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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 11:16

FAIRE CELEBRER DES MESSES POUR LES DEFUNTS ,

POURQUOI ?

 

La Messe est le renouvellement non sanglant, satisfactoire et propitiatoire de l'Unique Sacrifice que le Christ offre à Son Père,

comme Pontife de la Nouvelle Alliance, sur le bois de la Croix (St Qurbana).

 

 

C'est un bien spirituel inestimable.

ELLE N'A PAS DE PRIX!

 

Par l'offrande des Messes pour les vivants et les défunts,vous vous unissez, vous participez au Sacrifice du Christ notre Chef, aussi l'offrande des Messes fait partie intégrante du "DENIER DU CULTE" :

 

 

En conséquence, le montant des offrandes de Messes que vous confieriez à tout prêtre de notre Métropolie (Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone ferait donc l'objet d'un reçu que nous vous enverrions (pour déduction à raison de 66 °/° de votre revenu imposable) pour votre participation à la vie de l'Eglise par le "DENIER DU CULTE".

 

L'offrande pour l'inscription à la

Messe perpétuelle

célébrée mensuellement (ainsi qu'aux prières journalières)

pour les défunts de vos familles ou de vos amis en notre

Monastère métropolitain et que vous inscrivez à notre

 

 

"Fraternité de prière pour les défunts"

est par ailleurs estimée à 28 euros par défunt inscrit.

 

ADRESSE

pour demandes de Messe et inscription de vos défunts à notre "FRATERNITE DE PRIERE POUR LES DEFUNTS"

(Dyptiques):

 

 

Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syro-Orthodoxe Francophone
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Nos défenseurs d'outre-tombe!
 
 
Advocates from Beyond the Grave Talks with Elder Symeon: A Reflection For All Soul Saturdays


 
Le moment de mon départ approchait. Un soir, je me suis assis dans le jardin du monastère avec le Docteur Rosov, Père Vassian (Père  Syméon), Père Isaïe, et Père Pimène, le sacristain. Nous avons discuté du livre de Soloviev. "L'histoire qui m'a le plus impressionné." Père Vassian" (Père Syméon), ai-je dit, "cest celle qui est intitulée "Les défenseurs d'outre-tombe."
 
"De quoi cela parle-t-il?" a demandé méditatif Père Vassian, en caressant sa barbe. 
 
"L'histoire est assez simple," répondis-je. "Sous le règne de Nicolas Ier, lorsque l'évêque Parthène Tchertkov, élevé dans la grande famille aristocratique des Narichkine, occupait le siège de Vladimir (1821-1849); un prêtre, un certain Père Avvakoum, s'occupait de la paroisse la plus pauvre du diocèse. Fils d'un sacristain, il avait épousé une jeune fille pauvre et ils vivaient dans une grande pauvreté.
 
Père Avvakoum était un puissant homme de prière, et il aimait particulièrement prier pour les défunts. Il avait un cahier spécial, où il inscrivait les noms de tous les défunts dont il avait pu entendre parler. Il les mentionnait, non seulement pendant les proscomédies (prières de préparation de la Divine Liturgie), mais aussi matin et soir, dans ses prières privées. Pour cette raison, ses prières duraient pendant des heures.
 
Cela déplaisait souvent à son épouse, qui disait : "Tu devrais abandonner ces longues prières supplémentaires et au lieu de cela, m’aider dans le jardin de la maison, etc., car je suis très fatiguée. Tu n’es ni moine, ni reclus. Si tu veux prier si longtemps, va vers l'évêque et demande une meilleure paroisse où nous pourrions nous permettre des serviteurs. Ensuite, tu pourras prier aussi longtemps que tu le souhaiteras.
 
"Père Avvakoum avait l’habitude  de répondre en disant que la prière est le premier devoir d'un prêtre et qu'elle ne doit pas être négligée. En ce qui concerne une meilleure paroisse, Père Avvakoum pensait que c’était inconvenant de mendier pour en avoir une de son évêque. Ils devaient attendre avec patience, jusqu'à ce que celui-ci offre un tel poste. Sa femme acceptait à contrecœur.
 
