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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 17:44

Seigneur et maître de ma vie,

 

ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.
 

(grande prostration)


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.
 

(grande prostration)


Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.
(grande prostration)

 

Ô Dieu, purifiez-moi , pêcheur.
(12 fois, 
avec petites Inclinations)


puis , une nouvelle fois, la prière toute entière :

Seigneur et maître de ma vie, ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.

 

Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.


(grande métanie à la fin)

(Prière de Saint Ephrem pour le Carême)

Vivez un mois, pendant ce Grand Carême avec saint Joseph
- 1er mars 2020 -
Qui est saint Joseph ?

 

1. saint Joseph était juste. 
L’éloge de la Sainte Vierge par saint Luc est bien court : C’est de Marie qu’est né Jésus. Celui de saint Joseph par saint Mathieu l’est encore davantage. Trois mots suffisent et disent tout : Joseph était juste. Par ces trois mots, le Saint-Esprit fait l’éloge le plus complet de ce grand saint. En effet, les docteurs de l’Eglise affirment que cette qualité de juste signifie que Joseph était un homme accompli dans la perfection, qu’il possédait toutes les vertus dans un degré éminent, qu’il était, avec Marie, la première et la vivante copie de Jésus. Ainsi, il était juste envers Dieu, profondément pénétré de foi, de soumission, de confiance et d’amour envers sa divine Majesté. Il était juste envers le prochain, car il pratiquait toutes les œuvres de charité, spirituelle et corporelle. Enfin, il était juste envers lui-même. Il ne négligeait rien pour préserver son âme du mal et l’unir à l’Être infini. C’est donc par une vie irréprochable, par la pratique de toutes les vertus, par une éminente sainteté que notre glorieux patron a mérité le titre de juste. Aussi, l’Eglise lui donne-t-elle la qualité de très saint, qu’elle ne donne à aucun bienheureux. Saint François de Sales écrivait : « Quel saint est l’illustre saint Joseph, c’est à bon titre qu’il est comparé à la palme, le roi des arbres. Il semblait presque qu’il fût parfait ou qu’il eût les vertus en un si haut degré que les avait la Bienheureuse Vierge. »
Âme chrétienne, rentrez en vous-même et adressez-vous cette importante question : suis-je juste de la justice qui convient à mon état, à ma vocation : de cette justice que Dieu a bien droit de me demander après toutes les lumières et toutes les grâces que j’ai reçues de Lui ? N’y a-t-il pas quelque devoir que je néglige presque entièrement, soit envers Dieu, soit à l’égard du prochain, soit pour mon âme ? Suis-je au moins dans la disposition de recourir à saint Joseph pour obtenir la faim et la soif de cette justice qu’il a si bien pratiquée ?

2. Il était de la famille de David 
Joseph était de la famille de David, c’est à dire de la famille élue et consacrée pour la royauté. Il comptait parmi ses ancêtres des patriarches, des princes et des rois. Le trône avait été promis comme une éternelle bénédiction, à la race dont il était le rejeton. Mais en ce qui fait principalement la gloire et la grandeur de saint Joseph, c’est qu’il appartient à la famille bénie qui doit donner le Messie au monde. Il est du même sang que la Vierge Marie et Jésus, son fils. Déjà les temps sont accomplis, et voilà que la tige de Jessé va reverdir en Lui. De sa race royale naîtra le Père et le protecteur. Quel honneur ! Quelle dignité !
Et nous qui appartenons à ce royal sacerdoce inauguré par le fils adoptif de Joseph, nous qui avons vu aussi refleurir en nos mains le sceptre de nos pères, c’est à dire, Jésus-Christ, en comprenons-nous la sublime élévation ? Les Sacrements, et surtout l’Eucharistie, nous identifient avec le doux Sauveur. En profitons-nous ?
Âme chrétienne, reconnaissez votre dignité et examinez sérieusement si vous correspondez, par la sainteté de votre vie, à la sublimité de votre vocation. saint Joseph, obtenez-nous la grâce de profiter des bénédictions dont vous avez été comblé et auxquelles nous participons comme chrétiens.


Exemple : C’était au milieu d’une épidémie qui dévorait toute une contrée, mais qui sévissait plus particulièrement sur les pauvres. Un prêtre charitable entre dans une écurie basse et humide, où souffrait une victime de la contagion. Que voit-il ? un vieillard moribond étendu sur des haillons dégoûtants. Il était seul. Une botte de foin lui servait de lit. Pas un meuble, pas une chaise : il avait tout vendu les premiers jours de sa maladie, pour se procurer quelques gouttes de bouillon. Aux murs noirs et dépouillés pendaient une bâche et deux scies, c’était là toute sa fortune avec ses deux bras, quand il pouvait les mouvoir. Mais, alors, il n’avait pas la force de les soulever. « Prenez courage, mon ami, lui dit le confesseur, c’est une grande grâce que le Seigneur vous fait aujourd’hui ; vous allez bientôt sortir de ce monde où vous n’avez que des peines. – Que des peines ? reprit le moribond d’une voix éteinte, vous vous trompez, j’ai pris saint Joseph pour mon patron et mon modèle, et, comme lui, je ne me suis jamais plaint de mon sort. Je n’ai connu ni la haine, ni l’envie. Mon sommeil était tranquille, je me fatiguais le jour, mais je me reposais la nuit. Les outils que vous voyez me procuraient du pain que je mangeais avec délices. J’étais pauvre, à la vérité, mais saint Joseph l’était autant que moi et je me suis assez bien porté jusqu’à ce jour. Si je reprends de la santé, ce que je ne crois pas, j’irai au chantier et je continuerai de bénir la main de Dieu, qui jusqu’à présent a pris soin de moi. » Le prêtre étonné, ne savait trop que répondre à un tel malade. Il se remit cependant, et lui dit : « Mon ami, puisque la vie ne vous a pas été fâcheuse, vous ne devez pas moins vous résoudre à la quitter, car il faut se soumettre à la volonté de Dieu.– J’ai su vivre, reprit le moribond d’une voix ferme, je saurai mourir. Je rends grâce à Dieu de m’avoir donné la vie et de me faire passer par la mort pour arriver à Lui. Je sens le moment, le voici. Adieu, mon père !...
C’est ainsi que vécut et mourut, plein de calme, ce pieux ouvrier, cet homme juste, qui avait pris saint Joseph pour son patron et son modèle. Soyons aussi, durant ce mois et toujours, les imitateurs de ce grand saint.


Prière : Ô Bienheureux saint Joseph ! Chaste époux de la très Sainte-Vierge Marie, une voix dit à mon cœur :

-« Allez à Joseph ! »

et depuis ce moment, c’est pour moi un bonheur de vous aimer et de vous servir. Attiré par votre bonté paternelle, je me prosterne à vos pieds pour vous offrir les prémices de ce mois béni.

Je redoublerai de zèle et de dévouement. Je voudrais avoir pour vous la dévotion de ces nombreux saints qui d'un point du monde à l'autre, eurent pour vous, "Patriarche" de la Sainte famille, une tendre dévotion. 

Je prie ces saints de m'accompagner pour vous présenter tous les jours de ce mois de Mars que l'Occident Chrétien vous consacre. Qu'avec eux et que par votre intercession, ce mois soit pour moi-même, les familles Chrétiennes et la Sainte Eglise, un temps de bénédictions!  Ô Saint Joseph, noble époux de Marie et Père adoptif du Christ notre Unique Sauveur, intercédez pour nous devant le Trône de la Grâce de Dieu !. Amîn.

 

Oui, pendant ce Carême, n'oublions-pas

 

Saint Joseph,

 

prions-le pour nos familles,

 

nos défunts et la

 

Sainte Eglise !

 

Demandons au Monastère une "Icône

 

Pèlerine" et organisons des réunions de

 

prières !

Au nom du Père، et، du fils et du Saint-Esprit،

DIEU UNIQUE ET  VRAI. Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ;

le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,

le fruit de vos entrailles,

est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l'heure de notre mort.

Amîn.

*Je vous salue Joseph,
vous que la grâce divine a comblé
le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux;
vous êtes béni entre tous les hommes
et Jésus, l'enfant divin de votre virginale Epouse
est béni.

Saint Joseph
donné pour père au fils de Dieu,
priez pour nous dans nos soucis
de famille, de santé, de travail,
jusqu'à nos derniers jours,
et daignez nous secourir
à l'heure de notre mort.
Amîn

 

Premier jour : A ton image, saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père Céleste.

Deuxième jour : 

Saint Joseph, tu peux être appelé "le saint de l’incarnation". Nous te demandons, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées.

Troisième jour : 

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la Sainte Famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde.

Quatrième jour : 

Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Explique-nous combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation.

Cinquième jour : 

Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche.

Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, apprends-nous à la grâce du St Esprit pour que meure en nous le "viel homme" pour laisser la place en notre coeur au Christ, l'Homme nouveau.

Sixième jour : 

Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades.

Septième jour : 

Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille, tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise . Enseigne-nous à aimer notre Église, à lui être toujours fidèle et la faire grandir par notre assiduité aux Sacrements afin que, grandissant dans l'Amour et la cohérence du Témoignage,nous soyons missionnaires avec nos Evêques et nos prêtres.

Huitième jour :

 

Par notre union au Verbe Incarné, notre Divin Rédempteur et à Marie Compatissante, nous voulons aussi communier à la douceur et à l’esprit contemplatif du juste : Joseph.

Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide.

 

Neuvième jour :

 

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tous ceux et celles qui nous sont chers, particulièrement nos chers défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble reposent en Christ et jouissent de la béatitude éternelle.

 « Seigneur Jésus Christ notre Dieu et Sauveur, pardonnez à Votre serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans Votre Paradis et sauvez-le au Dernier Jour! » Amîn

Jeûner, oui, mais dans l'abondance du coeur

« Mon Dieu, voici un temps d'abstinence et de privation.

Ce n'est rien de jeûner des viandes grossières qui nourrissent le corps, si on ne jeûne pas aussi de tout ce qui sert d'aliment à l'amour-propre. [...]

Ô bienheureux jeûne, où l'âme jeûne tout entière et tient tous les sens dans la privation du superflu !

Ô sainte abstinence, où l'âme, rassasiée de la volonté de Dieu, ne se nourrit jamais de sa volonté propre !

Elle a, comme Jésus-Christ, une autre viande dont elle se nourrit.

Donnez-le moi, Seigneur, ce pain qui est au-dessus de toute substance ; ce pain qui apaisera à jamais la faim de mon cœur ; ce pain qui éteint tous les désirs ; ce pain qui est la vraie manne et qui tient lieu de tout. [...]

Je jeûnerai donc, ô mon Dieu, de toute volonté qui n'est pas la vôtre ; mais je jeûnerai par amour, dans la liberté et dans l'abondance de mon cœur.

Malheur à l'âme rétrécie et desséchée en elle-même, qui craint tout et qui, à force de craindre, n'a pas le temps d'aimer et de courir généreusement après l’Époux ! »

Fénelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis : quia tu es Dóminus, Deus noster."

Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez rien de tout ce que vous avez fait, et vous dissimulez les péchés des hommes à cause du repentir et vous leur pardonnez, car vous êtes le Seigneur notre Dieu.
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Rápido, sim, mas na abundância do coração

"Meu Deus, este é um tempo de abstinência e privação.

Não é nada para jejuar carnes grossas que nutrem o corpo, se também não jejuarmos tudo o que é usado como alimento para a auto-estima. [...]

Ó abençoado, rápido, onde toda a alma jejua e mantém todos os sentidos na privação do supérfluo!

Ó santa abstinência, onde a alma, satisfeita com a vontade de Deus, nunca se alimenta de sua própria vontade!

Como Jesus Cristo, ela tem outra carne na qual se alimenta.

Dá-me, Senhor, o pão que está acima de toda substância; este pão que sempre apazigua a fome do meu coração; este pão que extingue todos os desejos; este pão que é o maná real e que toma o lugar de tudo. [...]

Portanto, jejuarei, ó meu Deus, de toda a vontade que não é sua; mas jejuarei por amor, em liberdade e na abundância do meu coração.

Ai da alma encolhida e ressecada em si mesma, que teme tudo e que, por força do medo, não tem tempo para amar e correr generosamente atrás do Noivo! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti e fórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster."

Você tem piedade de tudo, Senhor, e não odeia nada do que fez, e esconde os pecados dos homens por causa do arrependimento e os perdoa, pois você é o Senhor nosso Deus.
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Fast, yes, but in the abundance of the heart

"My God, this is a time of abstinence and deprivation.

It is nothing to fast coarse meats which nourish the body, if one does not also fast of all that is used as food for self-esteem. [...]

O blessed fast, where the whole soul fasts and holds all the senses in the deprivation of the superfluous!

O holy abstinence, where the soul, satisfied with the will of God, never feeds on its own will!

Like Jesus Christ, she has another meat on which she feeds.

Give it to me, Lord, that bread which is above all substance; this bread which will forever appease the hunger of my heart; this bread which extinguishes all desires; this bread which is the real manna and which takes the place of everything. [...]

