et schismatiques s'en soient détachées. Mais leurs membres ne sauraient être appelés disciples du Christ. Ils sont disciples de ceux qui enseignement malignement des erreurs à propos du Christ et les guident pour rester éloigné de l'unité avec l'Église.

«  Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Evangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens. »  (§12). 
Ils ne sauraient être un gage de l'unité des Chrétiens que si nous devions proclamer que toutes les différences dogmatiques dans les fois des églises auxquelles appartenaient ceux qui ont été tués étaient totalement sans intérêt. Mais ça, nous en sommes incapables. Actuellement, seule une unité dans la vérité peut être un gage d'unité des Chrétiens, qui n'est pas atteinte par la suppression des divergences dogmatiques, mais en les analysant, et en rejetant les dogmes qui sont fallacieux, pour le bien de ceux qui sont authentiques.

Une cause de souci, c'est l'affirmation que le fonctionnement de la mission « exclut toute forme de prosélytisme » (§24). Ce que ça signifie, ce n'est pas clair. Par exemple, dans le concept d'une œuvre missionnaire, il y a l'explication que le prosélytisme accomplit son travail missionnaire par des moyens inappropriés (coercition, corruption, tromperie). Dans ce sens-là, nous pouvons accepter. Mais je crois que dans ce document, en particulier dans l'expression « toute forme », elle peut être globalement comprise ainsi, qu'il serait interdit de guider des catholiques-romains vers l'Orthodoxie, ce qui est, naturellement, absurde.
Et de même, dans le paragraphe suivant : « .. la méthode de l’« uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité » (§25). 
Mais si nous pouvions guider quelque communauté catholique-romaine dans l'Orthodoxie, pour cette communauté, ce serait le rétablissement de l'unité avec l'Église du Christ, et si cela n'a pas lieu, cela signifie que cette communauté reste dans un état de séparation d'avec l'Église.

«  De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité. (§28). Afin que nous puissions, ensemble avec l'église catholique-romaine, « porter ensemble témoignage à l'Esprit de vérité, » il est nécessaire pour elle de confesser la vérité, et d'abandonner tous ses faux dogmes. 

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fr. Stephen Freeman
Hier, à 03:59 · Oak Ridge, TN, États-Unis ·

Réflexions sur le Patriarche et le Pape. La plupart des personnes semblent en ébullition par rapport à une sorte de progrès oecuménique. Ce qui est important était leur parole commune, unifiée quant à l'avortement, le mariage traditionnel et la famille, les Chrétiens persécutés, le respect approprié pour envers les communautés religieuses dans les cultures laïcisées, aussi bien que quelques questions liées en Ukraine. Bref, les grandes nouvelles ne sont pas l'oecuménisme ... ce sont les efforts continus de la modernité pour redéfinir l'humanité.

Et voyez donc ça. Les médias enterreront en grande partie et cacheront ce qu'ils ont dit, et le Grand Show ne parlera que de la "relation". Le bas fond de la piscine.



fr. Stephen Freeman
Hier, à 03:59 · Oak Ridge, TN, États-Unis ·

Takeaway from Patriarch and Pope. Most people seem to be gushing over some sort of ecumenical progress. What is important was their common, unified voice regarding abortion, traditional marriage and family, persecuted Christians, proper regard for religious communities in secularized cultures, as well as some matters related to Ukraine. In short, the big news is not ecumenism...it's modernity's continuing efforts to redefine humanity.

And watch. The news media will largely bury and hide what they said, and play Entertainment Tonight about the "relationship." The shallow end of the pool.


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Dirions-nous :" étant donné qu'il est licite pour un archevêque, avec ses collaborateurs, de faire ce qu'il veut, qu'il soit pour la durée de son archevêché un nouvel Évangéliste, un autre Apôtre, un autre Législateur?" Certainement pas. Car nous avons une injonction de l'Apôtre lui-même : si quelqu'un prêche une doctrine, ou vous exhorte à faire quelque chose contre ce que vous avez reçu, contre ce qui est prescrit par les Canons des conciles généraux et locaux qui ont eu lieu à plusieurs reprises, qu'il ne soit pas reçu, ou compté au nombre des fidèles. Et je me retiens même de mentionner le jugement terrible par lequel l'Apôtre conclut (Gal. 1,8)."
saint Théodore Studite, épître 24, 94-101

“Shall we say: ‘Since it is lawful for an archbishop together with his associates to do as he pleases, let him be for the duration of his archbishopric a new Evangelist, another Apostle, a different Law-giver?’ Certainly not. For we have an injunction from the Apostle himself: If anyone preaches a doctrine, or urges you to do something against what you have received, against what is prescribed by the canons of the catholic and local synods held at various times, he is not to be received, or to be reckoned among the number of the faithful. And I forbear even to mention the terrible judgment with which the Apostle concludes (Gal. 1:8).”

+ St. Theodore the Studite, Epistle 24, 94-101

cité au sujet de cette rencontre par père Stefan Weerts, Eorhf

(Source: "Blog de St Materne)

 

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Patriarch-Ignatius-Ephrem

/أعرب البطريرك إغناطيوس افرام الرئيس الأعلى للكنيسة السريانية في العالم عن قلقه بوجود خطط ومحاولات لإقتلاع المسيحية من بلدان المشرق الاوسطي، فيما حث على البقاء في ارض الاباء والاجداد حتى لو كان وجودا رمزيا .

وقال مار اغناطيوس أفرام الثاني كريم بطريرك أنطاكيا وسائر المشرق للسريان الأرثوذكس خلال قداس ديني أقيم في بغداد أن “الكنيسة تعرضت الى اضطهادات كثيرة على مر الاجيال والازمنة من شعوب وقبائل ودول كثيرة في الشرق، مبدياً تخوفه من اندثار الشهود من بلاد شهدت ولادة المسيحية ومنها انتشرت البشارة الى كل بقاع العالم” .

 

 

 

 

(Source: http://ar.aleteia.org/…/%D9%88%D9%83%D8%B4%D9%81%D9%87%D8%A…)
Le patriarche de l'Eglise Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient : Sa Sainteté Ignace Ephraim a exprimé sa préoccupation face à l'existence de plans et de tentatives pour arracher le christianisme de pays Orientaux où il s'origine
 

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Patriarch Ignatius Aphrem II Visits Assyrian Patriarchs Mar Gewargis III & Mar Addai II

 

Source: ORTHODOXY COGNATE PAGE on MARCH 2, 2016

 

 

Syriac Orthodox Church – 2/3/16

Visit to His Holiness Assyrian Patriarch Mar Gewargis III

His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II visited His Holiness Assyrian Patriarch Mar Gewargis III Sleewa at his patriarchal residence in Baghdad.

His Holiness was accompanied by their Eminences: Mor Severius Hawa, Archbishop of Baghdad and Basra, Mor Timotheos Moussa Al-Shamani, Archbishop of the Archdiocese of Mor Matta monastery, Mor Nicodemus Daoud Sharaf, Archbishop of Mosul and Kurdistan, Mor Timotheos Matta Al-Khoury, Patriarchal Secretary, His Grace Mor Maurice Amsih, Director of Public Relations and Patriarchal Delegate in Al-Jazeerah and Euphrates, and Very Rev. Raban Joseph Bali, Patriarchal Secretary and Media Office Director.

His Holiness Patriarch Mar Gewargis III welcomed His Holiness Patriarch Aphrem II and the accompanying delegation.
He expressed his joy at this visit to Baghdad and underlined its importance for the Christians still living there.
Similarly, His Holiness Patriarch Aphrem II thanked His Holiness for the warm welcome and prayed for peace in Iraq and the Middle East. He highlighted the importance to have regular meetings of the heads of the churches in the Middle East to discuss and find solutions for the difficulties and persecutions we are witnessing. He also congratulated His Holiness for the liberation of the kidnapped Assyrians from Khabur.

Visit to His Beatitude Patriarch Mar Addai II

His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II visited His Beatitude Patriarch Mar Addai II, Patriarch of the Ancient Church of the East at his residence in Baghdad.

His Holiness was accompanied by their Eminences: Mor Severius Hawa, Archbishop of Baghdad and Basra, Mor Timotheos Moussa Al-Shamani, Archbishop of the Archdiocese of Mor Matta monastery, Mor Nicodemus Daoud Sharaf, Archbishop of Mosul and Kurdistan, Mor Timotheos Matta Al-Khoury, Patriarchal Secretary, His Grace Mor Maurice Amsih, Director of Public Relations and Patriarchal Delegate in Al-Jazeerah and Euphrates, and Very Rev. Raban Joseph Bali, Patriarchal Secretary and Media Office Director.

His Beatitude Patriarch Mar Addai II welcomed His Holiness Patriarch Aphrem II and the accompanying delegation and expressed his joy at this visit to Baghdad. He also discussed the relations between the two churches.

Similarly, His Holiness Patriarch Aphrem II thanked His Beatitude for the warm welcome and discussed ways of strengthening the relations between the two churches.

Source:

 

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Les Russes ouvrent leurs sanctuaires aux pèlerins catholiques

 

Quelques jours après la rencontre à Cuba entre le pape François et le patriarche Cyrille Ier, le métropolite Hilarion, qui préside le département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a annoncé pour la fin de l’année l’ouverture de ses sanctuaires aux pèlerins catholiques.

(Source: Famille Chrétienne)

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Ne l'oublions pas ! Prions sans relâche pour sa libération et celle de son Confrère ...

 

INVITATION(S):

 

 La chorale Cœur-Joie arrive en 

 

chorale-syrienne-coeur-joie.jpg

La célèbre chorale Coeur-Joie de Damas est de retour en France !
Sous la direction du Père Zahlaoui et avec Claudia Touma comme chef de chœur, 114 enfants choristes et 15 musiciens sillonneront la France, pour sept concerts exceptionnels, du 11 au 25 mars.

“Apporter un message de paix et d’espérance” tel est le souhait de cette chorale dont les membres vivent quotidiennement les horreurs de la guerre en Syrie.

Informations complètes : soschretiensdorient.fr/coeur-joie

 

Charles de Meyer, président de l'Association SOS Chrétiens d'Orient, était l'invité de Hélène Lecomte et Nicolas Herbeaux sur LCI. Il a présenté la tournée de la chorale syrienne Cœur-Joie.

Paris, Lyon, Bollène, Sanary-Sur-Mer, Béziers, Toulouse ou Lourdes : réservez vite votre place surweezevent.com/coeur-joie.

- 12/03 - Paris (75) - Eglise Notre Dame des Champs - 20h30
- 13/03 - Lyon (69) - Basilique Notre-Dame de Fourvière - 20h30
- 15/03 - Bollène (84) - Collégiale Saint-Martin - 20h
- 16/03 - Sanary-sur-Mer (83) - Théâtre Galli - 20h30
- 18/03 - Béziers (34) - Cathédrale Saint-Nazaire - 20h30
- 19/03 - Toulouse (31) - Halle aux grains - 19h
+ 20/03 - Toulouse (31) - Cathédrale Saint-Etienne (Messe des Rameaux)
- 21/03 - Lourdes (65) - Basilique du Rosaire - 20h30
+ 24/03 - Paris (75) - Eglise du Coeur Eucharistique de Jésus (Messe)
+ 25/03 - Paris (75) - Mairie du 7ème, Eglise Saint-Julien-le-Pauvre (Messe)

chorale-syrienne-coeur-joie-affiche_600.jpg

 

Ne l'oublions pas ! Prions sans relâche pour sa libération et celle de son Confrère ...

 

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

*Dimanche 6 Mars, 

Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Sunday, March 6,
monthly pilgrimage to N-D Mercy


  Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

He who is busy with something, and continues it when the hour of prayer comes, is deceived by the demons. Those thieves aim at stealing from us one hour after the other. (St John of the Ladder)

He who is busy with something, and continues it when the hour of prayer comes, is deceived by the demons. Those thieves aim at stealing from us one hour after the other. (St John of the Ladder)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,17-19.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. 
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
 




Par Saint Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
Homélie 12 ; PG 77, 1041s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 174) 

 

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »

 

 

      Nous avons vu le Christ obéir aux lois de Moïse, c'est-à-dire que Dieu, le législateur, se soumettait, comme un homme, à ses propres lois. C'est ce que nous enseigne saint Paul...:

« Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sujet de la Loi juive, pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi » (Ga 4,4-5). Donc, le Christ a racheté de la malédiction de la Loi ceux qui en étaient les sujets, mais qui ne l'observaient pas. De quelle manière les a-t-il rachetés ? En accomplissant cette Loi ; autrement dit, afin d'effacer la transgression dont Adam s'était rendu coupable, il s'est montré obéissant et docile à notre place, envers Dieu le Père. Car il est écrit : « De même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi » (Rm 5,18). Avec nous il a courbé la tête devant la Loi, et il l'a fait selon le plan divin de l'Incarnation. En effet, « il devait accomplir parfaitement ce qui est juste » (cf Mt 3,15). 

      Après avoir pris pleinement la condition de serviteur (Ph 2,7), précisément parce que sa condition humaine le rangeait au nombre de ceux qui portent le joug, il a payé le montant de l'impôt aux percepteurs comme tout le monde, alors que par nature, et en tant que Fils, il en était dispensé (Mt 18,23-26). Donc, lorsque tu le vois observer la Loi, ne sois pas choqué, ne mets pas au rang des serviteurs celui qui est libre, mais mesure par la pensée la profondeur d'un tel dessein.


 

If you feel sweetness or compunction at some word of your prayer, dwell on it. . . (St John of the Ladder)

If you feel sweetness or compunction at some word of your prayer, dwell on it. . . (St John of the Ladder)

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"In the fear of God, and with faith and love, draw near."  The Book of Psalms and Proverbs both teach that "the fear of the Lord is the beginning of wisdom." This fear, however, should not be confused with an animal-like fear, but rather the rational acknowledgement that God is God and we are His children. That He is omnipotent and awesome, and we are His creatures. Therefore, this type of "fear" is aimed more at NOT wanting to do anything which might sadden, offend, or disappoint our Maker and to strive to ever maintain and obey His commandments.  Fr. John /"Avec crainte de Dieu et Foi, approchez"  Le Psautier et le Livre des Proverbes enseignent tous deux que "la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse." Cette crainte, cependant, ne devrait pas être confondue avec la peur animale, mais plutôt la reconnaissance raisonnable que Dieu est Dieu, et que nous sommes Ses enfants. Qu'Il est omnipotent et incroyable, et nous sommes Ses créatures. Dès lors, ce genre de "crainte", c'est plutôt ne PAS vouloir faire quoi que ce soit qui puisse contrister, offenser ou désoler notre Créateur, et de s'efforcer de toujours appliquer et obéir à Ses Commandements.  P. John

"In the fear of God, and with faith and love, draw near." The Book of Psalms and Proverbs both teach that "the fear of the Lord is the beginning of wisdom." This fear, however, should not be confused with an animal-like fear, but rather the rational acknowledgement that God is God and we are His children. That He is omnipotent and awesome, and we are His creatures. Therefore, this type of "fear" is aimed more at NOT wanting to do anything which might sadden, offend, or disappoint our Maker and to strive to ever maintain and obey His commandments. Fr. John /"Avec crainte de Dieu et Foi, approchez" Le Psautier et le Livre des Proverbes enseignent tous deux que "la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse." Cette crainte, cependant, ne devrait pas être confondue avec la peur animale, mais plutôt la reconnaissance raisonnable que Dieu est Dieu, et que nous sommes Ses enfants. Qu'Il est omnipotent et incroyable, et nous sommes Ses créatures. Dès lors, ce genre de "crainte", c'est plutôt ne PAS vouloir faire quoi que ce soit qui puisse contrister, offenser ou désoler notre Créateur, et de s'efforcer de toujours appliquer et obéir à Ses Commandements. P. John

Deuxième livre des Rois 4,1-7.

En ces jours-là, une femme s'adressa en criant à Elisée, le prophète, et lui dit : « Ton serviteur, mon mari, est mort, et tu sais qu'il craignait le Seigneur : or son créancier est venu prendre mes deux enfants afin qu'ils soient ses esclaves. »
Elisée lui dit : « Que puis-je faire pour toi ? Dis-moi, qu'as-tu à la maison ? » Elle répondit : « Ta servante n'a rien du tout à la maison, si ce n'est un vase d'huile. » 
Il dit : « Va demander au dehors des vases à tous tes voisins, des vases vides ; n'en emprunte pas trop peu. 
Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants ; tu verseras de ton huile dans tous ces vases, et ceux qui seront pleins, tu les mettras de côté. » 
Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants ; ils approchaient d'elle les vases, et elle versait. 
Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils : « Approche encore de moi un vase. » Mais il lui répondit : « Il n'y a plus de vase. » Et l'huile s'arrêta. 
Elle alla le rapporter à l'homme de Dieu, et il dit : « Va vendre l'huile et paie ta dette ; et tu vivras, toi et tes fils de ce qui restera. » 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,15-22.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. 
S'il ne t'écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que toute chose se décide sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il ne les écoute pas, dis-le à l’Église ; et s'il n'écoute pas même l’Église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. 
En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. 
Encore, en vérité, je vous le dis : si deux d'entre vous sont d'accord pour demander sur terre une chose quelconque, ils l'obtiendront de mon Père qui est dans les cieux. 
Car où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux. 
Alors Pierre s'approchant lui dit : " Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu'à sept fois ? " 
Jésus lui dit : " Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois. 
 




Par Saint Césaire d'Arles

"The worst kind of sin is not to acknowledge that you are sinful."
"La pire sorte de péché, c'est de ne pas reconnaître que vous êtes pécheur."

(Saint Césaire, métropolite d'Arles)

(470-543), moine et évêque 
Sermon Morin 35 ; PLS IV, 303s (trad. En Calcat) 

 

 

Pardonner à son frère de tout son cœur

 

 


Vous savez ce que nous dirons à Dieu dans la prière avant d'en arriver à la communion :

« Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

Préparez-vous intérieurement à pardonner, car ces paroles, vous allez les rencontrer dans la prière.

Comment allez-vous les dire ?

Peut-être ne les direz-vous pas ?

Finalement, telle est bien la question :

-direz-vous ces paroles, oui ou non ?

Tu détestes ton frère, et tu prononces

« Pardonne-nous comme nous pardonnons » ?

J'évite ces mots, diras-tu.

Mais alors,  pries-tu ?

Faites bien attention, mes frères.

Dans un instant, vous allez prier ; pardonnez de tout votre cœur ! 

Regarde le Christ pendu sur la croix ; écoute-le prier :

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font »

(Lc 23,34).

Tu diras sans doute : lui pouvait le faire, pas moi.

Je suis un homme, et lui, il est Dieu.

Tu ne peux pas imiter le Christ ?

Pourquoi alors l'apôtre Pierre a-t-il écrit :

« Le Christ a souffert pour vous, il vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1P 2,21) ?

Pourquoi l'apôtre Paul nous écrit-il :

-« Soyez les imitateurs de Dieu comme des fils bien-aimés » (Ep 5,1) ?

Pourquoi le Seigneur lui-même a-t-il dit :

« Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29) ?

Nous biaisons, nous cherchons des excuses, quand nous prétendons impossible ce que nous ne voulons pas faire.

Mes frères, n'accusons pas le Christ de nous avoir donné des commandements trop difficiles, impossibles à réaliser.

En toute humilité, disons-lui plutôt avec le psalmiste :

« Tu es juste, Seigneur, et ton commandement est juste »

(Ps 118,137). 


 

« Dieu, touché de notre faiblesse, n'exige point de nous les vertus héroïques des confesseurs, des vierges, des anachorètes, des martyrs ; il a promis aux ouvriers arrivés à sa vigne les derniers, sur la fin de la journée, le même salaire qu'à ceux qui ont porté le poids du jour, et l'humble denier de la veuve lui est aussi agréable que les plus riches offrandes. Aussi a-t-il voulu nous donner des modèles plus à portée de notre imitation. Chaque jour l’Église nous propose l'exemple de quelque bienheureux qui s'est sanctifié dans les plus humbles conditions : saint Victor et saint Maurice étaient soldats ; saint Gaudéric et saint Isidore étaient laboureurs ; sainte Zite une pauvre servante ; saint François d'Assise marchand ; saint Joseph un charpentier ; les apôtres de simples pêcheurs, et Jésus-Christ a voulu naître de la plus humble des familles ; à côté d'un glorieux martyr triomphe une sainte femme, un juste, un pauvre artisan qui n'a d'autre mérite aux yeux de Dieu que d'avoir su retenir sa langue, respecter l'honneur du prochain, pardonner une offense, rendre à chacun ce qui lui était dû, d'avoir été bon, doux, charitable, modeste dans la prospérité, résigné dans l'affliction, d'avoir été surtout l'ami des pauvres ; en un mot, les plus simples vertus, pratiquées en vue de Dieu et de notre avenir éternel, sont cette monnaie d'or dont on achète les cieux...

Dieu ne vous demande pas de vous dépouiller de vos biens, de quitter le monde pour aller vous enfoncer dans un cloître ou quelque solitude, et y pleurer vos péchés le reste de votre vie, dans les cilices, les jeûnes et les macérations ; il ne vous ordonne pas non plus de voler au martyre et de confesser votre foi dans les cachots, sur les roues, les chevalets et les brasiers ardents ; ce qu'il vous demande, mes Frères, c'est votre cœur, c'est le généreux sacrifice de cette passion, de cette rancune, de cet illégitime intérêt ; c'est que vous ne soyez pas esclaves de l'or et de l'argent, et que vous sachiez donner dans le temps, ce qui vous sera rendu au centuple dans l'éternité... Il veut qu'au milieu de vos travaux, de vos chagrins, de vos souffrances, vous vous souveniez que ce monde est votre purgatoire, un lit de douleur où vous êtes languissants et malades, et que, de quelque côté que vous vous y retourniez, jamais vous ne pourrez y trouver le repos.

Aussi ce Dieu de bonté veut-il que vous vous fassiez, de cet état de souffrance, un purgatoire de résignation et d'amour... Il ne vous demande pas des actions sublimes ; il couronne plus volontiers les vertus cachées au sein de la famille, celles que l'on pratique par une obéissance humble et fidèle aux lois de son adorable Providence, dans quelque état qu'il lui ait plu de vous placer ; on dirait même qu'il a des bénédictions toutes spéciales pour les plus petites choses, quand on les fait en son nom, et qu'un acte d'humilité, de résignation, d'obéissance, l'oubli d'une injure, une parole consolante à celui qui souffre, un soupir du cœur vers le ciel soit ce verre d'eau froide qu'il se plaît à récompenser de la félicité des saints. »

Abbé Victorien BertrandPetits sermons où l'on ne dort pas, Tome IV (Dix-septième sermon), Paris, C. Dillet, 1868.

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« Par le repentir un homme retrouve sa véritable splendeur, juste comme la lune après la période de déclin se revêt une fois de plus de sa pleine lumière. »

(St Jean de Karpathos)

 

La phrase finale de l’évangile que je vous invite à méditer ce matin nous engage  à « pardonner à son frère de TOUT son cœur » (St Mt 18, 35).

Pas si facile ! Si ça l'était, on le saurait...

"O, Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l'Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention.  Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle; ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l'Amour emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.  Que rien ne puisse jamais troubler notre paix ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant, dans les profondeurs de l'auguste Mystère,  jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité.  Marthe Robin

 
 Par nos seules forces humaine, impossible ! Il faut donc impérativement "mettre Dieu dans le coup" Lui qui seul peut nous donner la force de Son Saint et vivifiant Esprit... 

Oui, impossible ! Surtout lorsque nous avons été profondément blessés et que la blessure nous semble toujours à vif...Notre petit ego a été trop profondément blessé...

Soyons en sûr, il n'y a pas de véritable pardon si Dieu n’est pas de la partie ! La grâce à demander, c’est bien de nous engager à la suite du Christ-Dieu, l'Icône du Père Céleste, le Christ Tête de l'Eglise, le Christ Prince de la Paix, sur un chemin de pardon... 
Nous avons toute notre vie pour laisser grandir en nous l'Amour de Charité à travers chute et relèvement. Seul l'Esprit de Sainteté peut féconder notre "bonne volonté" pour installer en nous le "règne de Dieu" en l'attente de notre retour vers la Source du Saint Amour. Il faudra en détrôner et en brûler des idôles !...Cela prend du temps, la blessure pourra toujours nous faire souffrir, mais nous avancerons dans l'humilité, avec la grâce du Saint Esprit de Dieu qui restaure notre dignité première.

Le démon tâchera de nous désespérer en nous faisant croire que nos efforts sont vains...Ne le croyons-pas, il veut que nous perdions la paix ! Fixon notre regard sur le but: Nous allons vers Dieu, vers le Dieu Source de l'Amour, de la Vérité, de la Justice...Nous allons vers Lui , pensons-nous, au rythme d’une tortue, mais Lui seul, Dieu , juge et voit nos efforts et les récompensera, à n’en pas douter.

 

Prière:
Seigneur et Maître de ma vie, ne m'abandonnez pas à l'esprit de paresse, de découragement, de domination et de vain bavardage !
Mais faites-moi la grâce, à moi Votre serviteur, de l'esprit de chasteté (d'intégrité), d'humilité, de patience et de charité.
Oui, Seigneur-Roi, accordez-moi de voir mes fautes et de ne pas condamner mon frère,
ô Vous qui êtes béni dans les siècles des siècles. Amen.
(St Ephrem)

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

 Je pense à une personne qui m'a blessé(e) et je prie pour elle tout particulièrement aujourd'hui, en demandant au Seigneur la grâce d'avancer toujours plus dans une démarche de vrai pardon envers elle.