Sur ces entrefaites, la meilleure paroisse du diocèse devint vacante. Elle était dans une grande et riche ville industrielle. Plus de deux cents demandes furent faites à l'évêque. 
 
Parmi les candidats étaient des professeurs de séminaire, des doyens ruraux, des licenciés en théologie, et des archiprêtres mitrés. Presque toutes les demandes étaient accompagnés de lettres de recommandation de membres du clergé et de laïcs éminents, dont le gouverneur de la province de Vladimir lui-même. Après avoir parcouru toutes les demandes, l'évêque, à défaut de parvenir à une décision, alla se coucher.
 
A peine avait-il fermé ses yeux qu’il vit devant lui une grande foule de personnes, des deux sexes et de différents âges et positions, qui suppliaient respectueusement l'évêque de nommer le Père Avvakoum à la paroisse vacante. L'évêque ne savait rien de l'existence de Père Avvakoum. L'évêque se réveilla, se signa, et se rendormit. La même foule apparut de nouveau devant lui avec la même demande. 
 
" Qui êtes-vous?"demanda l'évêque, "et pourquoi aimez-vous tant le Père Avvakoum? '
 
"Nous sommes des personnes décédées qui ont été pardonnées par Dieu, et sont entrées dans le Royaume des cieux grâce aux prières du Père Avvakoum," répondit la foule et elle disparut.
 
Le lendemain matin, l'évêque appela le secrétaire du consistoire et lui  demanda de savoir dans quelle paroisse il y avait un prêtre nommé Avvakoum, et de l'inviter à venir à Vladimir. Il y avait un seul Père Avvakoum dans le diocèse. Un jour, son doyen rural vint vers lui avec un ordre à comparaître devant l'évêque dès que possible.
 
"As-tu commis une erreur ou une faute, Père? " lui demanda le doyen inquiet.
 
"Non, je ne me souviens pas d’une telle chose." répondit Père Avvakoum. "J’irais avec une conscience claire, sauf que je n’ai pas d'argent pour le voyage." 
 
Le doyen lui prêta l'argent.
 
Quelques jours plus tard, Père Avvakoum comparut devant l'évêque, qui le reconnut tout de suite comme celui du rêve.
 
"Eh bien, Père Avvakoum," dit l'évêque, "la meilleure paroisse de mon diocèse est vacante, et 200 demandes m'ont été envoyées pour cela. Beaucoup de personnalités ont recommandé les candidats, mais vos défenseurs de l'autre monde étaient les plus forts de tous. Je vous nomme recteur de cette paroisse, et quand je mourrai comme c'est le lot de toute chair, je vous prie de prier pour moi. "
 
L'évêque raconta alors son rêve à Père Avvakoum.
 
"Dieu seul connaît l'avenir," dit Père Vassian, "mais nous devrions prier pour les morts. Ils sont vraiment nos défenseurs. Nous demandons aux saints canonisés d’implorer pour nous la miséricorde de Dieu. Mais il y a beaucoup de saints inconnus qui peuvent nous aider. C’est une chose bonne et honorable de prier pour les morts ".
________________________
En tant que chrétiens orthodoxes, nous négligeons souvent notre responsabilité chrétienne de prier pour les morts. Malheureusement dans beaucoup de nos paroisses ce n’est que le prêtre avec une poignée de personnes qui assiste aux liturgies du samedi des défunts qui ont lieu pendant le temps du Carême et au moment de la fête de saint Deimitri. 
 
Comme l'histoire vraie ci-dessus en témoigne, la prière pour les défunts, qui est un signe de notre amour pour les membres de l'Église triomphante, est agréable à Dieu. 
 
En réponse à nos prières sincères pour les défunts, notre Seigneur, à Son tour montre Sa miséricorde à nos proches défunts et à nous. 
 