I will therefore fast, O my God, from all will which is not yours; but I will fast out of love, in freedom and in the abundance of my heart.

Woe to the soul shrunk and parched in itself, who fears everything and who, by dint of fear, has no time to love and to run generously after the Bridegroom! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster."

You have mercy on all, Lord, and you hate nothing of all that you have done, and you conceal the sins of men because of repentance and forgive them, for you are the Lord our God.
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Rápido, sí, pero en la abundancia del corazón.

"Dios mío, este es un momento de abstinencia y privación.

No es nada para ayunar las carnes gruesas que nutren el cuerpo, si no se ayuna de todo lo que se usa como alimento para la autoestima. [...]

¡Oh bendito ayuno, donde toda el alma ayuna y retiene todos los sentidos en la privación de lo superfluo!

¡Oh santa abstinencia, donde el alma, satisfecha con la voluntad de Dios, nunca se alimenta de su propia voluntad!

Al igual que Jesucristo, ella tiene otra carne de la que se alimenta.

Dame, Señor, ese pan que es sobre todo sustancia; este pan que siempre aplacará el hambre de mi corazón; este pan que extingue todos los deseos; este pan que es el verdadero maná y que toma el lugar de todo. [...]

Ayunaré, pues, Dios mío, de toda voluntad que no sea tuya; pero ayunaré por amor, en libertad y en la abundancia de mi corazón.

¡Ay del alma encogida y reseca en sí misma, que teme todo y que, a fuerza de miedo, no tiene tiempo para amar y correr generosamente tras el Novio! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster".

Tienes misericordia de todos, Señor, y no odias nada de todo lo que has hecho, y ocultas los pecados de los hombres debido al arrepentimiento y los perdonas, porque eres el Señor nuestro Dios.

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Offrez au Christ les travaux de votre jeunesse, et, dans votre vieillesse vous vous réjouirez de la richesse de la dé-passion ( calme, repos, apatheia). Ce qui est recueilli dans leur jeunesse nourrit et réconforte ceux qui sont devenus faibles dans leur vieillesse. Dans notre jeunesse, travaillons ardemment et courons avec vigilance, car l'heure de la mort est inconnue. ( Saint Jean de l'échelle)

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

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et en dehors pour  Mars et  Avril:

¤Au Monastère:

 

Pèlerinage du 1er MARS AU MONASTERE ,

Pèlerinage de Carême à Notre-Dame de Miséricorde  

SOYEZ TOUS PRESENTS POUR 

Que la Vierge fidèle accompagne votre effort de conversion pendant le Grand Carême !

 

Programme du Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

¤De 8h30 à 9h30, Confessions

¤ 10H30 , Quadisha Qurbana (Sainte Messe), , repas fraternel, réception des fidèles.

DIMANCHE 16 MARS, Solennisation de Saint Joseph (Fête le 19) *

DIMANCHE 5 AVRIL RAMEAUX (HOSANNA)

Du 5 au 12, SEMAINE SAINTE (Possibilité de Retraite spirituelle au Monastère)

DIMANCHE 12 AVRIL , PÂQUES

(MESSE TOUS LES DIMANCHES AU MONASTÈRE)

 ¤ Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève: REGION PARISIENNE

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_fe1449_thomas-st.jpg#width=640&height=960

 Permanence pastorale  avant le Pèlerinage du début Avril (Au Monastère habituel):

*Vendredi 3 AVRIL toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 4 AVRIL en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 4 à 15h départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 5 AVRIL, DIMANCHE DES RAMEAUX, à Notre-Dame de Miséricorde (Inscriptions:06 48 89 94 89)

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_2edb42_genevieve-ste.jpg#width=238&height=300

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera les 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

 

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):- Samedi 21 MARS et Samedi 18 Avril (En raison du "Temps Pascal") sous réserve l'état de santé du desservant*

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanche 8 et 22 MARS et 19 Avril (En raison du "Temps Pascal")*

¤LOURDES (65):

-Pelerinage du 16 au 22 Mars (Si Demande des fidèles) Messe à LOURDES le Mercredi 19 Mars pour la St Joseph Samedi 15 (sous réserve l'état de santé du desservant)*

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191129/ob_24091a_44045983-10209809158904059-61217510016.jpg#width=620&height=800

* Programme habituel: Messe à 10h30 et disponibilité d'un ou de plusieurs prêtres  pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

Icône de saint Élie

Icône du Prophète Élie au désert
(cf. 1 Rois 17, 6)
(Russe, École du Nord, XVe siècle)

jeuner.gif

Père Lev Gillet

 

LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL

Qu'est-ce que le jeûne pour nous, chrétiens ? C'est notre incorporation à cette expérience du Christ lui-même, par laquelle il nous libère de notre entière dépendance envers la nourriture, la matière et le monde.

Jeûner ne signifie qu’une chose : avoir faim, jusqu’à la limite de la condition humaine qui dépend entièrement de la nourriture, et là, ayant faim, découvrir que cette dépendance n’est pas toute la vérité au sujet de l’homme, que la faim elle-même est avant tout un état spirituel et que, finalement, elle est en réalité la FAIM DE DIEU....

Nous avons besoin avant tout d'une préparation spirituelle à cet effort du jeûne. Elle consiste à demander aide à Dieu et à centrer notre jeûne sur Dieu. C'est par amour de Dieu que nous devrons jeûner. I1 nous faut redécouvrir notre corps comme temple de la divine présence, retrouver un respect religieux du corps, de la nourriture, du rythme même de la vie.

Père Alexandre Schmemann


QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains." Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4, 1-4)

Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : "Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus." Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : "Il a trépassé !" Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Il leur dit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne." (Marc 9, 25-29)

"Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dit : ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."(Matthieu 6, 16-18)

Les Pharisiens et leurs scribes dirent à Jésus : "Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent !" Jésus leur dit : "Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là." (Luc 5, 33-35)


LES ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

L’enseignement de Jésus concernant le jeûne est très important pour nous assurer que nos efforts de jeûne porteront fruit. Car le jeûne n’est pas sans danger ; il peut devenir lui-même occasion de chute et, plutôt que d’être un moyen de s’approcher de Dieu, le jeûne peut même nous en éloigner.

Les juifs pratiquaient le jeûne comme ascèse personnelle et collective, comme nous l’apprennent l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous voyons que les disciples de Jean le Baptiste, ainsi que ceux des Pharisiens, jeûnaient et que Jésus lui-même, avant d’entreprendre sa vie publique a jeûné pendant quarante jours. À la suite de ce jeûne il a été tenté par Satan (Mt 4, 1-11; Lc 4, 1-13). Voilà donc la première leçon à retenir des récits évangéliques concernant le jeûne : Jésus nous enseigne l’importance du jeûne par l’exemple de son propre jeûne avant de commencer sa vie publique. Ce n’est pas par hasard que la première tentation de Jésus concerne justement la nourriture, car le Malin cherche à éprouver Jésus là où il perçoit un point faible, là où Jésus a volontairement affaibli son corps humain ; l'Évangile nous dit qu'après avoir jeûné pendant quarante jours, Jésus « eut faim ». Et le Tentateur suggère à Jésus de combler sa faim en exerçant son pouvoir divin de changer des pierres en pain. La réplique de Jésus pour écarter la tentation est tirée du Deutéronome : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8, 3).

Ici, le « pain » ne signifie pas seulement la nourriture dont l'homme a besoin pour la vie de son corps, mais plutôt tout ce qui « nourrit » les sens, tout ce qui convient au corps. Dans son sens plus large le « pain » est également tout ce qui est créé, toute créature, tout ce qui nourrit l'affectivité et l'intellect de l'homme. Bref, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ainsi que le corps de l’homme se nourrit d’aliments physiques pour survivre, l’esprit de l’homme, créé à l'image de Dieu, se nourrit de la parole de Dieu, donc de Dieu lui-même. Pour accéder à toute la noblesse de sa nature humaine créée à l'image et faite à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), l'homme a besoin de la nourriture spirituelle que constitue la parole de Dieu.

La réponse de Jésus à Satan dénonce le mensonge du Malin, que l’homme peut se nourrir des créatures, qu’il peut trouver la vie éternelle pour laquelle il a été créé ailleurs qu’en Dieu lui-même. C’est le même mensonge que le Tentateur proféra à Adam : Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais (Gn 3, 5). Alors qu’Adam, le premier homme, a mangé du fruit interdit à l’invitation du Malin, espérant ainsi trouver la vie éternelle sans Dieu, et qu’il a entraîné la chute de l’humanité, le Christ, le nouvel Adam, refoule le mensonge du Malin et expie la faute d’Adam, rétablissant l’humanité sur la bonne voie, celle voulue par Dieu depuis toute éternité : que l’homme trouve sa nourriture en Dieu lui-même, devenant véritablement « enfant de Dieu », partageant la vie divine.

Les circonstances du jeûne de Jésus nous aident également à comprendre le sens spirituel du jeûne. Le jeûne de Jésus eut lieu « au désert », c’est-à-dire dans un lieu aride, solitaire, éloigné des villes et des hommes, là où il n’y a que peu de végétation et d’eau. Aujourd’hui, on dirait qu’il y a peu de « distractions » - ce qui nous « distrait » de Dieu. C’est ainsi que doit être le « lieu » de notre jeûne, loin des « distractions », nous permettant d’entrer dans le « désert », à la fois le désert physique, ne serait-ce que notre chambre, et le désert spirituel, celui de notre cœur, afin de nous préparer à la rencontre avec Dieu : le désert est le lieu où je suis seul avec Dieu.

Le désert est aussi le lieu de la tentation : le moment le plus propice à la rencontre avec Dieu est aussi le moment où le Malin cherche à nous faire chuter, car il sait que c’est au désert que nous avons la possibilité de rejoindre la grâce divine. Si Jésus a été tenté suite à son jeûne, comment pensons-nous nous échapper de la tentation ? Le jeûne, la privation des plaisirs des sens, est accompagné de tentations, non seulement celle d’abandonner le jeûne, mais d’autres encore - il ne faut pas oublier que Jésus subit deux autres tentations après celle du pain.

Si donc le jeûne entraîne de tels risques, comment pouvons-nous nous préparer pour la lutte inévitable ? Jésus nous donne une réponse dans le texte de l’Évangile de Marc : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne (Mc 9, 25-29). Jésus nous enseigne ici à associer la prière au jeûne, si nous voulons expulser les « esprits impurs » qui cherchent à s’installer en nous. Nous acquérons les bénéfices du jeûne seulement si le jeûne est complété par la prière, un effort de prière supplémentaire pendant la période du jeûne - se nourrir en Dieu, s’unir à lui par la prière. L’effort ascétique, la maîtrise de soi, de ses « passions » comme diraient les Pères du désert, doit être associé à la prière ; les deux sont essentiels pour le progrès spirituel.

Le deuxième texte de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 16-18), qui fait partie du Sermon sur la Montagne, est une mise en garde concernant une des tentations accompagnant le jeûne. Le jeûne n’est pas un but en soi et de nos jours on pratique le jeûne pour toute sorte de raisons qui ne relèvent pas du domaine spirituel. Le jeûne peut devenir lui-même une occasion de chute. Jésus souligne en particulier le risque de vaine gloire en faisant allusion à ceux qui s'assurent que leur jeûne soit remarqué par les hommes. Notre jeûne doit être un acte devant Dieu et non devant les hommes, pas même nos confrères dans la foi. Celui qui jeûne se place devant Dieu, son jeûne est une offrande à Dieu, et non aux hommes.

Dans le texte de l’Évangile de Luc (Lc 5, 33-35), les Pharisiens essaient d’embarrasser Jésus en lui reprochant que ses disciples ne jeûnent pas, alors que ceux de Jean le Baptiste et des Pharisiens jeûnent souvent. Sans répondre directement, Jésus demande s’il est approprié que les compagnons de l’époux jeûnent pendant que l’époux est avec eux - c’est-à-dire à l’occasion du mariage proche. La réponse qui s’impose est « non », le jeûne n’est pas approprié à ce moment-là, mais, comme l’indique Jésus en disant qu’ils jeûneront lorsque l’époux ne sera plus avec eux. L’époux c’est Jésus lui-même, et pendant qu’il est avec ses disciples, ils sont nourris et rassasiés par sa présence ; ils les comble du pain de vie de sa parole. Quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. Le jeûne n'a de sens que pour celui qui sait ce qui est la nourriture ou y aspire de tout son être, et qui, dans la privation, souffre de l'absence de ce qui le rassasie.

Donc il y a des moments pour jeûner, et des moments pour ne pas jeûner - quand l’époux est avec nous. L'année liturgique étant un rappel de la vie de Jésus, de la Mère de Dieu et des saints, l’Église orthodoxe indique certains jours et certaines périodes pour le jeûne, quand nous sommes dans l'attente de l'Époux, et certaines périodes où le jeûne n’est pas indiqué - quand « l’Époux est avec nous », surtout les jours des grandes fêtes liturgiques, même chaque dimanche, le jour de la Résurrection du Christ. Même pendant le Grand Carême, le jeûne n’est pas total tous les jours, car il y un allégement du jeûne les samedis et dimanches.

