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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 16:12

Chers amis . Aloho m'barekh.

Notre Liturgie Syro-Orthodoxe ( Calendrier Malankare ) , commençait le Carême en nous donnant à méditer les Noces de Cana lors desquels Marie, la Mère de Jésus devance Son heure afin qu'il transforme en vin, et en un vin capiteux, des jarres remplies d'eau. C'était dire ce que doit être ce Temps quadragésimal de Conversion: Avec Marie notre Mère, et moyennant notre saint désir de nous rapprocher de la Vraie Vie qui est ici bas dans la relation avec Dieu...Cela prend cette année 2020 une coloration toute particulière avec les événement dus à la Pandémie.

Hier, "Vendredi avant Hosanna (40 ème vendredi du Carême)" clôturait en quelque sorte les exercices du Carême en accompagnant le Christ notre Seigneur qui , comme "Fils de l'homme " voulut être tenté au désert par Satan. La leçon Qu'Il nous laissait de sa victoire sur les tentations était claires...

Aujourd'hui "Samedi avant Hosanna (samedi de Lazare)" se profile déjà le but de Sa douloureuse Passion lorsque nous le contemplons ressusciter Lazare, Son meilleur ami.

Imitons le Christ Tête de L'Eglise résistant aux sollicitations de l'Esprit du monde , purifions nous dans Son Sang par le Sacrement du Pardon, car même si à l'instar de Lazare nous étions morts et puants la mort, le Christ, notre Résurrection a le pouvoir de nous emporter dans Sa résurrection !

Je vous laisse ci-dessous, pour les Francophones, les lectures du Lectionnaire d'hier et d'aujourd'hui pour la Quadisha Qurbana (Ste Messe). Les fidèles d'expression Portugaise, Anglaise ou Espagnole les retrouveront dans les traductions locales.

A demain pour fêter notre Roi Victorieux des maux qui nous conduisent à la mort!

+Métropolite Mor Philipose.Brévilly ce 4.IV.20.


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Queridos amigos. Aloho m'barekh.

Nossa Liturgia Siro-Ortodoxa (Calendário Malankar), começou a Quaresma, dando-nos a meditar o Casamento de Caná, durante o qual Maria, Mãe de Jesus, antecipa Sua hora para que se transforme em jarros e em um vinho inebriante, jarros cheios de água. Era para dizer o que deveria ser este Tempo Quadráximo de Conversão: Com Maria, nossa Mãe, e por meio de nosso santo desejo de abordar a Vida Verdadeira, que está aqui abaixo no relacionamento com Deus ... Este ano de 2020 assume uma coloração muito particular com os eventos devido à pandemia.

Ontem, "Sexta-feira antes de Hosana (40ª sexta-feira da Quaresma)", encerrou de certa forma os exercícios quaresmais acompanhando a Cristo nosso Senhor, que, como "Filho do homem", queria ser tentado por Satanás no deserto. A lição que Ele nos deixou de sua vitória sobre as tentações foi clara ...

Hoje, "o sábado antes de Hosana (sábado de Lázaro)" já está iminente o objetivo de Sua dolorosa Paixão, quando o contemplamos ressuscitando Lázaro, seu melhor amigo.

Imitemos a Cristo, a Cabeça da Igreja, resistindo às solicitações do Espírito do mundo, purificemo-nos em Seu Sangue pelo sacramento do perdão, porque mesmo que, como Lázaro, estivéssemos mortos e fedorentos da morte, Cristo, nosso A ressurreição tem o poder de nos levar em Sua ressurreição!

Deixo vocês abaixo, para os francófonos, as leituras do Lecionário ontem e hoje para o Quadisha Qurbana (Ste Messe). Os fiéis da expressão em português, inglês ou espanhol os encontrarão em traduções locais.

Vejo você amanhã para celebrar o nosso rei vitorioso dos males que nos levam à morte!

+ Metropolitan Mor Philipose.Brévilly este 4.IV.20.
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Dear friends . Aloho m'barekh.

Our Syro-Orthodox Liturgy (Malankar Calendar), began Lent by giving us to meditate the Wedding of Cana during which Mary, the Mother of Jesus anticipates Her hour so that it transforms into jars, and into a heady wine, filled jars of water. It was to say what this Quadragesimal Time of Conversion should be: With Mary our Mother, and by means of our holy desire to get closer to the True Life which is here below in the relationship with God ... This year 2020 takes a coloring very particular with the events due to the Pandemic.

Yesterday, "Friday before Hosanna (40 th Friday of Lent)" in a way closed the Lenten exercises by accompanying Christ our Lord who, as "Son of man" wanted to be tempted in the desert by Satan. The lesson He left us from his victory over temptations was clear ...

Today "Saturday before Hosanna (Lazarus Saturday)" is already looming the goal of His painful Passion when we contemplate him resuscitating Lazarus, His best friend.

Let us imitate Christ the Head of the Church resisting the solicitations of the Spirit of the world, let us purify ourselves in His Blood by the Sacrament of Forgiveness, because even if like Lazarus we were dead and stinking of death, Christ, our Resurrection has the power to carry us in His resurrection!

I leave you below, for Francophones, the readings of the Lectionary yesterday and today for the Quadisha Qurbana (Ste Messe). The faithful of Portuguese, English or Spanish expression will find them in local translations.

See you tomorrow to celebrate our Victorious King of the evils that lead us to death!

+ Metropolitan Mor Philipose.Brévilly this 4.IV.20.
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Queridos amigos . Aloho m'barekh.

Nuestra Liturgia Siro-Ortodoxa (Calendario Malankar), comenzó la Cuaresma dándonos a meditar la Boda de Caná durante la cual María, la Madre de Jesús, anticipa Su hora para que se transforme en frascos y en un vino embriagador, frascos llenos de agua Fue para decir cuál debería ser este Tiempo de Conversión Cuadragesimal: Con María, nuestra Madre, y por medio de nuestro santo deseo de acercarnos a la Vida Verdadera que está aquí abajo en la relación con Dios ... Este año 2020 adquiere un color muy particular con los eventos debidos a la pandemia.

Ayer, "Viernes antes de Hosanna (40º viernes de Cuaresma)" de alguna manera cerró los ejercicios de Cuaresma acompañando a Cristo nuestro Señor quien, como "Hijo del hombre" quería ser tentado en el desierto por Satanás. La lección que nos dejó de su victoria sobre las tentaciones fue clara ...

Hoy "Sábado antes de Hosanna (Sábado de Lázaro)" ya se avecina el objetivo de Su dolorosa Pasión cuando lo contemplamos resucitar a Lázaro, su mejor amigo.

Imitemos a Cristo, la Cabeza de la Iglesia, resistiendo las peticiones del Espíritu del mundo, purificémonos en Su Sangre por el Sacramento del Perdón, porque incluso como Lázaro estábamos muertos y apestando a muerte, Cristo, nuestro ¡La resurrección tiene el poder de llevarnos en su resurrección!

Os dejo a continuación, para los francófonos, las lecturas del Leccionario ayer y hoy para el Quadisha Qurbana (Ste Messe). Los fieles de expresión portuguesa, inglesa o española los encontrarán en traducciones locales.

¡Nos vemos mañana para celebrar a nuestro victorioso rey de los males que nos llevan a la muerte!

+ Metropolitan Mor Philipose.Brévilly this 4.IV.20.
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TRÈS ANCIENS CANTIQUES DE DÉVOTION EN MALAYALAM (DES CHRÉTIENS SUYRIAQUES DE MAR THOMAS. KÉRALA) PAR KJ YESUDAS AVEC CHOEURS POUR LE DIMANCHE DES HOSANNA (RAMEAUX) Ci dessous ,de très ancien cantiques des Chrétiens de Saint Thomas  (Eglise des Indes et de ses missions, en écoutant ces cantiques, soyons en communion avec notre Eglise-mère des Indes même si, naturellement, nos acclamations différeront (Adaptation culturelle oblige) de celles qui s'élèveront au Kérala)

En raison de la suppression de toutes tournées pastorales du fait de

la nécessité de réduire tous déplacements au strict nécessaire et de

se soumettre au "confinement" afin d'éviter la propagation de

l'épidémie du Coronavirus et d'en réduire la durée:

 

¤ Tous les Offices Liturgiques sont célébrés au

Monastère.

 

¤ Les Messes en semaine comme le dimanche sont à

10h30.

 

Pour accéder à votre Droit (Conformément à la Constitution Française et à la

Déclaration universelle des Droits Humains" ) de vous nourrir spirituellement,

lorsque vous remplissez les Feuilles d'Autorisation de déplacement,

vous devez expliciter "Pour répondre à mes besoins spirituels

conformément à la Liberté de conscience et de l'exercice du Culte

tels qu'ils sont reconnus par le Droit Français et la Constitution des

Droits de l'Homme" 

 

 

 Nos prochains Rendez-vous

Liturgiques au Monastère

et en dehors pour  Avril:

 

 

 

EN CAS D'AFFLUENCE, L'Autel en Plein Air permet de rassembler de nombreux fidèles en "Espace non confiné"

¤Au Monastère:

✥ Pèlerinage des Rameaux (Dimanche des Hosanna) Autour de Notre-Dame de Miséricorde .


SOYEZ TOUS PRÉSENTS POUR
Que la Vierge fidèle, "première en chemin", accompagne la fin de votre Grand Carême et vous introduise dans la Semaine Sainte à la suite du Divin Roi d'Amour !

 

Programme:


¤De 8h30 à 9h30, Confessions

¤ 10H30 , Quadisha Qurbana (Sainte Messe),Bénédiction, Procession et distribution des Rameaux , repas fraternel, réception des fidèles.

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE:

Du 5 au 12, SEMAINE SAINTE (Possibilité de Retraite spirituelle au Monastère)

¤Lundi,mardi et mercredi, horaires habituels

¤Jeudi saint FÊTE DE L'INSTITUTION DU SACERDOCE ET DE L'EUCHARISTIE.

Quadisha Qurbana à 10h30 , repas festif offert par les fidèles en l'honneur de leurs prêtres et Service de l'Après-midi à 15h

¤Vendredi Saint, 15h,suivant l'usage local, chemin de Croix suivit du Service Liturgique Syriaque à la Sainte Croix, de la Communion aux "Prés-Sanctifiés".

¤Samedi Saint:

- Messe à 10h30

- 21h, bénédiction du feu nouveau,

Acclamation Pascale et veillée.

✥ DIMANCHE 12 AVRIL , PÂQUES

-Messe à 10h30, programme habituel.

 

 ¤ Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève: REGION PARISIENNE

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_fe1449_thomas-st.jpg#width=640&height=960

La Permanence pastorale mensuelle prévue avant le Pèlerinage du début Avril (Au Monastère habituel) les:

*Vendredi 3 AVRIL toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 4 AVRIL en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 4 à 15h , et le  départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 5 AVRIL, DIMANCHE DES RAMEAUX, à Notre-Dame de Miséricorde (Inscriptions:06 48 89 94 89) SONT ANNULES EN RAISON DU CONFINEMENT IMPOSE EN NOS DEUX MONASTERES

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_2edb42_genevieve-ste.jpg#width=238&height=300

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera les 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

* P rogramme habituel: Messe à 10h30 et disponibilité d'un ou de plusieurs prêtres  pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

Sont annulées toutes les célébrations Liturgiques en Charente (16), Dordogne (24), Lourdes (65) et Est (90,68,67) jusqu'à la fin de la Pandémie.