Assistez aux liturgies du samedi des défunts dans votre paroisse à chaque fois qu'elles sont célébrées, et vous serez abondamment bénis.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

PRIER POUR LES DÉFUNTS

 

La prière pour les défunts est plus qu’une pratique du chrétien pieux, c’est en fait un devoir de la vie chrétienne. Dieu est Amour (1 Jn 4,8) et la vie chrétienne doit elle aussi être amour : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même (Lc 10, 27, reprenant Dt 6,5 et Lv 19,18). Le prochain, nous enseigne Jésus dans la parabole du bon Samaritain, ce n’est pas seulement notre frère, mais aussi l’étranger : tous sont nos frères et nos sœurs, créés comme nous à l’image et à la ressemblance (Gn1,26). La Communion des Saints doit être la communion de tous et chacun, depuis le premier homme jusqu’au dernier, dans l’amour, un amour qui nous incite à offrir ensemble louange et action de grâces à Dieu et à s’aider mutuellement à progresser vers la plénitude de cet amour dans le Christ à la fin des temps. La prière pour les défunts nous unie à ceux qui sont passés avant nous dans cet acte d’amour qui ne cesse pas à la mort, qui ne cessera jamais : La charité ne passe jamais… La foi, l’espérance et la charité demeurent toutes trois, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité (1 Co 13,8,13).

Dès la fondation de l’Église, les chrétiens priaient pour les défunts. Dans les récits les plus anciens des martyrs, on trouve des références aux prières offertes pour ceux qui avaient été martyrisés, afin que leur soit accordé le repos éternel. Une des prières les plus antiques de l'Église à Rome est justement l’invocation : " Accorde-leur, Seigneur, le repos éternel et fais briller sur eux la lumière sans crépuscule ".

Dans quel but précisément l’Église prie-t-elle pour les défunts – qu’est-ce qu’elle espère obtenir pour eux ? Cette question soulève celle du sort des âmes des défunts après la mort, question difficile sur laquelle les chrétiens sont loin d’être unanimes. Pour les uns, il existe un " lieu " intermédiaire entre le Royaume de Dieu et l’enfer, lieu appelé le " purgatoire ", là où les âmes de ceux qui ne sont pas entièrement saints sont purifiées avant de pourvoir être admis au Royaume de Dieu. Pour d’autres, le sort éternel des défunts est fixé définitivement au moment de leur décès, en fonction de leur état spirituel à ce moment-là. La tradition des Pères, celle de l’Église orthodoxe, tout en acceptant que les défunts ne peuvent rien pour eux-mêmes – le repentir n’est pas possible dans l’autre monde, s’il n’a pas été fait dans ce monde –, souligne l’importance de la prière de l’Église pour les défunts, et la conviction que cette prière est efficace d’une façon qu’on ne peut définir ou préciser.

Certaines confessions issues de la Réforme protestante en Occident ne prient pas pour les défunts. On croit que le sort éternel du défunt est fixé définitivement au moment de son décès que ni le défunt lui-même, ni les vivants, ne peuvent rien faire après le décès pour changer ou influencer son statut dans l’au-delà. Comme preuve de cette doctrine, on cite par exemple la parabole de Lazare et du mauvais riche dans Luc 16 (19-31), en particulier les versets où Abraham dit au riche dans les tourments de l’enfer : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant donc il trouve ici consolation, et toi, tu es à la torture. Ce n’est pas tout : entre vous et nous a été fixé un grand abîme, pour que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous (Lc 16,25-26). On cite aussi le verset de l’Épître aux Hébreux : Et comme les hommes ne meurent qu’une seule fois, après quoi il y a un jugement (He 9,27).