L’enseignement le plus important à retenir est peut-être la nécessité d’associer la prière au jeûne, la prière afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire, mais encore plus important, la prière en tant que rapprochement de Dieu - le jeûne nous présente la possibilité de nous unir d’avantage à Dieu par la prière : « La prière est une conversation de l’intelligence avec Dieu » (Évagre le Pontique, Chapitres sur la prière, 3).


DEUX FAÇONS DE JEÛNER

Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson. On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver. La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche.

C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.

Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.

C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps.

Père Alexandre Schmemann


LA JOIE DE L'ÂME :

PAROLES DES PÈRES DU DÉSERT SUR LE JEÛNE

Abba Joseph interrogea abba Poemen : " Comment faut-il jeûner ? " Abba Poemen lui dit : " Pour ma part, je préfère que celui qui mange chaque jour mange peu afin de ne pas se goinfrer. " Abba Joseph lui dit : " Lorsque tu étais plus jeune, ne jeûnais-tu pas deux jours de suite, abba ? " Et le vieillard lui dit : " En vérité, même trois jours, et quatre, et toute la semaine. Et tout cela, les Pères l’éprouvèrent comme ils en étaient capables ; et ils trouvèrent préférable de manger chaque jour, mais en petite quantité ; et ils nous livrèrent la voie royale, qui est légère. " (Paroles 127, 27)

Un samedi de fête, il arriva que les frères mangent à l’église des Kellia. Et comme on présentait le plat de bouillie, abba Helladios l’Alexandrin se mit à pleurer. Abba Jacques lui dit : " Pourquoi pleures-tu, abba ? " Il répondit : " Parce que c’en est fini de la joie de l’âme, c'est-à-dire le jeûne, et que voilà maintenant le contentement du corps. " (Abba 81)

Un jour à Scété fut donné ce commandement : Jeûnez cette semaine. Or il se trouva que des frères vinrent d’Égypte chez abba Moïse et il fit pour eux un peu de cuisine. Voyant la fumée, les voisins dirent aux clerc : " Voici que Moïse a violé le commandement en faisant cuire quelque chose chez lui. " Ceux-ci dirent : " Quand il viendra, nous-mêmes lui parlerons. " Le samedi venu, les clercs, sachant la pratique excellente de Moïse, lui dirent devant tout le monde : " Ô abba Moïse, tu as laissé tomber le commandement des hommes et gardé celui de Dieu ! " (Abba 109)

Abba Euloge disait à son disciple : Enfant, exerce-toi à rétrécir peu à peu ton ventre par le jeûne. Car de même qu’une outre étirée devient plus mince, ainsi également le ventre quand il reçoit beaucoup d’aliments. Mais s’il en reçoit peu, il se rétrécit et exige toujours peu. (Abba 74)

Abba Isidore le prêtre dit : Si vous pratiquer régulièrement le jeûne, ne vous gonflez pas d’orgueil, mais si vous vous glorifiez de cela, mangez plutôt de la viande. Il vaut mieux pour l’homme de manger de la viande que se gonfler d’orgueil et se glorifier. (Paroles 81, 4)


L'ascèse personnelle, familiale et paroissiale, en particulier dans la prière et dans le jeûne, est caractéristique de l'Orthodoxie.

Père Justin Popovitch


COMMENT JEÛNE-T-ON ?

Pour le Grand Carême, l'Église orthodoxe propose une préparation progressive et pédagogique au jeûne. Ainsi, une semaine avant l'entrée dans le Grand Carême, elle indique de faire abstinence d'abord de viande, puis au début du Grand Carême, les laitages, les œufs, les graisses et le vin seront à leur tour supprimés de l'alimentation et le « régime de croisière » sera ainsi en place pour toute la Sainte Quarantaine.

Pendant le Grand Carême, tous les jours, on s'abstient en principe de tout produit animal (viande, poisson, œufs, laitage...), de graisses et de vin (sauf le samedi et le dimanche étant le sabbat et le jour de la Résurrection).

Les mercredi et vendredi hors temps de Carême on s'abstient de tout produit animal et dérivés ainsi que de d'huile et de vin. Les mercredi et vendredi de Carême on s'abstient de toute nourriture jusqu'au coucher du soleil, mercredi étant le jour où Judas trahit le Seigneur et vendredi le jour où le Seigneur fut crucifié.

À chacun aussi de trouver le « lieu » de son jeûne et de retrancher parmi les plaisirs et les dépendances qui le tyrannisent et l'éloignent de Dieu : aliments, sommeil, télévision, bavardage, médisance...

À chacun aussi de trouver de quelle façon son jeûne sera nourri dans la prière ainsi que dans la charité. Pendant le Grand Carême, l'Église propose des offices, en particulier le Canon de Saint André de Crête et la Liturgie des Présanctifiés, qui aident les fidèles à vivre le Carême comme expérience spirituelle d'ascèse personnelle en préparation de la Semaine Sainte. La prière personnelle est ainsi renforcée par la participation en communauté chrétienne à la prière de l'Église.


QUAND JEÛNE-T-ON 
DANS L'ÉGLISE ORTHODOXE ?

L'Église propose de jeûner :

diambleu.gif le mercredi et le vendredi de chaque semaine (sauf aux semaines de Pâques, de Pentecôte, de Noël, du Pharisien et du Publicain, et de Carnaval)

diambleu.gif durant le Grand Carême et la Semaine Sainte

diambleu.gif durant le Carême des Saints apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte au 28 juin)

diambleu.gif durant le Carême de la Dormition (du ler au 14 août)

diambleu.gif durant le Carême de Noël (l'Avent) (du 15 novembre au 24 décembre)

diambleu.gif la veille de la Théophanie (5 janvier), le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août), et le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre).

Les jours recommandés pour le jeûne total sont la veille de la Théophanie (5 janvier), le Vendredi Saint, le Samedi Saint, le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août),· et le jour de l'Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).

Le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches du Grand Carême

diambleu.gif les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant le jeûne de la Dormition.

Le poisson, le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif le jour de l’Annonciation et le dimanche des Rameaux.


Père Lev Gillet

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Les Églises orthodoxes, en général, donnent des directives plutôt que des prescriptions littérales. L'Eglise Catholique unie par l'Orthodoxie de la Foi et la Grâce du St Esprit (Véhiculée principalement par les Sacrements)  indique des buts, elle montre des modèles, elle dit ce à quoi l'on doit tendre; mais elle laisse chaque conscience juge de ce que, en présence d'une tradition devenue règle, l'adaptation aux circonstances personnelles commande ou permet.

Père Lev Gillet

'ANTIPATHIE, L'HOSTILITÉ, LA HAINE DOIVENT ÊTRE ÉTRANGÈRES AUX CHRÉTIENS
 
Par Saint Jean de Cronstadt
 
"L’antipathie, I’hostilité ou la haine ne doivent pas être connues, même de nom, aux chrétiens.
 
Est-il possible que l’antipathie puisse exister parmi les chrétiens ?
 
Nous voyons partout l’amour, nous en respirons partout le parfum.
 
Notre Dieu est un Dieu d’amour, son règne est un règne d’amour.
 
Par amour pour nous, il n’a pas épargné son Fils unique et l’a livré à la mort pour nos péchés.
 
Chez toi, de même, tu dois l’amour dans ta famille, car ses membres ont reçu, par le baptême et la sainte onction, le sceau de la croix d’amour ; ils portent l’emblème de la croix et partagent avec toi à l’église la même Cène de l’amour.
 
À l’église, nous trouvons partout les symboles de l’amour : les croix, les icônes des saints qui ont mérité du Seigneur par leur amour de Dieu et du prochain, et enfin nous trouvons l’amour lui-même incorporé dans les saintes espèces.
 
Au ciel et sur la terre, l’amour est partout ; il adoucit le cœur car il est Dieu, tandis que l’hostilité tue non seulement l’âme, mais aussi le corps. De ton côté, fais donc voir toujours et partout l’amour !
 
Peux-tu ne pas aimer quand tu entends de toute part la voix qui te parle d’amour, quand il n’y a que le démon homicide qui est la personnification de l’hostilité éternelle !"
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ANTIPATRIA, HOSTILIDADE, ÓDIO DEVEM SER ESTRANGEIROS PARA OS CRISTÃOS
 
Por São João de Kronstadt
 
"Antipatia, hostilidade ou ódio não devem ser conhecidos, nem mesmo pelo nome, pelos cristãos.
 
É possível que exista antipatia entre os cristãos?
 
Vemos amor em todo lugar, sentimos seu perfume em todo lugar.
 
Nosso Deus é um Deus de amor, seu reino é um reino de amor.
 
Por amor a nós, ele não poupou seu único Filho e o entregou à morte por nossos pecados.
 
Também em sua casa você deve amor à sua família, porque seus membros receberam, pelo batismo e santa unção, o selo da cruz do amor; eles carregam o emblema da cruz e compartilham com você na igreja a mesma Última Ceia do amor.
 
Na igreja, encontramos em todos os lugares os símbolos do amor: as cruzes, os ícones dos santos que mereceram o Senhor pelo amor a Deus e ao próximo e, finalmente, encontramos o próprio amor incorporado nos santos espécies.
 
No céu e na terra, o amor está em toda parte; amolece o coração porque é Deus, enquanto a hostilidade mata não apenas a alma, mas também o corpo. Do seu lado, mostre amor sempre e em toda parte!
 
Você não pode amar quando ouve a voz falando de amor de todos os lados, quando há apenas o demônio homicida que é a personificação da eterna hostilidade! "
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ANTIPATHY, HOSTILITY, HATE MUST BE FOREIGN TO CHRISTIANS
 
By Saint John of Kronstadt
 
"Antipathy, hostility or hatred should not be known, even by name, to Christians.
 
Is it possible that antipathy can exist among Christians?
 
We see love everywhere, we smell its fragrance everywhere.
 
Our God is a God of love, his kingdom is a kingdom of love.
 
Out of love for us, he did not spare his only Son and delivered him to death for our sins.
 
In your own house, too, you owe love in your family, because its members received, by baptism and holy anointing, the seal of the cross of love; they bear the emblem of the cross and share with you in the church the same Last Supper of love.
 
In the church, we find everywhere the symbols of love: the crosses, the icons of the saints who have deserved the Lord through their love of God and of neighbor, and finally we find love itself incorporated in the saints species.
 
In heaven and on earth, love is everywhere; it softens the heart because it is God, while hostility kills not only the soul, but also the body. On your side, show love always and everywhere!
 
Can you not love when you hear the voice speaking of love from all sides, when there is only the homicidal demon who is the personification of eternal hostility! "
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ANTIPATÍA, HOSTILIDAD, EL ODIO DEBE SER EXTRANJERO PARA LOS CRISTIANOS
 
Por san juan de kronstadt
 
"La antipatía, la hostilidad o el odio no deben ser conocidos, ni siquiera por su nombre, para los cristianos.
 
¿Es posible que exista antipatía entre los cristianos?
 
Vemos amor en todas partes, huele su fragancia en todas partes.
 
Nuestro Dios es un Dios de amor, su reino es un reino de amor.
 
Por amor a nosotros, no escatimó en su único Hijo y lo entregó a la muerte por nuestros pecados.
 
También en su hogar debe amor a su familia, porque sus miembros recibieron, por bautismo y santa unción, el sello de la cruz del amor; llevan el emblema de la cruz y comparten contigo en la iglesia la misma Última Cena de amor.
 
En la iglesia, encontramos en todas partes los símbolos del amor: las cruces, los íconos de los santos que han merecido al Señor a través de su amor a Dios y al prójimo, y finalmente encontramos el amor incorporado a los santos. especies.
 
En el cielo y en la tierra, el amor está en todas partes; suaviza el corazón porque es Dios, mientras que la hostilidad mata no solo el alma, sino también el cuerpo. ¡De tu lado, muestra amor siempre y en todas partes!
 
¡No puedes amar cuando escuchas la voz que habla de amor por todos lados, cuando solo está el demonio homicida que es la personificación de la hostilidad eterna!
« COMME JE VOUS AI AIMÉS » (JEAN 15, 12) ET NON « COMME JE VOUS AIME » : POURQUOI ?/
"COMO EU TE AMO" (JOÃO 15, 12) E NÃO "COMO EU TE AMO": POR QUE? /
"AS I LOVED YOU" (JOHN 15, 12) AND NOT "AS I LOVE YOU": WHY? /
"COMO TE AMÉ" (JUAN 15, 12) Y NO "COMO TE AMO": ¿POR QUÉ? /
Le temps grammatical –

Cette phrase est susceptible de plusieurs interprétations. Le temps grec de l’aoriste correspond peut-être à un sémitisme exprimant, non un passé révolu, mais une réalité atemporelle.

En linguistique, on distingue la notion d’ « aspect » pour ce temps grammatical grec : peut-être faudrait-il rechercher également dans cette direction ; cela permettrait éventuellement de traduire, non par un passé, mais par un présent :

« comme Je vous aime ».

La question est posée ici aux spécialistes du grec et de l’hébreu, ou de l’araméen.