A person is saved by grace, not by works but by faith. There should be no doubt but that faith saves and then lives by doing its own works, so that the works which are added to salvation by faith are not those of the law but a different kind of thing altogether. (Didymus the Blind) / On est sauvés par grâce, non pas rien que par des oeuvres mais par la foi. Il ne devrait faire aucun doute que la foi sauve, et ensuite elle vit en accomplissant ses propres oeuvres, de sorte que les oeuvres qui sont ajoutées au Salut par la Foi ne sont pas celles de la loi mais quelque chose de tout à fait différent. (Didyme l'Aveugle)

A person is saved by grace, not by works but by faith. There should be no doubt but that faith saves and then lives by doing its own works, so that the works which are added to salvation by faith are not those of the law but a different kind of thing altogether. (Didymus the Blind) / On est sauvés par grâce, non pas rien que par des oeuvres mais par la foi. Il ne devrait faire aucun doute que la foi sauve, et ensuite elle vit en accomplissant ses propres oeuvres, de sorte que les oeuvres qui sont ajoutées au Salut par la Foi ne sont pas celles de la loi mais quelque chose de tout à fait différent. (Didyme l'Aveugle)

Saint Aubin, qui êtes-vous ?

Image illustrative de l'article Aubin d'Angers

Évêque d'Angers

(469-549)

 

La  vie admirable et pleine de faits merveilleux de ce saint évêque  d'Angers a été écrite par saint Fortunat sur des témoignages  contemporains de la plus haute valeur. Son récit est corroboré par celui  de saint Grégoire de Tours et offre par conséquent les garanties de  l'authenticité la plus exacte.

 

Albinus  - dont nous avons fait Aubin - naquit près d'Hennebont, à Languidic,  sur les bords du Blavet. Son père, d'une noblesse incontestée, était  peut-être le fameux chef des Armoricains, nommé aussi Albinus, assez  puissant pour s'opposer aux desseins d'Aetius. L'enfant fut, dès ses  premières années, animé d'une foi vive et pratique, dont les fruits ne  tardèrent pas à éclore.

 

Tout  jeune homme, il renonça vaillamment aux avantages de la noblesse et de  la fortune, il brisa même avec l'affection maternelle et vint s'enfermer  dans un monastère dont le nom, défiguré sans doute par une erreur de  copiste, doit très probablement être reconnu comme celui du monastère de  Nantilly, près de Saumur.

Vue d'un arche surmontant un portail de pierre.

Saint  Benoît venait de naître. La règle suivie à Nantilly fut la sienne plus  tard. Au temps où le jeune Aubin s'y présenta, c'était celle de saint  Augustin, presque la seule adoptée en Occident. Les religieux qui la  professaient portaient le titre de chanoines réguliers ; mais ils  étaient astreints à une stricte pauvreté, à une austère pénitence. A  Nantilly, toutes les vertus étaient en grand honneur.

 

Aubin,  dès le premier moment, se signala entre tous par sa ferveur, en  particulier par l'humilité sous laquelle il cachait soigneusement sa  naissance. Aussi, également aimé et estimé, il fut, en 504, à l'âge de  trente-cinq ans, élu à la charge d'abbé. Il s'en acquitta pour le plus  grand bien de ses frères, qui, sous son gouvernement tendre et ferme,  marchaient joyeusement vers la sainteté.

 

Il  y avait vingt-cinq ans qu'il dirigeait Nantilly, lorsque l'évêque  d'Angers, Adolphe, vint à mourir ; les électeurs furent unanimes pour  lui donner Aubin comme successeur. Ce ne fut pas sans peine néanmoins qu'ils lui arrachèrent son consentement. Il ne céda que devant leurs  instances et sur l'avis des évêques de la contrée, qui depuis longtemps  appréciaient la distinction de ses talents et la hauteur de ses vertus.  Saint Mélairce, évêque de Rennes, en particulier, fut ravi de ce choix ;  uni depuis longtemps au nouveau prélat par une étroite amitié, ce fut  lui sans doute qui le consacra. Cette année-là même (529), en effet, on  le voit à Angers en compagnie de trois autres saints évêques : saint  Laud de Coutances, saint Victorius du Mans, saint Mars de Nantes.

Vue d'une statue d'un évêque bénissant, dans une église.

 

Dès  lors Aubin, se modelant sur le divin Pasteur, Jésus-Christ, se livra  tout entier au soin de son troupeau. Sa charité se portait surtout sur  les pauvres et les malades ; il s'abaissait pour eux aux soins les plus  humiliants. Mais une autre classe de misérables excita aussi sa  paternelle compassion : à cette époque, à la suite de l'invasion des  barbares, beaucoup de chrétiens étaient tombés dans l'esclavage. Le bon  évêque ne pourrait les voir sans larmes ; il consacra, à en racheter le  plus grand nombre possible, toutes les ressources que lui fournirent les  biens de son église, sa propre fortune, les aumônes qu'il sollicitait.  Il fut ainsi le digne prédécesseur des Jean de Matha, des Pierre  Nolasque, des Vincent de Paul.

 

 

Cette tendre charité, Dieu montrait par des miracles continuels combien elle était agréable à son cœur. Il semble, à lire la Vie d'Aubin, que le saint évêque les obtint particulièrement pour les aveugles! Mais il  guérit aussi nombre d'autres malades, des paralytiques, des possédés ;  il ressuscita même un mort, le jeune Alexandre, pour le rendre à ses  parents désolés.

 

Pourtant  la bonté de saint Aubin s'alliait très bien à une fermeté apostolique,  qui ne reculait, quand le devoir était en jeu, devant aucune puissance  humaine. Dans ces cas même, parfois, il recourait au don des miracles,  que Dieu lui avait si libéralement accordé.

Dans  le bourg de Douille vivait une jeune fille, nommée Ëtheria, dont la  beauté avait séduit le roi Childebert ; il ordonna de la saisir et de la  lui amener. Aubin fut averti de cette violence infâme et aussitôt  accourut au secours de sa brebis. Il pénétra sous un déguisement dans la  ville où les satellites du roi s'étaient emparés de la malheureuse  enfant. En vain elle se débattait, implorant secours. En apercevant  l'évêque, que son œil reconnut en son vêtement d'emprunt, elle fait  effort, s'échappe avec un cri des mains de la soldatesque et vient  tomber en larmes aux pieds du saint. Un tel secours n'était pas pour  intimider ces barbares ; l'un d'eux s'avance insolemment et veut  arracher la jeune fille à son protecteur. Mais Aubin, indigné, le  traitant comme, au rite du baptême, le démon qu'on chasse du néophyte,  lui souffle à la face. L'homme recule comme frappé de la foudre et roule  mort sur le sol. Ses compagnons, épouvantés, prirent la fuite et  vinrent raconter au roi le terrible miracle. Childebert n'osa pas  poursuivre son entreprise malhonnête ; mais, en digne barbare, il exigea  une rançon. L'évêque, généreux, voulut encore la payer, trop heureux de  sauver ainsi la vertu d'une vierge.

A  cette époque grossière, elle n'était guère respectée. Les violents fils  de Clovis, incapables de maîtriser leurs passions, autorisaient par  leur exemple les vices de leurs courtisans et de leurs guerriers. Le  concubinage, les mariages incestueux étaient la plaie gangreneuse de  cette société ; et trop souvent des évêques mêmes, se sentant  impuissants à la guérir, n'osaient pas employer les remèdes énergiques.  Saint Aubin ne fut pas de leur nombre. Avec le zèle de saint  Jean-Baptiste, à toute occasion, malgré les colères, les haines, les  attentats mêmes contre sa vie, il revendiqua hautement les droits de la  pureté et châtia les coupables.

 

Ainsi  agit-il contre un des principaux seigneurs de Neustrie, qui, habitant  en Anjou, y donnait le scandale d'une de ces unions criminelles. L'ayant  vainement exhorté, averti plusieurs fois, il prononça enfin sur lui la  sentence d'excommunication.

Ce fut un frémissement dans la France entière, et il se trouva des évêques pour taxer cette juste sévérité d'excessive rigueur.

 

Peut-être,  pour venger sa cause, ou plutôt celle de Dieu, Aubin provoqua-t-il le  troisième concile d'Orléans, en 538, qui fut présidé par l'archevêque de  Lyon. Il y prononça du moins un discours également éloquent et  énergique contre le désordre qui allumait son zèle. Et les Pères du  concile ne purent que l'applaudir et voter un canon où était fait droit  aux justes réclamations du Saint. Mais ils n'allèrent pas plus loin et,  contents d'avoir donné raison en principe à leur collègue, ils  l'engagèrent à user de modération et, en signe d'absolution, d'envoyer,  comme ils allaient le faire eux-mêmes, au coupable qu'il avait  excommunié, des eulogies, sorte de pains bénits à l'offertoire de la  messe et distribués en signe d'amitié et de communion. Aubin refusa  d'abord ; il céda enfin à leurs injonctions expresses. « Mais, ajouta-t-il, je  suis contraint par votre ordre de bénir et d'envoyer cette eulogie ;  vous refusez de défendre la cause de Dieu : il est assez puissant pour  la venger lui-même. » Dieu la vengea en effet ; avant même de recevoir les eulogies, le coupable fut frappé par la mort.

 

Douloureusement  atteint par le blâme de ses collègues, Aubin voulut savoir s'il avait  outrepassé les droits de la douceur. Il se rendit, en compagnie de saint  Lubin, auprès de saint Césaire d'Arles, pour le consulter à ce sujet.  Saint Césaire, en effet, jouissait alors dans toute la France de la plus  haute réputation de talent et de sainteté. Il n'est pas douteux, quand  on sait quelle conduite il a tenu lui-même dans des circonstances  pareilles, qu'il n'ait pleinement approuvé l'évêque d'Angers.

 

Saint  Aubin allait atteindre sa quatre-vingtième année, lorsqu'un nouveau  concile fut convoqué à Orléans. Mais l'âge et les infirmités  l'empêchèrent d'y assister. II ne tarda pas, en effet, à expirer :  c'était le 1er mars 549, ou, selon d'autres, 550.

A  son tombeau se multiplièrent les miracles. Non moins grand thaumaturge  que de son vivant, saint Aubin a laissé parmi son peuple un souvenir  toujours entouré de reconnaissance et de vénération.

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SAINT DAVID

SAINT DAVID was born in the sixth century in Wales. As a young man he became a monk and studied for many years as a priest. According to one tradition he was consecrated Bishop by the Patriarch of Jerusalem, when David went on pilgrimage there. He worked extensively to spread Christianity in Wales, especially in south-west Wales in what is now Pembrokeshire. Here he founded a monastery at Mynyw (Menevia), now St David's, and he is honoured as the first Bishop of St David’s.

David and his monks followed a very austere rule, drinking only water and eating only bread and vegetables. Emulating the customs of the monks of the Egyptian desert with a regime of manual labour and study, his monastery became a nursery of saints. Personally, David was a most merciful man and practised frequent prostrations. As a favourite ascetic act he would often immerse himself in cold water while repeating the Psalms by heart.

We know that he attended the Church Council of Brevi in c. 545 and here by common consent it is said that he was made Archbishop and his monastery proclaimed the Mother-Church of all Wales. He is said to have founded twelve monasteries, one of which may have been at Glastonbury in Somerset, the place where the Apostle Aristobulus of the Seventy and Righteous Joseph of Arimathea had, by tradition, first preached the Gospel in Britain and built the first church centuries before.

St David worked many miracles even during his lifetime. After his repose in about 600, he came to be venerated widely in south Wales, but he was also revered in Ireland, Cornwall and Brittany. Indeed some believe that he actually travelled to Cornwall and Brittany and founded monasteries there too.

St David's relics survive to this day and are enshrined in his cathedral at St David’s. St David is associated with the daffodil, the national flower of Wales, which is said to have grown around the site of his monastery. The leek, another national symbol of Wales, is said to have grown wild in the same place and to have formed the basis of the diet of St David and his monks. St David's feast, the Welsh national day, falls on 1 March.

 

 

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The Nun Domnina of Syria

Commemorated on March 1

The Nun Domnina of Syria was a disciple of Saint Maron (Comm. 14 February). In her mother's garden the nun built herself an hut, covered it with straw, and asceticised in it, taking as food only lentils soaked in water. Each morning and evening the nun went to church, covered in a veil so that no one ever saw her face. The voice of the nun, in the words of her biographer Blessed Theodorit, was "resonant and expressive, and her words always accompanied by tears". The holy ascetic peacefully expired to the Lord in about the years 450-460.

( 1996-2001 by translator Fr. S. Janos.)

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Martyr Antonina of Nicea, in Bithynia


Commemorated on March 1

The Holy Martyr Antonina suffered at Nicea during a persecution under the emperor Maximian (284-305). After fierce tortures, St Antonina was thrown into prison, but Maximian could not force the saint to renounce Christ and offer sacrifice to idols.

Angels of God appeared to the holy martyr and the executioners took fright. Even when they placed her on a red-hot metal bed, St Antonina remained unharmed, by the power of God. Finally, after long torture they sewed the saint into a sack and sank it in a lake.

If we make every effort to avoid death of the body, still more should it be our endeavor to avoid death of the soul. There is no obstacle for a man who wants to be saved other than negligence and laziness of soul. (St. Anthony the Great)

If we make every effort to avoid death of the body, still more should it be our endeavor to avoid death of the soul. There is no obstacle for a man who wants to be saved other than negligence and laziness of soul. (St. Anthony the Great)

PROBLEME DE L'ENSEIGNEMENT EN OCCIDENT ?

“Je reconnais qu'il y a un sérieux problème de l'éducation professionnelle, celui de l'étroitesse d'esprit. Mais je ne crois pas qu'une éducation "littéraire" soit le remède.

Car elle pourrait créer sa propre sorte d'étroitesse d'esprit, son snobisme. Et de nos jours, personne ne devrait être considéré comme bien éduqué s'il n'a pas d'intérêt pour la science. La défense habituelle affirmant qu'un intérêt pour l'électricité ou la tomographie ne nécessite pas d'être plus éclairant qu'un intérêt pour les affaires humaines révèle seulement un complète absence de compréhension des affaires humaines. Car la science n'est pas simplement une collection de faits à propos de l'électricité, etc; c'est un des mouvements spirituels les plus importants de nos jours. 

Quiconque ne s'efforce pas d'acquérir une compréhension de ses mouvements, se coupe lui-même du plus remarquable des développements de l'histoire humaine. Nos soi-disantes Académies des Arts, basées sur la théorie qu'au moyen de la littérature et de l'éducation historique, ils introduisent l'étudiant dans la vie spirituelle de l'humain, sont dès lors devenues obsolètes, sous leur forme actuelle.

Il n'y a pas d'histoire humaine qui exclue une histoire de ses luttes intellectuelles et de ses réussites. Et il ne saurait y avoir une histoire des idées qui exclurait l'histoire de la pensée scientifique. Mais l'éducation littéraire a un aspect encore plus sérieux. Non seulement elle échoue à éduquer l'étudiant pour une compréhension du plus grand mouvement spirituel de sa propre époque, étudiant qui va souvent devenir enseignant, mais elle échoue aussi à l'éduquer dans l'honnêteté intellectuelle.

Il n'y a que si l'étudiant fait l'expérience de combien il est facile de se tromper, et combien il est difficile de ne prendre ne fut-ce qu'une courte avance dans le domaine de la connaissance, qu'il pourra pressentir ce que sont les niveaux d'honnêteté intellectuelle, un respect pour la vérité, et un dédain pour ce qui fait preuve d'autoritarisme et est présomptueux.

Mais il n'y a rien de plus nécessaire de nos jours que de répandre ces modestes vertus intellectuelles.“
Karl Popper, 'La Société Ouverte et ses ennemis' (note 6 au Chapitre 11).

 



“I admit that there is a serious problem of a professional education, that of narrow-mindedness. But I do not believe that a 'literary' education is the remedy; for it may create its own peculiar kind of narrow-mindedness, its peculiar snobbery. And in our day no man should be considered educated if he does not take an interest in science. The usual defence that an interest in electricity or stratigraphy need not be more enlightening than an interest in human affairs only betrays a complete lack of understanding of human affairs. For science is not merely a collection of facts about electricity, etc.; it is one of the most important spiritual movements of our day. Anybody who does not attempt to acquire an understanding of this movement cuts himself off from the most remarkable development in the history of human affairs. Our so-called Arts Faculties, based upon the theory that by means of a literary and historical education they introduce the student into the spiritual life of man, have therefore become obsolete in their present form. There can be no history of man which excludes a history of his intellectual struggles and achievements; and there can be no history of ideas which excludes the history of scientific ideas. But literary education has an even more serious aspect. Not only does it fail to educate the student, who is often to become a teacher, to an understanding of the greatest spiritual movement of his own day, but it also often fails to educate him to intellectual honesty. Only if the student experiences how easy it is to err, and how hard to make even a small advance in the field of knowledge, only then can he obtain a feeling for the standards of intellectual honesty, a respect for truth, and a disregard of authority and bumptiousness. But nothing is more necessary to-day than the spread of these modest intellectual virtues. “
Karl Popper, 'The Open Society and Its Enemies' (note 6 to Chapter 11).

The thief who received the kingdom of heaven, though not as the reward of virtue, is a true witness to the fact that salvation is ours through the grace and mercy of God. All of our holy fathers knew this and all with one accord teach that perfection in holiness can be achieved only through humility. Humility, in its turn, can be achieved only through faith, fear of God, gentleness and the shedding of all possessions. It is by means of these that we attain perfect love, through the grace and compassion of our Lord Jesus Christ, to whom be glory through all the ages. Amen. (St. John Cassian)

The thief who received the kingdom of heaven, though not as the reward of virtue, is a true witness to the fact that salvation is ours through the grace and mercy of God. All of our holy fathers knew this and all with one accord teach that perfection in holiness can be achieved only through humility. Humility, in its turn, can be achieved only through faith, fear of God, gentleness and the shedding of all possessions. It is by means of these that we attain perfect love, through the grace and compassion of our Lord Jesus Christ, to whom be glory through all the ages. Amen. (St. John Cassian)

LA VERTU D’ASSIDUITÉ
La première Église –

Dans les Actes des apôtres (2, 42), est décrite la communauté des baptisés : « Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières […]. Unanimes, ils se rendaient chaque jour assidûment au temple ». La participation assidue au culte, à l’eucharistie surtout, et à la vie fraternelle, définit, entre autres caractéristiques, l’Église du Christ – son Corps rassemblé sous sa Tête.

La prière communautaire

Pensons-nous que la prière à la maison ou dans la nature est suffisante pour être agréable à Dieu ? Bien sûr, le Seigneur nous donne rendez-vous dans toutes les circonstances de notre vie quotidienne et nous aurions tort de nous priver de ces moments si agréables où nous nous adressons à lui de façon toute simple et informelle. Mais, le rassemblement donne à la prière une force particulière. C’est alors qu’ils étaient rassemblés en un seul lieu que les premiers chrétiens firent l’expérience de l’effusion du saint Esprit. C’est quand nous sommes « deux ou trois réunis en son Nom », que le Christ atteste qu’Il est présent parmi nous. L’expérience de prière qui est celle du peuple juif et des chrétiens qui en sont les héritiers est une expérience communautaire.

Saint Jean Chrysostome

« Si tu peux en effet prier à la maison, tu ne saurais y prier de la même façon qu’à l’église, où […] une clameur unanime monte vers Dieu. Quand tu invoques le Seigneur dans ton particulier, tu n’es pas exaucé aussi bien que lorsque tu le fais en compagnie de tes frères. Il y a ici quelque chose de plus, à savoir l’accord des esprits et des voix, le lien de la charité et les prières des prêtres ; car les prêtres président, afin que les prières de la foule, qui sont plus faibles, recevant leur renfort des leurs, qui sont plus forte, s’élèvent avec elles vers le ciel » (Sur l’incompréhensibilité de Dieu, 3)

Le Peuple

Les chrétiens forment un peuple sacerdotal : une assemblée de personnes consacrées au service de Dieu et du prochain. Ils forment le Peuple par excellence, celui qui invoque et sanctifie le Nom du Seigneur, ce que personne ne fait sur la terre. Notre assiduité aux prières liturgiques vient, non seulement de notre besoin d’être exaucés dans nos besoins particuliers, mais de la conscience que nous avons d’accomplir ce qu’il y a de plus important au monde : glorifier le Seigneur et l’invoquer pour le salut de la création entière. C’est notre responsabilité, c’est notre gloire, notre mission, notre utilité au milieu du monde où nous sommes envoyés sans nous identifier pour autant à lui.

Bienfaits de la régularité

Comme on dit, « un dimanche sans l’église n’est pas un dimanche » : le jour de la semaine qui n’appartient qu’à Dieu est également le jour de son peuple, celui où chaque personne communie au Corps et au Sang du Christ pour elle-même et pour tous ceux, vivants et défunts, qui sont nommés dans la prière. De plus, l’assiduité à la prière commune nourrit notre esprit, notre intelligence, notre âme, notre mémoire, qui s’imprègnent de la parole de Dieu et des énergies divines : chaque baptisé devient un sacrement de la présence du Christ dans son monde.(Source: Sagesse Orthodoxe)

“If [the disease of sin] is natural, then it cannot be cured. Thus it would remain always, no matter how hard you worked to rid yourself of it. If you accept this thought, you will lose heart, and say to yourself: this is how it is. For this is that woeful despair, which, once it has been introduced into people, they have given themselves over to lasciviousness, to work all uncleanness (Ephesians 4: 19). “I shall repeat again: Maintain the conviction that our disorderliness is not natural to us, and do not listen to those who say, ‘It is no use talking about it, because that is just how we are made, and you cannot do anything about it.’ That is not how we are made, and if we undertake to cure ourselves, then we will be able to do something about it.” ( St. Theophan the Recluse)

“If [the disease of sin] is natural, then it cannot be cured. Thus it would remain always, no matter how hard you worked to rid yourself of it. If you accept this thought, you will lose heart, and say to yourself: this is how it is. For this is that woeful despair, which, once it has been introduced into people, they have given themselves over to lasciviousness, to work all uncleanness (Ephesians 4: 19). “I shall repeat again: Maintain the conviction that our disorderliness is not natural to us, and do not listen to those who say, ‘It is no use talking about it, because that is just how we are made, and you cannot do anything about it.’ That is not how we are made, and if we undertake to cure ourselves, then we will be able to do something about it.” ( St. Theophan the Recluse)

SAINTE EUDOCIE, QUI ÊTES-VOUS ?

Ste Eudocie la Samaritaine

D'origine samaritaine, la Sainte Martyre du Christ Eudocie vivait à Héliopolis, en Phénicie du Liban, sous le règne de Trajan (96-116). Comme elle était dépourvue de toute connaissance de Dieu, elle s'était laissée entraîner à la débauche et avait livré à la prostitution son corps que le Créateur avait orné d'une rare beauté. Nombreux étaient ceux qui venaient de loin et offraient de fortes sommes d'argent pour jouir de ses charmes, si bien qu'elle avait acquis par ce honteux commerce une immense fortune et elle vécut dans l'insouciance jusqu'au jour où un moine, nommé Germain, qui était arrivé en ville pour affaire, vint loger dans la maison voisine. Le soir, après avoir chanté l'Office dans sa chambre à l'heure prescrite, comme s'il se trouvait dans son monastère, Germain se mit à lire à haute voix un livre qui décrivait le Jugement dernier, les châtiments des pécheurs et les récompenses des justes. En entendant ces terribles paroles, Eudocie fut tout ébranlée, sa conscience s'éveilla de la torpeur dans laquelle l'avaient plongée de si longues années passées dans le péché et elle versa pendant toute la nuit des torrents de larmes.

Au matin, elle se précipita vers Germain et, tombant à ses pieds. elle l'implora avec larmes de lui indiquer la voie du salut. Après l'avoir dûment catéchisée, en père spirituel prudent, celui-ci la renvoya chez elle, pour qu'elle éprouve sa résolution pendant une semaine de retraite et de prière. Comme elle priait de nuit en versant quantité de larmes sur sa vie passée, Eudocie vit soudain une grande lumière et l'Archange Michel descendit pour la conduire au ciel où l'assemblée des élus l'accueillit avec joie, alors qu'à l'extérieur le diable, sous la forme d'un être gigantesque, noir et répugnant, accusait Dieu d'injustice pour avoir accepté si rapidement le repentir de cette femme débauchée. Une voix très douce se fit alors entendre du haut du ciel, qui disait : « Tel est le bon plaisir (eudokia) de Dieu : recevoir avec compassion les hommes qui se repentent. » Et, sur l'ordre de Dieu, l'Archange ramena Eudocie dans sa demeure, en lui promettant l'assistance de la Grâce pour les combats qu'elle aurait dès lors à mener contre le péché.

Pleine de joie et de confiance en la miséricorde du Seigneur, Eudocie fut baptisée par l'Evêque de la cité, Théodote, et, suivant scrupuleusement les instructions de son père spirituel, elle remit avec empressement sa fortune acquise dans l'iniquité à un Prêtre, afin qu'il la distribue aux nécessiteux, puis, ainsi délivrée de l'attachement au monde et de tout souci, elle alla rejoindre Germain qui la fit admettre dans un monastère féminin situé non loin du sien.