Pour la plupart des Protestants, seule l’Écriture sainte a une valeur en matière de foi, alors que l’Église orthodoxe reconnaît la Sainte Tradition comme source de la foi. Si la prière pour les défunts est fondée surtout dans la tradition de l’Église, tradition qui suit la pratique juive, elle n’est pas sans fondements bibliques. Le deuxième livre des Maccabées (livre deutérocanonique " non accepté par les Protestants), raconte que Judas, chef des Maccabées, avait ordonné des prières et des sacrifices pour les soldats juifs tués lors d’un combat :

Judas, ayant ensuite rallié son armée, se rendit à la ville d'Odollam et, le septième jour de la semaine survenant, ils se purifièrent selon la coutume et célébrèrent le sabbat en ce lieu. Le jour suivant, on vint trouver Judas, au temps où la nécessité s'en imposait pour relever les corps de ceux qui avaient succombé et les inhumer avec leurs proches dans le tombeau de leurs pères. Or ils trouvèrent sous la tunique de chacun des morts des objets consacrés aux idoles de Iamnia et que la Loi interdit aux Juifs. Il fut donc évident pour tous que cela avait été la cause de leur mort. Tous donc, ayant béni la conduite du Seigneur, juge équitable qui rend manifestes les choses cachées, se mirent en prière pour demander que le péché commis fût entièrement pardonné, puis le valeureux Judas exhorta la troupe à se garder pure de tout péché, ayant sous les yeux ce qui était arrivé à cause de la faute de ceux qui étaient tombés. Puis, ayant fait une collecte d'environ 2.000 drachmes, il l'envoya à Jérusalem afin qu'on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement d'après le concept de la résurrection. Car, s'il n'avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s'il envisageait qu'une très belle récompense est réservée à ceux qui s'endorment dans la piété, c'était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché (2 Maccabées 12, 38-46).

Ce passage exprime, pour la première fois dans les écrits juifs, la conviction que la prière et le sacrifice expiatoire des vivants sont efficaces pour la rémission des péchés des défunts, tout en affirmant la certitude de la résurrection.

Un autre passage dans ce même livre parle de la prière d’intercession des saints défunts, en l’occurrence l’ancien grand prêtre Onias et le prophète Jérémie, pour les vivants :

Ayant armé chacun d'eux moins de la sécurité que donnent les boucliers et les lances que de l'assurance fondée sur les bonnes paroles, il [Judas Maccabée] leur raconta un songe digne de foi, une sorte de vision, qui les réjouit tous. Voici le spectacle qui lui avait été offert : l'ex-grand prêtre Onias, cet homme de bien, d'un abord modeste et de mœurs douces, distingué dans son langage et adonné dès l'enfance à toutes les pratiques de la vertu, Onias étendait les mains et priait pour toute la communauté des Juifs. Ensuite avait apparu à Judas, de la même manière, un homme remarquable par ses cheveux blancs et par sa dignité, revêtu d'une prodigieuse et souveraine majesté. Prenant la parole, Onias disait : " Celui-ci est l'ami de ses frères, qui prie beaucoup pour le peuple et pour la ville sainte tout entière, Jérémie, le prophète de Dieu." Puis Jérémie, avançant la main droite, donnait à Judas une épée d'or et prononçait ces paroles en la lui remettant : " Prends ce glaive saint, il est un don de Dieu, avec lui tu briseras les ennemis." (2 Maccabées 15:11-16)

Aussi, le verset de l’Épître aux Hébreux 9, 27, déjà cité (Et comme les hommes ne meurent qu’une seule fois, après quoi il y a un jugement) ne peut pas être compris indépendamment du verset suivant, qui se lit : Le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, – hors du péché, – à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut (He 9,28). Ceux qui attendent le Christ sont non seulement les vivants, mais aussi les morts, dont le destin éternel ne serait fixé définitivement qu’au deuxième avènement du Christ, ou le Jugement dernier. L’Église orthodoxe emploie cette réflexion pour prier pour le repos de ceux qui sont endormis, jusqu'à l'avènement du Christ.