Tempo gramatical -
Esta frase está aberta a várias interpretações. Os tempos gregos dos aoristas talvez correspondam a um semitismo que expressa, não um passado passado, mas uma realidade atemporal.

Em lingüística, distinguimos a noção de "aspecto" para esse tempo gramatical grego: talvez devêssemos também procurar nessa direção; isso tornaria possível traduzir, não por um passado, mas por um presente:

"Como eu te amo".

A questão é colocada aqui para especialistas em grego e hebraico, ou aramaico.

Grammatical time -
This sentence is open to several interpretations. The Greek times of the Aorist perhaps correspond to a Semitism expressing, not a bygone past, but a timeless reality.

In linguistics, we distinguish the notion of "aspect" for this Greek grammatical time: perhaps we should also seek in this direction; this would eventually make it possible to translate, not by a past, but by a present:

"As I love you".

The question is posed here to specialists in Greek and Hebrew, or Aramaic.

Tiempo gramatical -
Esta oración está abierta a varias interpretaciones. Los tiempos griegos del aoristo tal vez corresponden a un semitismo que expresa, no un pasado pasado, sino una realidad eterna.

En lingüística, distinguimos la noción de "aspecto" para este tiempo gramatical griego: quizás también deberíamos buscar en esta dirección; Esto eventualmente haría posible traducir, no por un pasado, sino por un presente:

"Como te amo".

La pregunta se plantea aquí a especialistas en griego y hebreo, o arameo.

Le principe de l’amour

Si l’on garde la traduction au passé (« comme Je vous ai aimés »), ce que font toutes les éditions actuelles, cette déclaration du Verbe peut se rapporter, non à un moment chronologique révolu, mais au principe de l’amour.

La deuxième lettre de saint Jean suggère cette vision : « Je t’écris le commandement que nous avons depuis le commencement (ou le principe) : aimons-nous les uns les autres » (2 Jean, 5).

Le Verbe dit ailleurs, chez le même Théologien :

« le Père Lui-même vous a aimés » (Jean 16, 27) ; et, s’adressant au Père, Il lui dit, à propos des hommes :

« Tu les as aimés comme Tu m’as aimé » (17, 23) ; et, à propos de lui-même, que son Père n’a certainement pas cessé d’aimer :

« Tu m’as aimé avant la création du monde » (17, 24), c’est-à-dire de façon atemporelle. L’apôtre Paul, autre grand théologien mystique, écrit au sujet de « Celui qui nous a aimés » (Romains 8, 37 ; cf. Ephésiens 2, 4 ; 2 Thessaloniciens 2, 16).

Enfin, le saint apôtre et théologien Jean lui-même, qui plaçait son oreille sur le cœur du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, écrit :

« Dieu Lui-même nous a aimés » (1 Jean 4, 10), et surtout :

« Lui, le premier nous a aimés » (4, 19). Le temps grammatical exprime ainsi la priorité de l’amour divin et le fait que l’amour a sa source et son principe en Dieu.

O princípio do amor
Se mantivermos a tradução no passado ("como eu te amei"), como fazem todas as edições atuais, esta declaração da Palavra pode se relacionar, não a um momento cronológico passado, mas ao princípio do amor.

A segunda carta de São João sugere esta visão: "Escrevo-lhes o mandamento que recebemos desde o princípio (ou o princípio): amar uns aos outros" (2 João, 5).

A Palavra diz em outro lugar, no mesmo teólogo:

"O próprio Pai amou você" (João 16, 27); e, falando ao Pai, disse-lhe acerca dos homens:

"Você os amou como me amou" (17, 23); e, sobre si mesmo, que seu pai certamente não deixou de amar:

"Você me amou antes da criação do mundo" (17, 24), isto é, de maneira atemporal. O apóstolo Paulo, outro grande teólogo místico, escreve sobre "Aquele que nos amou" (Romanos 8:37; cf. Efésios 2: 4; 2 Tessalonicenses 2:16).

Finalmente, o santo apóstolo e o próprio teólogo João, que colocou seus ouvidos no coração do Senhor e Salvador Jesus Cristo, escreve:

"O próprio Deus nos amou" (1 João 4:10), e acima de tudo:

"Ele, o primeiro nos amou" (4, 19). O tempo gramatical expressa assim a prioridade do amor divino e o fato de que o amor tem sua fonte e princípio em Deus.

The principle of love
If we keep the translation in the past ("as I have loved you"), which all current editions do, this declaration of the Word can relate, not to a past chronological moment, but to the principle of love.

The second letter of Saint John suggests this vision: "I write to you the commandment that we have had from the beginning (or the principle): love one another" (2 John, 5).

The Word says elsewhere, in the same Theologian:

"The Father Himself loved you" (John 16, 27); and, speaking to the Father, He said to him, concerning men:

"You loved them as You loved me" (17, 23); and, about himself, that his Father certainly did not stop loving:

"You loved me before the creation of the world" (17, 24), that is to say in a timeless way. The apostle Paul, another great mystical theologian, writes about "He who loved us" (Romans 8:37; cf. Ephesians 2: 4; 2 Thessalonians 2:16).

Finally, the holy apostle and theologian John himself, who placed his ear on the heart of the Lord and Savior Jesus Christ, writes:

"God Himself loved us" (1 John 4:10), and above all:

"Him, the first loved us" (4, 19). Grammatical time thus expresses the priority of divine love and the fact that love has its source and principle in God.

El principio del amor
Si mantenemos la traducción en el pasado ("como te he amado"), como hacen todas las ediciones actuales, esta declaración de la Palabra puede relacionarse, no con un momento cronológico pasado, sino con el principio del amor.

La segunda carta de San Juan sugiere esta visión: "Te escribo el mandamiento que hemos tenido desde el principio (o el principio): amarse unos a otros" (2 Juan, 5).

La Palabra dice en otra parte, en el mismo teólogo:

"El Padre mismo te amó" (Juan 16, 27); y hablando al Padre, le dijo acerca de los hombres:

"Los amabas como me amabas" (17, 23); y, sobre sí mismo, que su Padre ciertamente no dejó de amar:

"Me amabas antes de la creación del mundo" (17, 24), es decir de una manera intemporal. El apóstol Pablo, otro gran teólogo místico, escribe sobre "El que nos amó" (Romanos 8:37; cf. Efesios 2: 4; 2 Tesalonicenses 2:16).

Finalmente, el santo apóstol y teólogo Juan mismo, quien puso su oído en el corazón del Señor y Salvador Jesucristo, escribe:

"Dios mismo nos amó" (1 Juan 4:10), y sobre todo:

"Él, el primero nos amó" (4, 19). El tiempo gramatical expresa así la prioridad del amor divino y el hecho de que el amor tiene su fuente y principio en Dios.

La communion des Personnes divines

Par ailleurs, si on conserve le passé, nous pouvons considérer que le Verbe, par cette parole, s’efface devant l’Esprit, le Paraclet :

Celui-ci, par sa glorieuse descente et la plénitude des dons qu’Il déverse sur ceux qui croient au Fils, apporte à ceux-ci la plénitude de l’amour en communion (cf. Jean 16, 13-14).

Cette phrase ne veut donc pas dire que le Verbe ait cessé d’aimer les hommes et particulièrement ceux qui croient en lui.

Elle dit que l’amour est l’apanage du Père, du Fils et du saint Esprit.

Chaque personne divine (ou hypostase) aime totalement et s’efface en laissant l’autre personne ou hypostase aimer à son tour.

En chaque personne divine, l’amour est total, « catholique », selon l’usage premier de ce mot : l’amour n’est ni morcelé ni mesuré ; il se partage sans se diviser.

Le Père est amour ; le Fils est amour ; l’Esprit est amour.

Le Père est la source de l’amour ; le Fils la manifestation de l’amour ;

l’Esprit la communion ineffable du même et unique amour.

A Comunhão das Pessoas Divinas
Além disso, se mantivermos o passado, podemos considerar que a Palavra, por esta palavra, é apagada diante do Espírito, o Paracleto:

Este último, por sua descendência gloriosa e pela plenitude dos dons que Ele derrama sobre aqueles que crêem no Filho, lhes traz a plenitude do amor em comunhão (cf. João 16: 13-14).

Portanto, esta frase não significa que a Palavra deixou de amar os homens e, especialmente, aqueles que nela acreditam.

Ela diz que o amor é uma prerrogativa do Pai, do Filho e do Espírito Santo.

Cada pessoa divina (ou hipóstase) ama e desaparece totalmente, deixando a outra pessoa ou hipóstase amar por sua vez.

Em cada pessoa divina, o amor é total, "católico", de acordo com o uso primário dessa palavra: o amor não é fragmentado nem medido; é compartilhado sem ser dividido.

O pai é amor; o filho é amor; o Espírito é amor.

O Pai é a fonte do amor; o Filho a manifestação do amor;

o Espírito a comunhão inefável do mesmo e único amor.

The Communion of Divine Persons
Furthermore, if we keep the past, we can consider that the Word, by this word, is erased before the Spirit, the Paraclete:

The latter, by his glorious descent and the fullness of the gifts which He pours on those who believe in the Son, brings to them the fullness of love in communion (cf. John 16: 13-14).

This sentence does not therefore mean that the Word has ceased to love men and especially those who believe in it.

She says that love is the prerogative of the Father, the Son and the Holy Spirit.

Each divine person (or hypostasis) totally loves and disappears, letting the other person or hypostasis love in turn.

In each divine person, love is total, "catholic", according to the primary use of this word: love is neither fragmented nor measured; it is shared without being divided.

The Father is love; the Son is love; the Spirit is love.

The Father is the source of love; the Son the manifestation of love;

the Spirit the ineffable communion of the same and only love

La comunión de las personas divinas.
Además, si guardamos el pasado, podemos considerar que la Palabra, por esta palabra, se borra ante el Espíritu, el Paráclito:

Este último, por su glorioso descenso y la plenitud de los dones que Él derrama sobre aquellos que creen en el Hijo, les trae la plenitud del amor en comunión (cf. Juan 16: 13-14).

Por lo tanto, esta oración no significa que la Palabra ha dejado de amar a los hombres y especialmente a los que creen en ella.

Ella dice que el amor es prerrogativa del Padre, el Hijo y el Espíritu Santo.

Cada persona divina (o hipóstasis) ama y desaparece totalmente, dejando que la otra persona o hipóstasis ame a su vez.

En cada persona divina, el amor es total, "católico", según el uso principal de esta palabra: el amor no está fragmentado ni medido; se comparte sin estar dividido.

El padre es amor; el hijo es amor; El Espíritu es amor.

El Padre es la fuente del amor; el Hijo la manifestación del amor;

El Espíritu es la comunión inefable del mismo y único amor.

Sanctification du temps

En disant « comme Je vous ai aimés » et non « comme Je vous aime », le Dieu Homme exprime ainsi l’initiative divine atemporelle dans l’amour pour les hommes.

Il exprime également la sanctification du temps chronologique, de la temporalité et de l’Histoire universelle ; car il est un moment précis dans le temps, sur le plan cosmique, où l’amour divin s’est effectivement manifesté : le Verbe s’est fait chair ;

Il est passé de la mort à la vie par sa sainte et glorieuse résurrection – tout cela par amour pour son Père, pour les hommes, pour le monde et pour toutes les créatures, dans le saint Esprit.

Santificação do tempo
Ao dizer "como eu te amei" e não "como eu te amo", o Deus Homem expressa assim a iniciativa divina atemporal no amor pelos homens.

Expressa também a santificação do tempo cronológico, da temporalidade e da história universal; pois há um momento preciso no tempo, no plano cósmico, em que o amor divino foi efetivamente manifestado: o Verbo se fez carne;

Ele passou da morte para a vida por sua santa e gloriosa ressurreição - tudo isso por amor a seu Pai, pelos homens, pelo mundo e por todas as criaturas, no Espírito Santo.

Sanctification of time
By saying "as I have loved you" and not "as I love you", the God Man thus expresses the timeless divine initiative in love for men.

It also expresses the sanctification of chronological time, temporality and universal history; for there is a precise moment in time, on the cosmic plane, when divine love was effectively manifested: the Word became flesh;

He passed from death to life by his holy and glorious resurrection - all this out of love for his Father, for men, for the world and for all creatures, in the Holy Spirit.

Santificación del tiempo
Al decir "como te he amado" y no "como te amo", el Dios Hombre expresa así la eterna iniciativa divina en el amor a los hombres.

También expresa la santificación del tiempo cronológico, la temporalidad y la historia universal; porque hay un momento preciso en el tiempo, en el plano cósmico, cuando el amor divino se manifestó efectivamente: la Palabra se hizo carne;

Pasó de la muerte a la vida por su santa y gloriosa resurrección, todo esto por amor a su Padre, a los hombres, al mundo y a todas las criaturas, en el Espíritu Santo.