En raison de la suppression de toutes tournées pastorales du fait de

la nécessité de réduire tous déplacements au strict nécessaire et de

se soumettre au "confinement" afin d'éviter la propagation de

l'épidémie du Coronavirus et d'en réduire la durée:

 

¤ Tous les Offices Liturgiques sont célébrés au

Monastère.

 

¤ Les Messes en semaine comme le dimanche sont à

10h30.

 

Pour accéder à votre Droit (Conformément à la Constitution Française et à la

Déclaration universelle des Droits Humains" ) de vous nourrir spirituellement,

lorsque vous remplissez les Feuilles d'Autorisation de déplacement,

vous devez expliciter "Pour répondre à mes besoins spirituels

conformément à la Liberté de conscience et de l'exercice du Culte

tels qu'ils sont reconnus par le Droit Français et la Constitution des

Droits de l'Homme" 

 

Prières des moines athonites dans leur vigile pour la pandémie du coronavirus

 https://1.bp.blogspot.com/-Z3N39vLMaeo/XoDnqKu6U2I/AAAAAAAAVK8/6TF9GLYlQzEb5xhD8GSMA8I8u0VwHNQVACNcBGAsYHQ/s280/Saints_of_Mount_Athos_Icon_in_Vatoped_1810.jpg

Saints du Mont Athos

Source

 

 

Du vendredi 27 mars au samedi 28 mars, les moines du Mont Athos, dans chaque monastère, skite et cellule, ont organisé une agrypnie contre la pandémie du coronavirus.

 

La vigile a été dédiée à la Toute Sainte, qui est la protectrice de la Sainte Montagne, ainsi qu'au saint hiéromartyr Haralampos, qui est surtout connu pour ses miracles dans la lutte contre les fléaux et les épidémies, y compris une épidémie qui a autrefois infecté les moines de la Sainte Montagne, épidémie qu'il dissipa.

 

Dans tous les monastères, lors des Matines, un canon spécial à la Sainte Trinité pour la délivrance de la peste était chanté, ainsi qu'un canon à la Génitrice de Dieu et un canon à saint Haralampos.

 

De plus, pendant la veillée, les trois prières suivantes ont été lues avec beaucoup d'émotion. Elles ont été spécialement écrites pour la délivrance des épidémies et de la peste, la première par Saint Syméon, Archevêque de Thessalonique, et les deux autres par Saint Callinique, Patriarche de Constantinople et disciple de Saint Grégoire Palamas.

 

Première prière

 

Pour les maladies infectieuses à notre Dieu dans la Trinité

 

Par saint. Syméon, archevêque de Thessalonique

 

 https://1.bp.blogspot.com/-vFa7NPZA0a0/XoDspfb9YsI/AAAAAAAAVLc/TBnWNlyXbBcDdNjybgCa1SZlLPVj0aepACNcBGAsYHQ/s280/St._Symeon_of_Thessaloniki_620x.webp

 

 

Maître éternel, Dieu sans commencement, Père tout-puissant, avec Ton verbe vivant et bon, et Ton Esprit Consolateur, accepte avec compassion les prières de nous, pécheurs.

 

Fils unique, Qui est dans le sein du Père, Seigneur Jésus-Christ, avec Ton Père compatissant et Ton Esprit consolateur, accepte avec miséricorde les prières de nous qui sommes les moindres de Tes enfants.

 

Esprit divin du Père, très  saint et très bon, avec le Père très miséricordieux et le Fils Qui s'est fait homme par amour pour l'humanité, accepte les voix affligées de Ton humble peuple.

 

Trinité consubstantielle et indivisible, une dans le règne et dans la nature, Seigneur trois fois saint, écoute les requêtes de ceux qui T’implorent et, par Ton incommensurable bonté, pardonne nos innombrables offenses.

 

Par Ta miséricorde incommensurable, aie pitié de nous qui sommes justement châtiés comme Tu es justement en colère.

 

Par ton ineffable compassion, sauve-nous, nous qui sommes en danger, et délivre-nous de toutes tes justes menaces et de ta colère justifiée.

 

Expulse de nous le Malin et toutes ses attaques et machinations.

 

Détourne toute tentation visible et invisible.

 

Bannis de nous toute détresse et tout soupir, et garde-nous de la famine et de la peste, de la mort prématurée et imprévue et de tout autre malheur, et éloigne de nous tous les scandales et les tumultes qui peuvent survenir.

 

Et accorde-nous de vivre en paix et en harmonie et de demeurer dans l’Amour avec Toi et les autres, en gardant Tes commandements et en terminant le cours de cette vie présente d'une manière agréable et pieuse par le repentir.

 

Rends-nous dignes aussi de Ta gloire céleste et éternelle et de Ton royaume.

 

Car Tu es notre Dieu et en Toi nous plaçons notre espoir, nous n'avons personne d'autre que toi et nous plaçons notre espoir en invoquant Ton Nom pour nous sauver, par les intercessions de la Très Sainte et toujours Vierge Génitrice de Dieu, de Tes anges amis des hommes et de tous Tes saints.

 

Car Tu es un Dieu de miséricorde, de compassion et d'amour pour les hommes et nous Te rendons gloire, Père, et Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Deuxième prière

 

Pour les malheurs du peuple et contre les maladies infectieuses

 

Par saint Callinique, Patriarche de Constantinople

 

Roi sans commencement, invisible, insondable, incompréhensible, ineffable, Qui englobe toute la création dans Ta main et la maintient, l'imprègne et la gouverne, par Ta parole ineffable. Qui a préalablement toléré les transgressions des Ninivites, après leur repentir et leur conversion Tu les as acceptés et leur as accordé, par Ton extrême bonté et Ta lenteur à la colère, malgré toutes leurs iniquités et leurs fautes, d'accepter Ton amour de l’homme habituel et indicible. 

 

Accepte aussi nos prières, comme Tu l'as fait pour la conversion et la repentance des Ninivites. Accepte nos larmes et nos soupirs. Accepte nos humbles requêtes, car nous ne pouvons, à cause de nos péchés, lever les yeux sur Toi, Toi Qui seul es sans péché. 

 

Accepte nos cris profonds, comme la fumée du jugement, que nous envoyons vers Toi, Maître. Accepte la supplication de détresse de Ton peuple. Prends le dessus sur la multitude de nos péchés dans l'abîme de Ta compassion, et accorde à Ton peuple la rédemption, la libération des tentations et le pardon en éliminant la mort.

 

Oui, Seigneur notre Dieu, écoute Ton peuple en cette heure, ainsi que moi pécheur, et fais que la houlette des pécheurs se tienne droite parmi les justes élus, comme Toi seul le sais et l'as établi, et ne les juge pas. 

 

Et puissé-je aussi, moi Ton serviteur inutile glorifier Ton Très Saint Nom, Père et Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Troisième prière

 

Pour les malheurs du peuple

 

Par saint Callinique, Patriarche de Constantinople

 

 https://1.bp.blogspot.com/-fuVnbcYDOhg/XoDq3OjbldI/AAAAAAAAVLE/WoMJndqGn0MkYWBCOf8IXC14msOk9mXyACNcBGAsYHQ/s280/kallinikos.jpg

 

 

Seigneur tout-puissant, Créateur de toutes choses, dont la miséricorde est sans mesure et l'Amour de l'homme sans comparaison, Qui a pris toutes nos iniquités et a été cloué sur la Croix pour nous sanctifier ; prenant courage, nous nous prosternons devant Toi dans la supplication, Seigneur indulgent, car Ton amour de l’homme ineffable et incommensurable est aussi vaste que la mer, c'est pourquoi nous clamons devant Toi, Seigneur indulgent : Sauve-nous. Nous ne T'offrons pas des odes et des hymnes comme le pharisien, mais comme le publicain. Ni comme le Larron insensé, mais comme celui qui est sensible et reconnaissant, nous crions : Souviens-toi de moi.

 

C'est pourquoi, par Ta miséricorde insondable, triomphe de nos iniquités, même si nous ne nous repentons et ne nous convertissons pas convenablement ; et montre-nous l'ampleur de Ton amour de l’homme ; comme Celui Qui est lent à la colère fais preuve de compassion et réconcilie Ton peuple ; arrête la faux de la mort pour qu'elle ne s'avance pas sur nous ; hâte-toi de mettre fin à la fin prématurée ; mets un terme à cette maladie pestilentielle destructrice qui est juste ; Ecarte la large épée qui s'est levée contre nous afin que nous ne soyons pas détruits ; devant Toi seul nous avons péché, et devant Toi seul nous nous prosternons.

 

Oui, Seigneur, écoute-nous, pécheurs et Tes serviteurs inutiles, en cette heure, et ne repousse pas nos supplications ; ignore nos offenses, volontaires ou involontaires, connues ou inconnues, afin que nous glorifions Ton Très Saint Nom , Père et Fils et Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

MYSTAGOGY

 

Méditation pour le dimanche des

Rameaux : « HOUSHÃNA ! »

Dimanche des Rameaux est la porte mystérieuse qui nous mène à la Semaine Sainte où notre Seigneur subit toutes sortes de souffrances jusqu’à sa mort humiliante sur la Croix et sa Résurrection glorieuse.

Pour vivre profondément ce passage, nous avons choisi une homélie d’un Père de l’Église Syriaque Orientale sur le dimanche des Hosannas, où il est question de la parole énigmatique de Jésus, rapportée par le seul évangile de Luc :

«SI CEUX-CI SE TAISENT, LES PIERRES CRIERONT» (LUC 19, 40).

Cette hymne syriaque est attribuée à St Jacques de SAROUG, évêque de Batnan sur l’Euphrate (†521), que les fidèles de son époque appelaient « la flûte du Saint Esprit et la harpe de l’Église orthodoxe ».

Elle est extraite d’un ensemble qui, dans la liturgie maronite, compose l’office du matin. (Ce texte a été traduit et rapporté par RILLIET Frédéric, « Revue de théologie et de philosophie », 1985.)

Méditons et contemplons les paroles de cette hymne et passage béni vers la Semaine Sainte !

171 «Ils lui disaient : dis-leur de se taire et il répliqua : Même s'ils se taisent, les pierres crieront pour louer.

173 Cela se passa comme le dit celui qui enseigne la vérité, car s'ils s'étaient tus, les pierres auraient parlé comme il avait dit.

175 C'était un moment où la louange était due au Fils et, s'ils l'avaient refusée, les pierres la lui auraient rendue.

177 Si les petits-enfants ne l'avaient pas loué avec des palmes les rochers muets l'auraient loué avec leurs cithares.

179 Le Seigneur des rois était assis sur un ânon, le petit d'une ânesse et la nature tremblait pour donner louange à cause de son abaissement.

181 Les prêtres, les scribes et les chefs du peuple auraient dû dire cette louange qui était nécessaire.

183 Et parce que les adultes avaient refusé la louange dont c'était l'heure, les petits enfants avaient poussé de grands cris pour donner la louange par leurs hosannas. …

197 Maintenant, qui pourra nous fixer en ce qui concerne le secret de l'éventualité du cri de louange des pierres, comme il a été dit ?

199 Nous qui connaissons la parole du Fils de vérité pour qui selon ce qu'il a dit, les pierres rendent louange.

201 Maintenant nous disons à celui qui a besoin d'une preuve : Qu'il est facile d'être renseigné sur les mystères par les choses révélées ;

203 Qu'à la crucifixion, comme les laudateurs s'étaient tus. Les pierres et les rochers crièrent la louange qui était due.