La prière pour les défunts est à la notion d’une " purification " nécessaire des âmes des défunts après le premier " jugement particulier " et le retour du Christ à la fin des temps et le jugement dernier. Dans la tradition de l’Église romaine cette idée de purification a mené à la doctrine du " purgatoire ", un lieu où séjournent les âmes de ceux qui ne sont pas suffisamment purs pour être admis immédiatement à la béatitude des saints et des anges devant la présence divine, et où les âmes subissent un châtiment par lequel elles sont purifiées ou " purgées ", par le " feu ", de leur péchés mineurs ou les péchés non suffisamment repentis pendant leur vie. L’Église orthodoxe n’accepte pas l’idée du purgatoire ou d’une purification par le feu, tout en reconnaissant la nécessité d’une purification après la mort. Sans préciser d’avantage, l’Église orthodoxe enseigne que les prières des vivants pour les défunts contribuent à leur bien-être : Dieu agit selon son bon vouloir, en réponse à les prières des fidèles.

Dans son article " De la mort et de la résurrection ", Mgr Kallistos Ware aborde le refus de certains groupes chrétiens de prier pour les défunts. Il affirme dans cet article que le fondement de la prière pour les défunts est l’amour :

La base, c’est notre solidarité dans l’amour mutuel. Nous prions pour les morts parce que nous les aimons. L’archevêque anglican William Temple appelle de telles prières " le ministère de l’amour "  ; et il affirme dans des mots que tout chrétien orthodoxe serait heureux de faire siens : " Nous ne prions pas pour eux parce que Dieu les négligera si nous ne le faisons pas. Nous prions pour eux parce que nous savons qu’il les aime et en prend soin, et nous demandons le privilège d’unir notre amour pour eux à celui de Dieu. " Et comme le dit Pusey : " Le refus de prier pour les morts est une pensée si froide, si contraire à l’amour, que pour cette seule raison, elle doit être fausse. " À partir de là, aucune autre explication ou justification de la prière pour les défunts n’est nécessaire ou même possible. Une telle prière est simplement l’expression spontanée de notre amour les uns pour les autres. Ici, sur terre, nous prions pour les autres ; pourquoi ne pas continuer à prier pour eux après leur mort ? Ont-ils cessé d’exister, au point que nous devrions cesser d’intercéder pour eux ? Vivants ou morts, nous sommes tous membres de la même famille ; ainsi, vivants ou morts, nous intercédons les uns pour les autres. Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev : " Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. " La mort physique ne peut défaire les liens de l’amour et de la prière mutuels qui nous unissent tous dans un seul et même Corps. […] Quand nous prions pour les défunts, il nous suffit de savoir que leur amour de Dieu continue de grandir et qu’ils ont ainsi besoin de notre soutien. Laissons le reste à Dieu.

Affirmer que la prière pour les défunts est inutile parce que leur sort est fixé au moment de leur décès non seulement porte atteinte à l’amour, le fondement de vie chrétienne, et aux enseignements concernant le jugement dernier, c’est aussi en quelque sorte vouloir imposer à Dieu la notion du temps tel que nous le connaissons en cette vie. Si, par amour et le souci de procurer aux autres un bien éternel, nous prions pour eux, pourquoi Dieu ferait-il une distinction entre les prières et les bonnes œuvres offertes du vivant de ceux pour qui nous prions et celles offertes après leur passage dans l’autre monde ? Les actions que nous entreprenons pour les défunts peuvent être plus pures que celles pour les vivants, car des vivants nous pouvons toujours couver l’espoir de recevoir quelque chose en retour, ce qui n’est pas le cas des défunts, sauf leur propre intercession pour nous. Nous ne savons pas, et peut-être ne le saurons-nous jamais, les effets de nos prières, mais si nous croyons vraiment à la miséricorde et l’amour de Dieu envers les hommes, nous aurons confiance qu’aucune de nos bonnes œuvres ne reste sans fruit.