(Source de l'article :"Sagesse Orthodoxe")

Premier samedi du Grand Carême

Saint Qurbana :

    • Actes 12:1-24 :
  • 01 À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
  • 02 Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
  • 03 Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
  • 04 Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
  • 05 Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
  • 06 Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
  • 07 Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
  • 08 Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
  • 09 Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
  • 10 Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
  • 11 Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »
  • 12 S’étant repéré, il se rendit à la maison de Marie, la mère de Jean surnommé Marc, où se trouvaient rassemblées un certain nombre de personnes qui priaient.
  • 13 Il frappa au battant du portail : une jeune servante nommée Rhodè s’approcha pour écouter.
  • 14 Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir la porte, elle rentra en courant annoncer que Pierre était là, devant le portail.
  • 15 On lui dit : « Tu délires ! » Mais elle soutenait qu’il en était bien ainsi. Et eux disaient : « C’est son ange. »
  • 16 Cependant Pierre continuait à frapper ; ayant ouvert, ils le virent et furent dans la stupéfaction.
  • 17 D’un geste de la main, il leur demanda le silence et leur raconta comment le Seigneur l’avait fait sortir de la prison. Il leur dit alors : « Annoncez-le à Jacques et aux frères. » Puis il sortit et s’en alla vers un autre lieu.
  • 18 Au lever du jour, il y eut une belle agitation chez les soldats : qu’était donc devenu Pierre ?
  • 19 Hérode le fit rechercher, sans réussir à le trouver. Ayant fait comparaître les gardes, il donna l’ordre de les emmener au supplice. Puis, de Judée, il descendit à Césarée, où il séjourna.
  • 20 Hérode était en conflit aigu avec les habitants de Tyr et de Sidon. S’étant mis d’accord, ceux-ci vinrent se présenter devant lui. Après avoir gagné à leur cause Blastos, le chambellan du roi, ils sollicitaient une solution pacifique, car leur contrée dépendait du domaine royal pour son approvisionnement.
  • 21 Au jour fixé, Hérode, ayant revêtu les habits royaux et siégeant à la tribune, se mit à les haranguer.
  • 22 Le peuple l’acclamait à grands cris : « C’est la voix d’un dieu, et non d’un homme ! »
  • 23 Mais soudain, l’ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu. Rongé par les vers, il expira.
  • 24 La parole de Dieu était féconde et se multipliait.
    •  
    • Romains12: 10-21 :
  • 10 Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
  • 11 Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur,
  • 12 ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
  • 13 Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.
  • 14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
  • 15 Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
  • 16 Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.
  • 17 Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes.
  • 18 Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
  • 19 Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur.
  • 20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents.
  • 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.

 

    • Saint-Jean 4:46-54 :
  • 46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
  • 47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
  • 48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
  • 49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
  • 50 Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
  • 51 Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
  • 52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
  • 53 Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
    • 54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prières pour les malades, avec Saint Ephrem (Deux prières à Notre-Dame)

 AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT, DIEU UNIQUE ET VRAI. AMÎN.

 

 

TRISAGION 

(Trois fois de suite:)

Ô Dieu Saint. 

ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

 

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

N D DE LOURDES 2

Les saints et les anges

- 1 -
Les saints et les anges
En chœurs glorieux
Chantent vos louanges
Ô Reine des cieux.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 2 -
Devant votre image
Voyez vos enfants
Agréez l'hommage
De nos coeurs aimants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

- 3 -
Soyez le refuge
Des pauvres pécheurs
Ô Mère du Juge
Qui voyez nos cœurs.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

Par St Ephrem :

 (Prière à la très sainte Mère de Dieu le Verbe Incarné

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps; jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier; de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seule avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amîn.

- 5 - 
Avec vous, ô Mère,
Nous voulons prier
Pour sauver nos frères
Et les sanctifier.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.


 

(Ma très sainte Dame, Mère de Dieu, pleine de grâce, vous, la Commune gloire de notre nature, le Canal de tous les biens, la Reine de toutes choses après la Trinité, ... la Médiatrice du monde après le Médiateur; vous, le Pont mystérieux qui relie la terre au ciel, la Clé qui nous ouvre les portes du paradis, notre Avocate, notre Médiatrice, voyez ma foi, voyez mes pieux désirs et souvenez-vous de votre miséricorde et de votre puissance. Mère de Celui qui seul est miséricordieux et bon, accueillez mon âme dans ma misère et, par votre intercession, rendez-la digne d'être un jour à la droite de votre unique Fils. Amîn. )

St Ephrem inspiré

 

Par Saint ÉphremPrecatio ad Dei Matrem, Op. omnia 3,532

En toi, protectrice et médiatrice auprès d'un Dieu qui est né de toi, Mère de Dieu, en toi le genre humain met sa félicité. Sans cesse il dépend de ton secours; tu es son seul refuge, sa seule défense, en raison de la ferme confiance que tu trouves chez lui. Et moi aussi, je viens à toi d'un cœur fervent, trop peu assuré pour oser m'approcher de ton Fils, mais te suppliant d'intercéder auprès de lui pour que j'obtienne le salut.

- 6 - 
À l'heure dernière
Fermez-nous les yeux
À votre prière
S'ouvriront les cieux.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Ne dédaigne pas ton serviteur, moi qui ai mis toute mon espérance en toi, après Dieu; ne te détourne pas de celui qui est cerné par les dangers, éprouvé par de si grands malheurs. Oui, Miséricordieuse, et Mère du Dieu des miséricordes, exerce la miséricorde envers ton serviteur, et délivre-moi d'une conscience coupable; en apaisant la tempête de mes pensées, éteins le brasier de la volupté, calme l'incendie des convoitises charnelles, et allume en moi l'amour envers ton Fils qui est aussi mon Dieu; protège tous mes sens, en ne permettant aucun accès aux mauvais désirs.

 

- 7-
Écoutez, ô Mère
Qui nous aimez tant
Cette humble prière
Que font vos enfants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

 

Je te conjure d'obtenir pour moi le temps de faire pénitence, pour que la faux de la mort ne me retranche pas comme un être sans fruit, et que je ne sois pas livré au feu comme un être stérile.

Rallume la lampe éteinte de mon âme; dissipe les ténèbres de mes afflictions; écarte, par tes prières, le nuage de mes passions maladives. Car elle est puissante, ta supplication maternelle auprès d'un Fils qui ne demande qu'à se laisser fléchir.

- 8 -
Au salut du monde
Pour mieux travailler
Qu'une foi profonde
Nous aide à prier.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

Accorde-moi la lumière de la pénitence et conduis-moi par la main jusqu'au plein jour de la componction; rends-moi capable de me comporter tous les jours de ma vie selon le bon plaisir d'un Dieu de tendresse.

Et tant que j'avancerai en cette vie de malheur, défends-moi, protège-moi, garde-moi; navigue au côté du navigateur, sois la compagne de route du pèlerin, protège celui qui dort, dirige toutes mes voies.Amîn.

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

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- 9 -
Voyez la misère
De tous les humains
Pitié, douce Mère,
Tendez-leur la main.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 10 -
L'enfer se déchaîne
Nous saurons lutter
Nous vaincrons la haine
Par la charité.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 11 -
Donnez à l'enfance
Paix et réconfort
Qu'aux jours de souffrance
Les cœurs restent forts.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

É

Coutez, ô Seigneur, vos serviteurs qui sont pauvres et suppliants. [Par l'intercession de Notre-Dame], donnez la guérison aux malades, le soulagement à ceux qui souffrent, et la convalescence aux malades; la liberté aux prisonniers, satisfaction aux pauvres, le retour à ceux qui sont loin; la pacification à ceux qui sont en colère, la concorde à ceux qui se disputent ; le pardon aux pécheurs, la remise de leurs dettes aux débiteurs. Veuillez agréer l’intercession de la Vierge Pure, Elle qui est la Souveraine en ce mode et en l’autre: Notre-Dame-Marie. Elle a donné naissance à la Lumière et la rédemption à tous les fidèles. Exaltation et honneur àtous les martyrs et aux saints. Miséricorde et repos à tous les fidèles défunts.

    Accordez, Seigneur, et donnez de l’océan de Votre bienveillance ce qui est bon et utile à chacun, pour les bons comme pour les méchants. Par la grâce et la surabondance de vos dons que Votre saint Nom soit adoré, honoré et glorifié par tous :

    Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

    Les fidèles : Amîn.

LA MORT, NOTRE ETAT ACTUEL:
 
La mort n'est pas seulement l'horreur de notre fin dernière et définitive ici-bas, mais elle est notre état actuel : nous sommes dans la mort.
La mort est dans l'instant présent, à peine en ai-je pris conscience que déjà il n'existe plus !
 
Chaque seconde meurt pour être remplacée par une autre et quand je me trouve devant le pendule d'une horloge, je vois la mort engloutir le temps et porter atteinte à ma vie d'un battement à l'autre.
 
Je suis en train de disparaître. Déjà sont morts en moi le nourrisson, le bébé, l'enfant, l'adolescent, le jeune, et l'adulte que je suis creuse ses rides de jour en jour...
 
Vieillir et mourir c'est bien la même chose ! On meurt tout le temps, puisque mourir c'est perdre la vie et que nous la perdons jour après jour.
 
Tout ce que la vie construit, la mort le détruit aussitôt et l'on pourrait dire: dans le même souffle.
Mon inspiration n'est pas encore terminée que déjà l'expiration s'en empare, et cette étrange réalité s'inscrit en tout ce qui vit.
 
Il n'y a rien qui vive où la mort ne soit permanente.
 
On peut même dire davantage et cela sera d'un grand enseignement pour nous : plus je consens à l'expiration, donc à la mort, meilleure sera l'inspiration, donc la plénitude.
 
Et j'observe qu'inspirer et expirer sont un même acte qu'on appelle respiration.
 
Vivre pleinement ne serait-ce pas inséparablement et en même temps mourir?
 
Quoi qu'il en soit, l'homme plongé continuellement dans la mort ne se pose évidemment qu'une seule question, consciente ou inconsciente : comment en sortir, existe-t-il une libération ?
 
Voilà le dénominateur commun de tous nos problèmes et de toutes nos angoisses, voilà aussi le motif dernier de tout ce que nous faisons, quelle que soit notre initiation ; « que je pèle des pommes de terre ou que je construise des cathédrales », là n'est pas l'important, mais dans le fond identique de toute action, à savoir : je ne veux pas mourir...
 
C'est à l'intérieur même de cette question aussi vieille que l'homme, qu'éclate l'événement de la nouveauté radicale et bouleversante du christianisme.
 
Les Églises l'ont souvent occulté, voire trahi au cours de l'histoire; il leur appartient aujourd'hui de revenir à l'évidence première qui les constitue.
Il ne s'agit pas pour elles de réformer le monde mais de participer à sa recréation.
 
En effet, au sein du monde elles sont le premier espace ouvert sur la métahistoire, là où tous les phénomènes prennent leur source créatrice et sans laquelle il n'y a précisément pas de réforme vitale, mais seulement mort qui engendre la mort.
 
 
Contrairement à sa vocation, l'Église est mère-tombeau chaque fois qu'elle voile ce mystère pour ne s'intéresser qu'à la dimension horizontale de l'humanité et à sa transformation sociologique.
 
Et quel est ce mystère, quelle est l'unique réponse à l'unique question de l'homme ?
 
Elle est révélée « dès la fondation du monde et manifestée dans les derniers temps » avec éclat et magnificence : la présence du Christ ressuscité au cœur de toute réalité, de tout événement et de toute personne (1 P 1,19).
 
Là se trouvent « le premier et le dernier » mot de tout ce qui est vivant, le secret « détenant la clef de la mort » (Ap 1,17).
 
Hors de la transparence à cette vérité, il n'y a dans l'histoire et dans notre vie personnelle que chaos indéchiffrable, enfer tragique du non-sens et échec assuré de ce que nous appelons « vivre »...
 
Vivre n'est rien d'autre qu'aimer et être aimé : c'est sur cette fondation justement qu'est construit le monde !
 
Dès la genèse première des choses, Dieu crée tout par sa Parole, son Verbe :
« Il dit et cela est » (Gn 1), donc tout ce qui m'entoure ici et maintenant, puisque la Création se poursuit à chaque instant, est une Parole que Dieu m'adresse, Il se dit à moi à travers toute chose et sa Parole est vivante en toute réalité.
 
Nous ne sommes pas dans un monde d'objets, et nos rapports avec eux ne peuvent pas être purement fonctionnels : exploitation, organisation, rapports de propriétaires inconscients...
 
Cette attitude prouve bien que nous sommes coupés nous-mêmes de notre propre Source intérieure, ce qui fait de nous des mortifères, nos rapports véhiculent la négation et la mort, l'ennui et l'aliénation, le jugement et la violence sous toutes ses formes.
 
Notre environnement, réduit à sa pure extériorité, perd pour nous son identité et sa profondeur, il ne s'offre plus qu'à la consommation, donc à la rivalité et aux rapports de force.
 
Dans ce monde la guerre succède à la guerre et les révolutionnaires aux paisibles mais irresponsables consommateurs...
 
Les uns creusent les tombeaux des autres dans une vie devenue un grand cimetière dont la puanteur trahit toute la création.
 
C'est la chute continuelle de l'homme dans le jeu du Diable, au sens propre :
le Diviseur, le Séparateur, Celui qui rapte à l'homme le ciel, son mystère et sa profondeur, pour le jeter dehors, hors de lui, dans les ténèbres...
 