205 À la place des disciples qui n'avaient pas jeté devant lui leurs manteaux les morts étaient sortis et lui donnaient louange avec leurs harpes.

207 À la place des arbres qui ne lui avaient pas lancé une partie de leurs branches le soleil avait coupé ses rayons de lumière pour le glorifier.

209 À la place des «crucificateurs» qui injuriaient le Sauveur les créatures muettes le louaient à leur manière.

211 Les amis s'étaient enfuis et les ennemis s'attardaient sur le Golgotha et c'était l'heure de faire monter une louange au Fils crucifié.

213 Et comme les hommes se turent, les pierres se murent pour louer. Afin que le crucifié ne demeure pas sans louange. …

239 Toutes les créatures chantent la louange avec leurs langues et tu ne pourras jamais entendre comment.

 

241 La vérité témoigne que tous les êtres le louent mais personne ne peut dire comment.

243 Personne ne sait pas par quelle bouche et par quelle voix la terre chante la louange du Seigneur, quand il le faut.

245 Mais qu'elle loue, David en témoigne lorsqu'il exhortait aussi les éléments à donner la louange selon leur nature. …

259 Mais comment ou de quelle façon ils donnent la louange tu ne me le demanderas pas, car il m'est difficile de te l'expliquer.

261 Les mystères cachés de Dieu et de ses créatures Lui appartiennent, et il entend lorsqu'elles louent à leur manière.

263 Les pierres crient sa louange, lorsqu'elles sont sollicitées et lui seul sait entendre leurs langues.

265 Elles étaient prêtes, lorsqu'il était porté par un ânon. À louer le chemin nouveau de son abaissement.

267 Et comme les jeunes portaient des branches pour louer Il n'était pas nécessaire que les pierres donnent alors la louange.

269 Et si ceux qui portaient là des branches s'étaient tus Les pierres auraient loué avec fracas le roi qui venait.

271 Comme les juifs prenaient soin de leur faire cesser la louange du Fils, Il leur répondit, lui à cause de qui les pierres crient,

273 Qu'elles crieraient, comme il le disait en vérité. Car il n'était pas possible que sa louange cesse de la part de ses créatures.»

Que Jésus, Roi et Sauveur de l’humanité, règne sur nos cœurs ! Amen ! HOUSHÃNA BÉNIE !

Source: Eglise Syro-Maronite, texte du Père Fadi El Mir, le Curé

Vendredi avant Hosanna (40 ème vendredi)

Saint Qurbana

    • I Pierre 1: 13 à 22 :
  • 13 Après avoir disposé votre intelligence pour le service, restez sobres, mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ.
  • 14 Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance,
  • 15 mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
  • 16 puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint.
  • 17 Si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
  • 18 Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
  • 19 mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
  • 20 Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.
  • 21 C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.
  • 22 En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres
    •  
    • Romains
    • 13: 11 :
    • 11 Vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.
    • 14: 9 :
    • 09 Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.
    •  
    • Saint Matthieu 4: 1-11 :
  • 01  Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable.
  • 02 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
  • 03 Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
  • 04 Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
  • 05 Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple
  • 06 et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
  • 07 Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
  • 08 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
  • 09 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
  • 10 Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
  • 11 Alors le diable le quitta. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.
Examine-toi plus souvent : remarque
 
de quel côté se tourne ton cœur. 

Est-ce vers Dieu et la vie future, vers les vertus célestes, paisibles, bienheureuses et pleines de lumière, vers les saints qui résident au ciel, ou bien vers le monde, vers les biens terrestres, tels que le boire et le manger, les vêtements, la demeure, vers les hommes adonnés au péché et leurs occupations futiles ? 

Oh ! si notre regard était toujours porté sur Dieu ! Mais ce n'est que dans la nécessité et dans le malheur que nous tournons nos regards vers le Seigneur, tandis que dans la prospérité nous les tournons du côté du monde et de ses vaines pompes. 

Mais quel profit puis-je tirer, me diras tu, de cette contemplation du Seigneur ? 

Voici lequel : tu obtiendras une paix et une tranquillité profonde pour ton cœur, la lumière pour ton intelligence, une sainte énergie pour ta volonté et la délivrance des pièges du démon. «Mes yeux sont toujours élevés vers le Seigneur», dit David, et il en explique la raison : Parce que, dit-il, c'est Lui qui dégagera mes pas des pièges qui m'environnent. (Ps 24,15). J'écouterai ce que dira le Seigneur, ses Paroles de paix sur son peuple et sur ses fidèles. (Ps 84,9).

Saint Jean de Cronstadt
Ma vie en Christ
Chap. 4: De la pénitence / §1: du péché
Appel à la Persévérance…
Livre de Daniel XII,11
" Que celui qui a des oreilles pour entendre entende"...

sablier

Daniel 12,11 

12 En ce temps-là se lèvera Micaël, (Michel) le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés.

  • 2 Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

3 Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.

  • 4 Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.

5 Et moi, Daniel, je regardai, et voici, deux autres hommes se tenaient debout, l’un en deçà du bord du fleuve, et l’autre au delà du bord du fleuve.

  • 6 L’un d’eux dit à l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve: Quand sera la fin de ces prodiges?

Et j’entendis l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d’un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée.

  • 8 J’entendis, mais je ne compris pas; et je dis: Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses?

9 Il répondit: Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin.

  • 10 Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront.

OSTENSOIR

11 Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, (La Sainte Communion) et où sera dressée l’abomination du dévastateur (de la désolation), il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. (1,290 )

 

12 Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’au mille trois cent trente-cinq jours! (1,335)

 

13 Et toi, marche vers ta fin; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.

 

Samedi avant Hosanna (samedi de Lazare)

Saint Qurbana

    • 1 de St Pierre 2: 6-10 :
  • 06 Il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.
  • 07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,
  • 08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.
  • 09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
  • 10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.
    •  
    • Ephésiens 1: 15 :
    • 15 C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles,
    • 2: 7 :
    • 07 Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
    •  
    • Saint Jean 11: 28-46 :
  • 28 [Marthe] lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »
  • 29 Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
  • 30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
  • 31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
  • 32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
  • 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
  • 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. »
  • 35 Alors Jésus se mit à pleurer.
  • 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
  • 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
  • 38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
  • 39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
  • 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
  • 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
  • 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
  • 43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
  • 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
  • 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
  • 46 Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
    •  

FAIRE NAÎTRE L'AMOUR

 

DE LA PRIÈRE

par le saint évêque Théophane le Reclus


Dans la vie chrétienne, la prière tient la première place. La prière, c’est le souffle de l’esprit. Là où est la prière, l’esprit vit ; s’il n’y a pas de prière, l’esprit est sans vie.

Se tenir devant une icône et se prosterner, n’est pas la prière, ce n’en est qu’un attribut. Dire des prières, de mémoire, ou les lisant, ou les écoutant – n’est pas encore prier, c’est seulement un moyen de découverte et d’éveil. La prière elle-même consiste en l’apparition dans notre cœur d’une succession de sentiments pieux, dirigés l’un après l’autre vers Dieu : sentiments de notre propre indignité, de dévotion, de reconnaissance, de glorification, de supplique, de contrition, de prosternation ardente, et autres.

Tout notre souci doit être là : emplir notre âme de tous ces sentiments et de ceux qui leur sont identiques, afin que le cœur ne reste pas vide. Lorsque tous ces sentiments ou l’un d’entre eux s’y trouvent, et s’élancent vers Dieu, notre oraison est alors prière, sinon elle ne l’est pas encore.

La prière, ou élan du cœur vers Dieu, doit être stimulée et affermie ou, ce qui revient au même, il faut éduquer en nous-mêmes l’esprit de prière.

Le premier procédé pour cela est la lecture ou l’écoute de nos prières. Lis, ou écoute avec attention, et en toute certitude, tu éveilleras et conforteras la montée de la prière de ton cœur vers Dieu, c’est-à-dire que tu en pénétreras l’esprit.

Dans les prières des Pères saints, une force puissante est en mouvement, et celui qui s’y introduira en déployant toute son attention et sa persévérance la goûtera sans doute aucun, par la loi de l’interaction, dans la mesure où il aura approché du contenu de cette prière son propre état d’esprit. Pour que nos prières soient un réel moyen d’éduquer cette disposition, il est indispensable de les accomplir de telle sorte que la pensée et le cœur en accueillent le contenu.

Voici, dans ce but, trois procédés des plus simples : ne commence pas tes prières sans t’y être d’abord préparé comme il se doit ; ne prie pas n’importe comment, mais avec attention et sentiment ; et à la fin, ne reprends pas immédiatement tes occupations.

Préparation à la prière

Lorsque tu te disposes à prier, quel que soit le moment choisi, reste d’abord un peu tranquille, assieds-toi ou fais quelques pas et efforce-toi alors de libérer ta pensée de toute préoccupation ou objet d’ici-bas. Puis, réfléchis : Quel est celui à qui tu vas t’adresser dans ta prière, et qui tu es, toi qui dois maintenant la lui adresser ; et éveille en ton âme le sentiment approprié, celui d’abnégation et de crainte pieuse en la présence de Dieu au dedans du cœur. Voilà en quoi consiste cette préparation minime, mais d’importante signification : se maintenir avec piété devant Dieu dans le cœur.

C’est là le début de la prière, et un bon début, c’est déjà la moitié de l’entreprise accomplie.

Observance de la prière – Les prières lues

T’étant ainsi préparé intérieurement, place-toi devant l’icône, signe-toi, fais une prosternation, et commence tes prières habituelles. Lis sans hâte, pénètre chaque mot, amène jusqu’au cœur le sens de chaque parole, et accompagne tout cela de prosternations, en te signant. Cette lecture fructueuse de la prière est agréable à Dieu. Approfondis chaque parole et introduis sa pensée jusqu’au cœur, autrement dit : comprends ce que tu lis, et ressens-le. Tu lis : « Purifie-moi de toute souillure » (Ps 50), ressens le mal qui est en toi, désire la pureté, et dans une totale espérance, demande-la au Seigneur. Tu lis : « Que ta volonté soit faite », et dans ton cœur remets complètement ton destin au Seigneur, étant totalement prêt à accueillir de bon gré tout ce qu’il t’enverra. Tu lis : « Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons à nos débiteurs », et en ton âme, pardonne tout à tous, et demande alors son pardon au Seigneur pour toi. Si tu agis ainsi pour chaque verset de ta prière, tu auras trouvé l’oraison appropriée. Et pour l’accomplir au mieux précisément de cette façon, voici ce qu’il faut faire :

1) Aie une certaine règle de prières, pas trop longue, afin de pouvoir l’accomplir sans hâte, malgré tes occupations habituelles.

2) Dans tes temps libres, lis attentivement les prières de ta règle, pour en comprendre chaque mot et le ressentir, afin de connaître d’avance ce que tu dois produire en ton âme et en ton cœur à telle ou telle parole, afin que cela te soit facile de le réaliser et de l’éprouver au moment de l’oraison.

3) Si, au moment de la prière, ta pensée s’envole vers d’autres objets, efforce-toi de rester attentif, et ramène-la sur l’objectif de la prière ; elle s’enfuit à nouveau, ramène-la à nouveau : répète la lecture, tant que tu n’en auras pas compris et ressenti chaque mot. C’est ainsi que tu déshabitueras ta pensée de la dispersion lorsque tu pries.