Dès son entrée dans le stade de la vertu, la Bienheureuse montra un zèle ardent pour effacer par l'ascèse et par les larmes du repentir toutes traces de ses anciennes passions. Elle portait constamment, sans jamais la changer, la tunique dont elle avait été revêtue à son baptême; elle apprit le Psautier par coeur et faisait de la prière et de la méditation de la Parole de Dieu sa nourriture, de préférence à tout autre aliment terrestre. Par cette conduite admirable et cette belle transformation, elle reçut du Seigneur le pouvoir d'accomplir des miracles et, à la mort de la supérieure, elle fut élue par la fraternité pour lui succéder.

En ce temps-là, ayant appris que la belle Eudocie avait rejeté les plaisirs de cette vie et le culte des idoles pour tourmenter son corps par amour du Christ, certains de ses anciens amants la dénoncèrent auprès de l'empereur, l'accusant d'utiliser sa fortune pour construire, dans le désert, des refuges pour les Chrétiens rebelles à son autorité et à la religion de l'Empire. Lorsque le dignitaire envoyé par l'empereur et les trois cents soldats de son escorte voulurent pénétrer dans le monastère de la Sainte, ils en furent empêchés par une force divine et, après avoir tourné autour de l'enceinte pendant trois jours, en cherchant vainement l'entrée, ils furent frappés de mort, à l'exception du magistrat et de trois soldats.

Quand l'empereur apprit ce lamentable échec, il envoya son propre fils pour arrêter la Sainte. Mais celui-ci fut frappé par Dieu et mourut après avoir été jeté à bas de son cheval. Sur le conseil d'un ancien amant d'Eudocie, le souverain éploré écrivit alors à la Sainte pour lui demander d'intercéder afin que son fils revienne à la vie. Eudocie lui répondit avec humilité, protestant de son impuissance à accomplir de tels miracles, et elle fit trois signes de croix sur la lettre en la refermant. Dès que le messager apporta la missive au palais devant le cadavre du prince, celui-ci reprit vie, et l'empereur et toute la cour s'écrièrent : « Grand est le Dieu des Chrétiens, qui accomplit de telles merveilles! » On raconte même que le souverain se fit baptiser avec un grand nombre des siens, et que le prince ressuscité devint par la suite Archevêque de la cité, alors que sa soeur, Gélasia, prenait le voile dans le monastère de Sainte Eudocie.

L'empereur Adrien (l17-138), qui prit la succession, était un farouche adepte de l'idolâtrie. Il envoya à Héliopolis un gouverneur, célèbre pour sa cruauté, nommé Diogène, lequel avait été fiancé à Gélasia et que la fuite de sa promise avait mis dans la plus grande haine à l'égard d'Eudocie. Sitôt installé, il envoya cinquante hommes d'armes pour se saisir de la Sainte. Alors que ceux-ci étaient encore en route, le Christ apparut à Eudocie et lui annonça que l'heure était venue pour elle de remporter la couronne du Martyre. Elle se rendit alors dans l'église, prit sur elle une parcelle de la Sainte Eucharistie et, accueillant les soldats avec calme et dignité, elle les suivit sans offrir de résistance. Sur le chemin, un Ange la précédait, tenant un flambeau allumé, sans que les païens s'en rendent compte.

Après l'avoir laissée pendant quatre jours en prison, sans recevoir ni nourriture ni boisson, on l'amena au tribunal, le visage couvert, et dès qu'on lui retira ce voile une lueur éclatante en resplendit, provoquant un cri de stupeur dans l'assistance. La Sainte répondit avec audace aux questions du gouverneur et l'invita à mettre son dessein à exécution, sans perdre de temps en de vains interrogatoires. On la somma de choisir entre trois solutions pour avoir la vie sauve : adorer les idoles, revenir à son ancien mode de vie ou remettre sa fortune au trésor public. Eudocie déclara qu'il était absolument exclu pour elle de retourner à sa vie passée, maintenant qu'elle avait connu la vérité, et qu'elle n'était plus maîtresse de l'argent qu'elle avait distribué. Sur lordre de Diogène, quatre hommes se saisirent d'elle et l'accablèrent de coups pendant deux heures entières; puis, comme ils tentaient de la dénuder afin de l'attacher au poteau de torture, ils trouvèrent sur elle le coffret contenant la Sainte Communion. Lorsque le gouverneur tenta de l'ouvrir, une flamme s'en dégagea, qui consuma tous ceux qui se trouvaient aux alentours et qui laissa Diogène à demi paralysé. Comme il tombait à genoux en priant le dieu Soleil de le délivrer de ce sortilège, un éclair fendit le ciel et le laissa raide mort sur le sol: Pendant ce temps, un Ange rayonnant descendait du ciel et s'entretenait avec la Sainte, après l'avoir chastement recouverte d'un voile. Un soldat qui avait été témoin de cette scène, saisi de repentir, alla la détacher et la pria d'intercéder pour ceux qui venaient d'être frappés par la colère de Dieu, afin qu'ils recouvrent la vie et puissent se repentir. Prise de compassion, Eudocie se mît en prière et aussitôt les morts ressuscitèrent, provoquant la conversion d'une grande partie de la population.

La Sainte resta en ville quelque temps pour enseigner le peuple, et elle accomplit encore d'autres miracles, jusqu'au jour où, Diogène étant décédé, un nouveau gouverneur, nommé Vincent, s'installa à Héliopolis, avec la ferme décision d'en finir avec la célébrité importune d'Eudocie. Il envoya des soldats dans sa résidence et ceux-ci lui tranchèrent la tête, sans autre forme de procès, lui offrant ainsi la satisfaction de son désir le plus cher : l'union définitive avec son Epoux céleste. Par la suite, les Reliques de Sainte Eudocie accomplirent de nombreux miracles qui témoignèrent pour des générations de Chrétiens de la puissance du repentir.

“It is not an external enemy we dread. Our foe is shut up within ourselves. An internal warfare is daily waged by us.” (St. John Cassian)

“It is not an external enemy we dread. Our foe is shut up within ourselves. An internal warfare is daily waged by us.” (St. John Cassian)

La parole de Dieu
 
«  Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, 
être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ?  »
Évangile selon saint Marc, chapitre 10, verset 38.
 
La méditation
Un père jésuite écrivait : « Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut mettre sur son âne tout ce qu’on possède et partir avec tout ce qu’on est, sa carcasse, son esprit, son âme. Il faut tout prendre, les grandeurs et les faiblesses, le passé de péché, les grandes espérances, les tendances les plus basses et les plus violentes… tout, tout, car tout doit passer par le feu. »* À quoi j’ajouterais : et par l’eau.
Ils le savent, les pèlerins de Lourdes qui ont fait l’expérience d’être plongés dans l’eau froide, un simple pagne autour des reins. Ils ont tout laissé — tout ce qui devait être laissé, le vêtement —, mais ils ont tout pris d’eux-mêmes, tout ce qui compte, pour entrer dans l’eau et faire mémoire de leur baptême.
Le baptême n’est pas affaire de quelques gouttes qu’on laisserait ruisseler sur une chevelure, aussitôt essuyées, d’un geste. Être baptisé, c’est être tout entier plongé, livré aux eaux. La tête sous l’eau, sans masque ni tuba. À en avoir le souffle coupé.
Le baptême de Jésus, c’est la plongée du Fils de Dieu dans les eaux de notre humanité. Sans retenue. Il a tout assumé, tout porté, tout vécu. Il n’a rien retenu du rang qui l’égalait à Dieu ; il a fait une expérience totale de notre humanité. Joyeuse, parfois. Souffrante, parfois. Lumineuse et douloureuse, parfois tout mélangé. Mortelle, aussi.
Suivre le Christ, c’est le suivre sur le chemin de son baptême. Grandir, aimer, rire et pleurer. Avoir faim, manger, se mettre en colère, se calmer. Affronter les démons. Rêver, prier, célébrer, prêcher, espérer, souffrir et mourir. Finalement, sortir la tête de l’eau, et respirer à nouveau, pour de bon. Ressusciter. 
 
* Yves Raguin, Chemins de la contemplation. Éléments de vie spirituelle, 1969.(Source: Carême dans la Ville)
Notre Dame des Neiges voulait habiter là …

Le Sanctuaire Notre-Dame-des-Neiges se trouve à Machaby, dans le val d’Aoste, en Italie. C'est l'un des plus importants sanctuaires de la région.

La tradition rapporte que ce sanctuaire a été bâti en un lieu où avait été retrouvée une statue en bois de la Sainte Vierge. Les bergers qui l'avaient entrevue près d'un buisson la portèrent tout de suite dans l'oratoire du hameau en amont, mais le lendemain la statue se trouvait à nouveau près du même buisson. C'est à cet endroit que les habitants du lieu décidèrent de bâtir le sanctuaire.

Le sanctuaire existait déjà en 1503, mais il était plus petit qu'aujourd'hui. Les murs à l'intérieur sont tapissés d'ex-voto, surtout des béquilles. Chaque année, le 5 août, on y célèbre la fête de Notre Dame des Neiges.

 
Sanctuaire Notre-Dame des Neiges
“No matter what provokes it, anger blinds the soul’s eyes, preventing it from seeing the Sun of Righteousness.” (St. John Cassian)

“No matter what provokes it, anger blinds the soul’s eyes, preventing it from seeing the Sun of Righteousness.” (St. John Cassian)

LE COIN DU CATECHISME...ET DE LA TRANSMISSION FAMILIALLE:

 

 

 

 
Théobule
 
24/02/2016   
les enfants connectés à parole de Dieu
   
  Vivre la miséricorde - Miséricorde pour Ninive !  
   
Aujourd'hui, partons à Ninive avec Jonas. Jonas a reçu de Dieu la mission d'annoncer la destruction de cette grande ville païenne. Mais, voyant les efforts du peuple de Ninive, Dieu change de projet. 
Jonas doit apprendre à se réjouir de la miséricorde de Dieu. 
Nous aussi, réjouissons nous de la miséricorde de Dieu.
   
  Suivre Théobule  
   

Avec Théobule, venez découvrir :
Bonne nouvelle Bonne Nouvelle
"Miséricorde pour Ninive !"
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A toi la parole À toi la Parole
"Joséphine et la miséricorde de Dieu"
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La question de Théobule La question de Théobule
"Pourquoi on a parfois du mal à pardonner ?"
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Les jeux Les jeux
"Décode une phrase pour découvrir une troisième oeuvre de miséricorde - Trouve 7 erreurs entre deux dessins"
Le puzzle et le coloriage de la semaine
les jeux
     
Chaque semaine, les enfants retrouvent Théobule pour une nouvelle balade instructive et ludique.


Disponible sur AppStore
Théobule   L'équipe de Théobule et les frères Dominicains de la province de France.


Théobule, Couvent des Dominicains, 7 avenue Salomon 59000 Lille
theobule@retraitedanslaville.org

 

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

*Dimanche 6 Mars, 

Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Sunday, March 6,
monthly pilgrimage to N-D Mercy


  Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Ô Mère Bien-aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l’Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste Mystère, jusqu’au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité. (Marthe Robin)

Ô Mère Bien-aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l’Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste Mystère, jusqu’au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité. (Marthe Robin)

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The closer one is to God in reality -- and not simply in one's imagination -- the more one feels unworthy and sinful, more sinful than anyone else. The Holy Fathers felt this way. There are many examples of this. The publican considered himself a sinner for altogether other reasons. Nevertheless, he realized his sinful state and did not try to justify himself. He asked only for mercy and forgiveness of the Lord, and he received it. Everybody has an insolvent debt before God. No amount of ascetic struggles can repay this debt. The Lord Himself says: If you do all that is demanded of you (that is, follow all the commandments), consider yourselves unprofitable servants whose duty it is to fulfill the master's order (Luke 17:10). How necessary it is for us, who constantly break the commandments, to keep the same disposition of soul as the publican: not to look for virtues in ourselves. Regardless of any spiritual labors we might undertake, we shall always remain abominable slaves. Only by the mercy of God, those who repent are forgiven and are vouchsafed to enter the Kingdom of Heaven. From " (Abbot Nikon: Letters to Spiritual Children -- Letter 9")

The closer one is to God in reality -- and not simply in one's imagination -- the more one feels unworthy and sinful, more sinful than anyone else. The Holy Fathers felt this way. There are many examples of this. The publican considered himself a sinner for altogether other reasons. Nevertheless, he realized his sinful state and did not try to justify himself. He asked only for mercy and forgiveness of the Lord, and he received it. Everybody has an insolvent debt before God. No amount of ascetic struggles can repay this debt. The Lord Himself says: If you do all that is demanded of you (that is, follow all the commandments), consider yourselves unprofitable servants whose duty it is to fulfill the master's order (Luke 17:10). How necessary it is for us, who constantly break the commandments, to keep the same disposition of soul as the publican: not to look for virtues in ourselves. Regardless of any spiritual labors we might undertake, we shall always remain abominable slaves. Only by the mercy of God, those who repent are forgiven and are vouchsafed to enter the Kingdom of Heaven. From " (Abbot Nikon: Letters to Spiritual Children -- Letter 9")

L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone fait aujourd'hui mémoire des Saints:

FAUSTIN et JOVITE, martyrs à Brescia († IIe s.)

Sts_Faustin-Jovite_1b.jpg

QUINIDE, évêque de Vaison († 579)

SIGEFRIDE, évêque, apôtre de la Suède  († 1002)

WANENG, moine à Fécamp († 686)

GEORGIE, vierge à Clermont  († VIe s.)

Livre d'Ézéchiel 34,11-16.

Parole du Seigneur Dieu : Maintenant, je vais moi-même prendre soin de mes brebis, et je veillerai sur elles. 
Comme un berger veille sur son troupeau, quand il est au milieu des brebis dispersées, ainsi, je veillerai sur mes brebis et je les retirerai de tous les endroits où elles furent dispersées un jour de brouillard et d'obscurité. 
Je les ferai sortir des pays étrangers, je les rassemblerai, et je les conduirai dans leur pays; je les mènerai paître sur les montagnes d'Israël, dans les vallées, près de tous les lieux habités. 
Je les ferai paître dans de bons pâturages, et leur bercail sera sur les hauteurs d'Israël. Là elles reposeront dans de belles pairies, et brouter dans de gras pâturages, sur les monts d'Israël. 
C'est moi qui ferait paître mon troupeau, et c'est moi qui les ferai reposer. Parole du Seigneur Dieu ! 
Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade ; je veillerai sur celle qui est grasse et forte; je veux les paître avec justice, dit le Seigneur tout-puissant. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. 
Toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs, 
et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. 
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : " Venez, les bénis de mon Père : prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde. 
Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; 
nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus à moi. " 
Alors les justes lui répondront : " Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim, et vous avons-nous donné à manger ; avoir soif, et vous avons-nous donné à boire ? 
Quand vous avons-nous vu étranger, et vous avons-nous recueilli ; nu, et vous avons-nous vêtu ? 
Quand vous avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus à vous ? " 
Et le Roi leur répondra : " En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. " 
Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : " Allez-vous-en loin de moi, les maudits, au feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. 
Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; 
j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité."
Alors eux aussi lui répondront : " Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim, ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté ? " 
Alors il leur répondra : " En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. " 
Et ceux-ci s'en iront au supplice éternel, et les justes à la vie éternelle. " 
 

 

Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermon 26,5 (trad SC 243, p. 89s rev)
 


 

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume »

 

Le Christ, c'est-à-dire la miséricorde céleste, vient chaque jour à la porte de ta maison : non seulement spirituellement à la porte de ton âme, mais aussi matériellement à la porte de ta maison.

Car chaque fois qu'un pauvre s'approche de ta maison, c'est sans aucun doute le Christ qui vient, lui qui a dit :

« Chaque fois que vous l'avez fait à un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait. »

N'endurcis donc pas ton cœur ; donne un peu d'argent au Christ, dont tu désires recevoir le Royaume ; donne un morceau de pain à celui dont tu espères recevoir la vie ; accueille-le dans ton logement, afin qu'il te reçoive dans son paradis ; donne-lui l'aumône pour qu'il te donne en retour la vie éternelle. 

Quelle audace de vouloir régner dans le ciel avec celui auquel tu refuses ton aumône en ce monde !

Si tu le reçois pendant ce voyage terrestre, il t'accueillera dans son bonheur céleste ; si tu le méprises ici dans ta patrie, il détournera son regard de toi dans sa gloire.

Un psaume dit :

« Dans ta cité, Seigneur, tu méprises leur image »

(Ps 72,20 Vulg) ; si dans notre cité, c'est-à-dire dans cette vie, nous méprisons ceux qui sont faits à l'image de Dieu (Gn 1,26), nous devons craindre d'être rejetés dans sa cité éternelle. Faites donc miséricorde ici-bas ;...grâce à votre générosité vous vous entendrez dire cette heureuse parole :

« Venez, bénis, recevez en héritage le Royaume. »

 

 

« Quelle miséricorde ! Je l'offense, et, sans autre réparation que la douleur de l'avoir fait, il me pardonne.

Je retombe, et il me pardonne encore. Je l'offense tous les jours, et il ne me rebute point.

Sa patience n'est point épuisée par de si fréquentes rechutes.

Si tous les jours je m'égare, et que je revienne tous les jours de bonne foi, il me reçoit avec joie, il me pardonne avec plaisir, il oublie ma perfidie, il me rend tous mes biens spirituels, avec un surcroît de grâces et de mérites !

Il n'a pas moins d'empressement à me rétablir dans le premier état, après cent infidélités, qu'il en eut après le premier égarement.

Tant de preuves de ma légèreté ne l'empêchent pas de me pardonner sur ma parole, quoique mille fois je l'aie trahie par mon inconstance, quoiqu'il prévoie que dès demain, peut-être qu'aujourd'hui même, j'oublierai ses bontés et mes résolutions.

O miséricorde vraiment infinie ! O bonté digne d'un Dieu ! »

Claude la Colombière (1641-1682), saint de l'Eglise Romaine. Dans "Réflexions chrétiennes" N°26 (De la miséricorde de Dieu envers les pécheurs), in "Écrits spirituels", Coll. Christus N°9, Desclée de Brouwer - Bellarmin, 2e édition, Paris, 1962.
(Cf. Œuvres Tome IV, Sermon 66).

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« Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? » 
(Evangile de St Mt 25, 44)


 Voir Jésus dans l'Autre  

Il nous est bien connu ce verset tiré de l’Évangile de saint Matthieu.

Cette question est posée par ceux qui écoutent Jésus, après qu’Il se soit identifié lui-même à celui qui avait faim, qui était étranger… :

« J’étais malade et vous m’avez visité. » (Mt 25, 36)

Combien est important de nous rappeler que tout ce que nous aurons fait à notre prochain, c’est au Seigneur lui-même que nous l’aurons fait ! 

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40)

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

 Je sors de mon égocentrisme et je prends le temps de regarder une personne dans le besoin, une personne qui souffre, qui m’importune peut-être...

Cela peut être un de mes enfants, mon conjoint, un collègue de travail ou un paroissien...

Je demande à l’Esprit Saint de guérir ma céssité, d'illuminer mon regard pour reconnaitre  en elle Jésus, et je pose un acte concret de charité envers elle : un sourire, un service, une prière pour elle...

 

"Martyrs are not defeated people, they are not discriminated people who need to free themselves from discrimination.

Martyrdom is a mystery of gratuitous

love."

- H.H Moran Mor Ignatius Aphrem II 
*A blessed feast of the 21 Libyan Martyrs.*

 

"...Man has been endowed with the innate desire for and the ability to acquire wisdom and learning and it is the duty of leaders to inspire and guide our peoples in this quest.." (Haile Selassie I)

"...Man has been endowed with the innate desire for and the ability to acquire wisdom and learning and it is the duty of leaders to inspire and guide our peoples in this quest.." (Haile Selassie I)

POURQUOI IRAI-JE ME CONFESSER ? JE N’AI PAS DE PÉCHÉS PARTICULIERS
L’erreur –confession orthodoxe

« … Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme, durant un temps prolongé, demeure dans une chambre fermée, il s’habitue à l’air vicié et ne se rend plus compte combien c’est désagréable. Mais quelqu’un qui viendra de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante dans la chambre et prendra la fuite !

Que ceux qui disent ‘Je n’ai pas de péchés particuliers’ répondent si le Christ habite dans leur cœur. Jésus Christ se plaît à habiter les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? À peine…Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8) ; et, là où il y a mensonge, le Christ ne se trouve pas.

Voir son péché

Alors : que faire ? – Confessons-nous ! Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice (1 Jn 1, 9). Les saints Pères nous enseignent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : ‘Qu’un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de l’affliction. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur affection vicieuse pour les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé’. S’il était simple de voir nos fautes, saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant : ‘Seigneur, donne-moi de voir mes fautes !’De même saint Jean de Kronstadt ne pourrait pas dire :’Ceci est vraiment un don de Dieu : voir nos péchés dans leur multitude et dans leur horreur’.

La cécité

Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour que Celui-ci leur donne de percevoir leurs péchés et pour se défaire ainsi de l’extrême et fatale illusion qu’ils n’ont aucun péché particulier. Leurs péchés sont-ils petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession continuelle, ils s’accumulent et souillent la chambre du cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.

Petits et redoutables

Les petits péchés sont souvent bien plus dangereux que les plus grands délits ou crimes. En effet, ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et demandent à être confessés, réparés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, en revanche, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, et ils ont la particularité de rendre celle-ci insensible à la grâce divine et indifférente au Salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces qu’au contact de petits microbes imperceptibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment et d’endormir la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux  pour lui alors qu’il est misérablement asservi au péché.

Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. Une pendule s’arrête sous l’accumulation de la poussière : ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint par degrés sous la couche dense que forme la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, il faut enlever la poussière. Pour restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)
"Would that I forget all, O Lord, so that You alone  remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

"Would that I forget all, O Lord, so that You alone remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

EN CE CARÊME, AVEC ADAM ET EVES, PLEURONS LE "PARADIS PERDU" !

Cette mémoire, nos Saints Pères l'ont placée avant le Carême, comme pour nous montrer par les faits combien le remède du jeûne est utile à la nature humaine et combien est lamentable ce qui vient de la satiété et de la désobéissance.

 

Omettant donc les dommages infinis causés au monde par suite de sa faute, les Pères ont voulu présenter Adam le premier homme, en nous montrant clairement le mal souffert par lui pour n'avoir pu s'abstenir d'un peu de nourriture et, par là, introduit également dans notre nature, et aussi le bien-fondé du jeûne, ce premier commandement de Dieu parmi les hommes.

Ne l'ayant pas observé, mais ayant cédé à son ventre ou plutôt, par l'intermédiaire d'Eve, au serpent trompeur, non seulement il n'est pas devenu Dieu, mais de plus il s'est attiré la mort, dont il a transmis le mal à tout le genre humain.

C'est donc pour la gourmandise du premier Adam que le Seigneur a jeûné quarante jours et s'est montré obéissant ; et c'est pour cela que le présent Carême a été conçu par les Saints Apôtres, afin qu'en observant ce qu'Adam n'a pas observé nous jouissions, par le jeûne, de l'immortalité dont il a lui-même souffert la perte.

D'ailleurs, comme nous l'avons déjà dit, le but des Saints, c'est d'embrasser en peu de temps les œuvres divines depuis le début jusqu'à la fin.

Et puisqu'à la responsabilité de tous nos semblables incombent et la transgression d'Adam et sa chute du Paradis de délices, pour cette raison les Pères ont proposé qu'en en faisant mémoire, nous fuyions son exemple, au lieu d'en imiter l'intempérance.

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Le sixième jour, Adam fut donc façonné par la main de Dieu, honoré par Son souffle de Son image et ressemblance et, recevant aussitôt Son commandement, il passa jusqu'à six heures dans le Paradis ; puis, ayant transgressé le commandement, il en fut chassé. L'hébreu Philon dit qu'Adam aurait passé cent ans dans le Paradis ; d'autres parlent de sept jours ou années, à cause de la valeur de ce nombre.

Mais qu'à la sixième heure il étendit la main et saisit le fruit, nous l'a, montré le Christ, nouvel Adam, qui, le sixième jour et à la sixième heure, étendit ses mains sur la Croix pour réparer sa perte.

Adam a été créé à mi chemin entre la corruption et l'incorruptibilité, afin que, de quelque côté qu'il penchât par son choix, cela lui fût acquis.

Car il était également possible à Dieu de le créer immortel ; mais pour que soit justifié son choix, il lui donna comme loi de toucher à tous les arbres, mais pas à celui-là ; c'est-à-dire, probablement : avoir la connaissance de toutes les créatures de la puissance divine, mais en aucun cas celle qui se réfère à la nature de Dieu.

Grégoire le Théologien, pensant en philosophe que les arbres sont les connaissances divines, tandis que l'arbre représente la contemplation, a dit : Dieu a donc ordonné à Adam de s'intéresser à tous les autres principes et aux autres qualités, d'y appliquer son esprit et de rendre gloire à Dieu, car c'est là que résident les vraies délices.