Dans nos offices pour les défunts, nous prions en particulier pour qu’il soit accordé aux défunts " le repos, l’apaisement, la béatitude ", " pour que leur soient remises toutes leur fautes, volontaires et involontaires ", " pour qu’ils se tiennent, sans encourir de condamnation, devant le redoutable trône du Roi de gloire ", pour que Dieu accorde à leurs âmes " le repos dans le séjour de la lumière, de la fraîcheur et de la paix, en un lieu d’où sont absents la peine, la tristesse et les gémissements " (Office de la Pannychide).

Les principaux offices de l’Église orthodoxe pour les défunts sont les funérailles et un office de prières pour les défunts appelé la " Pannychide ". Les différentes formes des funérailles, selon qu’il s’agit d’un laïc, d’un enfant, d’un prêtre ou d’un moine ou d’une moniale, se trouvent dans le Grand Euchologe et Arkhiératikon (P. Denis Guillaume, Diaconie Apostolique, 1992). Le texte de la Pannychide est présenté séparément et nous renvoyons nos lecteurs à la page en question, avec son introduction qui situe l’office de la Pannychide, avec ses différentes formes, dans le cadre liturgique de l’Église orthodoxe.

 

Ô Mère de Miséricorde, intercédez pour nos défunts, que purifiés par l'Amour Divin, ils reposent dans le Christ ressuscité notre Chef en l'attente de la résurrection finale lorsque toutes choses seront récapitulées en Lui !

_________________

Prière à Saint Joseph pour nos défunts

 

Saint Joseph, Toi qui est mort entre  les bras du Verbe de Vie qui prit chair de ta virginale épouse, tu étais entouré de Jésus et de Marie, inséparable et pourtant séparé par la mort, ta confiance en Jésus t'a fait passer vers le Père 
dans la Paix et la certitude du Salut: 


Ô toi dernier des Patriarches, entré dans le sein d'Abraham 
avec la bénédiction de Jésus , tes yeux ont vu le Salut ! 


Tu as attendu et espéré la Résurrection dans la Foi la plus éclairée, 
la plus confiante, la plus unie à la Volonté divine.

 

Nous te confions nos défunts, nous te confions telles personnes : 
( les nommer) 
mène-les avec Marie vers Jésus notre résurrection.

 
Qu'ils soient accueillis dans l'intimité de la Trinité Sainte avec la multitude des des frères et soeurs de Jésus-Christ, la multitude des Rachetés. 
Obtiens-nous la grâce  de la Foi et de l'Espérance, par ton exemple, console-nous des séparations  et maintiens-nous  
dans l'Espérance.
 

Amîn

 

FAUT-IL PENSER A LA MORT ?

 

La mémoire de la mort est la première pensée par laquelle l’amour de Dieu conduit l’âme à la vie et comble le cœur de l’homme (…)

La puissance divine quand elle veut manifester en lui la vie, pose dans son cœur cette pensée comme un fondement.

S’il ne l’éteint pas sous la confusion de cette vie et la vanité, s’il la laisse croître dans la paix (…), elle le mène à la contemplation profonde dont il n'est pas possible de parler.

Saint Isaac le Syrien, 6°siècle

LES PRIÈRES DE

 

L'ÉGLISE

 

POUR LES DÉFUNTS

par Archevêque Antoine de Genève

 

Christ est ressuscité des morts,
Par la mort il a vaincu la mort,
À ceux qui sont dans les tombeaux,
il a donné la vie !

L'âme du défunt ne peut changer d'elle même dans l'autre monde, ni acquérir ce qu'elle n'avait pas dans la vie terrestre. Il lui faut une aide extérieure, qu'elle reçoit du Sauveur du genre humain, qui jadis descendit dans l'Hadès mais qui est toujours vivant dans l'Église. Il est le Chef de l'Église, qui constitue son Corps et dans lesquels est rétablie l'unité de la nature humaine endommagée par le péché, et ce dans l'union avec Dieu par l'Incarnation du Fils de Dieu. C'est pourquoi notre Sauveur a prié ainsi : Que tous ceux qui croient en Moi, les enfants de Mon Église, soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi en Toi, qu'eux soient un en Nous (Jn.17,21).