4) Si une parole de la prière exerce un effet puissant sur ton âme : arrête-toi dessus et ne lis pas plus loin ; reste sur ce passage, dans l’attention et le sentiment, nourris-en ton âme, ou les pensées qu’elle produira, et ne détruis pas cet état, tant qu’il ne disparaîtra pas de lui-même : c’est le signe que l’esprit de prière commence à faire son nid en toi, et cet état est le moyen le plus sûr d’éduquer et d’affermir cet esprit.

Après la prière

Lorsque tu auras terminé ton oraison, ne passe pas aussitôt à quelque autre occupation, mais à nouveau, reste tranquille un moment et réfléchis à ce que tu viens d’accomplir et à ce à quoi cela t’engage, sauvegardant tout particulièrement, après la prière, ce qui a eu sur toi un effet marquant. La nature même de la prière est telle que si tu as bien prié, comme il se doit, tu n’auras pas rapidement envie de te soucier des affaires : celui qui aura goûté au miel ne voudra pas du fiel ; goûter à cette douceur de la prière est le but même de l’oraison et, en goûtant à cette douceur dans l’oraison, l’esprit de prière s’éduque.

Si tu te tiens à ces quelques principes, tu verras rapidement le fruit de tes efforts. Toute oraison laisse dans l’âme une trace de la prière ; sa poursuite fidèle avec la même méthode l’enracinera, et la persévérance dans l’effort y greffera alors l’esprit de prière.

Voilà le début, le premier moyen d’éduquer en nous cet esprit de prière ! Il est conforme à sa destination, l’accomplissement de nos prières. Mais ce n’est pas encore tout, ceci n’est que le début de la science de la prière. Il faut aller plus loin.

Aller plus loin : La prière personnelle

Nous étant habitués par l’esprit et le cœur à nous adresser à Dieu avec une aide extérieure, les livres de prières, il est ensuite indispensable de s’essayer à sa propre montée vers Dieu, d’arriver à ce que l’âme elle-même, par un discours pour ainsi dire personnel, entre dans un entretien de prières avec Dieu, se transporte elle-même vers lui, s’ouvre à lui, lui confesse son état, et ce qu’elle désire. Et il faut le lui apprendre. Comment réussir dans cette science ?

Certes l’habitude de prier, avec piété, attention et sensibilité, à l’aide du livre de prières, y amène, car la prière personnelle, emplie de sentiments saints par le livre de prières, commencera à s’arracher d’elle-même du cœur, pour aller vers Dieu. Cependant, il existe aussi pour cela des méthodes particulières qui amènent à la réussite nécessaire de la prière.

Première méthode : l’enseignement qui conduit l’âme à s’adresser fréquemment à Dieu est la « pensée en Dieu », ou réflexion pieuse sur les propriétés et actions divines – bienveillance, justice, sagesse, omnipotence, omniprésence, omniscience – sur la création et la providence, le salut en Jésus Christ, sur la grâce et la parole de Dieu, les saints mystères, le royaume céleste. Quel que soit celui de ces sujets sur lequel tu commenceras à méditer, il emplira sans faute l’âme d’un sentiment de piété envers Dieu : il propulse tout droit vers Dieu l’être entier, c’est pourquoi c’est le moyen le plus direct pour habituer l’âme à s’élancer vers Dieu.

Lorsque tu auras terminé tes prières, surtout le matin, assieds-toi, et commence la méditation : aujourd’hui sur l’une, demain sur l’autre des propriétés et actions de Dieu, et amène ton âme à la prédisposition correspondante. Dis, avec saint Dimitri de Rostov : « Viens, sainte pensée en Dieu, et plongeons-nous dans la méditation sur les grandes œuvres de Dieu ». Permets ainsi à ton cœur de s’émouvoir et tu commenceras à épancher ton âme dans la prière. Ce n’est pas un gros effort, mais il donne beaucoup de fruits. Il y faut seulement le désir et le zèle. Commence, par exemple, à réfléchir sur la bienveillance divine et tu te verras entouré des effets corporels et spirituels de la miséricorde divine, et, plein de reconnaissance, tu te prosterneras devant Dieu ; médite sur son omniprésence et tu découvriras que tu es partout devant lui et qu’il est devant toi, et il te sera impossible de ne pas ressentir une crainte pieuse ; médite sur la vérité de Dieu, tu seras alors convaincu qu’aucune mauvaise action ne restera impunie, et tu te disposeras, à coup sûr, à te purifier de tes péchés devant Dieu d’un cœur contrit, dans le repentir ; réfléchis à l’omniscience divine : tu reconnaîtras que rien de ce qui est en toi n’échappe à l’œil de Dieu, et tu décideras sûrement d’être sévère envers toi-même et attentif en tout, afin de ne pas irriter Dieu, qui voit tout.

La deuxième méthode pour éduquer l’âme à fréquemment invoquer Dieu est de dédier toute entreprise, grande ou petite, à sa gloire ; car si nous prenons pour règle, selon l’Apôtre (1 Co 10, 31), de tout faire, même manger et boire, à la gloire de Dieu, alors il est certain que chaque fois, non seulement nous nous souviendrons de Dieu, mais nous ferons attention, en toute circonstance, de ne pas agir mal et de ne pas irriter Dieu par quelque action. Cela nous obligera à nous adresser à lui avec crainte et à Le prier de nous aider et de nous éclairer. Et comme nous sommes presque sans arrêt en activité, nous adresserons presque sans arrêt des prières à Dieu, et nous nous exercerons donc presque sans arrêt à l’élévation priante de notre âme vers Dieu. Ainsi nous apprendrons à notre âme à s’adresser le plus souvent possible à lui au cours d’une journée.

La troisième méthode d’éducation de notre âme est de l’habituer à faire appel à Dieu à partir du cœur, par des paroles courtes, selon les besoins de l’âme et les occupations. Tu commences quelque chose, dis : « Bénis, Seigneur ! » Tu as terminé, dis, non seulement par la langue, mais avec le cœur : « Gloire à toi, Seigneur ! » Une mauvaise passion apparaît, dis : « Sauve-moi, Seigneur, je péris ! » Une foule de pensées mauvaises t’envahit, appelle : « Tire mon âme de sa prison ! » Un mensonge apparaît dans une affaire et le péché t’y attire, prie : « Guide-moi, Seigneur, sur la route » ; ou : « Ne laisse pas mon pied chanceler ». Les péchés te pèsent et t’amènent au désespoir, appelle par la voix du publicain : « Seigneur, aie pitié de moi ! » Et ainsi en toute circonstance. Ou bien, dis plus souvent : « Seigneur, aie pitié ! Mère de Dieu Souveraine, sauve-moi ! Ange, mon saint gardien, défends-moi ! » ; ou appelle par quelque autre parole. Seulement, autant que possible, appelle plus souvent, t’efforçant surtout à ce que ces appels viennent du cœur, comme s’ils jaillissaient hors de lui. Faisant ainsi, nous aurons de fréquentes élévations spirituelles du cœur vers Dieu, des appels fréquents à lui, et une prière fréquente, et cette fréquence nous inculquera l’habitude de l’entretien spirituel avec Dieu.

Ainsi donc, outre la règle de prières, l’apprentissage de l’élévation de l’âme vers Dieu par la prière comporte aussi les trois pratiques nous amenant à l’esprit de prière : laisser du temps le matin à la méditation de Dieu ; œuvrer en tout pour la Gloire de Dieu ; et s’adresser à Dieu souvent, par des appels courts. Lorsque la méditation de Dieu matinale aura été bonne, elle préservera une disposition profonde de l’esprit à penser à Dieu. Cette pensée en Dieu obligera l’âme à accomplir tout acte, intérieur ou extérieur, avec prudence et pour la gloire de Dieu. Et l’une et l’autre la mettront dans une situation qui lui fera faire souvent de courts appels à Dieu. Ces trois choses – méditation de Dieu, toute œuvre pour la gloire de Dieu et invocations fréquentes – sont les armes les plus efficaces pour la prière spirituelle du cœur. Chacune d’elles élève l’âme vers Dieu. S’étant arrachée de la terre, celle-ci entrera dans son domaine et vivra avec délice dans les hauteurs ; ici, par le cœur et la pensée ; et, là-haut, elle se sera essentiellement rendue digne de se tenir devant la Face de Dieu.

Théophane le Reclus,Lettre 227.
Traduit du russe par N.M. Tikhomirova.

Les Petits Chanteurs à la croix de bois brandissent l’Espérance face au Coronavirus

La manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois vient de diffuser une vidéo dans laquelle ses membres chantent à distance « L’Espérance ». Une magnifique interprétation qui vient réchauffer les cœurs en cette période de confinement.

Leurs têtes blondes et brunes et leurs voix quasi angéliques sont connues du monde entier. Et si, confinement oblige, ils ne peuvent pas donner de concerts aux quatre coins du globe ainsi qu’ils en ont l’habitude, rien n’arrête les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Dans leur vidéo en confinement diffusée sur YouTube, pas de stade ni d’église bourrés à craquer, mais des petits chanteurs filmés depuis chez eux, vêtus de leur traditionnelle chemise bleue claire et de leur pull bleu marine, qui interprètent un chant extrait de leur dernier album Comme un chant d’espérance, sorti à l’été 2019.

 

Il s’agit du célébrissime « L’Espérance », bien connu des cercles scouts, mais également au-delà. « Reprends courage, l’espérance est un trésor », nous dit ce chant. Ceux que le pape Jean XXIII avait nommés les « missionnaires de la paix » remplissent ici leur mission : ranimer les cœurs et inviter à reprendre courage. Et cela met du baume au cœur.

UN CHANT

à reprendre ou apprendre avec vos enfants confinés:

« L’Espérance »:

Le front penché sur la terre,
J’allais seul et soucieux,
Quand résonna la voix claire
D’un petit oiseau joyeux.
Il disait : « Reprends courage,
L’Espérance est un trésor.
Même le plus noir nuage
A toujours sa frange d’or. (bis)

Lorsque le soir se fait sombre,
J’entends le petit oiseau
Gazouiller là-haut, dans l’ombre,
Sur la branche au bord de l’eau.
Et bientôt son doux ramage,
Me donne un nouvel essor.
Même le plus noir nuage
A toujours sa frange d’or. (bis)

Mais il partit vers le Père,
Et jamais ne le revis.
Je me penchais sur la terre,
Et la contemplais, ravi.
Car il n’est que l’Espérance
pour animer notre coeur,
Qui de nos plus noires souffrances
Sait toujours être vainqueur. (bis)

Réjouis-toi, fille de Sion! Crie de joie, fille de Jérusalem!

Voici que ton roi vient à toi:

il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne,

sur un ânon, le petit d’une ânesse 

(Zach. 9,9).
 



Le prophète de Dieu prononça cette prophétie quelque 400 ans avant l'événement que nous commémorons et célébrons aujourd'hui.

Ayant achevé Sa prédication sur terre, notre Seigneur Jésus-Christ fit Son entrée triomphale dans la cité royale de Jérusalem, dans la ville où le vrai Dieu était adoré, une ville pieuse à bien des égards.

Le Seigneur fit son entrée comme Roi et vainqueur, afin d'achever Sa mission par un exploit décisif :

*détruire la mort par la mort,

*enlever la malédition qui pesait sur la race humaine en la prenant sur Lui-même.