Peut-être lui a-t-il demandé de s'enquérir aussi sur sa propre nature, mais pour ce qui est de Dieu, de ne pas chercher à savoir qui il est par nature, ni où ni comment il a tiré l'univers du néant.

Mais lui, délaissant les autres recherches, se mit plutôt à sonder ce qui concerne Dieu et à scruter soigneusement sa nature ; et, comme il était, en ces matières, un enfant, un débutant, tout à fait inexpert, il tomba lorsque Satan lui suggéra, par l'intermédiaire d'Eve, l'idée de déification.

Le grand et divin Chrysostome dit que cet arbre avait un double pouvoir et il affirme que le Paradis était sur terre ; en philosophe, il l'imagine à la fois intellectuel et sensible, comme l'était Adam, et le place « au milieu » entre la corruption et l'incorruptibilité, pour sauvegarder l'Ecriture, mais sans s'en tenir à la lettre.

Certains disent que l'arbre de la désobéissance fut le figuier puisque, sachant leur nudité, ils se couvrirent aussitôt, en se servant de ses feuilles. Et c'est la raison pour laquelle le Christ aurait maudit le figuier, comme s'il avait été la cause de la transgression.

Car il a une certaine ressemblance avec le péché : d'abord la douceur du fruit, ensuite l'âpreté de ses feuilles, et enfin la glu qui provient de son lait. Et il en est qui ont compris de façon peu convenable et l'arbre et la conversation d'Adam avec Eve et leur « connaissance ».

Donc, après avoir transgressé et revêtu la chair mortelle, après avoir été l'objet de la malédiction, il fut chassé du Paradis, dont la porte, sur l'ordre de Dieu, fut gardée par un glaive de feu.

Devant cette porte, Adam s'assit et pleura tous les biens dont il s'était privé pour n'avoir pas jeûné en temps opportun et le fait que tout le genre humain issu de lui devait partager la même condition jusqu'à ce que notre Créateur, ayant pitié de notre nature détériorée par Satan, naisse de la Vierge Sainte et vive Son admirable vie, nous montrant la voie par ce qui s'oppose au démon, à savoir le jeûne et l'humilité, et que, triomphant de celui qui par ruse nous avait séduits, Il ramène notre nature à son ancienne dignité.

Tout cela, les Pères théophores ont donc voulu le rendre présent à travers tout le Triode, et ils ont mis en première place l'Ancien Testament : d'abord la création, puis la chute d'Adam, dont nous faisons mémoire présentement, puis tout le reste, à travers les écrits de Moïse et des Prophètes, plus encore avec les Psaumes de David, auxquels s'ajoutent, tout au long, les Ecritures de la grâce.

Suivent aussi, dans l'ordre, les événements de la nouvelle Alliance, dont le premier est l'Annonciation qui, selon l'ineffable économie de Dieu, trouve presque toujours place pendant le Saint Carême ; viennent ensuite Lazare et les Rameaux, la Sainte et Grande Semaine, la lecture des Saints Evangiles et les hymnes qui chantent en détail les Saintes et Salutaires Souffrances du Christ ; puis la Résurrection et le reste, jusqu'à la descente de l'Esprit, tandis que les Actes des Apôtres exposent comment advint la prédication et comment elle rassembla tous les Saints ; car les Actes confirment la Résurrection, à travers les miracles.

Puisque donc nous avons souffert de tels maux par le fait qu'Adam, une seule fois, n'a pas jeûné, voici qu'il en est fait mémoire à présent, à l'entrée du Saint Carême, afin que, nous rappelant tout le mal qu'a entraîné le fait de ne pas jeûner, nous nous empressions d'accueillir le jeûne avec joie et de l'observer. Alors, ce qu'Adam n'a pu atteindre, à savoir la divinisation, nous l'obtiendrons, nous, par le carême, pleurant, jeûnant et nous humiliant, jusqu'à ce que Dieu vienne nous visiter ; car sans cela, il n'est pas facile de retrouver ce que nous avons perdu.

Il faut savoir en outre que ce Saint et Grand Carême est la dîme de toute l'année : puisque par paresse, en effet, nous ne voulons pas toujours jeûner et nous abstenir du mal, c'est comme une moisson des âmes que les Apôtres et les Saints Pères nous ont confiée.

De cette façon, tout le mal que nous avons fait au cours de l'année, nous le rejetons maintenant dans la contrition et en nous humiliant par ce carême, que nous avons avantage à observer de façon plus précise.

Car les divins Pères nous ont transmis également trois autres jeûnes : celui des Saints Apôtres, celui de la Mère de Dieu et le Carême de Noël, ce qui fait quatre, un pour chaque saison de l'année.

Mais ce Carême, nous l'estimons davantage, à cause de la Passion, ou parce que c'est celui qu'a observé le Christ Lui-même, en lui donnant une certaine gloire, ou bien que Moïse a reçu la Loi après avoir jeûné quarante jours ; pensons aussi à Elie, à Daniel et à tous ceux qui ont fait leurs preuves auprès de Dieu.

Et le bien-fondé du jeûne, Adam le montre par son contraire. C'est donc pour cette raison que les Saint Pères ont voulu rappeler ici l'exil d'Adam.


Par Ton ineffable miséricorde, ô Christ notre Dieu, rends-nous dignes des délices du Paradis et, dans Ton amour pour les hommes, prends pitié de nous. Amen.

(Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993)

'If a man loves someone, he naturally makes every effort to be of service to that person. If, then, a man loves God, he naturally strives to conform to His will. But if he loves the flesh, he panders to the flesh. (St. Maximos the Confessor)

'If a man loves someone, he naturally makes every effort to be of service to that person. If, then, a man loves God, he naturally strives to conform to His will. But if he loves the flesh, he panders to the flesh. (St. Maximos the Confessor)

SAINT ONESIME, QUI ÊTES-VOUS ?

(15 Février)

Originaire de Phrygie, Onésime était esclave de Philémon, fervent Chrétien de Colosses, bien connu pour la fermeté de sa foi et pour son ardente charité.

Comme il avait commis un vol au préjudice de son maître, Onésime prit la fuite et trouva refuge à Rome, où il rencontra le Saint Apôtre Paul, alors prisonnier pour le Christ.

Sous l'influence de la parole apostolique, Onésime reconnut sa faute, se convertit au Christianisme, fut baptisé et ne tarda pas à montrer par sa conduite les fruits des saintes vertus.

Mais comme Saint Paul ne voulait pas contrister son disciple Philémon, il lui renvoya le fugitif, avec une lettre sollicitant son pardon et son affranchissement.

C'est la Lettre à Philémon, qui nous a été transmise parmi les quatorze Epîtres de Saint Paul. Le bon Philémon, consentant avec joie à la requête de l'Apôtre, accueillit Onésime, non comme un esclave mais comme un frère, et il le renvoya libre à Saint Paul, pour qu'il en fît un ministre de l'Evangile.

Après le Martyre de l'Apôtre, Onésime prêcha avec zèle la doctrine du Salut. Il fut arrêté et traduit devant Tertulle, gouverneur de Rome, qui était animé contre lui d'une haine particulière, car il avait converti la femme de son frère à la Vraie Foi.

Quand Tertulle lui demanda pourquoi il avait abandonné son maître, il répondit :

« Je suis maintenant serviteur du seul vrai Maître, Jésus-Christ! » - « Et qui a versé l'argent pour t'affranchir? » - « C'est le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui m'a racheté au prix de Son propre sang », répondit avec assurance Onésime.

Comme il continuait en condamnant avec mépris le culte des idoles, le gouverneur le livra à la torture.

Onésime restait non seulement insensible à la douleur, mais il semblait même tirer de ces épreuves plaisir et joie.

Au bout de dix-huit jours d'emprisonnement et de tortures, voyant que le Saint attirait par sa constance la sympathie d'un grand nombre de païens, le tyran l'exila à Pouzzoles, près de Naples.

Malgré l'interdiction des autorités, Onésme commença aussitôt à y prêcher l'Evangile et obtint de nombreuses conversions.

Lorsque Tertulle apprit ces nouvelles, il le fit arrêter de nouveau et ramener à Rome, chargé d'entraves.

Comme il refusait de sacrifier et répondait avec audace aux questions du juge, on l'étendit sur le dos, les membres écartelés, en le fouettant cruellement pendant un long moment.

Plus on lui arrachait la chair et plus son sang coulait à terre, plus son âme prenait de la force dans l'espérance des biens éternels.

Finalement, le tyran, constatant qu'il n'obtiendrait rien, ordonna de lui rompre les membres à coups de bâtons et rentra dans le prétoire avant la fin de l'exécution.

Le Saint Apôtre expira sous les coups et ses précieux restes furent recueillis par une pieuse femme de la cité.


1. Il est déjà commémoré le 22 novembre, avec Saints Philémon, Archippe et Apphia et le 4 janvier lors de la Synaxe des Soixante-Dix Disciples.The Saint of the Day (2)

THe Holy Apostle Onesimos (~109)

He was a Phrygian by birth, a slave of Philemon, to whom the Apostle Paul addressed his epistle. Onesimos escaped from Philemon and fled to Rome, where he was converted to the Faith by St Paul. St Paul sent him back to his master, who at St Paul's urging gave him his freedom. He served the Church for many years before dying a martyr, beaten to death with clubs.

Saint Onesimos is also commemorated on November 22, with Sts Philemon, Archippus and Aphia; and on January 4 at the Synaxis of the Seventy Disciples.

 
 
La parole de Dieu
 
«  Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.  »
Première lettre de saint Jean, chapitre 1, verset 8
 
La méditation
Il est très facile de voir le péché chez les autres, les terroristes en premier. Mais moi, suis-je sans péché ? Désarme-les, désarme-nous, priait le frère Christian de Chergé à Tibhirine, en Algérie. Se reconnaître pécheur, c’est accepter de se laisser désarmer. Saint Jean n'agit pas autrement. Tout en étant disciple du Christ, prédicateur de la Bonne Nouvelle, il prend soin de préciser qu’il est lui-même pécheur.
Désarme-moi, Seigneur, de toutes ces pensées qui me font croire que je suis toujours juste, toujours mieux que l’autre. Moi qui suis croyant et peut-être baptisé, est-ce parce que je prie que je suis bon ? Est-ce que je me trouve parfait parce que je suis pratiquant et que je vais à l'Église ? En fait, c’est l’inverse : la Sainte Église rassemble en elle les croyants, les pratiquants qui sont tous d’abord des pécheurs, du pape au simple fidèle. Car nul n’est bon sinon Dieu seul.
Sommes-nous capables, en ces premiers jours de carême, de reconnaître nos péchés contre nos proches, contre ceux à qui nous avons fait du mal en actes ou en paroles ? 
Mais, pour suivre Jésus, il y a mieux encore : ses vrais fidèles sont ceux qui, en même temps, reconnaissent et leurs péchés et la miséricorde de Dieu. Nous confessons que ses bras nous sont ouverts quand nous retournons à lui. Sa miséricorde nous éloigne des chemins du péché et nous fait cheminer vers la sainteté. Revenons : Il nous attend.(Source: Carême dans la Ville)
 
QUE DES TÉNÈBRES RESPLENDISSE LA LUMIÈRE
15 février - Téléchargez les images

« Le Dieu qui a dit : « Que des ténèbres resplendisse la lumière », est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ. » (2 Corinthiens 4, 6)

Suivant ce que vous avez pu vivre, vous pouvez parfois avoir l’impression qu’il y a eu des zones de ténèbres et des zones de lumière. Dans une vie, il y a des passages heureux, et d’autres que nous aurions aimé ne jamais vivre.

Lorsque vous relisez votre histoire, soyez délicats avec vous-mêmes et avec votre histoire. Soyez doux et miséricordieux avec vous-mêmes parce que Dieu est doux et miséricordieux. Il faut oser un acte de foi : celui de croire en la puissance d’un Dieu qui, des ténèbres, fait resplendir la lumière. Evidemment, dans votre vie, dans vos familles, bien des choses ont pu vous marquer. Vous pourrez les lire en y voyant soit une puissance de ténèbres soit la joie des lumières. Mais cet acte de foi, au cœur même de la relecture de votre histoire, est d’oser dire : « Que des ténèbres resplendisse la lumière ».

Dans votre prière, laissez votre histoire remonter avec ses hauts et ses bas. Faites cet acte de foi à chaque fois qu’il y a quelque chose que vous n’aimeriez pas revoir : « Seigneur, que des ténèbres resplendisse la lumière », avec cette douceur qui fait que vous n’allez pas au-delà de ce que Dieu veut vous montrer.

Cet acte de foi vient renverser les choses, c’est un changement de perspective. C’est ce changement qui a fait dire aux pèlerins d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’il nous parlait en chemin ? » (Lc 24, 32) Ils partaient vers Emmaüs le cœur triste ; ils sont revenus d’Emmaüs le cœur joyeux et tout brûlant d’avoir rencontré le Ressuscité. Sur notre route, que la force de la Résurrection soit celle qui nous fait voir notre propre histoire à la lumière de la puissance de la victoire de la Vie et de l’Amour.

Donne-moi, Seigneur, de voir ma vie non pas dans les ombres et les ténèbres, mais de voir comment des ténèbres tu fais resplendir la lumière.

> Écouter... (Source: Ma Vocation.org)

 

LE COIN DU CATECHISME ET...DE LA TRANSMISSION FAMILIALE:

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COLORIAGE ET HISTOIRE,

LA TRANSFIGURATION:

Une semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix. Jésus voulait demander à son Père de lui donner la force nécessaire pour affronter les terribles épreuves qu’il allait subir. Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin. Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil. Mais, brusquement, quelque chose les réveilla. Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté. Mais c’était un autre Jésus. Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres crurent reconnaître Moïse et Élie. Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

 La-transfiguration-2.jpgPuis Élie et Moïse disparurent. Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours. « Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait. A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ». Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel. Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit : « Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ». Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire. Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret. Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

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BD "Les explorateurs de la Bible"
www.glenat.com

La-transfiguration-1.jpgUne semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix. Jésus voulait demander à son Père de lui donner la force nécessaire pour affronter les terribles épreuves qu’il allait subir. Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin. Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil. Mais, brusquement, quelque chose les réveilla. Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté. Mais c’était un autre Jésus. Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres crurent reconnaître Moïse et Élie. Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

 La-transfiguration-2.jpgPuis Élie et Moïse disparurent. Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours. « Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait. A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ». Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel. Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit : « Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ». Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire. Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret. Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

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La-transfiguration-1.jpgUne semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix. Jésus voulait demander à son Père de lui donner la force nécessaire pour affronter les terribles épreuves qu’il allait subir. Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin. Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil. Mais, brusquement, quelque chose les réveilla. Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté. Mais c’était un autre Jésus. Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres crurent reconnaître Moïse et Élie. Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

 La-transfiguration-2.jpgPuis Élie et Moïse disparurent. Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours. « Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait. A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ». Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel. Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit : « Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ». Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire. Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret. Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

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Lundi 15 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

EN VRAC...POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE...

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Pour récupèrer lees Souvenirs photographiques de la Messe du dimanche 14 février à Jauldes, vous pouvez aller sur le lien en bas de texte.

. Nous clôturions une deuxième vague de travaux (Isolation thermique et pause d'un plafond à la cuisine de la "Maison N-D " Par nos zélés et pieux fidèles. S'ensuivit un repas fraternel dans une ambiance familiale et chaleureuse. Tous ne sont pas sur la photo. Plusieurs n'aiment pas les photos ! Peu importe, ils sont dans nos prières et notre amour fraternel en Christ. Je recommande à vos bonnes prières mon prochain voyage pastoral au Cameroun (Du 17 au 27 ).Nous nous retrouverons à Jauldes le 28 lors de la Divine Liturgie (Quadisha Qurbana )

https://www.facebook.com/mgr.philippemarie/posts/10208850813490528?notif_t=like

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A modern icon Mor Dionysius Bar Salibi


 

He was also known as logical and eloquent Syriac church father. 

He defended Christianity, in depth literature, history, philosophy, theology, and the Bible both explained.

 

He was metropolitin of Amid (Diyarbakir) in 1148, lay the year 1171 +, and his tomb in the Church of the Virgin (Meryemana) in Diyarbakir, along with the tomb of Mar Jacob of Sarugh.

 

A teacher and mentor of Mar Mikhail the great Patriarch of Antioch (1199)

 

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Source:Drs Gewargis AcisSyriac Aramaic  )

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LES POINTS SAILLANTS D'UNE "DECLARATION COMMUNE

Telepace_HD___feb.12_22_24.ts.Still011 - copie

C’est dans une ambiance détendue et fraternelle que le pape François et le patriarche de Moscou, Cyrille, se sont entretenuspendant près de deux heures dans le grand salon de l’aéroport de la Havane.

Cette rencontre « nous a donné la possibilité d’entendre et comprendre la position de l’un et l’autre (…) nos Églises peuvent maintenant travailler ensemble activement, unir leurs efforts pour défendre les chrétiens du monde entier de manière pleinement responsable et faire en sorte qu’il n’y ait plus la guerre, que la vie humaine soit partout respectée et que se renforcent les fondamentaux de la morale, de la famille et de la personne », a déclaré le patriarche de Moscou dans un bref discours improvisé aussitôt après la signature du texte.

Après lui, le pape François s’est réjoui de l’esprit de « franchise et chaleur » qui a marqué leurs échanges, affirmant devant les journalistes : « Nous avons parlé en frères, clairement, pas à demi-mots (…). J’ai senti pendant que nous parlions que l’Esprit nous soutenait. (…) Oui l’unité se construit en marchant, (…) une série d’initiatives à réaliser ensemble sont faisables et je pense que nous pourrons les réaliser ».

Le texte de la déclaration commune est un long texte de cinq pages qui témoigne d’une convergence de vue sur tant de sujets :

« Face aux défis du monde »

Le texte déplore « la perte de l’unité » entre catholiques et orthodoxes, conséquence « de la faiblesse humaine et du péché, qui s’est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur ». Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, le Pape et le patriarche espèrent que leur rencontre contribuera « au rétablissement de cette unité voulue par Dieu », qu’elle sera « un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté », dans un monde qui attend d’eux « des actes »

Contre les persécutions chrétiennes

« Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution  (…) sont exterminés par familles, villes et villages entiers », poursuivent François et Cyrille, régions comme le Proche-Orient et l’Afrique du nord où « leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits ». Face à ces horreurs poussant tous ces chrétiens à un exode massif de leurs terres, ils appellent la communauté internationale à « des actions urgentes ». Tout en élevant leurs voix en faveur des chrétiens, ils compatissent aussi aux souffrances des fidèles d’autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

Contre la violence et le terrorisme

Citant la Syrie et l’Irak, où la violence a déjà emporté des milliers de vies et laissé des millions de gens sans abri ni ressources, François et Cyrille appellent la communauté internationale à « mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile », en mettant en oeuvre « des actions communes, conjointes et coordonnées ». Un fort appel est lancé à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu’ils agissent de façon responsable et prudente.

Contre l’extrémisme religieux

« En cette époque préoccupante « le dialogue interreligieux est indispensable », poursuit la déclaration, « les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d’autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu ».

Contre les atteintes à la liberté religieuse

Un des grandes préoccupations communes aux deux Églises : « La situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles ». La transformation de certains pays en « sociétés sécularisées, étrangères à toute référence à Dieu et à sa vérité » constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse, déplorent le pape et Cyrille. « Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique. » Convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes, ils mettent en garde contre une intégration européenne qui « ne serait pas respectueuse des identités religieuses ».

Contre l’indifférence face aux pauvres et aux migrants

Le texte se poursuit par une détermination à lutter ensemble contre l’indifférence face aux « personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d’extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l’humanité », et face au sort de « millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches ». Dans ce contexte, les Églises chrétiennes, affirment-ils, « sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent ».

Contre les atteintes à la vie et la famille

Autre préoccupation commune : la famille menacée dans « son ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles » ; la mise sur le même plan d’autres formes de cohabitation que le mariage, et de voir que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, soit « chassée de la conscience publique ». Le Pape et Cyrille se préoccupent aussi pour les millions d’enfants « privés de la possibilité de venir au monde », s’inquiètent du développement de l’euthanasie qui « conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général », et de celui des technologies de reproduction biomédicale qui sont « une atteinte aux fondements de l’existence même de l’homme, créé à l’image de Dieu ». Dans ce contexte, François et Cyrille appellent les jeunes chrétiens à ne pas avoir peur « d’aller à contre-courant pour défendre la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre ». 

Contre le prosélytisme et la concurrence

Pape et patriarche espèrent que leur rencontre historique contribuera aussi « à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes ». Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l’Église du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l’Évangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes et exclut toute forme de prosélytisme. De conclure alors : « Nous ne sommes pas concurrents, mais frères : de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l’amour et à avoir “les uns pour les autres la même aspiration”. (…) Il ne saurait être question d’utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d’une Église à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres ».

 

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Père Gabriel Bunge "Nous devons retourner à nos racines"
 
Une longue interview avec l'Archimandrite Gabriel Bunge a été publiée en anglais en octobre 2013. Cette interview est très intéressante dans son ensemble mais je n'en connais pas de version française et j'en propose un large extrait particulièrement significatif. Le père Gabriel, moine catholique, fut reçu dans l'Eglise orthodoxe russe en 2010; il est maintenant abbé et unique moine du monastère de la Sainte Croix en Suisse. 

Historien de formation, le père Gabriel explique au début de l'interview que la "sécularisation", problème essentiel des Eglises occidentales, est venue par les tentations régaliennes des princes de l'Eglise catholique, papes et évêques, qui se préocupaient en premier lieu de diriger leurs états séculiers. Traduction de VG; les sous-titres résument les questions de l'interview 

Le processus de sécularisation n'aurait-il pas pu intervenir en Orient comme en Occident? 

En principe si, mais en fait cela ne s'est pas fait. Je pense que c'est dû au fait que le processus de sécularisation, qui a pris le dessus dans le Catholicisme, est en fait un processus très long; son expression la plus complète c'est le Protestantisme, qui est un phénomène interne au Catholicisme. C'est un phénomène interne à l'Eglise occidentale qui est intervenu après sa séparation de la partie orientale de l'Eglise; il n'a pas pu se développer avant. 
 
Père Gabriel Bunge "Nous devons retourner à nos racines"
 
Je vous parle là d'une expérience vraiment épouvantable et, plutôt que de parler de l'Histoire, je vais vous partir de ma propre "petite histoire" de soixante-treize ans. J'entrais au monastère à l'âge de vingt-deux ans, exactement l'année où s'ouvrit le Concile Vatican II. Avec mon expérience en Grèce et tout cela, je devins moine è Chevtogne (1) et nous étions réellement heureux de l'espoir que, maintenant, l'Eglise romaine allait revenir sur ses pas; il y avait beaucoup de signes que cela devrait arriver: Paul VI voulait très fortement et profondément la réconciliation avec l'Eglise orthodoxe. Il était en fait l'incarnation de ce Janus de l'Eglise occidentale: 

- D'un côté il voulait concélébrer la Liturgie avec le patriarche Athënagoras, quand ils se rencontrèrent à Jérusalem, et il avait apporté un calice en or pour cela. Mais les œcuménistes (grâce à Dieu) séparèrent ces deux vieux hommes, car la situation serait devenue pire qu'avant après un tel acte. Il proposa d'offrir le calice au Patriarche; 
- Et il est prouvé qu'il voulait rendre la messe latine acceptable pour les Protestants par les réformes liturgiques, sans penser, sans se rendre compte qu'elle deviendrait, dans le même temps, totalement inacceptable aux Orthodoxes. 

Comme vous voyez, l'Eglise Catholique se trouve entre deux positions opposées: l'Est orthodoxe et l'Ouest protestant. Et l'évolution générale n'est pas allée vers l'est, mais vers l'ouest; cela devint une lente "auto-protestantisation" de l'Eglise romaine, une auto-sécularisation, avec toute cette destruction que nous avons vue, aussi bien physique que spirituelle. C'est réellement un désastre historique d'une dimension sans précédant. Voyez-vous, le Protestantisme est un virus interne du Catholicisme et l'Eglise Catholique Romaine n'a pas d'anticorps contre ce virus; l'anticorps c'est l'Orthodoxie qui, pendant cinq cents ans, n'a jamais été tentée pas le Protestantisme; même s'il y eut un patriarche œcuménique qui eut des sympathies pour le Calvinisme (il y en eut bien un…) ce fut anecdotique et cela n'a aucune influence sur la conscience Orthodoxe. L'Eglise Orthodoxe a eu beaucoup d'occasions d'être infectée par le Protestantisme et le sécularisme, mais elle n'a pas succombé, ou seulement en surface. 

Plutôt un rhume qu'un cancer? 

Oui, un rhume et non un cancer. Et c'est réellement une tragédie de dimension historique. 

Bien des Catholiques s'en rendent maintenant compte car ils ne considèrent plus l'Eglise orthodoxe comme un concurrent ou un adversaire. C'est pourquoi ils les aident de toutes les façons possibles à établir leurs paroisses en Occident; ils leur donnent leurs églises pour qu'ils servent la Liturgie sur des autels catholiques — cela aurait été inimaginable auparavant. 

(… ) 
Les Russes célèbrent continuellement des Liturgies solennelles dans la cathédrale St. Nicolas de Bari. J'en ai vu une célébrée par un métropolite russe, avec près de 20 prêtres et un grand chœur. Et j'ai pensé "c'est la Liturgie que demande cette magnifique cathédrale". Mais quand elle fut terminée, une messe latine commença… et on en aurait pleuré; on aurait voulu demander: "que faites-vous ici?" 
 