Au sein de cet exil, la vie est un combat contre la mort à tout moment, une prise de position où la liberté de l'homme s'engage sans cesse.
 
Dans cette vision il se dépouille de l'inutile et se donne un axe de travail autour duquel se focalisent toutes ses énergies : sa seule aspiration c'est de faire la percée vers son au-delà au fond de lui-même, oublié et perdu !
 
Là il retrouve le noyau de la création qui est Présence…
 
Il n’y a qu’une manière d’aimer, c’est de mourir d’amour. Notre refus constant de mourir fait de nous des êtres sans amour et sans vie.
 
En occultant la mort, on occulte la vie, car les deux sont un. Comme disaient les Anciens :
« C’est de la mort que jaillit la vie. »
 
 
( Extrait d'un père Alphonse Goettmann, fondateur de la communauté orthodoxe de Béthanie)
 

 

POURQUOI LA PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS EN CARÊME ?

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Alors que nous sommes engagés à nous dévouer davantage à notre prochain par les "Oeuvres de Miséricordes" pendant le Carême, notamment en prenant effectivement part à nos responsabilités à l'intérieur du Diocèse, de la Paroisse..., nous sommes également invités à ne pas négliger nos frères défunts qui nous ont précédés dans le temps sur le chemin d'éternité, le chemin de l'Eglise...

Foi dans la résurrection –

Le jour du grand Retrait (Shabbat, Septième jour), le Seigneur de gloire est descendu par son âme dans les enfers (Shéol) et en a tiré les morts de tous les siècles depuis Adam et Ève (cf. icone du Samedi saint).

Tout samedi est associé à ce « repos » divin qui précède la Résurrection.

La victoire sur la mort a eu lieu dès le vendredi, par la mort volontaire du Verbe Créateur, et le samedi quand Il vint dans le royaume des morts en tant que Maître de la vie : elle a été manifestée de façon glorieuse au petit matin du troisième jour – 8ème Jour et Jour Un.

Prier pour les défunts le samedi atteste la Résurrection, ainsi que la glorieuse descente du saint Esprit, et, donc, le sens nouveau de la mort corporelle :

« leur âme jouira du repos bienheureux ! »,

« Heureux ceux que Tu as élus, que Tu as pris, Seigneur, avec toi ! ».

Lignée des ancêtres

Comme l’exprime surtout le premier de ces samedis, la prière inscrit les vivants dans la famille des justes de tous les temps et de tous les lieux, suivant une impressionnante généalogie spirituelle.

La prière pour les défunts atteste l’unité dans la Foi à travers les siècles, elle participe à "guérir" les blessures généalogiques qui peuvent impacter nos vies.

Intercession

La communauté des croyants est l’avocate des défunts et agit pour le soulagement de leurs peines :

« à Vos serviteurs défunts, accordez, Seigneur, le repos ! » ; « pardonnez-leur tout péché volontaire et involontaire ».

L’Église prie pour le pardon des défunts et leur accueille au Paradis, dans l’attente de la Résurrection universelle.

D’après le témoignage de certains saints (Macaire le Grand), la prière pour les défunts allège les souffrances de ceux qui se sont endormis dans leurs péchés ; elle peut les arracher à l’enfer.

Cette prière est indispensable car les défunts ne peuvent rien pour eux-mêmes : ils dépendent totalement de la miséricorde divine et de l’amour que la communauté leur manifeste dans la prière de supplication.

Le Christ-Tête

En lui, tous ceux, vivants et défunts, qui mettent leur espoir en lui et qui le confessent vrai Dieu et vrai Homme, sont en communion.

Le Fils unique et Verbe de Dieu s’est fait par l’Incarnation, le Chef de tous.

Toute l’humanité est en lui.

Quand nous lui confions les défunts, nous reconnaissons sa seigneurie sur eux et l’unité de l’humanité en lui.

La prière souligne, de plus, l’unité de la communauté des croyants :

unité de foi, d’espérance et d’amour.

Une grande chaleur se dégage de l’Église envers ses propres membres, membres du Christ, qu’ils soient justes ou pécheurs.

La prière pour les défunts donne une place importante tout d'abord à l'intercession de la Mère du Verbe de Dieu qui s'incarna en elle par la puissance du Saint Esprit, mais aussi aux martyrs et aux autres saints, qui qui s'unissent aux vivants afin d'intercéder pour ceux qui se sont endormis .

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FAIRE CELEBRER DES MESSES POUR LES DEFUNTS ,

POURQUOI ?

 

La Messe est le renouvellement non sanglant, satisfactoire et propitiatoire de l'Unique Sacrifice que le Christ offre à Son Père,

comme Pontife de la Nouvelle Alliance, sur le bois de la Croix (St Qurbana).

 

C'est un bien spirituel inestimable.

ELLE N'A PAS DE PRIX!

 

Par l'offrande des Messes pour les vivants et les défunts,vous vous unissez, vous participez au Sacrifice du Christ notre Chef, aussi l'offrande des Messes fait partie intégrante du "DENIER DU CULTE" :

En conséquence, le montant des offrandes de Messes que vous confieriez à tout prêtre de notre Métropolie (Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone ferait donc l'objet d'un reçu que nous vous enverrions (pour déduction à raison de 66 °/° de votre revenu imposable) pour votre participation à la vie de l'Eglise par le "DENIER DU CULTE".

POUR EN SAVOIR PLUS, CLIQUEZ SUR CE LIEN:

http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/2019/03/la-fraternite-de-priere-pour-les-defunts/faire-celebrer-des-messes-pour-les-defunts-pourquoi.html

Lectionnaire pour le Deuxième dimanche du Grand Carême (Dimanche de la guérison du lépreux/Accordé au Calendrier Liturgique Orthodoxe Malankar)

Deuxième dimanche du Grand Carême

(dimanche de la guérison du lépreux)

Saint Qurbana.

o    Actes 5:12-16:

  • 12 Par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon.
  • 13 Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
  • 14 de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
  • 15 On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
  • 16 La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.

o     

o     19 :8-12 :

  • 08 Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.
  • 09 Certains s’endurcissaient et refusaient de croire ; devant la multitude, ils dénigraient le Chemin du Seigneur Jésus. C’est pourquoi Paul se sépara d’eux. Il prit les disciples à part et s’entretenait chaque jour avec eux dans l’école de Tyrannos.
  • 10 Cela dura deux ans, si bien que tous les habitants de la province d’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.
  • 11 Par les mains de Paul, Dieu faisait des miracles peu ordinaires,
  • 12 à tel point que l’on prenait des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, pour les appliquer sur les malades ; alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient.

o     

o    Actes 9:22-31 :

  • 22 Mais Saul, avec une force de plus en plus grande, réfutait les Juifs qui habitaient Damas, en démontrant que Jésus est le Christ.
  • 23 Assez longtemps après, les Juifs tinrent conseil en vue de le supprimer.
  • 24 Saul fut informé de leur machination. On faisait même garder les portes de la ville jour et nuit afin de pouvoir le supprimer.
  • 25 Alors ses disciples le prirent de nuit ; ils le firent descendre dans une corbeille, jusqu’en bas, de l’autre côté du rempart.
  • 26 Arrivé à Jérusalem, Saul cherchait à se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple.
  • 27 Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus.
  • 28 Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux, s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.
  • 29 Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer.
  • 30 Mis au courant, les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée et le firent partir pour Tarse.
  • 31 L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.

o     

o    Romains 3: 27 :

o    27 Alors, y a-t-il de quoi s'enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi.

o     4 : 5 :

o    05 Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi.

o     

o    Saint Luc 5: 12-16 :

  • 12 Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
  • 13 Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
  • 14 Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
  • 15 De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies.
  • 16 Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

o    4: 40 -41 :

  • 40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
  • 41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

Propositions pour Homélies ou Méditations du jour

« Ta guérison sera pour les gens un témoignage ». Elle sera signe que le Royaume de Dieu est advenu. Voilà la Bonne Nouvelle.

Les guérisons opérées par Jésus ne sont pas une fin en soi. Elles annoncent une guérison encore plus grande : celle de notre péché. En Jésus, Fils de Dieu, la miséricorde du Père descend jusque parmi les hommes pour les sauver de leur péché.

C’est bien là le témoignage de Dieu en notre faveur dont nous parle saint Jean dans la première lecture de ce jour, le témoignage de l’Esprit qui nous sanctifie, de l’eau qui nous purifie et du sang qui nous donne la vie : « Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils ».

En ce sens, nous voyons combien la guérison du lépreux est significative. La lèpre, symbole du péché qui nous ronge, ne peut résister à la volonté de salut du Fils sollicité par notre prière confiante : « Seigneur si tu le veux tu peux me purifier ».

En Jésus, la main du Père peut alors s’avancer jusqu’à toucher notre humanité marquée par le péché pour la purifier : « Il étendit la main et le toucha, en disant : ‘‘ Je le veux, sois purifié ’’. Et aussitôt la lèpre le quitta ».

Approchons-nous du Seigneur avec confiance, et sûrs de son amour, conscients que lui seul peut nous sauver de la lèpre de notre péché, supplions-le : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ». Si notre prière est portée par une foi vivante, « à l’instant même, notre lèpre nous quittera », et notre vie transformée « sera pour les gens un témoignage ».

Abbé Philippe Link

https://carrefours.alsace



«On parlait de lui de plus en plus»

Aujourd'hui, pèse sur nous la grande responsabilité de faire en sorte que sa réputation continue de s'étendre, surtout à ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pour des raisons ou des circonstances diverses, se sont éloignés de Lui.

Mais cette contagion serait impossible si, auparavant, chacun d'entre nous n'avait été capable de reconnaître sa propre "lèpre" et de s'approcher du Christ conscient de ce que Lui seul peut nous libérer efficacement de tous nos égoïsmes, de nos jalousies, de notre orgueil et de nos rancœurs…

Que la réputation du Christ atteigne tous les recoins de notre société dépend, en grande mesure, de ces "rencontres personnelles" que nous avons eu avec Lui. Plus nous nous imprègnerons de son Évangile, de son amour, de sa capacité d'écoute, d'accueil, de pardon, d'acceptation de l'autre (même très différent), plus nous pourrons le faire connaître autour de nous.

Le lépreux de l'Évangile qu'on lit aujourd'hui à la Messe a fait un double exercice d'humilité. Il a reconnu son mal et a accepté Jésus comme son Sauveur. Le Christ est celui qui nous offre la chance d'opérer dans notre vie un changement radical et profond. Face à tout de ce qui nous empêche d'aimer et qui s'est encrouté dans notre cœur et dans notre vie, le Christ, par son témoignage de vie et de Vie Nouvelle, nous propose une autre solution pleinement réelle et faisable. La solution de l'amour, de la tendresse, de la miséricorde. Jésus ne fuit pas devant celui qui est différent de Lui (le lépreux), Il ne s'en débarrasse pas, Il ne passe pas la facture à l'Administration, aux Institutions ou aux "ONGS". Le Christ accepte le défi de la rencontre et Il procure au malade ce dont il a besoin: guérison et purification.

Nous devons être capables d'offrir à ceux qui entrent dans nos vies ce que nous avons reçu du Seigneur. Mais il nous sera d'abord nécessaire de Le rencontrer et de renouveler notre engagement de vivre l'Évangile dans les détails de la vie quotidienne.

Abbé Santi COLLELL i Aguirre (La Garriga, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile

Prière

Dire ou chanter :

Viens, Esprit Saint, viens embraser nos cœurs,
Viens au secours de nos faiblesses,
Viens, Esprit Saint, viens, Esprit consolateur,
Emplis-nous de joie et d’allégresse.

Demande

Esprit Saint, ouvre mon cœur aux enseignements de l’Évangile pour que je les accueille et les mette en pratique.

Réflexion

1. L’Évangile nous dit que « Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre. »

La lèpre étant une maladie contagieuse et sans remède à l’époque de Jésus, la Loi obligeait d’expulser les lépreux du camp ou de la ville. Le livre du Lévitique décrit avec détail au chapitres 13 ce que devait accomplir un prêtre lorsque quelqu’un venait se faire examiner en cas de suspicion de lèpre. « Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !’’ Tant qu’il gardera cette tâche, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 45-46)

Le lépreux dont nous parle l’Évangile d’aujourd’hui brave un interdit grave puisque, comme le souligne le récit, il va à la rencontre de Jésus en pleine ville. Cette loi avait sans doute été établie pour des raisons de précaution et d’hygiène devant le risque de contagion, mais elle n’en avait pas moins été élevée à l’ordre de prescription religieuse. Pour les pharisiens, il va à l’encontre de la Loi. Cela peut nous sembler démesuré : en effet, la perspective de sa guérison ne justifie-t-elle pas qu’il enfreigne la Loi ?

Nous pouvons faire une lecture spirituelle de ce texte. La lèpre est un symbole de ce que représente le péché pour l’âme. Il la ronge petit à petit, il nous sépare des autres, de Dieu et nous détruit. Face à cette réalité, nous pouvons nous conformer à notre péché et continuer à vivre en exclus, acceptant d’être soumis à la loi du péché, ou bien nous pouvons braver les interdits de nos peurs, de nos doutes ou du regard des autres pour aller vers le médecin de notre âme, Jésus.