Cette entrée dans la cité royale, Il l'a accomplie assis sur le dos d'un ânon "qui n'avait jamais été monté" (Lc 19,30), afin de restaurer à l'humanité la dignité royale que notre ancêtre avait gâchée; et restaurer cette dignité en montant sur la Croix.

L'ânon a été apprivoisé par le merveilleux Conducteur.

Les Apôtres placèrent leurs vêtements sur l'ânon; une grande foule courut pour accueillir le Seigneur et marcher avec Lui, criant avec joie

"Hosanna au fils de David, bénit soit le roi (Lc 19,38) qui vient au Nom du Seigneur, Hosana au plus haut des Cieux 

(Mt 21,9).

Le Seigneur est proclamé Roi au Nom du Seigneur à Son propre titre – pas par hasard et pas par volonté humaine consciente. Au cours des 4 jours qui vont suivre, ce même peuple qui L'a proclamé Roi va hurler "crucifie-Le, crucifie-le...nous n'avons pas d'autre roi que César!"

(Jn 19,15).


Quelle est la signification de l'entrée du Seigneur à Jérusalem sur un ânon?

D'après l'explication des saints Pères, cela a une profonde signification prophétique.

Le Seigneur, voyant tout, avait déjà vu à l'avance les Juifs approchant l'apostasie finale.

Il avait annoncé cette apostasie déjà lorsque la Loi avait été donnée aux Israélites sur le Mont Sinaï, par la bouche du Législateur inspiré.

"Ils ont péché," dit Moïse du futur péché des Juifs contre le Dieu-homme, comme s'il parlait de quelque chose de déjà accompli.

"Ils ont péché, ne Lui étant pas agréables; enfants indignes, une génération obstinée et perverse.

C'est ainsi que vous récompensez le Seigneur? (Deut. 32,5-6 LXX).

"Car c’est une nation aux vues courtes, privée de discernement.

S’ils étaient sages, certes ils aboutiraient, ils sauraient discerner leur avenir" (Deut. 32,28-29).

"Car leur vigne vient de la vigne de Sodome et des plantations de Gomorrhe: leurs raisins sont raisins vénéneux, leurs grappes sont amères" (Deut. 32,32).

Alors qu'au contraire, "Cieux, exultez avec Lui" – le Fils de Dieu "et que les Anges de Dieu L’adorent!

Nations, exultez avec Son peuple, et que tous les envoyés de Dieu affirment Sa force!" (Deut. 32,43).

L'entrée à Jérusalem sur un ânon est la répétition de la prophétie de Moïse – pas en paroles mais en symbole.

Moïse avait prédit que les païens et les étrangers se réjouiraient dans le Seigneur, mais les Juifs seraient rejetés.

Ici, l'ânon jamais monté (Lc 19,30) est une image de ces peuples des nations étrangères.

Les vêtements des Apôtres sont les enseignements du Christ par lesquels ils instruraient les nations, et le Seigneur S'assis Lui-même spirituellement sur les nations, les rendant tels Dieu.

Il les conduit dans Jérusalem, dans le sein de l'Église, vers l'éternelle cité de Dieu non-construite par les mains des hommes, vers la cité du Salut et de la béatitude.

Les Juifs rejetés y sont aussi présents.

Avec leurs lèvres, ils ont crié "le Roi d'Israël," mais dans leur âme, leur Sanhédrin, ils avaient déjà résolu de tuer le Sauveur.


Voici une autre signification de l'ânon jamais monté.

C'est une image de toute personne qui est guidée par des désirs irrationnels, privée de liberté spirituelle, enchaînée aux passions et habitudes de la vie charnelle.

Les enseignements du Christ libèrent l'ânon de son attachement; c'est-à-dire, de l'accomplissement de sa volonté pécheresse et charnelle.

Alors les Apôtres mènent l'ânon au Christ, posent leurs vêtements dessus; le Seigneur S'assis dessus et fait Son entrée dessus dans Jérusalem.

Cela signifie que la personne qui a quitté sa vie pécheresse est guidé vers les Évangiles, et est revêtu comme s'il portait des habits apostoliques, dans la connaissance la plus détaillée et précise du Christ et de Ses Commandements.

Ensuite le Seigneur s'assied dessus en lui apparaissant spirituellement, et en demeurant spirituellement en lui, car tel était Sa volonté de promettre :

"Celui qui a Mes Commandements et qui les garde, c’est celui-là qui M’aime; or celui qui M’aime sera aimé de Mon Père; et Je l’aimerai et Je me manifesterai à lui." (Jn 14,21) "et Mon Père l’aimera et Nous viendrons vers lui et Nous Nous ferons une demeure chez lui" (Jn 14,23).

La venue du Seigneur est accompagnée d'une paix surpassant les mots et la compréhension; une paix qui est pleine de grâce, et digne de Celui Qui l'accorde – le Seigneur.

Cette paix n'est pas comparable avec le repos naturel de l'homme qui a chuté, qui peut ressentir du repos et du plaisir dans les délices charnels, et qui peut considérer sa propre insensibilité, sa propre mort éternelle, comme étant du repos.

Le Seigneur est au dessus des qualités naturelles de la personne qui s'est soumise à Lui et a assimilé Ses enseignements saints; et Il guide cette personne vers la cité spirituelle de Dieu, la cité de paix – dans la Jérusalem créée par Dieu, et pas par l'homme.
L'âme qui contemple de Seigneur est accueillie par le Saint Esprit, Qui offre à cette âme la joie spirituelle qui est incorruptible et éternelle. 

Réjouis-toi, ô fille de Sion, la fille de la sainte Église – car tu appartient à nul autre qu'à Dieu. Crie de joie, fille de Jérusalem! Voici que ton roi vient à toi: il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Zach. 9,9).

Tu as ressenti la paix du Christ, pleine de grâce, et tu es devenue enfant de cette paix; tu as été renouvelée par la jeunesse spirituelle et tu a appris à connaître le Royaume du Christ par l'expérience.

Les passions sont apaisées en toi, par la puissance pleine de grâce du Conducteur Qui te dirige; tes qualités naturelles ne savent pas briser leurs lois naturelles, elles ne savent pas aller au delà de leurs limites et être transformées en d'incontrôlables passions!

Tirant toutes tes pensées, tous tes sentiments, toutes tes actions du Seigneur, tu sais et tu dois proclamer le Nom du Seigneur à ton prochain, et Le louer dans l'assemblée de l'Église (Ps 21,22).

Né du Saint Esprit et enfant de l'Esprit, tu es capable de contempler la procession spirituelle de ton Roi, tu es capable de contempler la justice et la droiture de ton Roi.

Il est "humble et doux de coeur" (Mt 11,29), et "Il guidera le doux dans le jugement, Il enseignera Ses voies à l'humble" (Ps 24,9 LXX).

Notre Dieu est un Esprit qui est incomparable à tout esprit créé, car Il est en tous les aspects indéfiniment différent de toutes les créatures.

Les saints esprits angéliques créés sont Ses trônes et chariots. Il est assis et avance sur les chérubins.

Il est assis et avance sur ces âmes humaines bénies qui se sont soumises à Lui et Lui rapportent toutes leurs qualités humaines comme une offrande consumée.

Le Roi avance sur de telles âmes, et entre ainsi dans la sainte cité de Dieu, y introduisant aussi les saintes âmes.

Hosanna au plus haut des Cieux!

Béni est le Roi d'Israël qui vient.

Amen.

 (saint Ignace Brianchaninov)

 

Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême)

Saint Qurbana

    • 1ère de St Jean 5: 1 -12 :
  • 01 Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
  • 02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
  • 03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
  • 04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.
  • 05 Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
  • 06 C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.
  • 07 En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
  • 08 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
  • 09 Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
  • 10 Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
  • 11 Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
  • 12 Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.
    •  
    • Romains 8: 18 à 25 :
  • 18 J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
  • 19 En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
  • 20 Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
  • 21 d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
  • 22 Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
  • 23 Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.
  • 24 Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
  • 25 Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.
    •  
    • Ephésiens  6 1-24 :
  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
  • 05 Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur.
  • 06 Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur,
  • 07 et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes.
  • 08 Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait.
  • 09 Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces. Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.
  • 10 Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
  • 21 Et vous, vous saurez ce que je deviens et ce que je fais, car Tychique, le frère bien-aimé, le fidèle ministre dans le Seigneur, vous informera de tout.
  • 22 Je l’envoie spécialement auprès de vous, afin que vous ayez de nos nouvelles et qu’il réconforte vos cœurs.
  • 23 Que la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable.
    •  
    • Saint Jean 12: 12-19 :
  • 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
  • 13 Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! »
  • 14 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit :
  • 15 Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse.
  • 16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
  • 17 La foule rendait témoignage, elle qui était avec lui quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts.
  • 18 C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre ; elle avait entendu dire qu’il avait accompli ce signe.
  • 19 Les pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez bien que vous n’arrivez à rien : voilà que tout le monde marche derrière lui ! »
    •  

Pour la Procession (à l'entrée ouest)

    • Saint-Luc 19: 28-40 :
  • 28 Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
  • 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
  • 30 en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 31 Si l’on vous demande : “Pourquoi le détachez-vous ?” vous répondrez : “Parce que le Seigneur en a besoin.” »
  • 32 Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
  • 33 Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
  • 34 Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. »
  • 35 Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus.
  • 36 À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
  • 37 Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
  • 38 et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »
  • 39 Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »
  • 40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »
    •  

 

 

Pour la bénédiction des  palmes

    • Zacharie 9: 9-12 :
  • 09 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
  • 10 Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.
  • 11 Quant à toi, par le sang de ton alliance, je fais sortir tes captifs de la citerne sans eau.
  • 12 Revenez à la place forte, captifs pleins d’espérance. Aujourd’hui même, je l’affirme, je te rendrai au double.
    •  
    • Isaïe 51: 9-11 :
  • 09 Éveille-toi, éveille-toi, revêts-toi de force, bras du Seigneur ! Éveille-toi comme aux jours anciens, au temps des générations d’autrefois. N’est-ce pas toi qui taillas en pièces Rahab, qui transperças le Monstre marin ?
  • 10 N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand Abîme, qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour que passent les rachetés ?
  • 11 Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.
    •  
    • 1ère lettre de St Jean 2: 7-14 :
  • 07 Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
  • 08 Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière.
  • 09 Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
  • 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
  • 11 Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
  • 12 Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
  • 13 Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais.
  • 14 Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais.
    •  
    • Romains 11: 13-24 :
  • 13 Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
  • 14 mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
  • 15 Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
  • 16 Si la partie de la pâte prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi.
  • 17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
  • 18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
  • 19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
  • 20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
  • 21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches d’origine, il ne t’épargnera pas non plus.
  • 22 Observe donc la bonté et la rigueur de Dieu : rigueur pour ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu pour toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
  • 23 Quant à eux, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés car Dieu est capable de leur redonner leur place en les greffant.
  • 24 En effet, toi qui étais par ton origine une branche d’olivier sauvage, tu as été greffé, malgré ton origine, sur un olivier cultivé ; à plus forte raison ceux-ci, qui sont d’origine, seront greffés sur leur propre olivier.
    •  
    • Saint-Marc 11: 1-11 :
  • 01 Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples
  • 02 et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 03 Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” »
  • 04 Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent.
  • 05 Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
  • 06 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.
  • 07 Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
  • 08 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
  • 09 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
  • 10 Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
  • 11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.