Père Gabriel Bunge "Nous devons retourner à nos racines"
 
Quelle issue pour ceux qui s'interrogent? 

Je pense que la seule issue c'est qu'ils retrouvent leur propre Orthodoxie car, sauf si Dieu fait un miracle sans précédant en tournant tout le monde vers l'Orthodoxie byzantine: il y a tout une culture qui s'y oppose. Mais ils doivent se tourner vers leur propre Orthodoxie, leurs propres traditions. 

Durant toutes ces années, quand j'ai écrit mes petits livres j'avais pour objectif, comme moine, d'aider les gens à avoir une vie spirituelle, à redécouvrir, à réintégrer leur propre héritage lequel, évidement, est le même que le nôtre car nous avons les mêmes racines. Mais le résultat de mes efforts est proche de zéro, du moins parmi les moines; surtout parmi les moines: les livres sont essentiellement lus par des laïcs, non par des prêtres ou des moines... Les moines sont ceux qui pratiquent le yoga, le reiki etc. Quand on dit cela à des moines russes, ils sont choqués, ils ne peuvent imaginer qu'une telle chose puisse exister. Je ne les juge pas, Dieu merci, c'est notre Seigneur qui va juger le monde et non pas moi; mais cela signifie que les gens ne cherchent pas une solution, une réponse, dans leur propre tradition. Ils cherchent en-dehors d'elle, dans des religions non-chrétiennes. 

Pour moi, des moines catholiques qui pratiquent la méditation Zen, c'est comme des moines Zen qui prieraient les stations de la Croix. C'est complètement absurde. La souffrance a une origine différente dans le Bouddhisme: elle est vaincue d'une façon différente du Christianisme; il n'y a pas e sauveur crucifié. Pourquoi méditeraient-ils sur le Chemin de Croix? Il est évident qu'ils ne le font pas! Et comment un moine Chrétien, qui croit en un Dieu personnifié, peut-il prier l'univers impersonnel du Zen? Dans ces monastères ils ont des jardins Zen… Mais peut-on imaginer un Chemin de Croix dans un monastère Zen? Ce n'est pas imaginable. 

Ils ont en fait perdu leur identité propre 

Mais ce qui est si frappant, c'est qu'ils n'essayent même pas de chercher leurs propres racines – la source qui a été remplie de détritus. Ils semblent convaincus qu'il n'y a rien à chercher et qu'il n'y a jamais rien eu là. 

Ainsi nous devons aussi chercher cette source. Je me souviens assez bien de ma jeunesse monastique – il y avait ceux, dans le monastère, qui considéraient qu'il n'y avait rien là, que tout était sec. Puis arriva un maître du Zen, un Jésuite (très connu; il est mort depuis longtemps), et ce fut une révélation. Il y avait au moins quelque chose de spirituel… Ils n'avaient connu du formalisme. Grâce à Dieu, j'avais découvert les Saints Pères et la littérature monastique des premiers siècles avant d'arriver au monastère. Ce n'est pas le monastère qui m'a enseigné. J'ai continué ma recherche au monastère. 
(…) 
Je sens que ma voie consiste à prouver, y compris aux Orthodoxes, qu'il est possible de redécouvrir nos bases communes, même dans la tradition occidentale, et d'en vivre. Nous ne pouvons y arriver par nous-même, évidement, mais seulement avec la Grâce de Dieu. Ensuite j'atteignis un point où je ne pouvais plus supporter de n'être que dans une communion spirituelle avec l'Eglise orthodoxes proche de mon cœur. Je voulais une véritable communion sacramentelle. Alors je l'ai demandée. 
 
Père Gabriel Bunge "Nous devons retourner à nos racines"
 
Pensez-vous qu'on doive obligatoirement vous suivre pour retrouver nos propres traditions occidentales? 

C'est difficile à dire car cela peut ne pas être techniquement possible pour tout le monde: l'Eglise orthodoxe n'était pas si bien représentée en Occident! C'est en train de changer actuellement et j'ai plusieurs amis qui suivent la même voie: ils sont "orthodoxes", mais pas dans le sens confessionnel; je ne sais s'ils deviendront jamais Orthodoxes. 

Mon expérience personnelle m'enseigne qu'on ne trouve pas toujours de l'aide du côté orthodoxe. Le prosélytisme n'est normalement pas orthodoxe et parfois vous ne recevrez aucune aide concrète. J'en ai même été découragé: quand j'étais un jeune étudiant il y avait un théologien connu (que je ne nommerai pas) qui m'a littéralement interdit, ainsi qu'aux autres moines de Chevtogne, de devenir Orthodoxes. Il a dit non! Vous ne devez pas devenir Orthodoxes! Vous devez souffrir dans votre chère la tragédie de la séparation… Je l'ai fait parce que je n'avais pas d'autre issue. Je me suis adressé à un autre métropolite orthodoxe Russe pour obtenir de l'aide – il ne m'a pas aidé. Il m'a simplement tourné le dos. Et c'était la volonté de Dieu. Au bon moment c'est arrivé tout seul, en douceur. Vraiment. Comme une lettre à la poste suisse. Mais avant cela semblait impossible. 

Les Orthodoxes doivent-ils plus aider ceux doutent? Ceux qui cherchent leurs racines? 

Ils doivent mieux connaitre leur propre foi et être capables de répondre aux questions. Ils ne doivent pas critiquer tout et tout le monde comme bon nombre de convertis sont enclins à le faire. Oui, ils doivent être capables de répondre aux questions essentielles. Toutefois, je parle là de mon expérience personnelle en Suisse mais je pense que c'est différent en Amériques, où il y a des centaines d'églises différentes, des dénominations Protestantes, et elles sont pour ainsi dire toutes égales; et il y a aussi, malheureusement, des douzaines d'Eglises orthodoxes. Il y a en fait trop de choix et on s'y perd. Malgré cela, il est toujours difficile pour certains Américains orthodoxes venir et déclarer "ceci est la véritable Eglise". Pourtant c'est plus facile en Amériques car il n'y a pas d'Eglise "dominante". Ce n'est pas comme en Italie, en Espagne, ou même en Allemagne où il y a deux Eglises dominantes, la catholique et la protestante. Côte à côte ou l'une sur l'autre, selon le point de vue où on se place; l'Eglise catholique est une confession dominante. Toute activité Orthodoxe serait mal reçue, je suppose, en tout cas pour autant qu'elle dépende de l'Eglise catholique. Obtenir une église, célébrer, quand vous êtes trop pauvre pour bâtir votre propre église, vous devez obtenir le bon vouloir des évêques catholiques. Mais je pense que la situation est différente en Amériques. 

De toute façon je suis contre toute espèce de prosélytisme, mais nous devons répondre aux questionnements, dire ce que les choses sont si les gens veulent savoir. Dieu appelle chacun à cela, disons, "à sa juste place". 

Est-ce que la population locale, non Orthodoxe, vous pose des questions? 

La population locale me connait depuis trente ans (…) et connaissait notre proximité de l'orient Chrétien (…) Une femme, une simple méngère sans éducation universitaire, qui avait appris que nous étions devenus Orthodoxes, m'a dit: "Je veux juste que vous achiez aue vous serz toujours notre Père Gabriel, et vous faites ce que vous nous avaez toujours dit de faire – revenir à nos racine. L'Eglise orthodoxe est justement ce qu'elle fut à l'origiine" sAinsi une personne ordinaire, sans aucune formation téologique, peut cmprendre le sens de cela. Ces gens ne sont pas choqués, nous n'avons rencontrés aucune opposition (…) Quand j'ai été saccré abbé de mon monastère (un grand mot pour une petite réalité*), plusieurs Catholiques étaient présents, dont beaucoup de moines Bénédictains. Ils avaient demandé s'ils pouvainet venir; ils voulaient être là. Ils étaient présents à la Liturgie orthodoxe et je les ai présentés à l'évêque, qui les accueillit aimablement. Ce n'était pas perçu comme un acte hostile envers eux ou l'Eglise catholique, mais plutôt comme l'aboutissement de ce dont j'avais toujours parlé; ils pouvaient voir que j'étais logique avec moi-même. 

Beaucoup d'entre eux auraient même voulu faire comme moi, mais ils sont trop liés au monde dans lequel ils vivent, ou bien leur connaissance de l'Orthodoxie, de la tradition apostolique, est insufisant. 
 
 
Père Gabriel Bunge "Nous devons retourner à nos racines"
 
Conclusion: nous devons retourner à nos racines. 

Note de l'auteur: 
(1) L'abbaye de Chevetogne, ou de la Sainte Croix, est un monastère catholique bénédictin situé en Belgique, dans la province de Namur, fondé en 1939. Le monastère a deux églises, l'une célébrant en rite latin et l'autre en rite byzantin. 

Note du rédacteur: 
* Le père Gabriel avait un seul compagnon, maintenant décédé. 

Source ; Nun Cornelia (Rees)spoke with Schema-Archimandrite Gabriel Bunge 

V.GOLOVANOW
 

 

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On February 15, Christians throughout the world will remember the courage and religious fortitude of the 21 Martyred Coptic Christians.

 

http://myocn.net/remembering-the-21-coptic-christian-marty…/

 

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Ne les oublions-pas, prions pour eux...

 

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Le président Bachar al-Assad s'est dit déterminé à reprendre le contrôle de toute la Syrie, avertissant que les combats contre les rebelles qui cherchent depuis près de cinq ans à le renverser pourraient être "longs". Il rejette les accusations de crimes de guerre.

 

"Il n'est pas logique de dire qu'il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons", a-t-il déclaré dans une interview exclusive à l'AFP réalisée jeudi à Damas. C'était son premier entretien à un média depuis l'échec le mois dernier des pourparlers de Genève et le lancement par son armée au début du mois d'une vaste offensive militaire dans la région d'Alep (nord) appuyée par les bombardements de l'aviation russe.

"Que nous soyons capables de le faire ou non, c'est un but que nous chercherons à atteindre sans hésitation", a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé s'il s'estimait capable de reprendre le contrôle de tout le pays. Il estime en outre qu'il existe un risque d'une intervention turque et saoudienne en Syrie.

Négocier et faire la guerre

Bachar al-Assad a aussi affirmé vouloir mener des négociations avec l'opposition tout en poursuivant la guerre contre la rébellion armée. "Depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l'action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu'on arrête de combattre le terrorisme. Les deux volets sont indispensables en Syrie (...) Le premier volet est indépendant du second".

S'agissant de la "bataille principale" d'Alep, dans le nord, elle a pour but de "couper la route" entre cette province et la Turquie, et non pas de prendre la deuxième ville du pays, a encore dit le président syrien. "L'importance de couper cette route tient au fait qu'elle constitue "la voie principale de ravitaillement des terroristes".

Il s'est aussi exprimé sur la crise des réfugiés. M. Al-Assad estime que l'Europe doit créer les conditions pour aider au retour des réfugiés dans leur pays. "Je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à l'exode (des réfugiés syriens) en fournissant une couverture aux terroristes et en imposant un embargo à la Syrie à aider au retour des Syriens chez eux".

SOURCE

 

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L'Egypte, la Jordanie, les Emirats arabes unis et Israël se prononcent pour une coopération plus étroite avec la Russie afin de régler le conflit syrien.

La participation de l'aviation russe au conflit syrien pousse de nombreux alliés des Etats-Unis au Proche-Orient à intensifier leur coopération avec Moscou, écrit The Wall Street Journal, citant des diplomates arabes, israéliens et américains.

"L'intensification des opérations militaires russes en Syrie divise les alliés de Washington dans la région: certains pays commencent à prendre conscience de la nécessité d'œuvrer conjointement avec le Kremlin qui soutient le régime de Bachar el-Assad", indique le journal.

Selon lui, les changements de ce genre compliquent davantage la situation diplomatique au Proche-Orient où les partenaires vitaux des Etats-Unis prennent des positions diamétralement opposées. Et ce, à un moment crucial.

Les pays qui se sont investis le plus dans la révolte contre Bachar el-Assad (en premier lieu la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar) appellent l'opposition syrienne à ne pas faire de concessions lors des négociations inter-syriennes et à poursuivre la lutte.

Au contraire, des pays comme l'Egypte, la Jordanie et les Emirats arabes unis se déclarent prêts à reconnaître le rôle de Moscou et de Damas et soulignent la nécessité de coopérer plus étroitement avec le Kremlin.

"A l'issue de nos entretiens avec la partie russe, nous avons constaté que l'objectif principal de Moscou était de combattre les organisations terroristes. Nous soutenons tout effort international visant à éradiquer le terrorisme en Syrie", a indiqué lundi dernier le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri.

"Nous devons agir de concert, laissant de côté nos désaccords régionaux", a pour sa part déclaré le prince héritier d'Abu Dhabi et président des Emirats arabes unis, Mohammed Bin Zayed Al-Nahyane, après avoir rencontré la semaine dernière le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Israël et Moscou entretiennent eux aussi des contacts dans le but de définir des actions conjointes au Proche-Orient.

Selon certains analystes et diplomates, c'est la profonde déception face à la position de la Maison Blanche sur la crise syrienne qui pousse les alliés des Etats-Unis à se ranger de plus en plus souvent du côté de la Russie.

"De nombreux pays du Proche-Orient font remarquer que quatre ans se sont écoulés depuis le début de la crise syrienne. Or, les Etats-Unis ont soit semé le chaos en Syrie, soit n'y ont rien fait", affirme Faysal Itani, maître de recherches à l'Atlantic Council, un think tank de l'Otan.

L'an dernier, de nombreux pays arabes étaient persuadés que l'offensive lancée par l'opposition armée dans la province de Lattaquié mettrait un terme au régime de Bachar el-Assad. Les islamistes s'apprêtaient à isoler Damas du littoral, ce qui devait leur permettre "d'étrangler" le gouvernement syrien.

Cependant, au cours des derniers mois, l'armée syrienne soutenue par l'aviation russe a débarrassé Lattaquié des islamistes et les a chassés vers la frontière turque.

 

Source

 

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poutine_erdogan

DEUX ADVERSAIRES RESOLUS:

Poutine est un joueur d’échecs doublé d’un

judoka :  il réfléchit, temporise et attaque . Avec

en point de mire un objectif clair : refaire de la

Russie une grande puissance.

poutine_erdogan

Erdogan, le nouveau sultan turc,  veut que la Turquie redevienne l’Empire Ottoman : les yeux tournés vers l’Orient pour le dominer politiquement et religieusement mais aussi vers l’Occident pour traiter d’égal à égal.

Il y a encore peu de temps, les deux hommes se parlaient beaucoup, notamment sur les questions du gaz et du cheminement des oléoducs. Mais trop de divergences rendaient la confrontation probable: outre les penchants islamistes avérés d’Erdogan (proche des Frères musulmans), l’appartenance de la Turquie à l’OTAN et son souhait, même différé, d’adhérer un jour à l’Union européenne. On mesure la complexité de l’équilibre pour la Turquie : être une base avancée de l’OTAN (donc des Etats-Unis) négocier avec l’Europe, parler avec la Russie et développer une stratégie d’expansion d’un islam sunnite très dur.

C’est le conflit syrien, bien sûr, qui va modifier tout cela.

L’aide turque aux islamistes

Erdogan a longtemps entretenu des relations cordiales avec Bachar el Assad. Mais la révolte de la population syrienne sunnite, poussée par l’Arabie Saoudite et le Quatar, va fatalement entraîner Erdogan à prendre parti contre Bachar et son régime alaouite, considéré comme hérétique.

Tandis que Poutine fournit armes et argent au régime syrien, la Turquie devient la plaque tournante de l’insurrection. Outre les fournitures d’équipements militaires, ce sont des milliers d’hommes, venus du monde entier, qui transitent par elle. L’armée laisse passer tandis que les services secrets turcs organisent les convois d’armes et entretiennent d’étroites relations avec les chefs de l’insurrection y compris ceux de l’Etat islamique à partir de 2014.

Dans le même temps, des millions de civils syriens fuient la guerre et se réfugient en Jordanie, au Liban et en Turquie. L’exode s’accélère lorsque l’Etat Islamique conquiert de nombreux territoires en 2014 et 2015 : mêmes les sunnites ne sont pas à l’abri des exactions de ces combattants fanatisés et d’une sauvagerie sans limite.

Deux événements fondamentaux se produisent alors : l’exode des migrants vers l’Europe  et l’intervention russe.

Opération migrants

La question des migrants se pose avec acuité à partir de 2015. Notons au passage la savoureuse sémantique européenne consistant à utiliser un terme anglais pour éviter le mot immigré, probablement trop stigmatisant.

Encouragés par la passivité européenne face à l’exode massif d’Africains prenant la mer depuis la Libye mise en miettes par la brillante intervention franco-américaine, les turcs commencent à mettre au point l’exode vers l’Europe des réfugiés campant sur leur sol. Des réseaux de passeurs s’organisent et des milliers de petites ou moyennes embarcations prennent la mer depuis la côte turque vers les îles grecques, toutes proches. Les gardes-côtes turcs suivent les consignes et laissent soigneusement passer. Bien sûr, il y a des noyades en nombre, dont beaucoup d’enfants et la photo du corps de l’un d’eux rejeté par la mer sur une plage fera le tour du monde.

Angela Merkel , n’écoutant que son coeur, ouvre les portes de l’Europe et au passage rappelle  qu’il n’y a plus d’enfants allemands et qu’il faut bien des bras pour travailler et payer les retraites d’une population à la démographie suicidaire.

La grande invasion pouvait commencer.

Outre la subversion de l’Europe, ce qui ne peut que réjouir un islamiste digne de ce nom, cette opération gigantesque, va permettre à Erdogan de soutirer des milliards d’euros à l’Europe (3 pour l’instant) pour gérer les réfugiés restés en Turquie. Surtout, il apparaît comme l’interlocuteur numéro un des puissances occidentales, reléguant ses voisins à un rôle négligeable et la Russie à celui d’un fauteur de guerre. Enfin, il exige, et obtient, la reprise des négociations pour une adhésion à l’Union européenne.

Intervention russe

Parallèlement, l’affaiblissement de l’armée syrienne face aux multiples factions islamistes gorgées d’armes et d’argent venant d’Arabie Séoudite, du Quatar, de Turquie , des Etats-Unis et même de  France grâce aux bons offices de Laurent Fabius, va obliger la Russie à renforcer son appui au régime syrien.

Après la chute de la Province d’Idlib, près de Lattaquié, le coeur du régime, et une subtile préparation diplomatique, Poutine envoie l’aviation russe et des conseillers au sol. Cela se fait de concert avec l’Iran et le Hezbollah libanais : les chiites ne veulent pas d’un Etat islamiste sunnite.

Les résultats ne se font pas attendre et le cours de la guerre, depuis, semble s’inverser. Ivre de rage Erdogan commet un acte fou : il fait abattre un bombardier russe, insuffisamment protégé par la chasse (les Russes en tireront la leçon). Le corps du pilote tué est émasculé par des islamistes turkmènes armés par Istanbul; le copilote survivant est récupéré après une opération commando.

Poutine a réagi avec mesure : sanctions économiques, refus de rencontrer Erdogan lors de la Cop 21, incitations faites aux Russes de ne plus passer leurs vacances en Turquie. C’est la différence entre un chef d’Etat et un manipulateur sans scrupules.

Mais il n’oubliera pas : quand le moment sera venu, les insurgés Turkmènes de la province d’Idlib paieront le prix fort pour leur geste barbare.

Au delà, c’est l’affrontement entre deux hommes que tout oppose et deux puissances aux intérêts maintenant antinomiques.

Le sort du Proche Orient en dépend.

Pour l’Europe, rien ne change : Poutine est un homme dangereux et la Russie une ennemie. Quant à la Turquie, elle est un interlocuteur certes difficile mais fiable. Un jour peut-être cette stratégie absurde sera corrigée. Mais elle passe par un préalable : s’affranchir de la tutelle américaine.

(SOURCE: Antoine de Lacoste dans MPI)

 

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L'Académie française opposée à toute réforme de l'orthographe

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, le 9 mars 2007 à Paris

 

L'Académie française s'oppose à toute réforme de l'orthographe et n'est pas à l'origine de celle qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires, affirme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie.

L'Académie française s'oppose à toute réforme de l'orthographe et n'est pas à l'origine de celle qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires, affirme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie.

«Je n'ai pas compris les raisons qui expliquent l'exhumation d'une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l'Académie française n'a eu aucune part, à l'inverse de ce que l'on a voulu faire croire», indique Mme Carrère d'Encausse dans une interview publiée samedi par le Figaro.

Largement méconnue, la réforme adoptée en 1990 prévoit la simplification de l'orthographe de certains mots et allège l'usage des traits d'union et des accents circonflexes. Sa généralisation prochaine dans les manuels scolaires du primaire suscite une vive polémique, notamment dans les médias et les réseaux sociaux.

«La position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps», souligne Mme Carrère d'Encausse qui rappelle que la langue «est une part essentielle de notre identité».

L'historienne précise qu'en ce qui concerne la réforme de 1990, l'Académie s'était prononcée sur des «principes généraux - un nombre limité de rectifications d'incohérences ou d'anomalies graphiques - mais non sur le projet lui-même dont le texte était en cours d'élaboration».

L'Académie a par la suite «marqué son désaccord» avec le texte, a-t-elle dit.

«En 2016, nous sommes devant une situation radicalement différente» avec un système éducatif qui «s'est écroulé» au point «qu'un élève sur cinq quitte l'école sans savoir lire» ajoute Mme Carrère d'Encausse.

«Le problème n'est donc plus d'offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l'accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif», estime-t-elle.(Source: 20 minutes)

 

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German-asylum-center

Voici la traduction de larges extraits d’une information parue hier sur Breitbart. Ça continue…

« Selon de quotidien allemand Die Welt, les violences contre les minorités ethniques ou religieuses et les femmes continuent à monter en flèche dans les centres d’asile en Allemagne. Des hommes musulmans déchirent des Bibles, agressent les chrétiens, abusent sexuellement de femmes et d’enfants et tabassent des homosexuels […]

À Stuttgart, l’affaire de violence contre un chrétiens assyrien par un compagnon de chambre musulman, a suscité le lancement d’une pétition, signée par 17 000 personnes, demandant un hébergement séparé.

La pétition, lancée par le [Zentralrates Orientalischer Christen in Deutschland, conseil central des chrétiens d’Orient en Allemagne], a demandé à la ville de Stuttgart “de bien vouloir héberger dans un endroit décentralisé les chrétiens réfugiés à Stuttgart-Neugereut en les protégeant des souffrances et des persécutions accrues auxquelles ils sont exposés ».

L’affaire a été abordée par le conseil municipal qui a approuvé la création d’un centre d’hébergement séparé pour 30 chrétiens [à Neugereut] avant le fin du mois d’avril ».

Source : Breitbart, 11 février

SOURCE

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INVITATION:

"Que sont mes amis devenus ?"

par Brigitte Stora

 dimanche 21 février 11h30

au café des Psaumes

16 ter, rue des Rosiers Paris 4e 

 

Contact : brigitte.stora@wanadoo.fr

 

Janvier 2015« Le pire c'est que nous savions… ». Comme si cette destruction nous était intime, connue. Depuis quinze ans, nous étions presque seuls, ciblés, abandonnés. Charlie aussi avait été lâché, puis criminalisé et assassiné. A sa manière, il était devenu un peu juif. Onze mois plus tard, plus de 130 jeunes seront assassinés au Bataclan et sur les terrasses des cafés à Paris. La France toute entière est désormais visée.

Pendant des décennies, l’idéal révolutionnaire d’une certaine gauche a épousé le désir d’émancipation, la soif de fraternité. Nous pensions qu’après la Catastrophe, la source du venin était tarie, nous avons cru en un monde pluriel où nous avions enfin notre place. 

 

Mais les amants du chaos se sont réveillés et abreuvent les jeunes générations de leur fiel et de leur ressentiment. Aux mots ont succédé les meurtres : celui d’Ilan Halimi, celui des militaires et des enfants juifs de Toulouse, des clients d’un magasin cacher puis le mitraillage de toute une rédaction. L’horreur des attentats de novembre a plus clairement encore ciblé le « nous », celui que depuis longtemps ils détruisent.

Aujourd’hui la « révolte » s’avance trop souvent contaminée par la haine au point parfois de relayer insidieusement la terreur fasciste, de lui donner une justification. Alors que du temps de nos engagements,  le choix de la vie dominait, je me demande « que sont mes amis devenus ? ».

Après des études de sociologie et d’Ethique, Brigitte Stora est devenue journaliste indépendante et chanteuse. 

 
 
 

 

Lundi 15 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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'If the soul keeps far away from all discourse in words, from all disorder and human disturbance, the Spirit of God will come in to her and she who was barren will be fruitful.' (St. Poemen)

'If the soul keeps far away from all discourse in words, from all disorder and human disturbance, the Spirit of God will come in to her and she who was barren will be fruitful.' (St. Poemen)

L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone fait aujourd'hui mémoire de:

Saint POLYEUCTE, martyr à Mélytène en Arménie († 259)

FUSCA et MAURA, vierges et martyres à Ravenne († 250)

AGABUS, prophète du Nouveau Testament († Ier s.)