Pensons à la confession : c’est le sacrement qui nous guérit de la lèpre intérieure du péché. Cependant, comme il est difficile de braver toutes les objections intérieures et extérieures qui nous empêchent d’en profiter pleinement ! Nous nous disons que ce n’est pas la peine de déranger le prêtre. Ou encore que nous préférons en parler directement avec le Seigneur, sans passer par un intermédiaire. Ou bien nous avons peur des moqueries et du regard des autres. Parfois aussi, une expérience antérieure négative par rapport à ce sacrement nous en a éloigné. Nous n’avons pas le temps, ou les permanences dans la paroisse sont à des horaires impossibles… De nombreuses voix s’élèvent en nous comme des interdits. Apprenons de ce lépreux qui n’hésite pas à braver les interdits pour aller rencontrer le Seigneur qui guérit et purifie.

2. L’Évangile souligne que « Jésus étendit la main et le toucha ».

À son tour, le Seigneur brave un interdit. En effet, ceux qui touchaient un lépreux devenaient eux-mêmes impurs. Jésus n’hésite pas à accomplir ce geste qui rend à cet homme son humanité et il va même plus loin puisqu’il le guérit et lui permet de se réinsérer dans la société. Dimanche, nous célèbrerons le baptême du Seigneur qui nous rappelle que Jésus n’a pas hésité à se faire l’un d’entre nous pour venir à notre rencontre, pour nous toucher par sa miséricorde, pour guérir nos lèpres. En se faisant identique à chacun d’entre nous en tout – sauf le péché – il a pu nous réconcilier avec Dieu et nous réintégrer dans la famille des enfants de Dieu. Lors de l’absolution, le prêtre qui étend sa main au-dessus de nous manifeste par sa présence que le Christ vient de nouveau à notre rencontre nous toucher, nous purifier, nous pardonner, nous relever et nous rendre notre humanité.

3. La fin du récit précise que Jésus a demandé à l’homme qu’il venait de guérir d’aller voir le prêtre pour offrir un sacrifice prescrit par la Loi pour sa guérison. Notons que cette fois-ci, il respecte la Loi : c’est en effet une bonne chose que de remercier Dieu pour ses bienfaits. Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais nous purifier de notre application légaliste de celle-ci. La confession, dont le premier pas a souvent été difficile, se termine normalement dans la paix intérieure. C’est pour cela que le prêtre termine généralement par une brève prière de louange.

Dialogue avec le Christ

Tu connais et tu sondes mon cœur, Seigneur : tu me découvres à moi-même mes peurs, mes doutes, mes ombres. Que l’expérience de la tendresse de ton cœur soit plus forte que mes incertitudes et mes craintes ! J’accepte la main que tu me tends pour me relever et je reviens à toi chaque jour.

Résolution

Si je ne me suis pas confessé dernièrement, prendre mon courage à deux mains pour aller rencontrer un prêtre.

Amélie Perroy, consacrée de Regnum Christi
http://www.regnumchristi.fr

"Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »"

Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l’instant même, sa lèpre le quitta. Jésus, qui a commencé sa prédication à Nazareth, part pour annoncer la Bonne Nouvelle à Capharnaüm. Il enseigne et il fait des guérisons. Sa parole a une grande autorité et une puissance forte sur les esprits impurs. Nous le contemplons entrant dans la ville, là, nous voyons cet homme couvert de lèpre ! Si quelqu’un arrivait dans l’entourage du lépreux, celui-ci devait crier : "Lépreux, lépreux." Il ne devrait pas y avoir de lépreux dans la cité, mais cet homme est là, dans la ville. Pour la première fois, Jésus fait la rencontre d’un lépreux. La lèpre rend rituellement impur. Le lépreux est exclut du culte, il est socialement exclu de la ville. A la vue de Jésus, le lépreux tombe sur la face et le prie en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Cet homme est envahi de toutes parts par la lèpre, il se met en adoration et crie sa misère. Jésus s’approche de lui et le touche. La prière du lépreux est une demande, mais elle représente pour nous une belle profession de foi. C’est une prière importante tout au long de notre journée : "Seigneur si tu le veux, viens me purifier." "Seigneur celui que tu aimes est malade ;" "Seigneur, je crois en toi, mais augmente ma foi !" Ce cri vers le ciel provoque la miséricorde infinie de Dieu.

"Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Le Sauveur a étendu la main pour toucher le malade de la lèpre ! Et le lépreux s’en va, guéri. Jésus lui dit : « Va te montrer au prêtre, » c’est le lieu de la reconnaissance, de l’action de grâce. D’une parole, Jésus a guéri le lépreux, il a dit : "Je le veux ; sois purifié," et non pas : sois guéri ! La guérison représente la rencontre avec Dieu qui transforme, guérit et libère l’humanité. Jésus ne veut pas être considéré simplement comme un guérisseur corporel. Jésus, le premier-né d’une multitude, est venu dans ce monde pour sauver l’humanité du péché. Il ne veut pas qu’on parle du miracle pour demeurer dans sa Mission. Nous rendons grâce à Dieu de toutes ces merveilles. La plus grande merveille, c’est Jésus qui vient pour sauver. Aujourd’hui encore, Dieu nous purifie par les sacrements, il continue son œuvre de guérison. Jésus nous sauve dans son Église et l’Esprit Saint nous donne la vie.

« On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. » Jésus, qui vient de purifier ce lépreux, reprend une prescription importante de la Loi. Il rappelle à l’homme guéri la procédure de la Loi qui demande à quelqu’un qui pense être guéri de faire attester la guérison par un prêtre et offrir un sacrifice. C’est le respect de la Loi qui le fait agir ainsi. Luc avait déjà souligné, dans les récits de l’enfance, l’importance du Temple et de la Loi. Jésus a été présenté au Temple et ses parents observaient fidèlement les prescriptions de la Loi. A sa façon, Luc montre que Jésus n’est pas venu pour abolir la Loi ou les Prophètes, mais bien pour l’accomplir. Ce toucher de Jésus, manifesté dans l’Evangile, est une re-création : « Jésus étendit la main, le toucha » et le lépreux fut guérit. Nous demandons à Dieu, nous aussi, la grâce de renaître de cette vie nouvelle. Quand nous recevons Jésus dans la communion eucharistique, c’est un toucher d’amour, dans la foi, qui nous sauve. Dans l’Eucharistie, nous sommes régénérés dans l’Esprit Saint, et nous rendons grâce à Dieu.

Nous demandons la grâce que notre vie soit rayonnante de la Vie même de Dieu.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Jésus étendit la main et le toucha »

« Le Christ dit en entrant dans le monde : ‘Tu n'as voulu ni sacrifice, ni oblation, mais tu m'as formé un corps. Alors j'ai dit : Voici que je viens pour faire ta volonté’ » (He 10,5-7; Ps 40,7-9 LXX). Est-il bien vrai que pour nous sauver dans notre misère (...) et pour conquérir notre amour, Dieu a voulu se faire homme ? Tellement vrai que c'est un article de foi : « Pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel (...) et s'est fait homme » (Credo). (...) Oui, voilà ce que Dieu a fait pour se faire aimer de nous. (...)

C'est ainsi qu'il a voulu nous manifester la grandeur de son amour pour nous : « La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes » (Tt 2,11). « L'homme ne m'aime pas, semble avoir dit le Seigneur, parce qu'il ne me voit pas. Je vais me rendre visible, converser avec lui, je m'en ferai sûrement aimer » : « il est apparu sur la terre, et il a conversé avec les hommes » (Ba 3,38). L'amour de Dieu pour l'homme est immense, immense de toute éternité : « Je t'ai aimé d'un amour éternel ; c'est pourquoi je t'ai attiré dans ma miséricorde » (Jr 31,3). Mais on n'avait pas encore vu combien il est grand, incompréhensible ; quand le Fils de Dieu s'est fait contempler sous la forme d'un enfant couché sur la paille dans une étable, il s'est vraiment manifesté : « Dieu notre Sauveur a fait paraître sa bonté et son amour pour les hommes » (Tt 3,4). « La création du monde, observe saint Bernard, a fait resplendir la puissance de Dieu, le gouvernement du monde, sa sagesse ; mais l'incarnation du Verbe a fait éclater sa miséricorde à tous les yeux ». (...)

« En méprisant Dieu, dit saint Fulgence, l'homme s'était séparé de lui pour toujours ; et comme l'homme ne pouvait plus retourner à Dieu, Dieu a daigné venir le trouver sur la terre. » Saint Augustin avait déjà dit : « Nous ne pouvions pas aller au médecin ; c'est pourquoi le médecin a eu la bonté de venir jusqu'à nous ».

http://levangileauquotidien.org

Pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard 


Marie est notre mère, c'est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Eve. Mais elle est aussi sa fille. 

L'ancien monde, le douloureux monde, le monde d'avant la grâce l'a bercée longtemps sur son cœur désolé - des siècles et des siècles - dans l'attente obscure, incompréhensible d'une "virgo genitrix"...

Des siècles et des siècles, il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. 

Une petite fille, cette reine des anges! Et elle l'est restée, ne l'oublie pas!... . 

Notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l'enfance émeut toujours ses entrailles, l'ignorance des petits lui fait baisser les yeux. (…)  La Vierge était l'innocence. (…)

Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n'est pas tout à fait celui de l'indulgence - car l'indulgence ne va pas sans quelque expérience amère - mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d'on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue et, bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain. 

 
(Georges Bernanos dans  "Le Journal d'un curé de campagne" (Plon 1936), éditions « Le livre de poche », Paris, 1966, p. 180 et p. 182)

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Para orar bem, você deve sentir esse olhar em você


Marie é nossa mãe, isso é compreendido. Ela é a mãe da raça humana, a nova Eva. Mas ela também é filha dele.

O mundo antigo, o mundo doloroso, o mundo diante da graça a embalou por um longo tempo em seu coração desolado - séculos e séculos - na obscura e incompreensível expectativa de um "virgo genitrix" ...

Por séculos e séculos, ele protegeu com suas mãos velhas carregadas de crimes, suas mãos pesadas, a maravilhosa garotinha cujo nome ele nem sabia.

Uma garotinha, essa rainha dos anjos! E assim permaneceu, não esqueça! ....

Nossa espécie pobre não vale muito, mas a infância sempre mexe suas entranhas, a ignorância dos pequenos faz com que ela olhe para baixo. (...) A Virgem era inocência. (...)

Sim, meu pequeno, para orar bem, você deve sentir esse olhar que não é inteiramente o de indulgência - porque a indulgência não vem sem alguma experiência amarga - mas sim terna compaixão, a dolorosa surpresa, da qual não sabemos o que se sente imóvel, inconcebível, inexprimível, que a torna mais jovem que o pecado, mais jovem que a raça de onde vem e, embora Mãe pela graça, Mãe das graças, a mais nova da raça humana.

 
(Georges Bernanos em "Le Journal d'un curé de campagne" (Plon 1936), edições "Le livre de poche", Paris, 1966, p. 180 e p. 182)

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To pray well, you must feel this look on you


Marie is our mother, that's understood. She is the mother of the human race, the new Eve. But she is also his daughter.

The old world, the painful world, the world before grace cradled her for a long time on her desolate heart - centuries and centuries - in the obscure, incomprehensible expectation of a "virgo genitrix" ...

For centuries and centuries, he has protected with his old hands laden with crimes, his heavy hands, the wonderful little girl whose name he did not even know.

A little girl, this queen of angels! And it remained so, don't forget it! ....

Our poor species is not worth much, but childhood always moves its entrails, the ignorance of the little ones makes it look down. (…) The Virgin was innocence. (...)

Yes, my little one, to pray it well, you must feel this look on you which is not entirely that of indulgence - because indulgence does not come without some bitter experience - but tender compassion, the painful surprise, we still don't know what feeling, inconceivable, inexpressible, which makes her younger than sin, younger than the race from which she came and, although Mother by grace, Mother of graces, the youngest of the human race.

 
(Georges Bernanos in "Le Journal d'un curé de campagne" (Plon 1936), editions "Le livre de poche", Paris, 1966, p. 180 and p. 182)

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Para rezar bien, debes sentir esta mirada en ti


Marie es nuestra madre, eso se entiende. Ella es la madre de la raza humana, la nueva Eva. Pero ella también es su hija.

El viejo mundo, el mundo doloroso, el mundo antes de la gracia la acunó durante mucho tiempo en su corazón desolado, siglos y siglos, en la oscura e incomprensible expectativa de un "virgo genitrix" ...

Durante siglos y siglos, ha protegido con sus viejas manos cargadas de crímenes, sus pesadas manos, la maravillosa niña cuyo nombre ni siquiera sabía.

¡Una niña pequeña, esta reina de los ángeles! Y siguió así, ¡no lo olvides! ...

Nuestra pobre especie no vale mucho, pero la infancia siempre mueve sus entrañas, la ignorancia de los pequeños la hace mirar hacia abajo. (...) La Virgen era inocencia. (...)