PRIER SANS CESSE

Désirons toujours la vie bienheureuse auprès du Seigneur Dieu, et prions toujours.

Mais les soucis étrangers et les affaires affaiblissent jusqu'au désir de prier ; c'est pourquoi, à heures fixes, nous les écartons pour ramener notre esprit à l'affaire de l'oraison.

Les mots de la prière nous rappellent au but de notre désir, de peur que l'attiédissement n'aboutisse à la froideur et à l'extinction totale, si la flamme n'est pas ranimée assez fréquemment.

C'est pourquoi, lorsque l'Apôtre dit : Faites connaître vos demandes auprès de Dieu, on ne doit pas l'entendre en ce sens qu'on les fait connaître à Dieu, car il les connaissait avant même qu'elles existent ; mais qu'elles doivent demeurer connues de nous auprès de Dieu par la patience, et non auprès des hommes par l'indiscrétion.

Cela étant, il n'est pas défendu ni inutile de prier longtemps, lorsqu'on en a le loisir, c'est-à-dire lorsque cela n'empêche pas d'autres occupations bonnes et nécessaires, bien que, en accomplissant celles-ci, on doit toujours prier, comme je l'ai dit, par le désir. Car si l'on prie un peu longtemps, ce n'est pas, comme certains le pensent, une prière de bavardage.

Parler abondamment est une chose, aimer longuement en est une autre.

Car il est écrit du Seigneur lui-même qu'il passa la nuit en prière et qu'il priait avec plus d'insistance : faisait-il alors autre chose que nous donner l'exemple en priant dans le temps au moment voulu, lui qui, avec le Père, exauce dans l'éternité ?

On dit que les moines d'Égypte ont des prières fréquentes, mais très courtes et comme lancées à la dérobée, pour éviter que se détende et se dissipe, en se prolongeant trop, cette attention vigilante et soutenue si nécessaire à l'homme qui prie.

Ils montrent par là que l'on ne doit pas accabler cette attention, quand elle ne peut se maintenir ; mais de même, si elle se maintient, il ne faut pas l'interrompre trop tôt.

La prière ne doit pas comporter beaucoup de paroles, mais beaucoup de supplication, si elle persiste dans une fervente attention.

Car beaucoup parler lorsqu'on prie, c'est traiter une affaire indispensable avec des paroles superflues.

Beaucoup prier, c'est frapper à la porte de celui que nous prions par l'activité insistante et religieuse du cœur.

Le plus souvent, cette affaire avance par les gémissements plus que par les discours, par les larmes plus que par les phrases.

Dieu met nos larmes devant lui et notre gémissement n'échappe pas à Celui qui a tout créé par sa Parole et qui ne recherche pas les paroles humains.

 

LETTRE DE SAINT AUGUSTIN A PROBA SUR LA PRIÈRE

Le repentir est le renouvellement du baptême.


Le repentir est un contrat avec Dieu pour une seconde vie.
Saint Jean Climaque

-------------------------------
O arrependimento é a renovação do batismo.
O arrependimento é um contrato com Deus para uma segunda vida.
Saint John Climaque

-------------------------------
Repentance is the renewal of baptism.
Repentance is a contract with God for a second life.
Saint John Climaque

-------------------------------
El arrepentimiento es la renovación del bautismo.
El arrepentimiento es un contrato con Dios para una segunda vida.
San Juan Climaque
-------------------------------

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Prier pour nos frères : les trois règles de l’intercession

Prier les uns pour les autres en temps d’épreuve est non seulement un acte d’amour, mais une grande responsabilité.

En ce temps d’épidémie, nous sommes invités à prier d’une manière plus intense et à intercéder pour nos frères. Rappelons trois grandes règles de l’intercession à graver profondément en nos cœurs.

 

 
1
LA RÉALITÉ : LA PRIÈRE EST UN ACTE RÉEL

La première grande règle de l’intercession est la réalité. La prière est un acte qui, bien qu’invisible en ce qu’il a d’essentiel, est éminemment réel. Elle nous met en contact avec la source de toute réalité, Dieu, et nous fait obtenir pour nos frères des choses réelles et extrêmement précieuses : la grâce et les dons de l’Esprit Saint. Chaque fois que nous nous tournons vers le Père, avec son Fils bien-aimé, afin de la prier pour nos frères, toujours Il envoie son Esprit saint dans leur cœur. L’Écriture ne cesse de nous le rappeler. Nous sommes sûrs d’être exaucés lorsque nous demandons le trésor de l’Esprit saint pour nos frères. Quand bien même ils fermeraient leur cœur à la grâce qui les sollicite par notre prière, l’Esprit saint n’en viendra pas moins frapper à leur porte toutes les fois que nous le demanderons avec foi.

 
2
LA RESPONSABILITÉ : NOTRE POUVOIR DE DONNER L’ESPRIT SAINT

Si le Bon Dieu a voulu nous donner un tel pouvoir, une telle capacité à faire le bien par notre prière en nous faisant mériter avec et en Jésus, mort et ressuscité, le don de l’Esprit saint pour nos frères, quelle ne doit pas être notre responsabilité ! Le Père, pour parler de manière imagée, s’empêche de répandre à profusion sa grâce dans le monde si nous ne le Lui demandons pas par son Fils bien-aimé Jésus avec la confiance et l’audace que nous inspire l’Esprit. Il ne veut pas appliquer les mérites de la Rédemption, acquis par Jésus par sa mort et sa résurrection qui est représentée à chaque messe, si nous ne le Lui demandons pas avec foi. Si Jésus est le vainqueur du monde, Il attendra, cependant, que nous nous associons à Lui, pour manifester son triomphe dans les cœurs.

 
 
 
3
LA PROPORTION : PLUS NOUS PRIONS, PLUS LA GRÂCE SE RÉPAND

Enfin, le Père veut tellement nous associer à son œuvre d’amour, qu’Il a voulu aussi faire dépendre le don démesuré de sa grâce de l’intensité de notre foi et de notre amour. Plus nous croirons et aimerons, plus nous intercéderons, plus la grâce se répandra à profusion. Pour augmenter notre amour et notre foi, il suffit simplement de renouveler nos actes d’amour et de foi en laissant l’Esprit saint les opérer dans notre âme. Nous pouvons aussi nous associer à la prière de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints et des anges, et nous associer à toutes les prières de la terre. Notre prière deviendra alors vraiment ecclésiale et notre cœur se dilatera aux dimensions de celui de Jésus et de Marie.

Une incroyable puissance

C’est parce qu’il est miséricordieux que le Père veut nous associer à son œuvre de salut. C’est parce qu’il est fidèle à son dessein d’amour, qu’Il ne répand sa grâce que dans la mesure où nous le Lui demandons avec son Fils bien-aimé. C’est parce qu’il est juste, en agissant conformément aux lois de sa miséricorde, qu’Il répand sa grâce en tenant compte de notre foi et de notre amour. Le coronavirus qui paralyse le monde, nous donne l’occasion d’intercéder avec plus d’intensité pour nos frères. Il nous donne l’occasion de redécouvrir l’incroyable puissance de la prière.

Pour en savoir plus sur la prière dans la spiritualité du Carmel, recevez la revue Carmel 

 

POUR LES FAMILLES, ET LEUR

RÉFLEXION:

DIEU ET LA SEXUALITÉ

(Eléments de réflexions et de débats)

 

Comment vivre une sexualité de don et d'accueil, à l'image de la relation à Dieu ?

Le bibliste Philippe Levèbre éclaire pour nous le rapport tumultueux du sexe au sacré, du corps à l'esprit.

"Loth et ses filles", Albrecht Altdorfer (1537)

"Loth et ses filles", Albrecht Altdorfer (1537)

 

L’exultation extrême de la chair lors du face-à-face avec un être aimé désigne bien souvent dans la Bible la rencontre avec Dieu. Si le terme jouissance est limité dans le vocabulaire d’aujourd’hui au domaine sexuel, il est usité dans la tradition de l’Église comme une notion théologique. La jouissance désigne la fréquentation intense, délectable, de Dieu, la jubilation de le connaître et d’être connu par Lui, dont la chair demeure durablement déployée et heureuse.

Adam et Êve faisaient-ils l'amour au paradis ?

Une question a souvent été débattue dans l’Antiquité : l’homme et la femme au paradis faisaient-ils l’amour ? Pour certains, l’activité sexuelle, mélangée qu’elle est de concupiscence, ne peut être qu’une conséquence du péché. Pour d’autres, au contraire, les deux premiers habitants du jardin, qui étaient nus sans éprouver de honte (Genèse 2, 25), vivaient une sexualité à la hauteur de leur relation à Dieu : toute de don et d’accueil émerveillé. Le mot « Éden », qui est le nom donné au jardin ori­ginel, se retrouve en une forme très proche, édéna, en Genèse 18, 12. Trois messagers du Seigneur ont annoncé à Sara qu’elle enfanterait un fils dans sa vieillesse ; elle rétorque alors : « Maintenant que je suis usée, aurai-je du plaisir (édéna), alors que mon ­seigneur (c’est-à-dire Abraham) est vieux ! » L’usage de ce terme suggère rétrospectivement que le nom Éden est connoté sexuellement. Ainsi, parmi les délices du paradis figuraient les plaisirs de la rencontre charnelle.

"Devenir une seule chair"

Revenons au commencement. Dès que Dieu a conduit auprès de l’homme la femme qu’Il avait « bâtie », une promesse est lancée : ils deviendront « une seule chair » (Genèse 2, 21-24). On a eu tendance à limiter cette annonce à la seule activité sexuelle. Elle englobe en fait toute l’aventure que cet homme et cette femme vivront ensemble, dont la sexualité fait partie. « Devenir une seule chair » s’avère une formule très mystérieuse : quelle est au juste cette réalité de la chair que Dieu vient de créer ? Qu’est-ce que cette unité qu’Il appelle de ses vœux ? Toute la Bible nous l’apprendra : il n’y a pas d’unité, pas de communion de la chair, sans que Dieu la mène « ultimement » à terme. S’il faut évoquer les rencontres amoureuses d’Adam et de son épouse, postulons qu’elles se font dans l’enthousiasme de la chair confiante qui vit en Dieu un mystère d’unité, la chair de l’un s’ouvrant à la chair de l’autre.

Désir et connaissance

La formule stéréotypée « L’homme connut Ève, sa femme » (Genèse 4, 1)n’apparaît qu’au chapitre 4, une fois le paradis quitté. Le verbe connaître désignera régulièrement la relation sexuelle, mais ce verbe impose toujours la nécessité d’un discernement. Depuis les premiers chapitres de la Genèse, en effet, où le vocabulaire de la connaissance a été inauguré (qu’on se rappelle l’arbre de la connaissance du bien et du mal), nous avons appris qu’il y a connaître et connaître. La connaissance s’acquiert-elle, comme le serpent l’a évoqué (Genèse 3), en accaparant ce qu’on désire, sans en parler à quiconque, sans prendre de temps de l’attente ? Ou bien est-elle de l’ordre de la lente maturation, de la parole échangée, de l’intimité avec Dieu, comme le chapitre 2 de la Genèse le suggérait ? 