GRÉGOIRE II, pape de Rome († 731)

 

 

Chers amis. Aloho m'barekh


 Depuis la Charente où j'accomplis mon devoir pastoral, je pense à chacun d'entre vous en ce saint temps du Carême.


Je vous rappelle que, du 17 au 27 Février, j'accomplirai une visite pastorale importante au Cameroun.


Importante non pas en durée, parce qu'elle sera courte.


Importante parce que, une fois de plus,il me faudra "remettre les pendules à l'heure", redresser, menacer, exhorter face à divers comportements inadmissibles, surtout de la part de moines dans un monastère.


Priez pour moi, pour que mes décisions soient justes et bonnes pour tous et chacun. Pour qu'elles favorisent une authentique mission de notre Eglise  en Afrique...Ces décisions n'auront certes pas été prises à la légère.


Elles naîtront d'une longue et miséricordieuse patience, d'une concertation constante avec les acteurs de la mission [Evêques amis ; Prêtres, Moines et fidèles de notre  Métropolie (archidiocèse)], particulièrement les membres du "Conseil de l'Eglise".




Un prêtre nouveau prêtre sera donné à l'Eglise et à sa mission le dimanche 21 février. Priez bien pour lui, il s'agit du Diacre Joseph.


N'oubliez-pas dans vos prières les deux autres Diacre qui se préparent à recevoir la même grâce le 29 Juin prochain: Les moines Frère Pierre et Frère Parfait.


Heureux et Saint Carême à vous , heureuse montée vers Pâques !


Votre respectueusement et fidèlement dévoué en Christ.


+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

 

Livre d'Isaïe 58,9-14.

Voici ce que dit le Seigneur Dieu : si tu éloignes du milieu de toi le joug, et que tu cesses de montrer le doigt et de dire des outrages, 
si tu donnes la nourriture à l'affamé, et si tu rassasies l'âme affligée, ta lumière se lèvera au sein de l'obscurité, et tes ténèbres brilleront comme le midi. 
Et Yahweh te guidera perpétuellement, il rassasiera ton âme dans les lieux arides. Il donnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin bien arrosé, comme une source d'eau vive, qui ne tarit jamais. 
Tes enfants rebâtiront tes ruines antiques ; tu relèveras des fondements posés aux anciens âges ; on t'appellera le réparateur des brèches, le restaurateur des chemins, pour rendre le pays habitable. 
Si tu t'abstiens de fouler aux pieds le sabbat, en t'occupant de tes affaires en mon saint jour, et que tu appelles le sabbat les délices, vénérable le saint jour de Yahweh, et que tu l'honores en ne poursuivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes affaires et à de vains discours : 
alors tu trouveras tes délices en Yahweh, et je te transporterai comme en triomphe sur les hauteurs du pays, et je te ferai jouir de l'héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de Yahweh a parlé. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,47-56.

En ce temps-là, le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus était seul à terre. 
Voyant qu'ils avaient beaucoup de peine à avancer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer ; et il voulait les dépasser. 
Mais eux, le voyant marcher sur la mer, crurent que c'était un fantôme et poussèrent des cris. 
Tous en effet le virent et ils furent troublés. Aussitôt il parla avec eux et leur dit : " Prenez confiance, c'est moi, ne craignez point. " 
Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Ils étaient intérieurement au comble de la stupéfaction, 
car ils n'avaient pas compris pour les pains, et leur cœur était aveuglé. 
Ayant traversé, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. 
Quand ils furent sortis de la barque, des gens l'ayant aussitôt reconnu,
parcoururent toute cette contrée, et l'on se mit à apporter les malades sur les grabats, partout où l'on apprenait qu'il était. 
Et partout où il entrait, bourgs, ou villes, ou fermes, on mettait les malades sur les places, et on le priait de leur laisser seulement toucher la houppe de son manteau ; et tous ceux qui pouvaient toucher étaient guéris. 
 



Une Prière du Bx John Henry Newman

(1801-1890), Cardinal de l'Eglise Romaine-catholique, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre 
« Lead, Kindly Light », Verses on Various Occasions (trad. L. Bouyer) 

 

« Il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer »

 

 

Conduisez-moi, douce lumière, 
Parmi l'obscurité qui m'environne, conduisez-moi ! 
La nuit est sombre, et je suis loin du foyer, conduisez-moi ! 
Gardez mes pas ; 
Je ne demande pas à voir les scènes éloignées : 
Un seul pas est assez pour moi. 
Je n'ai pas toujours été ainsi : 
Je n'ai pas toujours prié que vous me conduisiez ; 
J'aimais choisir et voir mon chemin, mais maintenant conduisez-moi. 
J'aimais le jour éclatant, et, malgré mes craintes, 
L'orgueil dominait mon vouloir : 
Ne vous souvenez pas des années passées. 
Aussi longtemps que votre puissance m'a béni, 
Aussi longtemps elle me conduira encore, 
À travers landes et marécages, rochers et torrents, 
Jusqu'à ce que la nuit s'achève 
Et qu'avec ce matin sourient ces visages angéliques 
Que j'ai longtemps aimés et perdus pour une heure.


« Ce respect et cette patience que nous devons garder, à l'exemple de Marie, à l'exemple de Dieu, dans nos relations avec les créatures, nous en avons besoin aussi avec nous-mêmes. Il faut beaucoup de patience avec son âme, sans même parler du corps :

le plus grand déploiement d'énergie naturelle ne nous donnera pas d'ajouter une coudée à notre taille, c'est Notre-Seigneur qui nous le dit, et l'on ne change pas grand-chose au caractère toujours assez vilain, dont on est doué par la naissance et l'éducation.

Mais celui qui reconnaît franchement ce qu'il est, qui par là-même perd la tentation de critiquer les autres, et qui ne cesse pas malgré cet aveu de recommencer chaque jour son effort, les yeux fermés sur le résultat, ne persévérant que POUR Dieu et ne comptant que sur sa bonté - celui-là fait plus que s'améliorer ; il SE LAISSE et SE LIVRE à Dieu, à qui l'humilité dans l'amour rend plus de gloire que toute réussite.

Chacun doit respecter son âme, fille et fiancée de Dieu ; il doit accueillir l'action en elle de l'Esprit Saint, selon le mode qu'il plaît à celui-ci. L'âme est si délicate que Dieu seul peut la toucher.

Demandons à la Très Sainte Vierge de nous communiquer sa douceur :

c'est elle qui nous réserve à Dieu et nous rend chastes au sens le plus élevé, c'est-à-dire libres de toute résistance et prêts pour la venue de l’Époux. »

Un Chartreux (Dom Jean-Baptiste Porion, † 1987), Amour et Silence, Seuil, Paris, 1951.

 

 

Un Évangile  nous relate l’appel du publicain Lévi, le futur évangéliste St Matthieu... 


 

 Je ne te demande pas si tu as tout bien fait...  

Aux yeux des Juifs de l'époque, être publicain c’est appartenir à une "caste" de grands pécheurs.

c'est le publicain qui est chargé par l'occupant romain de collecter l'impôt.

Il pactise donc avec l'occupant, l'ennemi du peuple de Dieu pour gagner de l’argent . 

« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.

Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu'ils se convertissent. » (Lc 5, 32) 

Un grand spirituel St Bède le Vénérable a commenté ce passage en disant : 

-miserando atque eligendo.

En faisant miséricorde à Levi et en le choisissant, le Seigneur nous montre combien Il nous fait miséricorde et en même temps nous appelle à Le suivre de plus près. 


Le suivre de plus près, qu'est-ce à dire ?

Un appel à  vivre avec lui et à être son envoyé dans le monde.

" Vous êtes, vous le sel de la terre...Vous êtes, vous, la lumière du monde..."

Comment pourrons-nous faire alors que nous sommes pécheurs ? Nous pouvons témoigner, en toute humilité et communier à la patience infinie du Bon-Dieu en demeurant toujours présent pourr ces frères et soeurs que nous ne pouvons pas juger si nous ne voulons pas être jugés...

Comme et parce que le Seigneur nous a appelés et que son appel nous fait miséricorde, nous aussi devons être miséricordieux...

 

 Aujourd'hui, le Seigneur nous interpelle :"Suis-moi !"  

Aujourd’hui, sachons entendre l’appel du Seigneur à notre oreille :

« Suis-moi ».

Je ne te demande pas si tu es quelqu’un de bien, si tu as tout bien fait, je te demande seulement :

-« Suis-moi » et avance sur le chemin de l'Eglise que J'ai fondée sur le Ministère et la Tradition Apostolique...Avance en toute humilité et sois sans crainte....

 

 

 Aujourd'hui, je fais un pas sur le Chemin de notre Ste mère l'Eglise 

 

Je prends la résolution d’aller rencontrer le Christ , « le médecin de l'âme » à travers le Sacrement de Pénitence, le Sacrement de réconciliation  pour faire, au cours de ce carême, une bonne Confession et être régénéré dans la grâce de mon Baptême.

Dès aujourd'hui, je prends un temps pour préparer mon cœur à cette rencontre avec le Christ mon Rédempteur.

 

In the spiritual life we can do nothing worthy without repentance, but the Lord has much mercy on us because of our intentions. He who compels himself and holds on to repentance until the end, even if he sins is saved because he compelled himself, for the Lord promised this in the Gospel. (St. Mark the Ascetic)

In the spiritual life we can do nothing worthy without repentance, but the Lord has much mercy on us because of our intentions. He who compels himself and holds on to repentance until the end, even if he sins is saved because he compelled himself, for the Lord promised this in the Gospel. (St. Mark the Ascetic)

Saint Polyeucte , qui êtes-vous ?
Martyr à Mélitène ( 250)


Polyeucte était, avec son ami Néarque, dans la XIIe Légion romaine stationnée à Mélitène, en Arménie. Ce fut Néarque qui l'amena à embrasser la religion chrétienne. Ils furent tous deux arrêtés après avoir bousculé une procession païenne. Polyeucte, sommé par les autorités et supplié par sa femme et son beau-père d'apostasier (de renier son Dieu et de sacrifier aux autres) refusa et eut la tête tranchée. Il n'était encore que catéchumène et  reçut ainsi le "baptême de sang".
Néarque fut relaché ensuite. 

Corneille reprit les "Actes" de son martyre, au XVIIe siècle, pour en faire une tragédie qui est conforme à la vérité historique.

 

 

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BEATRICE 13 FEVRIER

 

  Bienheureuse Béatrice est la fondatrice d'une chartreuse, elle naquit au Ciel en 1303


Béatrix était  née à Ornacieux dans le Dauphiné. Elle  rejoignit  une chartreuse de moniales à Parménie. 


Puis elle fonda celle d’Eymeux où elle laissa le souvenir d’une grande mystique revivant les souffrances du Christ durant sa passion.

 

 Il ne reste rien de la Chartreuse d’Eymeux , celle de Parménie a été détruite dès 1391, seule une chapelle subsiste.  Mais son souvenir a été gardé puisqu'elle n'a été canonisée par l'Eglise de Rome qu'en 1868.


BONNE FETE AUX BEATRIX, BEATRICE ET VIATRIX

 

Demain nous fêterons la Saint Valentin

LE PARDON

Blessed the one who always keeps the memory of God in himself, he will be wholly like an Angel from heaven upon earth, ministering to the Lord with fear and love.' (St. Ephrem of Syria)

(P. Schmemann)

Dans l'Église Orthodoxe (Bysantine), le dernier dimanche avant le Grand Carême – jour où lors des Vêpres, on annonce et inaugure officiellement le Carême – ce dimanche est appelé Dimanche du Pardon. Le matin de ce dimanche-là, durant la Divine Liturgie, nous entendons les paroles du Christ :

"Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste aussi vous les pardonnera; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus" (Mt 6,14-15).

Ensuite après les Vêpres – après y avoir entendu l'annonce du Carême dans le Grand Prokimenon : "Ne détourne pas Ta Face de Ton serviteur, car je suis dans l'affliction; hâte-Toi de m'exaucer * Prête attention à mon âme et délivre-la!" (Ps 68,18-19), après avoir fait notre entrée dans la liturgie du Grand Carême, avec 
ses commémorations spéciales, avec la prière de saint Ephrem le Syrien, avec ses prosternations – nous nous demandons pardons les uns les autres, nous accomplissons le rite du pardon et de la réconciliation. Et pendant que nous nous adressons les uns les autres les paroles de réconciliation, le choeur entonne les hymnes de Pâques, remplissant l'église de l'anticipation de la joie Pascale.


Quelle est la signification de ce rite? Pourquoi est-ce que l'Église veut que nous commencions la période du Carême par le pardon et la réconciliation? Ces questions ont du sens, parce que pour beaucoup trop de gens, le Grand Carême signifie principalement, et quasiment exclusivement, un changement de régime alimentaire, la conformité avec les règles ecclésiales concernant le jeûne. Ils comprennent le jeûne comme une fin en soi, comme une "bonne action" requise de la part de Dieu et portant en elle-même son mérite et sa récompense. Mais l'Église n'épargne aucun effort pour nous révéler que jeûner n'est qu'un moyen, un parmi beaucoup d'autres, pour parvenir à un but bien plus élevé : le renouvellement spirituel de l'homme, son retour à Dieu, la véritable repentance, et dès lors, la véritable réconciliation. L'Église déploie tous les efforts possibles pour nous mettre en garde contre un jeûne hypocrite et pharisaïque, contre la réduction de la religion à quelques simples obligations externes. Comme le dit une hymne de Carême :

"
En vain te réjouis-tu à ne pas manger, Ô âme!
Car tu t'abstiens de nourriture,
Mais n'es pas purifiée des passions.
Si tu persévère dans le péché, tu auras jeûné pour rien."

Le pardon se trouve au centre même de la Foi Chrétienne et de la vie Chrétienne parce que le Christianisme lui-même est, par dessus tout, 
la "religion" du pardon. Dieu nous pardonne, et Son pardon est en Christ, Son Fils, Qu'Il nous envoie, afin qu'en partageant Son humanité, nous puissions partager Son amour et être vraiment réconciliés avec Dieu. En effet, le Christianisme n'a pas d'autre contenu que l'amour. Et c'est en premier lieu le renouvellement de cet amour, le retour à cet amour, la croissance en cet amour, que nous recherchons dans le Grand Carême, en jeûnant et priant, dans tout l'esprit et tout l'effort de cette période. C'est donc de manière appropriée que le pardon est à la fois le commencement et la condition même pour la période du Carême.

L'on pourrait objecter : pourquoi devrais-je accomplir ce rite, alors que je n'ai pas "d'ennemis"? Pourquoi devrais-je demander pardon à des gens qui ne m'ont rien fait et que je ne connais qu'à peine? Poser ces questions, c'est méconnaître l'enseignement Orthodoxe au sujet du pardon. Il est vrai que l'inimitié ouverte, la haine personnelle, la réelle animosité peuvent être absents de notre vie, quoique si nous en faisions l'expérience, il nous serait plus facile de nous repentir, car ces sentiments contredisent ouvertement les divins Commandements. Mais l'Église nous révèle qu'il y a des manières bien plus subtiles d'offenser l'Amour Divin. C'est l'indifférence, l'égoïsme, le manque d'intérêt pour autrui, du vrai souci pour eux – en bref, ce mur que nous érigeons habituellement autour de nous-mêmes, pensant qu'étant "polis" et "amicaux", nous accomplissons les Commandements de Dieu. Le rite du pardon est si important précisément parce qu'il nous fait prendre conscience – fut-ce au moins une minute durant – que toute notre relation à autrui est faussée, il nous fait expérimenter cette rencontre d'un enfant de Dieu avec un autre, d'une personne créée par Dieu avec une autre, il nous fait ressentir la "reconnaissance" mutuelle qui manque si terriblement dans notre monde froid et déshumanisé.

En ce soir unique, tout en écoutant les joyeuses hymnes Pascales, nous sommes appelés à faire une découverte spirituelle : goûter à un autre mode de vie et de relation à autrui, à une vie dont l'essence c'est l'amour. Nous pouvons découvrir que partout et toujours, Amour Divin Incarné, le Christ Se tient au milieu de nous, transformant notre aliénation mutuelle en fraternité. En m'avançant vers l'autre, alors que l'autre vient vers moi – nous commençons à réaliser que c'est le Christ Qui nous amène l'un vers l'autre, par Son amour pour chacun d'entre nous.

Et parce que nous faisons cette découverte – et parce que cette découverte est celle du Royaume de Dieu en lui-même, le Royaume de Paix et d'Amour, de réconciliation avec Dieu et, en Lui, avec tout ce qui existe – nous entendons les hymnes de cette Fête, qui une fois par an "nous ouvrent les portes du Paradis." Nous savons pourquoi nous allons jeûner et prier, nous savons ce que nous allons chercher durant ce long pèlerinage du Grand Carême. Le dimanche du Pardon: le jour où nous acquérons le pouvoir pour accomplir notre jeûne – le véritable jeûne; notre effort – l'effort vrai; notre réconciliation avec Dieu – l'authentique réconciliation.


[Extrait de "
The Great Lent" ("Le Grand Carême")
, par feu le protopresbytre Alexander Schmemann, SVS Press] stmaterne.blogspot.com /http://groups.google.be/group/alt.religion.christian.east-orthodox/msg/2544a233f1bc4081

Why Should Pentecostals Become Orthodox Christians? A Short Answer

The following is adapted from the working text for the revised, expanded edition of Orthodoxy and Heterodoxy: Finding the Way to Christ in a Complicated Religious Landscape, which is available as an updated podcast, with a new episode available weekly. The first edition of the book from 2011 is still available. This passage is adapted from the concluding passage of the all-new chapter on Pentecostalism. The podcast recordings of this section will air in several weeks. There is not yet a set date for the release of the new edition of the book.

Are all the signs and wonders claimed by the Pentecostal movement truly real? Can Pentecostals really deliver when it comes to performing miracles? If so, that is probably their best evidence for truly being spokesmen for God.

This is a very difficult question, especially because there is evidence for miracles in many religions, even among non-Christians. It is not unique to Pentecostal Christianity. There are numerous possibilities for explaining the experience of miracles in the Pentecostal movement.

Many effects could be purely psychological or psychosomatic—whether speaking in tongues, healing, or others. Some might be pure fraud. Some might be the application of human spiritual energies—natural abilities in mankind that most people do not know how to tap into. They could be the influence of demons. They could be the influence of angels. And they could be the presence of the Holy Spirit.

I suspect that all of those things may be active in the Pentecostal movement. Knowing for sure would probably require a close investigation of each instance by people far more spiritually advanced than I am. So I’m not willing to lay out a definite ruling on everything happening there. I do believe, as I mentioned earlier, that some of these practices are at least dangerous and problematic, especially as they depart from the norms of Orthodox tradition.

What about the revelations claimed by Pentecostal leaders and believers? Is God really appearing to them and giving them new revelations, some limited and specific, some much larger in scope? As an Orthodox Christian, in that many of these revelations contradict Orthodox tradition, I have reason to doubt them. But even outside a commitment to Orthodox tradition, we can observe that such revelations often contradict each other and even the Bible (when it’s not being stretched beyond recognition to apply to the new word of knowledge). Even if it is true that God is speaking directly to some of these Christians, it is very difficult to sift out what is true from what is false, because there is no guiding tradition governing Pentecostalism to use as a measure.

What I am more interested in is how Pentecostals may come to find a home in Orthodoxy. In some ways, Pentecostals and Holiness believers may approach the Orthodox Church quite differently from mainstream Protestants and Evangelicals. Those more in touch with their Holiness roots will not find in Orthodoxy the moralism of their founders, but may nevertheless appreciate our ascetical emphasis on purity. Those who especially focus on healing from God may connect with our theology of salvation as a healing process. The highly interactive character of Pentecostal services may make the back-and-forth rhythms of liturgy more accessible. Some may be attracted by our sense that everyone has a “personal Pentecost” when he is chrismated, that that first Pentecost never truly ended. And Pentecostals who thrill at the stories of famous faith healers and fiery preachers will no doubt have their heads set spinning at the stories of the lives of the saints.

On a deeper level, I believe that one of the things that Pentecostals share with the Orthodox is a lack of fear of materiality when it comes to the spiritual life—something that distinguishes them from most Evangelicals and other Protestants, who tend to shun this as idolatry. The Orthodox believe that holiness can reside in physical things, including our own bodies, and so do Pentecostals. We may not engage in “grave soaking,” but we certainly do like to visit the graves of saints and ask for their prayers. And we do have the sense that physical touch can be an important part of our connection with the saints. Our dedication to physical beauty and love for the mystical experience of worship with all five senses may be for a Pentecostal seeker a fulfillment of all his long hopes.

The appeal of Pentecostalism in all its forms is that it speaks directly to the real pain and suffering of people, to their need for healing and contact with God. While I do not believe that its methods and peculiar beliefs are the best way to do this (and in some cases are counterproductive), even the acknowledgement of this need in people is powerful and compelling. Orthodoxy, when truly lived, also sees the pain of mankind and offers true consolation and hope for resurrection.

While the Orthodox do not seek for God with the pursuit of ecstasy and the constant expectation of miracles, we do believe that He touches us directly in the holy sacraments. And I believe that it is this experience of the very touch of God that may appeal most to Pentecostals and bring them home into Orthodoxy.(Source:http://blogs.ancientfaith.com/  )

Samedi 13 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
«  Jésus sortit et vit un publicain du nom de Lévi, 
assis au bureau des impôts. Il lui dit : “Suis-moi !” 
Quittant tout, l’homme se leva et il le suivait.  »
Évangile selon saint Luc, chapitre 5, versets 27 et 28
 
La méditation
On ne va pas rester assis à réfléchir 107 ans : ce carême, je le fais ou non ? Lévi était assis, lui aussi, quand le Seigneur l’a pris. Je ne sais s’il a eu le temps de décider quoi que ce soit, Lévi, trop occupé par ses affaires. Tout a été très vite. Deux regards qui se croisent. Une parole : « Suis-moi ! » Et Lévi se lève et le suit. C’est sûr qu’ils se sont aussi souri l’un à l’autre, car pour partir comme cela, comme sur un coup de tête, il faut s’être reconnus. On pourrait même dire qu’il faut tomber amoureux, sur un coup de cœur ou un coup de foudre. Être soulevé dans le même élan d’amour répandu par l’Esprit.
Il faut donc se lever et s’avancer sur ce chemin de carême, chacun comme il peut. D’ailleurs, c’est entre le Seigneur et toi. Personne n’a droit de regard sur tes efforts, ton rythme de marche ou sur ta négligence à faire le moindre effort. Surtout, ne te juge pas toi-même le premier. Sois confiant, la miséricorde se moque du jugement*. Suis-le seulement !
Le suivre, c’est se retirer dans le secret. Retire-toi dans le secret… C’est le lieu de Dieu. C’est le secret de la nuit de Noël comme celui de la nuit de Pâques. Personne pour assister au surgissement de la vie. Toi aussi, retire-toi dans le secret** ; c’est là que Dieu t’attend.
Par où faut-il passer pour le suivre ? Jésus nous dit qu’il est la porte. Il t’invite à entrer. Fais comme tu peux, mais, crois-le au plus profond de ton cœur, pour toi, elle est toujours ouverte !
*Lettre selon saint Jacques, chapitre 2, verset 13.
**Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, verset 6.(Source: Carême dans la Ville)
 
 

Père Frédéric Gatineau

recteur de la Basilique de Longpont-sur-Orge (91)
1. REDÉCOUVRONS NOTRE PASSÉ
 100 av. JC 
A Longpont comme à Chartres, on priait déjà « la Vierge qui doit enfanter » avant même de connaître le Christ

Comme la Cathédrale de Chartres, la Basilique de Longpont-sur-Orge (Essonne) a été élevée sur un ancien lieu de culte druidique : on y a prié très tôt « la Vierge qui doit enfanter » en écho au grand signe annoncé par la prophétie d’Isaïe (Is 7,14) mais ce lieu très antique est toujours bien actuel et il abrite aujourd’hui un des plus grands reliquaires connus.

On raconte qu’un jour, il y a très longtemps, des bûcherons gaulois auraient découvert, dans le creux d’un chêne à Longpont, près de Montlhéry (91), à 25 km au sud-ouest de Paris, une statue de bois représentant une femme avec un enfant dans les bras. L’effigie était accompagnée d’une inscription latine mystérieuse pour les païens : Virgini pariturae « À la Vierge qui va enfanter ».
Les druides auraient alors commencé à vénérer cette image de la déesse mère.

Plus tard saint Denis (+ 272) et son compagnon saint Yon, seraient passés par Longpont.
Ils expliquèrent alors aux druides comment la prophétie sur la Vierge s’était enfin réalisée avec la naissance du Christ. Celle que les Gaulois du bord de l’Orge vénéraient sans la connaître était bien la Vierge Marie, mère du Sauveur. Saint Yon serait resté sur place, où il aurait annoncé l’Évangile. Il aurait été décapité vers 290. Avant de partir pour Paris, saint Denis aurait laissé à Longpont une précieuse relique : un morceau du voile de la Sainte Vierge. [...]