Sí, mi pequeña, para rezar bien, debes sentir esta mirada que no es del todo indulgente, porque la indulgencia no viene sin una experiencia amarga, sino una tierna compasión. La dolorosa sorpresa, todavía no sabemos qué sentimiento, inconcebible, inexpresable, que la hace más joven que el pecado, más joven que la raza de la que vino y, aunque Madre por gracia, Madre de gracias, la más joven. de la raza humana.

 
(Georges Bernanos en "Le Journal d'un curé de campagne" (Plon 1936), ediciones "Le livre de poche", París, 1966, p. 180 y p. 182)

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Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

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ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

PAKISTAN:

AGRESSES POUR VOULOIR

CONSTRUIRE CHEZ EUX UNE

EGLISE!

Parce qu’ils voulaient défendre le premier mur de leur église, Azeem, Sajjad et Razaq ont été agressé par des musulmans.

G
ulzar Masih est propriétaire d’un terrain dans le district Chak 92-9L de Sahiwal. Ce village situé au Pakistan compte 150 maisons, et environ 120 chrétiens, mais aucune église.

Alors Gulzar a voulu construire un simple bâtiment pour servir d’église sur son terrain, afin de permettre aux fidèles de s’y réunir sans devoir faire plusieurs kilomètres pour trouver un lieu de culte. Mais des musulmans ont refusé ce projet. L’agence Fides fait le point sur la situation.

 

 

Gulzar Masih se trouvait sur son terrain avec son fils quand trois musulmans sont arrivés. L’un d’eux affirmait que le terrain n’appartenait pas à Gulzar. Pourtant ce dernier dispose d’une attestation officielle de propriété. S’en suit une querelle, qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Tous ont été conduits au poste de police avant d’être rapidement relâchés.

Mais les musulmans sont revenus sur le terrain, armés, afin de détruire le mur qui avait déjà été bâti. Ils ont ouvert le feu et blessé trois chrétiens présents. Le fils de Gulzar, Azeem, ainsi que Sajjad et Razaq voulaient les empêcher de détruire le mur. Tous ont été hospitalisés à Sahiwal.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. À leur sortie de l’hôpital, les chrétiens apprennent qu’une plainte pour agression a été déposée contre eux par leurs assaillants.

M.C.

Source: Infos Chrétiennes

« Alors le démon le quitta »

 

Par St Isaac le Syrien

(7e siècle). Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424) 
 

 

De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement.

Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit.

En effet le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche.

Quand le jeûne a scellé la bouche de l'homme, celui-ci médite en état de componction, son cœur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l'ennemi des convoitises et des vaines conversations.

Jamais on n'a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais.

Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien... 

Car le jeûne est l'ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l'arbre (Gn 2,17), et c'est de là que vient ce qui nous trompe...

C'est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s'est révélé au monde dans le Jourdain.

Après le baptême en effet, l'Esprit l'a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits. 

Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c'est sur ce fondement qu'ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu...

Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d'un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre.

Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s'en souvient, et sa puissance est brisée.

Il se consume dès qu'il voit l'arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat.

Quelle arme est plus puissante et ranime autant le cœur dans sa lutte contre les esprits du mal ?

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"Então o demônio o deixou"

Por Isaac, o Sírio

(Século VII). Discursos ascéticos, 1ª série, n ° 85 (trad. DDB 1981, p. 424)

Assim como o desejo de luz segue os olhos saudáveis, o desejo de oração segue o jejum com discernimento.

Quando um homem começa a jejuar, ele deseja se comunicar com Deus nos pensamentos de sua mente.

De fato, o corpo em jejum não consegue dormir a noite toda em sua camada.

Quando o jejum selou a boca do homem, ele medita em um estado de compaixão, seu coração reza, seu rosto está sério, maus pensamentos o deixam; ele é o inimigo das concupiscências e conversas vãs.

Nunca vimos um homem jejuar com discernimento e ser escravizado pelo desejo do mal.

Jejuar com discernimento é uma excelente casa, tudo de bom ...

Pois o jejum é a ordem que foi dada desde o princípio à nossa natureza, para impedir que coma o fruto da árvore (Gn 2,17), e é daí que vem o que nos engana. .

Foi também aqui que o Salvador começou, quando se revelou ao mundo no Jordão.

Após o batismo, de fato, o Espírito o levou ao deserto, onde jejuou quarenta dias e quarenta noites.

Todos os que partem para segui-lo agora fazem o mesmo: é com base nisso que eles iniciam sua luta, porque essa arma foi forjada por Deus ...

E quando agora o diabo vê essa arma na mão de um homem, esse adversário e tirano começa a temer.

Ele imediatamente pensa na derrota do Salvador no deserto, ele se lembra e seu poder é destruído.

Queima assim que vê a arma que nos foi dada por quem nos leva à batalha.

Que arma é mais poderosa e revive tanto o coração na luta contra os maus espíritos?

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"Then the demon left him"

By St Isaac the Syrian

(7th century). Ascetic speeches, 1st series, n ° 85 (transl. DDB 1981, p. 424)

Just as the desire for light follows healthy eyes, so the desire for prayer follows fasting led with discernment.

When a man begins to fast, he desires to commune with God in the thoughts of his mind.

In fact, the fasting body cannot stand sleeping all night on its layer.

When the fast has sealed the man's mouth, he meditates in a state of compunction, his heart prays, his face is serious, bad thoughts leave him; he is the enemy of lusts and vain conversations.

We have never seen a man fast with discernment and being enslaved by evil desire.

Fasting with discernment is a great home housing all good ...

For fasting is the order which has been given from the beginning to our nature, to keep it from eating the fruit of the tree (Gn 2,17), and it is from there that comes what deceives us. .

This is also where the Savior began, when he revealed himself to the world in the Jordan.

After baptism, in fact, the Spirit led him into the desert, where he fasted forty days and forty nights.

All those who leave to follow him now do the same: it is on this basis that they lay the beginning of their fight, because this weapon was forged by God ...

And when now the devil sees this weapon in the hand of a man, this adversary and tyrant begins to fear.

He immediately thinks of the Savior's defeat in the wilderness, he remembers, and his power is shattered.

It burns as soon as it sees the weapon given to us by the one who leads us into battle.

What weapon is more powerful and revives the heart so much in its fight against evil spirits?

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"Entonces el demonio lo dejó"

Por san Isaac el sirio

(Siglo VII) Discursos ascéticos, primera serie, n ° 85 (transl. DDB 1981, p. 424)

Así como el deseo de luz sigue a los ojos sanos, el deseo de oración sigue al ayuno con discernimiento.

Cuando un hombre comienza a ayunar, desea comunicarse con Dios en los pensamientos de su mente.

De hecho, el cuerpo en ayunas no puede soportar dormir toda la noche sobre su capa.

Cuando el ayuno ha sellado la boca del hombre, medita en un estado de compulsión, su corazón reza, su rostro es serio, los malos pensamientos lo abandonan; Es enemigo de las lujurias y las conversaciones vanas.

Nunca hemos visto a un hombre rápido con discernimiento y siendo esclavizado por el mal deseo.

Ayunar con discernimiento es una gran casa que alberga todo bien ...

Porque el ayuno es el orden que se le ha dado desde el principio a nuestra naturaleza, para evitar que coma el fruto del árbol (Gn 2,17), y es de allí que viene lo que nos engaña. .

Aquí también es donde comenzó el Salvador, cuando se reveló al mundo en el Jordán.

Después del bautismo, de hecho, el Espíritu lo condujo al desierto, donde ayunó cuarenta días y cuarenta noches.

Todos los que se van a seguirlo ahora hacen lo mismo: es sobre esta base que establecen el comienzo de su lucha, porque esta arma fue forjada por Dios ...

Y cuando ahora el diablo ve esta arma en la mano de un hombre, este adversario y tirano comienza a temer.

Inmediatamente piensa en la derrota del Salvador en el desierto, recuerda, y su poder se hace añicos.

Se quema tan pronto como ve el arma que nos da el que nos lleva a la batalla.

¿Qué arma es más poderosa y revive tanto el corazón en su lucha contra los espíritus malignos?

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Prière à saint Joseph, patron des causes
difficiles

GLORIEUX Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par l'Amour infini dont le Christ, notre Divin Rédempteur aima notre race humaine et l'Amour Compatissant qu'eut pour nous celle qui Lui transmit notre humaine nature, Sa Très Sainte Mère.

Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et sait rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance  ; daignez prendre sous votre charitable conduite cette affaire importante et difficile, cause de notre inquiétude. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.

Ô vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable saint Joseph  ! Vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu qu’on a pu dire  : “ Au ciel, Joseph commande plutôt qu’il ne supplie ”, tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie.

Soyez notre avocat auprès de ce divin Fils dont vous fûtes ici-bas le père nourricier si attentif, si chérissant et le protecteur fidèle.

Soyez notre avocat auprès de Marie dont vous fûtes l’époux si aimant et si tendrement aimé.

Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions.

Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée  ; nous avons, de plus, la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent.

Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes  ; couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et distribuez-nous ces bénédictions que votre intercession nous aura obtenu du Trône de la Grâce Divine. Amîn!

Saint Joseph, merci  !

Une Prière pour obtenir la grâce de rester purs

Saint Joseph, père et protecteur des vierges, 
gardien fidèle à qui Dieu confia Jésus, l'Innocence même, 
et Marie, la Vierge des vierges, 
je vous en supplie, par Jésus et Marie, 
ce double trésor qui vous fut si cher, faites que 
préservé de toute souillure, pur d'esprit et de cœur, et chaste de corps, 
je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite. Amîn. 
 

 

Souvenez-vous à saint Joseph

Souvenez-vous, ô très chaste gardien de la Vierge Marie, 
ô notre aimable protecteur, saint Joseph, 
qu'on n'a jamais entendu dire que quelqu'un ait invoqué votre protection 
et demandé votre secours sans avoir été consolé. 
Animé d'une pareille confiance, 
je viens à vous et me recommande à vous de toute la ferveur de mon âme. 
Ne me rejetez pas ma prière, 
ô vous qui êtes appelé père du Rédempteur, 
mais daignez l'accueillir avec bonté. Amîn. 
 

Demandons à saint Joseph de protéger nos familles

Ô grand saint Joseph, 
par cette sollicitude pleine d'amour 
avec laquelle vous vous êtes occupé en ce monde de Jésus et de Marie, 
daignez veiller sur notre existence jusqu'à notre dernière heure. Amîn.

 
 
 

Prière à saint Joseph protecteur de l'Eglise universelle 

Ô bienheureux Joseph, nous recourons à vous dans notre tribulation 
et, après avoir imploré le secours de votre très sainte Épouse, 
nous sollicitons aussi, avec confiance, votre patronage. 
Au nom de l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, 
au nom de l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus, 
nous vous supplions de jeter un regard favorable 
sur l'héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, 
et de nous assister de votre puissance et de votre secours, 
dans tous nos besoins. 
Protégez, ô très sage gardien de la Sainte Famille, 
le peuple élu de Jésus-Christ. 
Préservez-nous, ô Père très aimant, 
de toute contagion de la corruption et de l'erreur. 
Soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. 
Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat 
que nous livrons à la puissance des ténèbres. 
Et de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus du péril de la mort, 
délivrez aujourd'hui la sainte Église de Dieu 
des embûches de l'ennemi et de toute adversité. 
Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection 
afin que, à votre exemple et soutenus par votre secours, 
nous puissions vivre saintement, mourir chrétiennement 
et obtenir ainsi la béatitude éternelle. Amîn. 
 

Une NEUVAINE A SAINT JOSEPH , pourquoi pas ?...

 

L'occident chrétien se prépare à fêter Joseph, l'Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue ,n'en doutons-pas, à intercéder et protéger l'Eglise du Christ. L'occident le fetera le 19 mars.

Tout ce qui n'est pas hétérodoxe dans les pratiques de piété peut être accueilli par les fidèles orthodoxes. L'Eglise d'occident propose une neuvaine à faire du 11 au 19 mars, mais elle peut être faite quand vous le désirez :

Dieu le Père a confié ce qu’il avait de plus précieux sur la terre, son fils Jésus, le Verbe Incarné et la Vierge Marie, à saint Joseph.

Alors, avec confiance*, n'hésitons pas à confier nos prières à son intercession.

*« Les saints de Dieu sont proches des cœurs des croyants et ils sont prêts — tels les amis les plus fidèles et les meilleurs à porter secours, à la minute, aux fidèles qui, dans leur piété les invoquent avec foi et amour. »

(Saint Jean de Kronstadt)

Prières quotidiennes pour la neuvaine :

Pourquoi prier avec saint Joseph ?

Parce qu’il n’est pas un saint comme les autres. En lui confiant le soin de veiller sur ses deux plus grands trésors – Jésus et Marie – Dieu l’a chargé d’une mission à part. À mission d’exception, homme d’exception : saint Joseph est auréolé des plus grandes vertus, comme le rappellent ses litanies : très juste, très chaste, très prudent, très courageux, il est aussi très obéissant, très fidèle, miroir de patience…