Dès lors, il conviendra toujours de s’interroger sur le sens « réel » de connaître, employé pour désigner la relation sexuelle. Chez certains, ce verbe renvoie à une expérience qu’ils s’imaginent maîtriser et qui donne lieu à des gestes machinaux et pos­sessifs ; les habitants de Sodome sont ainsi prêts à « connaître » (autrement dit : à violer) les deux visiteurs de Lot, puis les filles de Lot (Genèse 19, 5 et 8). Chez d’autres, au contraire, connaître évoque un chemin qui ouvre vers l’inconnu : un homme et une femme s’avancent l’un vers l’autre, sans que leur rencontre réponde d’emblée à un programme fait d’avance. Selon un des auteurs du livre des Proverbes, une des réalités « qui me dépassent » et « que je ne connais pas » est « le chemin de l’homme chez la jeune femme » (Proverbes 30, 18-19 ; cette formule a une possible connotation sexuelle).

Le sexe et la relation à Dieu

Ceux qui « connaissent » trop bien en matière sexuelle manifestent la relation qu’ils ont plus généralement avec les autres et avec Dieu. Tout ce qu’on fait subir sexuellement aux plus humbles du peuple, c’est à Dieu qu’on le fait subir. Au début des livres de Samuel, on nous présente deux prêtres qui desservent le temple de Silo. Or, ces comparses prennent pour leur usage le meilleur des sacrifices qui revient à Dieu, de même qu’ils violent les ­femmes qui participent au service du ­sanctuaire (1 Samuel 2, 12-25). 

Leur sexualité fondée sur l’abus exprime la relation –  ou plutôt la non-relation – qu’ils entretiennent avec Dieu. Pour eux, l’« autre » n’existe pas : ils mettent la main sur tout et sur tous. La vie sexuelle est donc régulièrement évoquée dans la Bible, de manière à la fois pudique et ferme, parce qu’elle met en œuvre tous les grands enjeux des humains avec Dieu et des humains entre eux : vivre dans la chair, être convié à la rencontre, faire un choix entre l’attitude préfabriquée et la découverte imprévue. Elle est souvent présentée sous des jours étonnants, comme pour nous rappeler que la sexualité n’est pas la seule affaire des humains : elle intéresse Dieu au premier chef, Lui le créateur de la chair et le maître des rencontres.

Abraham et Sara

Ainsi le peuple que Dieu se constitue commence avec un vieux couple, Abraham et Sara. Dieu n’aurait-il pu choisir un couple jeune, en forme, capable de procréer une race vigoureuse ? Non, il a préféré à cette image convenue des vieillards qui ont passé l’âge d’avoir des enfants et qui, quand ils pouvaient engendrer, n’ont pu le faire pour cause de stérilité (Genèse 11, 29). Quand Dieu répète à Abraham et à Sara qu’ils auront un fils, né de leur chair, chacun des deux rit (Genèse 17, 17 et 18, 12-15). C’est bien plus tard, alors qu’Abraham a 100 ans et Sara, 90, que voit le jour Isaac, un garçon dont le nom rappelle le rire dont ses parents avaient salué l’annonce de sa naissance (Genèse 21, 1-7).

Il faut lire tous ces chapitres qui suggèrent comment Dieu vient habiter les corps vacillants de ces ancêtres, comment il est présent dans la rencontre qui les amène à concevoir Isaac. Être issu d’Abraham et de Sara empêche donc que l’on se prévale d’une quelconque arrogance de la chair, comme si l’on devait sa naissance à la vigueur de puissants géniteurs inauguraux. C’est plutôt de l’impuissance qu’on est né, une impuissance visitée, intimement, par Dieu lui-même. Avec ceux qu’il a choisis, en tenant compte de leur fragilité et de leur incapacité, Dieu a suscité un fils et par lui un peuple nombreux. On pourrait multiplier les exemples dans la Bible de ce Dieu attentif à la fragilité de la vie, aux aléas de la sexualité, qui occasionne des rencontres improbables et prolonge des lignées contre toute attente.

Un Dieu gynécologue

Le sexe, c’est d’abord l’affaire de Dieu. La circoncision le dit déjà : le sexe masculin porte le signe de sa consécration à Dieu ; quant aux organes féminins, ils sont avant tout évoqués par Dieu lui-même. C’est Lui qui ouvre les matrices fermées (Genèse 30, 22 ; 1 Samuel 1, 5-6…), Lui qui veille au ventre qui conçoit (Genèse 30, 2…). Quand Rébecca, après une longue période de stérilité, se trouve enceinte (Isaac, son mari, a imploré le Seigneur pour qu’elle le soit), il est dit que, s’inquiétant des mouvements qu’elle sent dans son ventre, elle va « consulter le Seigneur ». Cette belle expression manifeste un Dieu gynécologue, au sens propre du terme : il connaît, lui d’abord, les femmes et leurs questions intimes et il leur donne une parole appropriée (Genèse 25, 21-23).

Jouir de la présence de Dieu en soi

J’ai parlé au début de la jouissance éprouvée à fréquenter Dieu. Parlons-en en nous laissant guider par les psaumes. Les psaumes usent souvent d’une terminologie audacieuse pour parler de l’expérience de Dieu. Dans le psautier, un des lieux clés de la rencontre avec Lui est le lit : un endroit où le corps alangui se laisse atteindre durant les heures calmes de la nuit. Toute la chair frémit à l’approche de Dieu : « La nuit même mes reins m’instruisent... Oui, mon cœur se réjouit et ma “gloire” jubile, ma chair même demeure en sécurité » (psaume 16, 7 et 9). La « gloire », un terme plutôt réservé à Dieu, désigne l’épanouissement chez un humain de la chair que le Seigneur a visitée. Le psaume 63 évoque la prière comme une entrevue amoureuse. Le psalmiste se souvient du Seigneur sur sa couche et affirme : « Je crie de joie à l’ombre de tes ailes... ta droite me soutient » (psaume 63, 8 et 9). Frémissement, cris, sensation de rassasiement, chair totalement confiante  : bien des textes évoquent la joie débordante du corps que Dieu aborde, ­touche, emplit.

La jouissance de la présence et de la parole de Dieu est une réalité ouverte dans la Bible : certains s’en « contentent », d’autres la conjuguent avec la joie des épousailles. Dans tous les cas, c’est une réalité d’exultation qui est offerte : la jubilation de la chair en Dieu qui est le cœur de notre foi.

Pour aller plus loin

> Retrouvez dans La Vie du 14 juillet l'intégralité de notre dossier "Bible et sexe"

SOURCE: http://religion-orthodoxe.eu/ Article de Mr Philippe Lefèbvre - publié le 15/07/2011

"On s'en fout de

 

Jésus"...

Le point de vue d'un Évêque
de l'Eglise Romaine-Catholique sur les mesures de confinements et d'interdiction de Culte Publique:
Mgr Athanasius Schneider,
la « dictature sanitaire »
et l'interdiction des messes publiques :
une épreuve qui apportera un
“grand bénéfice spirituel”
 

 

Mgr Athanasius Schneider propose une réflexion sur l'interdiction inouïe pour les fidèles d'assister à la messe, où au nom d'une « dictature sanitaire » sans précédent « les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers ». Ces « tribulations », affirme l'évêque auxiliaire d'Astana, seront porteuses de « grands bénéfices spirituels » pour ceux qui resteront fidèles et qui comprendront, à travers la privation du Sacrifice eucharistique, son caractère absolument central.

Il y voit une « purification » de l'Eglise par une « intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l'Église ».

Je vous propose ici ma traduction de ce texte paru en anglais sur One Peter Five en ce 19 mars, fête de saint Joseph. Les anglophones y trouveront une série de prières pour la prière en famille. Cette traduction a été approuvée par Mgr Schneider. Celui-ci propose désormais une version vidéo de son message en français ici. – J.S.

 
« Nous nous glorifions même dans les tribulations » (Rom 5, 3) 

Des millions de catholiques dans le monde occidental dit libre seront, dans les semaines ou même les mois à venir, et surtout pendant la Semaine Sainte et Pâques, point culminant de toute l'année liturgique, privés de tout acte de culte public en raison de la réaction tant civile qu'ecclésiastique à l'épidémie de Coronavirus (COVID-19). La plus douloureuse et la plus angoissante de ces mesures est la privation de la sainte messe et de la sainte communion sacramentelle.

L'atmosphère actuelle de panique quasi planétaire est sans cesse alimentée par le « dogme » universellement proclamé de la nouvelle pandémie du coronavirus. Les mesures de sécurité drastiques et disproportionnées, associées à la négation des droits fondamentaux de l'homme que sont la liberté de mouvement, la liberté de réunion et la liberté d'opinion, apparaissent quasiment orchestrées au niveau mondial selon un plan précis. Ainsi, l'humanité entière devient en quelque sorte prisonnière d'une « dictature sanitaire » mondiale qui, de son côté, se révèle également être une dictature politique.

Un effet secondaire important de cette nouvelle « dictature sanitaire » qui se répand dans le monde entier est l'interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public. À compter du 16 mars 2020, le gouvernement allemand a interdit toute forme de rassemblement religieux public pour toutes les religions. Une mesure aussi drastique d'interdiction stricte de toutes les formes de culte public était inimaginable, même sous le Troisième Reich.

Avant que ces mesures ne soient prises en Allemagne, une interdiction gouvernementale de tout culte public avait été mise en œuvre en Italie et à Rome, cœur du catholicisme et du christianisme. La situation actuelle de l'interdiction du culte public à Rome ramène l'Église à l'époque d'une interdiction analogue émise par les empereurs romains païens au cours des premiers siècles.

Les clercs qui osent célébrer la sainte messe en présence des fidèles dans de telles circonstances pouvaient être punis ou mis en prison. La « dictature sanitaire » mondiale a créé une situation qui respire l'air des catacombes, d'une Église persécutée, d'une Église souterraine, surtout à Rome. Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l'image du Salus populi Romani dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu'à la Croix miraculeuse dans l'église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »

Comment les catholiques doivent-ils réagir et se comporter dans une telle situation ? Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n'avions pas vécu une telle situation. On peut comprendre cette situation comme une intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l'Église. Dieu utilise maintenant l'impitoyable « dictature sanitaire » du monde pour purifier l'Église, pour réveiller les responsables dans l'Église, et en premier lieu le pape et l'épiscopat, de l'illusion d'un beau monde moderne, de la tentation de flirter avec le monde, de l'immersion dans les choses temporelles et terrestres. Les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers. Les gouvernements ordonnent au clergé de célébrer la liturgie sans le peuple.

L'actuelle intervention divine purificatrice a le pouvoir de nous montrer à tous ce qui est vraiment essentiel dans l'Église : le sacrifice eucharistique du Christ avec son Corps et son Sang et le salut éternel des âmes immortelles. Que ceux qui, dans l'Église, sont soudainement et inopinément privés de ce qui est central puissent commencer à en voir et en apprécier plus profondément la valeur.

En dépit de la situation douloureuse de privation de la sainte messe et de la sainte communion, les catholiques ne doivent pas céder à la frustration ou à la mélancolie. Ils devraient accepter cette épreuve comme une occasion de grâces abondantes que la Divine Providence leur a préparée. De nombreux catholiques ont maintenant, d'une certaine manière, la possibilité de faire l'expérience de la situation des catacombes, de l'Église souterraine. On peut espérer qu'une telle situation produira les nouveaux fruits spirituels des confesseurs de la foi et de la sainteté.