Lire la suite du récit

(Source: Marie de Nazareth)

Prière pour les prêtres     Seigneur Jésus, tu as choisi tes prêtes parmi nous et tu les a envoyés pour qu'ils annoncent ta Parole et agissent en ton nom. Pour un si grand don à ton Eglise reçois notre adoration et notre action de grâce. Nous te demandons de les remplir du feu de ton amour, pour que leur sacerdoce révèle ta présence dans l'Eglise. Puisqu'ils sont un vase d'argile, nous demandons que ta puissance traverse leur faiblesse. Ne permets pas qu'ils soient écrasés dans leurs tourments.  Fais qu'ils ne désespèrent jamais dans les doutes, qu'ils ne cèdent pas aux tentations, qu'ils ne se sentent pas abandonnés pendant les persécutions. Inspire-les dans la prière pour qu'ils vivent chaque jour ta mort et ta résurrection. Dans les moments de faiblesse, envoie-leur ton Saint Esprit. Aide-les à louer ton Père céleste et prier pour les pauvres pécheurs.  Par la force du Saint Esprit, mets ta parole dans leur bouche et déverse ton amour dans leurs cœurs pour qu'ils portent la bonne nouvelle aux pauvres, aux accablés et aux désespérés – la guérison. Que le don de la Vierge Marie, ta Mère, pour ton disciple que tu as aimé soit aussi un don pour chaque prêtre. Fais que celle qui t'as formé à son image humaine, les forme à ton image divine par la puissance de Esprit Saint à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Prière pour les prêtres Seigneur Jésus, tu as choisi tes prêtes parmi nous et tu les a envoyés pour qu'ils annoncent ta Parole et agissent en ton nom. Pour un si grand don à ton Eglise reçois notre adoration et notre action de grâce. Nous te demandons de les remplir du feu de ton amour, pour que leur sacerdoce révèle ta présence dans l'Eglise. Puisqu'ils sont un vase d'argile, nous demandons que ta puissance traverse leur faiblesse. Ne permets pas qu'ils soient écrasés dans leurs tourments. Fais qu'ils ne désespèrent jamais dans les doutes, qu'ils ne cèdent pas aux tentations, qu'ils ne se sentent pas abandonnés pendant les persécutions. Inspire-les dans la prière pour qu'ils vivent chaque jour ta mort et ta résurrection. Dans les moments de faiblesse, envoie-leur ton Saint Esprit. Aide-les à louer ton Père céleste et prier pour les pauvres pécheurs. Par la force du Saint Esprit, mets ta parole dans leur bouche et déverse ton amour dans leurs cœurs pour qu'ils portent la bonne nouvelle aux pauvres, aux accablés et aux désespérés – la guérison. Que le don de la Vierge Marie, ta Mère, pour ton disciple que tu as aimé soit aussi un don pour chaque prêtre. Fais que celle qui t'as formé à son image humaine, les forme à ton image divine par la puissance de Esprit Saint à la gloire de Dieu le Père. Amen.

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

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Anniversary of the 21 Coptic Christians Martyred in Libya

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on FEBRUARY 13, 2016

in FEATURED NEWSNEWS

 

Coptic Orthodox Church in the United Kingdom – 13/2/16

Anniversary of the 21 Coptic Christians Martyred in Libya – Statement by His Grace Bishop Angaelos – General Bishop of the Coptic Orthodox Church in the United Kingdom

For decades we have witnessed the systematic intimidation, persecution, abduction, and even execution of Christians and minorities in the Middle East, but the horrific murder of 21 Coptic Christians in Libya 12 months ago had a significant and marked effect on millions around the world; it seemed that even evil had a line it should not cross.

The Egyptians and their friend from Ghana who were brutally murdered, were not statesmen, religious leaders, activists or spokesmen; but ordinary men from Egyptian villages working to support their families. Those who took their lives sought not only to victimise and disempower them, but to be triumphalist and instil fear in them and in the hearts and minds of all who witnessed this crime. What resulted however was a vision of honour, dignity and resilience demonstrated by these 21 men as they faced the final moments of their lives, with their heads raised, and their lips calmly, powerfully, and defiantly uttering their Faith. They indeed did “…not fear those who kill the body but cannot kill the soul” (Matthew 10:28).

An even stronger and more inconceivable message of forgiveness came from their families and communities. They rejected the temptation to become bitter, angry and vengeful, and inspired the world with their gracious and courageous sentiment. Speaking proudly of the resilience of their fathers, brothers, and sons, who had captured the attention of the whole world, they also uttered their forgiveness for those who had so brutally and needlessly taken their lives, and who sought to rob them of their dignity.

Over this last year, the persecution of Christians and other minorities in the Middle East has been relentless. We have seen communities forced to leave their historic homelands and places of heritage that they had been an instrumental part of for generations. We are witnessing an unprecedented brutality which includes abductions, decapitation, people burnt and buried alive, sold into slavery, women sold as sex slaves and children either sold or recruited as child fighters. These crimes are a polar opposite to the civilisation that we should have reached in the life of equality and freedom that we both seek and advocate for around the world. This shows what can happen when we are not vigilant.

What we are now seeing played out in the Middle East has not happened overnight, but has come after generations of the alienation, marginalisation and persecution of Christians and minority groups throughout the region. Boundaries are challenged and pushed and when there is no repercussion they are pushed further. The phenomenon starts with people being denied daily justice and equality in society, they are then deemed irrelevant and inconsistent, in the eyes of some, with what the region should be, and finally they are persecuted, displaced and sometimes even killed.

We must continue to look at the Middle East and indeed every place where there is persecution and not only condemn that persecution but work to restore the basic God-given rights and freedoms that we should all be able to live, “where the Spirit of the Lord is, there is liberty” (2 Corinthians 3:17). The 21 Egyptian Christians and 30 Ethiopian and Eritrean Christians, along with the thousands who have died at the hands of those who seek to instil terror, are far too many.

While the picture is bleak, as a Christian I know that the greatest place for light is in darkness, and the greatest opportunity to do good is where there is greatest evil. In seeing all that we have over the last year in the Middle East, it has also given rise to so many examples of bravery, generosity, faithfulness, and a powerful witness of good. We must continue to advocate, to stand for what we believe God has given to us as humanity, to be powerful in the face of injustice, generous in the face of atrocity, forgiving in the face of hatred, reconciliatory in the face of conflict and light in the presence of any darkness.

Source:

 

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Déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

 

Déclaration commune  du pape François  et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

 

Déclaration commune

du pape François

et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

« La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous » (2 Co 13, 13).

  1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l’Esprit Saint Consolateur, nous, pape François et Kirill, patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd’hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l’histoire.

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se « parler de vive voix » (2 Jn 12), de cœur à cœur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

  1. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest. De cette île, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d’Amérique latine et des autres continents.

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l’Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l’expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d’un grand avenir pour cette région.

  1. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l’« Ancien Monde », nous sentons avec une force particulière la nécessité d’un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respectà rendre compte au monde de l’espérance qui est en nous (cf. 1 3, 15).
  1. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d’innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus « semence de chrétiens ».
  1. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l’Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d’un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l’explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes – Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l’unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s’est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous » (Jn17, 21).
  1. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples ! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté !
  1. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l’Evangile du Christ et du patrimoine commun de l’Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d’époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.
  1. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord, nos frères et sœurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d’autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l’exode massif des chrétiens de la terre d’où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d’autres communautés religieuses.
  1. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d’autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.
  1. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins.

Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

  1. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est « le fruit de la justice » (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s’y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l’âme des innocents tués.

Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu’elles fassent preuve de bonne volonté et s’asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu’ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu’il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l’Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

  1. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Evangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s’adresse la parole de l’apôtre : « Très chers !… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 P 4, 12-13).
  1. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d’autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, « car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (1 Co 14, 33).
  1. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d’Europe de l’Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd’hui les fers de l’athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d’établissements d’enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques œuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.
  1. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.
  1. Le processus d’intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.
  1. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d’extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l’humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l’on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L’inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d’injustice à l’égard du système des relations internationales qui s’est institué.
  1. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que « ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu » (1 Co 1, 27-29).
  1. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.
  1. La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.
  1. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu(cfGn 4, 10).

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l’homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

  1. Nous voulons adresser aujourd’hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cfMt 25, 25), mais d’utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l’amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d’aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

 

  1. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez lalumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cfMt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieusede la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N’oubliez pas que vous « avez été rachetés à un cher prix » (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l’Homme-Dieu Jésus Christ.
  1. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l’Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l’Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères : de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l’amour et à avoir « les uns pour les autres la même aspiration » (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d’utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d’une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l’apôtre Paul : « Je me suis fait un honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rm 15, 20).

  1. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd’hui que la méthode de l’« uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d’exister et d’entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.
  1. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d’innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.
  1. Nous exprimons l’espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d’Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d’Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.
  1. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, « pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l’existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité.
  1. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l’Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32) !

Le Christ est la source de la joie et de l’espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l’homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s’appliquer les paroles de l’apôtre Pierre : « Vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 P 2, 10).

  1. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l’invoquant par les paroles de l’antique prière : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ». Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu’ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité !
Kirill

Patriarche de Moscou

et de toutes la RussieFrançois

Évêque de Rome,

Pape de l’Eglise catholique

We pray for the success of the episcopal ministry of our beloved brother in Christ Priest:His Em Mor Metethius.
Congratulations on this beautiful church which will bring the people of God who will gather there to be entirely turned towards the Heavenly Father, through Christ our Lord, the grace of the Holy Spirit.
Happy and Holy Lent to you in union with your brothers of France and Cameroon (Where I will be from 17 to 27 February for a pastoral visit which I recommend to your good and fraternal prayers) happy journey towards Easter!
Your respectfully and faithfully in Christ.
+ Mor Philipose Mariam
Nous prions pour le succès du ministère épiscopal de notre bienaimé frère dans le Christ Prêtre: S E Mor Melethius.
Toutes nos félicitations pour cette belle église qui portera le Peuple de Dieu qui s'y rassemblera à être tout entier tendu vers le Père Céleste, par le Christ Notre-Seigneur, dans la grâce du Saint Esprit.
Heureux et Saint Carême à vous en union avec vos frères de France et du Cameroun (Où je serai du 17 au 27 février prochain pour une visite pastorale que je recommande à vos bonnes et fraternelles prières);heureuse montée vers Pâques !
Votre respectueusement et fidèlement en Christ.
+Mor Philipose-Mariam

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Le régime syrien a repris goût à la victoire;

Bachar

grâce au soutien aérien russe, l’armée syrienne a repris l’avantage sur le terrain. Elle est sur le point de sécuriser une grande partie du pays, dont plusieurs villes étaient sérieusement menacées avant l’intervention russe.

 

L’enjeu principal est de couper les dernières lignes d’approvisionnement des troupes internationales islamistes qui résistent encore dans la province d’Alep. L’encerclement de la plus grande ville de Syrie est quasiment chose acquise ce qui empêcherait la Turquie et l’Arabie saoudite, qui soutiennent les terroristes islamistes, de les ravitailler. Les troupes terroristes sont encerclées tant par les forces loyalistes que par les forces Kurdes. La reprise de l’intégrité de la ville tenue par les terroristes depuis 2011 ne semble plus être qu’une question de semaines et peut-être de jours. La prétendue « opposition modérée à Bachar Al-Assad« , est constituée en grande partie des troupes internationales d’al-Qaida qui se trouvent en grande difficulté et n’espèrent plus que dans le secours de leurs alliés de la coalition américaine. Ceci alors que des civils, principalement, femmes, enfants et vieillards, fuient la ville vers la frontière turque. Beaucoup d’entre eux sont les familles des islamistes qui sont actuellement poussés dans leurs derniers retranchements.

Ce qui a fait dire jeudi à Bachar El-Assad, répondant à une interview de l’AFPque :

« L’enjeu principal de la bataille [d’Alep] vise à couper la route entre Alep et la Turquie, qui constitue la voie principale de ravitaillement des terroristes ». Précisant qu’un risque d’une intervention militaire turque est « une possibilité que je ne peux pas exclure pour la simple raison qu’ Erdogan est quelqu’un d’intolérant, de radical, un pro-Frères musulmans qui vit le rêve ottoman (…) Il en est de même pour l’Arabie saoudite. De toute manière, une telle action ne sera pas facile pour eux et nous allons assurément y faire face ».

Interrogé sur les habitants d’Alep qui fuient vers la Turquie, il a répondu que

« Le problème des réfugiés qui se trouvent à l’étranger, de même que le problème de la famine comme vous dites, sont deux problèmes auxquels ont contribué les terroristes et l’embargo imposé à la Syrie ». « Il est normal que ma première mission soit de lutter contre le terrorisme, essentiellement par des moyens syriens, tout en demandant le soutien de nos amis pour combattre ce terrorisme », « Je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à l’exode (des Syriens) en fournissant une couverture aux terroristes et en imposant un embargo à la Syrie à aider au retour des Syriens chez eux ».

A propos des accusations selon lesquelles les forces aériennes russo-syriennes bombarderaient des civils, il a commenté:

 » Les institutions onusiennes (…) sont essentiellement dominées par les puissances occidentales et la plupart de leurs rapports sont politisés » et « n’avancent pas de preuves. C’est pourquoi je ne crains ni ces menaces ni ces allégations ».

« Il y a une différence entre crimes individuels et politique de tuerie systématiquement adoptée par un État. J’ai déjà dit qu’il y avait des victimes innocentes de la guerre », a-t-il poursuivi. « Il y a crimes de guerre lorsque des ordres sont donnés afin de commettre des massacres, mais si c’était le cas, les gens auraient fui les régions contrôlées par l’État pour se réfugier dans celles qui sont contrôlées par les hommes armés », « ce qui se passe, c’est tout le contraire, tout le monde se réfugie dans les régions contrôlées par l’État ».

A propos du régime syrien, il a précisé:

« D’abord, la présidence n’est pas un hobby qui nous fait plaisir. C’est plutôt une responsabilité, notamment dans les circonstances actuelles. Quant à la question de savoir s’il y a quelqu’un que je choisirais comme successeur, le pays n’est ni une ferme ni une entreprise ». Il a estimé que son maintien au pouvoir dépendrait de deux facteurs: « que je le souhaite moi-même et que le peuple le souhaite aussi ». « Si j’arrive aux prochaines élections et que je constate que le peuple ne veut pas de moi, je ne me porterai pas candidat. Il est donc encore trop tôt pour en parler. Il nous reste encore plusieurs années avant les prochaines élections », qui sont prévues en 2021, a-t-il dit.

Interrogé quant à savoir si la Russie avait à un moment quelconque demandé sa démission, il a répondu sans ambages que

« la question ne (s’est) jamais posée, et d’aucune manière », car « les Russes nous traitent avec grand respect ». « Ils n’agissent pas envers nous comme une grande puissance envers un petit Etat, mais comme un État souverain envers un autre État souverain ».

A propos de la France il a précisé qu’elle doit « changer de politique » en Syrie afin de « combattre le terrorisme ». Il a estimé que ce n’est pas à son pays de faire « un geste envers » Paris pour améliorer les relations entre les deux pays.

Interrogé sur le départ de Laurent Fabius du poste de ministre des affaires étrangères, il a déclaré  que « le changement de personnalités n’est pas vraiment d’une grande importance » et que c’était « plutôt le changement de politique » qui compte.

A propos des négociations de Genève:

« depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l’action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu’on arrête de combattre le terrorisme. Les deux volets sont indispensables en Syrie (…) Le premier volet est indépendant du second ».

Bilan de l’intervention russe en Syrie et perspectives par Xavier Moreau :

(Pour voir la vidéo:http://www.medias-presse.info/les-victoires-russo-syriennes-extraits-dune-interview-de-bachar-el-assad-et-analyse-de-xavier-moreau/49107?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien )

Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l’auteur de la « Nouvelle Grande Russie » et l’un des intervenants principaux du site d’analyses politico-stratégiques stratpol.com.

(Source: M-P-I / Article de Emilie Defresne /emiliedefresne@medias-presse.info )

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Les forces kurdes ont libéré une base aérienne et la ville de Minnigh dans la province d'Alep (nord de la Syrie), rapportent les médias internationaux.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des affrontements opposants les forces kurdes à des terroristes islamistes se sont tenus dans la nuit de mercredi et jeudi. Les Kurdes ont réussi à s’emparer d’un aérodrome près de la ville d'Alep, lequel était jusque-là contrôlé par les terroristes du Front al-Nosra. 

"Avec leur défaite à Minnigh, les combattants islamistes ont perdu le seul aérodrome militaire qu'ils tenaient dans la province d'Alep", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

"L'aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui relient la ville d'Alep à Azaz", dans le nord, et le fait de le contrôler fournit aux forces kurdes une base à partir de laquelle ils pourront lancer de nouvelles offensives contre les djihadistes en direction de l'est, a souligné Rami Abel Rahmane.

D'après les données de l'OSDH, les forces aériennes russes ont participé à la libération de l'aérodrome. Les chasseurs russes ont apporté leur soutien aux forces kurdes et ont effectués près de 30 vols.

Les rebelles et djihadistes font face à la fois aux forces kurdes venant de l'ouest et à celles du gouvernement syrien qui ont lancé une offensive dans la province d'Alep avec l’appui de l'aviation russe.

 

La base aérienne de Minnigh est tombée aux mains des terroristes en août 2013, deux ans après le début du conflit en Syrie.

La Syrie est le théâtre d'un conflit armé depuis mars 2011. Selon le dernier rapport de l'Onu, les hostilités auraient déjà fait plus de 470.000 morts. Les troupes gouvernementales combattent les groupes terroristes dont les plus dangereux sont Daech et le Front al-Nosra.

De leur côté, les forces aériennes russes ont lancé une opération militaire contre les terroristes en Syrie le 30 septembre 2015, à la demande du président syrien Bachar el-Assad.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160211/1021662763/syrie-kurdes-combats-aerodrome.html#ixzz3ztPzgzZg

Jean 6:39,40,44 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.…

Jean 6:39,40,44 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.…

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,27-32.

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » 
Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. 
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. 
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » 
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. 
Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. » 
 




Par Saint Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église 
Catéchèses en vue du baptême, n°1  (trad. Migne 1993, p. 36 rev.) 

 

« Abandonnant tout, il se leva et se mit à le suivre » : le carême conduit au baptême

 

      Vous êtes catéchumènes, ceux qui sont en marche vers le baptême, disciples de la Nouvelle Alliance et participants des mystères du Christ, déjà par l'appel et bientôt aussi par la grâce.

Vous vous êtes fait « un cœur nouveau et un esprit nouveau » (Ez 18,31), pour la joie des habitants des cieux.

Si en effet, selon l'Évangile, la conversion d'un seul pécheur soulève cette joie (Lc 15,7), combien plus le salut de tant d'âmes n'incitera-t-il pas à la joie les habitants des cieux ? 


      Vous avez entrepris un bon et très beau voyage : appliquez-vous à courir la course de la ferveur.

Le Fils unique de Dieu est là tout prêt à vous racheter : « Venez, dit-il, vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi, je vous donnerai le repos »

(Mt 11,28).

Vous qui ployez sous le péché, liés par les chaînes de vos fautes, écoutez ce que dit la voix d'un prophète :

« Lavez-vous, purifiez-vous ; enlevez de devant mes yeux vos actions mauvaises » (Is 1,16), afin que le chœur des anges vous crie :

« Heureux ceux dont la faute a été enlevée, et dont les péchés ont été remis ! » (Ps 31,1) Vous qui venez justement d'allumer les lampes de la foi, que vos mains diligentes en gardent la flamme pour que celui qui, sur notre très sainte colline du Golgotha, a ouvert par la foi le paradis au larron (Lc 23,43), vous accorde de chanter le cantique des noces. 

      S'il y a ici quelqu'un qui soit esclave du péché, qu'il se prépare, au moyen de la foi baptismale, à la nouvelle naissance qui fera de lui un homme libre, un des fils d'adoption.

Qu'il abandonne l'esclavage lamentable de ses péchés pour acquérir l'esclavage bienheureux du Seigneur...

Acquérez par la foi « les premiers dons de l'Esprit Saint » (2Co 5,5) afin de pouvoir être reçus dans les demeures éternelles ; venez vers le sacrement qui vous marquera en vue de devenir les familiers du Maître.



 

Jésus lui dit : je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, il vivra./ esus said unto her, I am the resurrection, and the life: he that believeth on me, though he die, yet shall he live

Jésus lui dit : je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, il vivra./ esus said unto her, I am the resurrection, and the life: he that believeth on me, though he die, yet shall he live

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Blessed the one who always keeps the memory of God in himself, he will be wholly like an Angel from heaven upon earth, ministering to the Lord with fear and love.' (St. Ephrem of Syria)

Blessed the one who always keeps the memory of God in himself, he will be wholly like an Angel from heaven upon earth, ministering to the Lord with fear and love.' (St. Ephrem of Syria)

Livre d'Isaïe 58,1-9.

Voici ce que dit le Seigneur Dieu : crie à plein gosier, ne t'épargne point, élève ta voix comme une trompette, et dénonce à mon peuple son iniquité, à la maison de Jacob ses péchés.
Ils me cherchent chaque jour, et ils veulent connaître mes voies, comme une nation qui aurait pratiqué la justice, et n'aurait pas abandonné le commandement de son Dieu. Ils me demandent des jugements justes, ils voudraient que Dieu soit proche. 
"Que nous sert de jeûner, si vous ne le voyez pas, d'humilier notre âme, si vous n'y prenez pas garde ?" - Au jour de votre jeûne, vous faites vos affaires et vous pressez au travail tous vos mercenaires. 
Voici, c'est en vous disputant et vous querellant que vous jeûnez ; jusqu'à frapper du poing méchamment ! Vous ne jeûnez pas, en ce jour, de manière à faire écouter votre voix en haut. 
Est-ce à un jeûne pareil que je prends plaisir ? Est-ce là un jour où l'homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc, se coucher sur le sac et la cendre est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable à Yahweh ? 
Le jeûne que je choisis ne consiste-t-il pas en ceci : détacher les chaînes injustes, délier les nœuds du joug, renvoyer libres les opprimés, briser toute espèce de joug ? 
Ne consiste-t-il pas à rompre ton pain à celui qui a faim, à recueillir chez toi les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, à le couvrir, à ne point te détourner de ta propre chair ? 
Alors ta lumière poindra comme l'aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi ; la gloire de Yahweh sera ton arrière garde. 
Alors tu appelleras, et Yahweh répondra; tu crieras, et il dira : "Me voici !" Si tu bannis du milieu de toi le joug, le geste menaçant, les discours injurieux;
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.6,1-4.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 
Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, 
afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes. 
Si en effet vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? 
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? 
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. 
Gardez-vous de pratiquer votre justice aux regards des hommes pour être vus d'eux ; autrement, vous n'avez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. 
Quand donc tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes ; en vérité, je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. 
Pour toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, 
afin que ton aumône soit dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. 
 




Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 

Sermons au peuple, n° 37 ; SC 243 (trad. cf SC p. 231 s) 
 

« Moi, je vous dis : aimez vos ennemis »

 

L'un de vous dira :

« Je ne peux pas du tout aimer mes ennemis. »

Partout dans les Saintes Écritures, Dieu t'a dit que tu le peux ; et toi, tu réponds au contraire que tu ne peux pas ?

Réfléchis maintenant : qui doit-on croire, Dieu ou toi ?

Puisque celui qui est la Vérité même ne peut pas mentir, que la faiblesse humaine abandonne désormais ses excuses futiles.

Celui qui est juste n'a pas pu commander quelque chose d'impossible, et celui qui est miséricordieux ne condamnera pas un homme pour ce qu'il n'a pas pu éviter. Pourquoi donc nos faux-fuyants ?

Personne ne sait mieux ce que nous pouvons faire que celui qui nous a donné de pouvoir.

Tant d'hommes, de femmes, d'enfants, de jeunes filles si délicates ont supporté pour le Christ les flammes, le feu, le glaive et les bêtes sauvages de façon imperturbable, et nous, nous disons que nous ne pouvons pas supporter les insultes des gens stupides ?... 

En effet, si seuls les bons doivent être aimés, que dire de la conduite de notre Dieu dont il est écrit :

« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » ?

(Jn 3,16)

Car quel bien est-ce que le monde avait fait pour que Dieu l'aime ainsi ?

Le Christ notre Seigneur a trouvé tous les hommes non seulement mauvais, mais même morts à cause du péché originel ; et cependant…

« il nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous »

(Ep 5,2).

En agissant ainsi, il a aimé même ceux qui ne l'aimaient pas, comme l'apôtre Paul le dit aussi :

« Le Christ est mort pour les coupables »

(Rm 5,6).

Et dans sa miséricorde inexprimable il a donné cet exemple au genre humain tout entier, disant :

« Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur »

(Mt 11,29).

 

 

« Le Carême est un temps où nous revivons la Passion du Christ.

Que ce ne soit pas seulement un temps où nos sentiments s'élèvent, mais aussi un changement, fruit de la coopération avec la grâce de Dieu, dans de véritables sacrifices de soi.

Pour être authentique, un sacrifice doit coûter ; il doit blesser ; il doit nous dépouiller de nous-même.

Vivons la Passion du Christ jour après jour. »

Bse Mère Teresa (1910-1997), Jésus Celui qu'on invoque (Troisième mois n°14), Traduit de l'anglais par Françoise Champenois-Laroche, Nouvelle Cité, Paris, 1988.

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En ce vendredi de carême, notre mère la Sainte Église nous recommande le jeûne...

  

 Le Saint  jeûne doit nous ouvrir aux autres, aux frères... 

« Est-ce là le jeûne qui me plaît ? » dit le Seigneur (Is 58, 5)

Il est question de justice : les hébreux prétendent être justes parce qu’ils jeûnent d'une manière toute formelle, extérieure et s’étonnent dès lors de ne pas s’attirer les faveurs du Seigneur.

Comme eux nous pouvons être tentés de penser que nous sommes justes parce que nous faisons des efforts, et certes, il convient de faire des éfforts, mais ces efforts doivent nous "descentrer" de notre petit moi pour nous tourner vers autrui.
Le jeûne qui plaît à Dieu nous dit le livre d’Isaïe, c’est un jeûne qui nous ouvre aux autres et à leurs difficultés plutôt que de nous centrer sur nous.Il ne sert à rien de jeûner si nous ne sommes ni justes, ni charitable.

 

 Le jeûne est un appel à rejoindre le Christ 

L’Évangile élargit encore la perspective du jeûne en le rattachant au mystère du Christ :

« des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » (Mt 9, 15)

L'Église nous invite à jeûner les mercredis et vendredi de carême, c’est donc que l’Époux est trahis par juda (Le Juda historique comme tous les traitres, les pécheurs contemporains) et , les vendredis l'épous nous est enlevé...à cause des péchés du monde. 

Le jeûne manifeste notre besoin d’être sauvé du mal et du péché, il nous révèle notre pauvreté et nous rappel l'unique nécéssaire: La Présence de Dieu, la communion avec Dieu, il manifeste aussi l’attente de la résurrection du Christ, Notre-Seigneur.

Ce vide parfois douloureux créé par le jeûne doit être vécu comme un appel à rejoindre le Christ et une manière de grandir dans la confiance que Lui seul pourra  combler nos attentes,ns faims, nos soifs... Grandissons dans le désir de Dieu ! Ayons nous avons soif et faim de sa présence et de son amour!

 

 

    Aujourd'hui, je fais un pas vers le Christ, vers le Père dans la grâce du Saint Esprit... 

Je renonce à quelque chose de concret pour en faire une occasion de don : je l'offre d'abord dans mon cœur au Seigneur, puis je l'offre pour quelqu’un, notamment pour une l'âme d'un fidèle défunt.

Tout ce que j'économiserai ainsi par mes petits sacrifices, je pourrai trouver une manière de le donner , de l'offrir: 

Seigneur, je renonce à un petit plaisir pour un un frère défunt ou pour l'un de mes proches.

 

 

 

The Lenten Journey- 5

(Gems from the fathers, the Great Lent prayers for contemplation and lectionary)


A) Gems from the holy fathers:
The ‘harp of the Holy Spirit’–St. Ephraim presents a petrifying (yet contemplative) conversation between Death and satan.
“I heard Death and Satan, loudly disputing, which was the stronger among the two against humanity;
Death: "Only those who want to, O Evil One, listen to you: but to me, they come whether they will or not.”

Satan: “You just employ brute force, O Death, whereas I use traps and cunning snares”.
Death: “Hear, O Evil One, that who so is subtle breaks off your yoke: but none is there that is able to escape my yoke.”
Satan: “You; Death, exercise your strength with the sick but I am stronger with those who are well”.
Death: “Of me, all men are afraid as of a lord: but as for you, they hate you as the Evil One.”
Satan: “O Death, they hate your name, and also your work: my name they hate but my delights they greatly love…… Though I dislike penitents, I give place for repentance: you cut off hope from the sinner who dies in his sin.”
Death: “It was because of you, that at first his hope was cut off: for he whom you have not caused to sin dies happily.”
Blessed is He who raised against each other, those cursed servants: that we might see them as they have seen us and mocked at us.” – St Ephraim the Syrian 
(Excerpts (and adapted) from the Nisibene Hymns –‘Concerning Satan and Death’)
B) Great Lent prayers for contemplation:
“My Lord, let not the evil one mock at me in Gehenna saying: “Behold I have deceived you and you have descended with me into Sheol”. Christ, full of mercy, deliver me from him; according to Your will, Lord, lead me. May Your cross be a weapon for me at the terrible crossing and with it may I conquer the enemy and all his power” (Qolo, Friday Third hour)

C) Lectionary for the first Friday of the Great Lent:
Evening: St. Matthew 5: 17 – 26
Morning: Ezekiel 18: 20-32; Hosea 4:1-11; Deuteronomy 6: 1- 13; Isaiah 1:1-9
St. James 3: 13– 4: 5; Romans 3:9-26; St. Matthew 5: 27-37
Wishing a blessed season of fasting and repentance!

SAINT MELECE D'ANTIOCHE, QUI ÊTES-VOUS

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Luminaire de l'Orthodoxie et modèle de vie évangélique, homme de paix et de réconciliation, Saint Mélèce fut un des principaux artisans de la restauration de l'unité de l'Eglise qui, malgré les décisions du Concile de Nicée (325), continua d'être douloureusement déchirée pendant tout le IVe siècle par les séquelles de l'hérésie d'Arius.

Issu d'une noble famille de Mélitène, en Petite Arménie, il devint un Prêtre honoré de tous pour sa vaste culture et sa vertu. Son application à l'observance rigoureuse des commandements de Dieu avait fait de lui un digne réceptacle du Saint-Esprit et une source de charité qui procurait la paix, la joie et la sérénité à ceux qui l'approchaient.

Humble de coeur, doux comme David, sage comme Salomon, doté par Dieu d'une autorité spirituelle semblable à celle de Moïse, il enseignait la vraie doctrine avec mesure et pondération, de manière à rallier toutes les brebis du Christ dispersées dans d'innombrables partis. La douceur de son visage, délivré des passions, et l'attrait de son sourire étaient la preuve qu'il était l'authentique porte-parole de la vérité.

D'abord élu Evêque de Sébaste, après la déposition d'Eustathe (358), il y avait trouvé un peuple indiscipliné et divisé par les factions, c'est pourquoi il fut bientôt obligé d'abandonner son siège pour se rendre à Bérée (Alep), en Syrie, sans pour cela se désintéresser des affaires de son Eglise.

Après la déposition de l'arien Eudoxe, qui allait un peu plus tard usurper le siège de Constantinople, Mélèce fut élu Archevêque d'Antioche, la plus grande métropole de l'Orient, qui se trouvait dans un état déplorable depuis l'exil de St Eustathe
1.

Mélèce avait réuni tous les suffrages, car les ariens de différentes tendances, croyant qu'il était favorable à leur erreur, espéraient gagner par lui tout l'Orient; et les Orthodoxes, constatant ses vertus, avaient confiance qu'elles ne pouvaient être que l'expression de la pureté de sa foi.

Réconciliant donc tout le peuple par sa présence, le nouvel évêque fut accueilli dans la ville par la foule en liesse, y compris juifs et païens, comme une véritable image vivante du Christ.

L'intronisation eut lieu en présence de l'empereur Constance, favorable aux ariens, qui proposa avec fourberie à Mélèce et à d'autres Evêques de commenter au peuple le verset de l'Ecriture si controversé, que les ariens utilisaient pour nier la consubstantialité du Fils de Dieu :

« Le Seigneur m'a créé au commencement de ses voies... »

(Prov. 8:22).

Prenant la parole après l'arien extrémiste Georges et le confus Acace de Césarée, Mélèce exposa avec clarté la vraie doctrine de l'Eglise. Il fut salué par les applaudissements des Orthodoxes, à la confusion des ariens qui constataient l'échec de leurs espérances.

L'Archidiacre, un arien notoire, eut même l'audace de se précipiter sur le prélat pour lui fermer la bouche de la main; mais Mélèce tendit alors sa main vers le peuple et joignit trois doigts puis en replia deux, afin de montrer que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont égales en nature et ne font qu'un seul Dieu.

Les ariens, furieux de leur échec, commencèrent aussitôt à comploter contre le nouvel Evêque et convainquirent l'empereur de l'exiler à Mélitène pour mettre à sa place un sectateur d'Arius.

Mais le peuple lui portait déjà une telle affection qu'il tenta de lyncher l'officier qui venait arrêter Mélèce. Le Saint lui sauva la vie en le couvrant de son manteau, enseignant ainsi à tous la magnanimité à l'égard de nos ennemis.

Ses partisans se rendaient en foule jusqu'en Arménie pour rendre visite au prélat en exil et pour entendre son enseignement. A Antioche, les Orthodoxes donnaient son nom à leurs enfants, peignaient son image sur les murs de leurs maisons et se comportaient comme s'il était présent, sans accepter de communier avec l'intrus.

La mort ayant frappé l'empereur hérétique d'un juste châtiment (361), son successeur, Julien l'Apostat, publia un édit permettant le libre exercice de toutes les religions dans l'Empire, dans le but de préparer la restauration du paganisme. Mélèce put donc regagner son siège épiscopal, avec tous les autres Evêques Orthodoxes qui avaient été exilés par Constance.

La Population Orthodoxe se précipita comme un seul homme à la rencontre de son Evêque pour lui baiser les mains et les pieds, comme une vivante Icône du Seigneur, et recevoir au contact de ce corps porteur du Saint-Esprit, la bénédiction de Dieu.

Sa vue seule était suffisante pour instruire le peuple sur toutes les vertus évangéliques, et le son de sa voix faisait clairement résonner la doctrine de la vérité. Une fois passée cette réception enthousiaste, Mélèce constata que les Orthodoxes de la cité étaient eux-mêmes divisés.

Les uns lui étaient restés fidèles, mais les autres, mettant en doute la validité de son élection à laquelle avaient participé des ariens, et, étant restés étroitement attachés à la lettre du Concile de Nicée ainsi qu'à la mémoire de Saint Eustathe, ils refusaient de l'accepter comme Evêque légitime et firent élire le Prêtre Paulin.

Ce schisme, soutenu par les occidentaux, au sein même de l'Eglise Orthodoxe, au moment où la plus grande solidarité était nécessaire, dura quatre-vingt-cinq ans, jusqu'en 485, et retarda lamentablement la victoire de l'Orthodoxie sur l'hérésie arienne, malgré les tentatives patientes de St Basile pour convaincre les Evêques d'Occident, par l'entremise de St Athanase, de rentrer en communion avec Mélèce.

Le Saint Patriarche essaya, quant à lui, de collaborer charitablement avec Paulin et de fortifier son peuple dans la Vraie Foi pour résister à la menace grandissante de la persécution païenne de Julien.

Ayant renvoyé le Saint en exil, l'empereur ne tarda pas à mourir, laissant le trône au pieux Jovien qui rappela Mélèce et les autres Evêques exilés.

L'empereur orthodoxe étant subitement décédé au bout de huit mois seulement de règne (364), le pouvoir tomba entre les mains de Valens, partisan fanatique du parti arien et cruel persécuteur des Orthodoxes.

Mélèce dut prendre le chemin de l'exil pour la troisième fois, avec tous les autres confesseurs chassés de leur siège par le souverain. Retiré dans une de ses propriétés située en Arménie, aux confins de la Cappadoce, il eut alors de nombreuses occasions de rencontrer Saint Basile, dont il partageait pleinement la doctrine, et qui devint l'un de ses partisans les plus actifs pour son rétablissement sur le trône épiscopal d'Antioche.

En quittant sa cité, l'Evêque avait laissé de fidèles disciples, ardents défenseurs de l'Orthodoxie, tels Diodore devenu plus tard Evêque de Tarse, Flavien son successeur sur le trône d'Antioche et surtout St Jean Chrysostome, auquel il avait administré le Baptême et qu'il avait tiré des études profanes pour l'appliquer à l'étude de la Sainte Ecriture, avant de l'ordonner Diacre.

Animé de zèle par l'exemple de leur Saint Pasteur et par les admonitions des anachorètes qui descendaient des montagnes voisines pour l'encourager, le peuple d'Antioche était prêt à souffrir toutes persécutions pour la cause de la Vérité, et il resta inébranlable aux menaces de l'empereur jusqu'au retour du Saint après la mort de Valens (378) et la publication du décret du nouvel empereur Gratien sur la liberté religieuse.

Mélèce réunit alors sans tarder un concile de cent cinquante Evêques qui confessèrent sans équivoque la Doctrine de Nicée et condamnèrent toutes les hérésies en proclamant une la règle de foi.

Le pieux empereur Théodose le Grand (379-395) avait eu, juste avant son avènement, une vision dans laquelle il avait vu Saint Mélèce le revêtir de la pourpre impériale et lui poser la couronne sur la tête.

Comme il avait former le projet de mettre fin une fois pour toutes aux divisions provoquées par l''arianisme et les autres hérésies, en réunissant à Constantinople un grand Concile OEcuménique qui viendrait confirmer les décisions du Concile de Nicée, il convoqua Mélèce dans la capitale, le reçut avec de grands égards et le chargea de présider le Second Concile Œcuménique (381).

Après avoir réuni les suffrages des Pères sur le bien-fondé du transfert de St Grégoire de Naziance
 de Sasimes à Constantinople2, Mélèce tomba malade et rendit son âme à Dieu au cours des sessions du Concile.

Ses funérailles solennelles réunirent tout le peuple de la capitale autour de l'empereur et des Pères du Concile. Saint Grégoire de Nysse prononça un discours émouvant, dans lequel il pleurait la perte de celui qui avait été pour l'Eglise dAntioche, pour le Concile et pour tout l'Orient, le médecin des âmes, le stratège de l'armée du Christ et le pilote du vaisseau de l'Eglise livrée à la tempête des hérésies.

Ses Saintes Reliques, après avoir reçu dans toutes les villes quelles traversaient l'accueil réservé aux généraux triomphants, furent transférées en grande pompe à Antioche, où elles furent déposées dans le tombeau de Saint Babylas.

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Vendredi 12 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
«  Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.  »
Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset 23
 
La méditation
On n’entre pas en retraite de carême comme on part à la guerre. Peut-être serais-tu prêt à foncer tête baissée dans un grand combat contre le mal. Pire : dans un grand combat contre toi-même. Est-ce là la croix qu’il te faudrait porter ? Et s’il te fallait au contraire commencer par entrer dans l’état d’esprit de celui ou de celle qui renonce justement à partir au combat ? Car il lui semble que la croix sera trop lourde à porter, que les sacrifices sont trop coûteux, que les résolutions s’envoleront vite.
En fait, il est bien question de combat en ce temps de carême. Mais ce n’est pas le nôtre, c’est celui du Christ. Un combat qu’il a mené par amour pour nous tout au long de sa vie, à travers les gestes qu’il a posés, pour relever, guérir, pardonner, à travers les paroles qu’il a dites, de paix, de joie, de miséricorde. C’est parce que le Christ a gagné ce combat contre tout ce qui est mortifère dans mon existence que, humblement, avec lui et par lui, je peux poser un pied après l’autre, pas plus, pas plus vite, sur le chemin de la vie. Ce qu’il attend de moi ? Que je mette ma main dans sa main, lui qui est allé jusqu’au bout du chemin. Jusqu’à la croix. Il l’a portée pour toutes les fois où je n’ai plus la force de porter la mienne. Jusque là-haut, au sommet du Golgotha. Là où il brise &agra ve; jamais les portes de la mort qui nous retient dans ses liens, toutes ces portes qui m’enferment sur moi et mes certitudes et mes rigidités.
Au matin de Pâques, il me fait danser de joie et ouvre devant moi un passage*.
* Psaume 30, verset 9.(Source: Carême dans la Ville)
Vendredi 12 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

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Mgr. Jeanbart : "Si l'Occident veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous".

Posted: 11 Feb 2016 09:43 AM PST

 
Le 10 février 20016 - En 2015, le Vieux Continent s'est retrouvé confronté à un défi inattendu: près d'un million de réfugiés sont entrés en Europe, un record depuis l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Et pendant que les pouvoirs européens peinent à trouver une solution, la voix d'un évêque s'élève à Alep. Son message est simple: aidez-nous... à rester en Syrie.
 
Ces dernières semaines, la ville syrienne d'Alep est de nouveau en tête des bulletins d'informations: tandis que les autorités syriennes, dont les troupes poursuivent leur progression dans le nord, définissent la prise du contrôle de cette ville comme leur priorité stratégique, l'Occident dénonce les victimes civiles et la Turquie voisine enregistre un nouvel afflux de réfugiés. La voix des habitants de la ville, de ceux qui vivent la guerre depuis près de quatre ans au jour le jour se perd derrière tous ces enjeux. A quoi aspirent-ils? Retrouver la paix et rester dans leur pays, confie Monseigneur Jeanbart, archevêque [Grec-Melkite] d'Alep, dans un entretien accordé à Sputnik.
 
"Si l'Occident veut nous aider, si quelqu'un veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous, qu'il pousse vers la paix, vers une solution à cette crise", a indiqué l'archevêque. 
 
D'ailleurs, aider les gens sur le terrain, prévenir les nouvelles vagues de réfugiés coûterait à l'Occident, "1.000 fois moins chers", estime-t-il. Et de rappeler que l'Allemagne avait octroyé cinq milliards d'euros à la Turquie pour que cette dernière s'occupe des réfugiés syriens. Et pourtant, selon l'homme d'Eglise, un à deux milliards pourraient suffire à aider les Syriens de toutes les confessions à rester au pays.
 
Mais c'est surtout la bonne volonté d'arrêter les combats qui aurait suffi pour venir en aide aux Syriens, juge-t-il. "Avec très peu d'argent et un peu de bonne volonté pour arrêter les batailles, empêcher ceux qui envoient des mercenaires de les financer, les choses iraient bien et il n'y aurait pas besoin d'envoyer des milliards pour s'occuper des réfugiés", indique-t-il.
 
Excédés par des années de guerre et incapables de gérer la crise par eux-mêmes, les Syriens placent tout leur espoir dans le succès des négociations internationales, tout en réalisant que le chemin menant à l'entente sera épineux. Mais leur reste-t-il un autre espoir?
 
"J'attends beaucoup et je souhaite qu'elles (les négociations, ndlr) réussissent, même s'il y a eu quelques difficultés en chemin", confie Mgr. Jeanbart, avant de rajouter: "Tout le monde a besoin de la paix: que ce soit le gouvernement, que ce soit l'opposition, et surtout les citoyens. Ce sont les pauvres citoyens qui paient, c'est nous qui payons les frais de ces batailles".
 
En attendant, il vit dans l'espoir qu'un jour son pays, que les Syriens aiment comparer à une "mosaïque de confessions et d'ethnies", renaisse des cendres pour redevenir la terre de la paix, de la multiculture et de la tolérance. "Je demande au Seigneur de faire en sorte que cette guerre finisse le plus tôt possible, qu'il y ait un dialogue et que l'on retrouve la Syrie que nous avons toujours connue: une Syrie où vivent ensemble chrétiens, musulmans, druzes, alaouites, où nous vivons en frères", rêve aujourd'hui l'archevêque d'Alep.
 
Regardant au-delà de la pensée binaire, l'archevêque tente de trouver un signe, un sens profond dans l'épreuve à laquelle sont confrontés son peuple et son pays. Ne serait-ce qu'"une rencontre œcuménique, historique, tant attendue entre l'Eglise de Russie et l'Eglise Catholique", s'interroge-t-il, se référant à l'entrevue entre le Pape François et le patriarche Cyrille prévue le 12 février à Cuba.
 
"J'ai beaucoup d'espoir, un grand espoir, que j'attends de la rencontre du St-Père François Ier et du Patriarche Cyrille, je crois que cela va beaucoup aider à pousser vers une solution. Cela va pousser l'Occident, la Russie, la Syrie et tout le monde à faire un supplément d'efforts pour réaliser la paix", a conclu Mgr. Jeanbart.
 
Resté à l'abri des troubles au cours des premiers mois suivant le début de la crise, Alep semblait être un des rares havres de stabilité en Syrie. Des tensions éclataient çà et là, mais rien ne se passait à Alep. La donne a changé en 2012: premiers attentats-suicides, premières manifestations, et voilà qu'à l'été 2012 la deuxième ville du pays figurait dans tous les bulletins d'informations comme le "Benghazi syrien" (en référence au fief de l'opposition libyenne). Quatre années de combats et de destruction ont suivi.
 
Source : Spoutnik

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DES CHRETIENS SURVIVENT A RAQQA DEVENUE LA CAPITALE DE DAECH...

Marie Thibaut de Maisières, qui est partie en Syrie avec le comité belge des Chrétiens d’Orient nous rapporte le témoignage d’un jeune homme chrétien de Raqqa, David. Au cours de l’entretien, elle découvre que ses parents sont retournés dans la ville-symbole de l’État islamique, pour payer le djizîa, l’impôt des dhimmis, comme ils doivent le faire chaque mois. Cette histoire conforte les récits des militants de Raqqa is being slaughtered silently, selon lesquels 25 familles de chrétiens ont fait le choix de rester malgré tout. David lui-même explique : « Je suis né à Raqqa, je ne me verrais pas vivre ailleurs ».

La conversion ou l’impôt

Il y a peu de chance pour que les quatre églises de la ville abritent encore des célébrations, selon les témoignages qui nous parviennent. Les croix et les représentations sacrées ont été brûlées dès 2013. Les chrétiens ne peuvent pas sonner les cloches, porter de signes religieux ostensibles, etc. Mais ils n’ont pas fait l’objet d’une expulsion systématique, contrairement aux musulmans chiites, dont les mosquées ont été brûlées, et qui n’ont eu le choix qu’entre l’exil ou la mort. Resté sur place, David a vu un de ses voisins partir au marché aux esclaves en compagnie de sa première femme, pour s’acheter une esclave domestique yézidie. Il voyait après cela cette dernière étendre tous les jours le linge de la famille au balcon. Il a aussi vu un homme enfermé dans une cage, sous le soleil syrien, pour ne pas avoir respecté le jeûne du ramadan. Quant aux soldats syriens, de toute confession, ils ont été décapités, « ou pire » selon l’expression de David.

« Daesh accusent les musulmans d’être infidèles, que diront-ils de nous ? »

Les militants qui continuent à écrire depuis le territoire de l’État islamique pour Raqqa is being slaughtered silently rapportent l’angoisse quotidienne des chrétiens qui doivent passer des barrages tenus par des djihadistes. Ils n’ont rien à se reprocher, même selon les standards délirants de Daesh, mais ils savent que la situation peut à tout moment tourner, et que leur fragile statut de dhimmis, contraints, humiliés, mais protégés, peut tomber à tout moment.

La crainte de la fin

Les chrétiens arméniens, syriens de nationalité, que Marie Thibaut de Maisières a rencontrés parlent de revenir vivre dans leur pays, « dès que Daesh sera chassé ». Pour eux, ce jour arrivera, et les récentes offensives de l’armée arabe syrienne soutenues par l’aviation russe les confortent dans leur certitude. En revanche, si le jour de la chute de l’État islamique arrivait, la période de la fin de ce pseudo califat pourrait être critique pour les minorités qui restent, envers et contre tout, sur leurs terres ancestrales. Si les djihadistes étaient vaincus militairement, ils pourraient reporter leur rage meurtrière sur les minorités, facilement accessibles et sans défense.(Source : Aleteia)

 

 

Vendredi 12 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-15.

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » 
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. 
 





Saint Bernard

(1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon 1 pour le premier jour du carême,1,3,6 (trad Brésard, 2000 ans B, p. 84) 

 

« Alors ils jeûneront »

 

 

Pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens ?

Pourquoi les membres ne suivraient-ils pas leur Tête ?

(Col 1,18).

Si nous avons reçu les biens de cette Tête, n'en supporterions-nous pas les maux ?

Voulons-nous rejeter sa tristesse et communier à ses joies ?

S'il en est ainsi, nous nous montrons indignes de faire corps avec cette Tête.

Car tout ce qu'il a souffert, c'est pour nous.

Si nous répugnons à collaborer à l'œuvre de notre salut, en quoi nous montrerons-nous ses aides ?

Jeûner avec le Christ est peu de chose pour celui qui doit s'asseoir avec lui à la table du Père.

Heureux le membre qui aura adhéré en tout à cette Tête et l'aura suivie partout où elle ira

(Ap 14,4).

Autrement, s'il venait à en être coupé et séparé, il sera forcément privé aussitôt du souffle de vie... 

Pour moi, adhérer complètement à toi est un bien, ô Tête glorieuse et bénie dans les siècles, sur laquelle les anges aussi se penchent avec convoitise

(1P 1,12).

Je te suivrai partout où tu iras.

Si tu passes par le feu, je ne me séparerai pas de toi, et ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi

(Ps 22,4).

Tu portes mes douleurs et tu souffres pour moi.

Toi, le premier, tu es passé par l'étroit passage de la souffrance pour offrir une large entrée aux membres qui te suivent.

Qui nous séparera de l'amour du Christ ?

(Rm 8,35)...

Cet amour est le parfum qui descend de la Tête sur la barbe, qui descend aussi sur l'encolure du vêtement, pour en oindre jusqu'au plus petit fil

(Ps 132,2).

Dans la Tête se trouve la plénitude des grâces, et d'elle nous la recevons tous. Dans la Tête est toute la miséricorde, dans la Tête le débordement des parfums spirituels, comme il est écrit : « Dieu t'a oint d'une huile de joie »

(Ps 44,8)... 

Et nous, qu'est-ce que l'évangile nous demande en ce début du carême ?

« Toi, dit-il, quand tu jeûnes, oins de parfum ta tête »

(Mt 16,17).