Cette situation oblige les familles catholiques à faire littéralement l'expérience de la signification de ce qu'est l'église domestique. En l'absence de possibilité d'assister à la sainte messe même le dimanche, les parents catholiques devraient rassembler leurs familles chez eux. Ils pourraient assister chez eux à une sainte messe diffusée à la télévision ou sur internet, ou si cela n'est pas possible, ils devraient consacrer une heure de prière pour sanctifier le Jour du Seigneur et s'unir spirituellement aux saintes messes célébrées par les prêtres à huis clos, même dans leur ville ou dans leur voisinage. Une telle heure sainte dominicale d'une église domestique pourrait par exemple se faire de la manière suivante :

Prière du rosaire, lecture de l'Évangile du dimanche, acte de contrition, acte de communion spirituelle, litanie, prière pour tous ceux qui souffrent et meurent, pour tous ceux qui sont persécutés, prière pour le pape et les prêtres, prière pour la fin de l'épidémie physique et spirituelle actuelle. La famille catholique doit également prier le chemin de croix le vendredi du carême. En outre, le dimanche, les parents pourraient rassembler leurs enfants l'après-midi ou le soir pour leur lire des récits de la vie des saints, en particulier ceux qui sont tirés des périodes de persécution de l'Église. J'ai eu le privilège de vivre une telle expérience pendant mon enfance, et cela m'a donné les fondations de la foi catholique pour toute ma vie.

Les catholiques qui sont aujourd'hui privés d'assister à la sainte messe et de recevoir la sainte communion sacramentelle, peut-être seulement pour une courte période de quelques semaines ou mois, peuvent penser à ces temps de persécution, où pendant des années les fidèles ne pouvaient pas assister à la Sainte Messe ni recevoir d'autres sacrements, comme ce fut le cas, par exemple, pendant la persécution communiste dans de nombreux endroits de l'Empire soviétique.

Que ces paroles de Dieu renforcent tous les catholiques qui souffrent actuellement d'être privés de la sainte messe et de la sainte communion :

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris du feu ardent qui sert à vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, parce que vous participez ainsi aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 Pierre 4 : 12-13).

« Le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que nous puissions, nous aussi, par l'encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, consoler ceux qui sont pressés par toutes sortes de maux » (2 Cor. 1:3-4).

« … afin que votre foi ainsi éprouvée, plus précieuse que l’or qu’on éprouve par le feu, tourne à votre louange, votre gloire et votre honneur, lorsque paraîtra Jésus-Christ » (1 Pierre 1:6-7).

À l'époque d'une cruelle persécution de l'Église, saint Cyprien de Carthage (+258) a donné cet enseignement édifiant sur la valeur de la patience :

« C'est la patience qui fortifie fermement les fondements de notre foi. C'est elle qui élève au plus haut niveau l'accroissement de notre espérance. C'est elle qui dirige notre action, afin que nous restions fidèles à la voie du Christ tout en marchant par la grâce de sa patience. Que le Seigneur Jésus est grand, et que sa patience est grande, que Celui qui est adoré au ciel ne soit pas encore vengé sur la terre ! Frères bien-aimés, considérons sa patience dans nos persécutions et nos souffrances ; offrons une obéissance remplie de l'attente de son avènement » (De patientia, 20 ; 24).

Nous voulons prier avec notre entière confiance la Mère de l'Eglise, en invoquant le pouvoir d'intercession de son Coeur Immaculé, afin que la situation actuelle de privation de la sainte messe puisse apporter des fruits spirituels abondants pour le véritable renouveau de l'Eglise après des décennies de nuit de la persécution des vrais catholiques, du clergé et des fidèles qui s'est produite à l'intérieur même de l'Eglise. Écoutons ces paroles inspirantes de Saint Cyprien :

« Si la cause d'un désastre est reconnue, on trouve immédiatement un remède à la blessure. Le Seigneur a voulu que sa famille soit mise à l'épreuve ; et parce qu'une longue paix avait corrompu la discipline qui nous avait été divinement délivrée, la réprimande céleste a éveillé notre foi qui cédait, presque, dirais-je, endormie ; et bien que nous ayons mérité davantage pour nos péchés, le Seigneur très miséricordieux a tellement modéré toutes choses, que tout ce qui est advenu a plutôt ressemblé à une épreuve qu'à une persécution » (De lapsis, 5)

Dieu veuille que cette courte épreuve de privation du culte public et de la sainte messe insuffle au cœur du pape et des évêques un nouveau zèle apostolique pour les trésors spirituels pérennes qui leur ont été divinement confiés – c'est-à-dire le zèle pour la gloire et l'honneur de Dieu, pour le caractère unique de Jésus-Christ et de son sacrifice rédempteur, pour la centralité de l'Eucharistie et la manière sacrée et sublime de la célébrer, pour la plus grande gloire du Corps Eucharistique du Christ, et le zèle pour le salut des âmes immortelles, pour un clergé chaste et remplis de l'esprit apostolique. Puissions-nous écouter ces paroles encourageantes de saint Cyprien :

« Il faut louer Dieu et célébrer ses bienfaits et ses dons en lui rendant grâce, alors que même au temps des persécutions, notre voix n'a pas cessé de rendre grâce. Car même un ennemi n'a pas le pouvoir de nous empêcher, nous qui aimons le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre vie et de toute notre force, de proclamer avec gloire ses bénédictions et ses louanges toujours et partout. Le jour si ardemment désiré est venu par les prières de tous ; et après l'obscurité terrible et répugnante d'une longue nuit, le monde a brillé, irradié par la lumière du Seigneur » (De lapsis, 1)
 
19 mars 2020
 
+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

STOP PORNOGRAPHIE

 

Je me permets , de livrer à votre réflexion, en cette période de danger accru, en terme de pornographie, due au confinement cette publication du mouvement "LIBERTÉ POLITIQUE", à mon avis fort opportune :

 
Chers amis,
 
Le confinement est une période difficile pour beaucoup, et notamment pour ceux qui connaissent des difficultés avec la pornographie : la tentation est plus forte, et les limites plus difficiles à poser, d'autant que le discours public en encourage la consommation !

Pourquoi ne pas faire de cette période une chance ? Elle est également l'occasion  de se former, d'apprendre et d'approfondir certains sujets.

En particulier, nous pensons qu'il est central de se pencher sur les dégâts de la pornographie, un sujet qui s'invite de plus en plus souvent dans le débat politique, et qui à l'échelle individuelle touche toujours plus largement. Ami, fils, soeur, conjoint : le fléau est si fort que personne n'est sûr d'être à l'abri.
Il est donc indispensable de se cultiver sur le sujet, de se renseigner, d'aiguiser nos lames pour défendre nos valeurs dans nos familles et dans le débat public.

Pour cela, nous avons donc rendu notre DVD « Le tsunami pornographique : le comprendre, le combattre » entièrement gratuit sur Youtube.

Il est accessible à l'adresse suivante : https://youtu.be/37S9TaMlDjk
N'hésitez pas à le faire connaître largement autour de vous : c'est le moment ou jamais !

Bien fidèlement,

 
François Billot de Lochner
Président de Stop au Porno
 
Pierre-Marie Sève
Délégué général de Stop au Porno
 

MOURIR, C'EST NAÎTRE....

 

(Père Boulad)

(RE)VOIR LA PASSION DU CHRIST
Publié le 30 Mar 2020 à 07:04 
SOURCE: Padreblog                          

Pendant cette Semaine Sainte 2020, nos amis de SAJE Distribution programment 4 projections en E-Cinéma du film « La Passion du Christ » de Mel Gibson. Ces séances sont introduites puis suivies d’un bref temps de méditation animé par des prêtres du Padreblog. Une occasion de (re)voir un film qui est un grand moment de cinéma, esthétique, spirituel et, osons-le dire, théologique. Paradoxalement, beaucoup de chrétiens ne l’ont pas encore vu, attendant « un moment favorable ». C’est chose faite avec ces séances.

 

La Passion, écrivait le philosophe Maurice Blondel (1861-1949), c’est « à la fois le drame par excellence et c’est notre drame à nous ; elle est tout ensemble quelque chose de vraiment universel et quelque chose d’ineffablement intime et singulier ».

Le film de Mel Gibson, réalisé en 2002, est une fresque unique de ce drame, qui ne laisse pas indifférent. On y vit les quinze dernières heures de la vie du Christ, de l’agonie au jardin des Oliviers jusqu’à l’aurore de Pâques, en passant bien sûr par le chemin de croix. Parce qu’il s’agit aussi d’un film qu’on ne peut pas voir n’importe comment, parce qu’il peut bousculer notre tiédeur (et tant mieux !), il semble bon de le voir ensemble, dans un cadre porteur et une ambiance qui mène au recueillement.

Pendant la semaine Sainte, en plein confinement lié au Covid-19, alors que nous ne pourrons pas nous rendre dans les églises pour célébrer Pâques, cette E-projection à distance est une riche idée ! Attention, le film est interdit aux moins de 12 ans ; nous le recommandons d’ailleurs pour un public à partir du lycée.

Voici les dates et horaires des E-séances :
– 2 séances le dimanche des Rameaux 5 avril : à 15h et à 20h animées par l’abbé Pierre-Hervé Grosjean
– 2 séances le vendredi Saint 10 avril : à 15h et à 20h animées par l’abbé Pierre Amar.

POUR S’INSCRIRE À UNE SÉANCE DE E-CINÉMA, CLIQUEZ => SUR CE LIEN  <= 

 

Ci-Dessous le Patriarche de Moscou

processionnant et bénissant Moscou avec une

Icône Miraculeuse pour préserver le Peuple du

Coronavirus.

Mon Dieu, prenez-moi

 

par la main !

 

Mon Dieu, prenez-moi par la main !

Je vous suivrai bravement, sans beaucoup de résistance.

Je ne me déroberai à aucun des orages qui fondront sur moi dans cette vie.

Je soutiendrai le choix avec le meilleur de mes forces.

Mais donnez-moi de temps à autre un court instant de paix.

Et je n’irai pas croire, dans mon innocence, que la paix qui descendra sur moi est éternelle.

J’accepterai l’inquiétude et le combat qui suivront.

J’aime à m’attarder dans la chaleur et la sécurité, mais je ne me révolterai pas quand il me faudra affronter le froid, pourvu que vous me guidiez par la main.

Je vous suivrai partout et tâcherai de ne pas avoir peur.

Où que je sois, j’essaierai d’irradier un peu d’amour, ce véritable amour du prochain qui est en moi. 

Extrait d’« Une vie bouleversée » d’Etty Hillesum Lettre du 25 novembre 1941, cité dans Etty Hillesum, un itinéraire spirituel, (Albin Michel, 2001), de Paul Lebau.

LE TRANSHUMANISME

 

(Conférence du Père Jean

  Boboc à Nice)

PRIER POUR LE MONDE AVEC LA

PRIÈRE DU CŒUR

(Adaptée aux circonstances par les moines Athonites)

 

Fermez les yeux et écoutez. Une plongée de 36' dans la prière orthodoxe avec les moniales du monastère Notre Dame de toute protection à Bussy-en-Othe.

UN LIVRE A LIRE:

« Saint Maxime le Confesseur : la liberté ou la mort »

Sur le site Philitt : une recension par Grégoire Quevreux du livre de Julija Vidovic intitulé La synergie entre la grâce divine et la volonté de l’homme (Cerf, 2018).

« Saint Maxime le Confesseur : la liberté ou la mort »
« Saint Maxime le Confesseur : la liberté ou la mort »
CATECHISME DE L'EGLISE SYRO-ORTHODOXE FRANCOPHONE