Dans cette unité ecclésiale, semblable à l'unité des Hypostases de la Sainte Trinité, s'accomplit le mystère de l'enrichissement et du renouveau de l'âme du défunt, par le Christ Sauveur, par la richesse spirituelle de l'Église et de ses Saints.

Certains pensent naïvement que les prières pour les défunt ont comme but de rendre Dieu plus miséricordieux, de Le disposer au pardon des péchés, comme si le Seigneur avait besoin de nos supplications pour aimer Sa création. Votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le Lui demandiez (Mt 6,8) dit son Fils Divin.

N'oublions pas que Dieu est immuable et qu'Il est de par Sa nature amour infini, illimité et universel. Il nous aime, bons et mauvais, bien plus que nous sommes capables de nous aimer nous-mêmes.

La force régénératrice de la prière

Nos prières à l'Église pour les défunts ne rendent pas Dieu plus miséricordieux, mais changent pour le mieux les âmes de ceux pour qui l'on prie. Même la prière privée, en fonction de la foi et de la force spirituelle de celui qui prie, ainsi que son amour vers le défunt, constitue indubitablement une force régénératrice pour celui-ci, qui le rapproche de Dieu. Les âmes des défunts sont purifiés après la mort par la force des prières qu'on fait pour elles, dit St. Marc d'Éphèse.

Mais il est également indubitable que la prière de l'Église (lorsque toute l'Église, au ciel et sur terre, prie), d'une manière incom-parablement plus efficace et puissante enrichit l'âme du défunt de ce qu'elle ne possède pas en quantité suffisante et ne peut acquérir, comme, par exemple : l'espoir dans le Sauveur, l'amour envers Lui, la foi dans Sa miséricorde, la conscience de ses péchés, la pénitence, etc... De tels sentiments, puisés dans les prières de l'Église, rapprochent le défunt de Dieu et adoucissent son sort outre-tombe.

L'âme du défunt peut et doit prier avec nous

L'âme elle-même doit prendre part à son changement en mieux, ne serait-ce que dans une infime mesure. Cependant, toutes les âmes ne répondent pas unanimement aux prières de l'Église pour elles. Les plus justes commencent à prier plus rapidement et plus volontiers avec ceux qui prient pour elles. Les plus pécheresses se soumettent avec plus de difficulté à la force régénératrice de ces prières. Si l'âme reste entièrement insensible et ne peut ni ne veut prier avec l'Église, nos prières pour elles deviennent alors insensées. C'est la raison pour laquelle sont privés de la prière ecclésiale les athées notoires endurcis, les blasphémateurs impénitents, les débauchés éhontés et leurs semblables.

Nous répétons que lorsque nous prions pour le défunt, son âme peut et doit prier avec nous. C'est en cela que réside tout le sens des prières pour lui.

En priant pour les défunts, nous disons : fais reposer, Seigneur, l'âme de Ton serviteur, parce que nous voulons que cette supplication devienne la prière du défunt qui, lui-même, prie mal. Nous croyons que l'âme peut prier dans l'Église par nous et avec notre aide. C'est pourquoi nous prononçons aussi d'autres paroles : fais reposer, Seigneur, l'âme de Ton serviteur, qui Te prie par nous.

Tant sont indispensables et salvatrices les prières ecclésiales pour les défunt. Les chrétiens orthodoxes doivent prier pour eux avec espoir et foi, sans se livrer à l'abattement et à un chagrin insensé.

Les prières des justes défunts pour nous

Il est indubitable que les âmes des saints et des justes dans l'Église triomphante, ainsi que même les parents défunts qui nous aiment, prient pour nous (parabole du riche et de Lazare) de la même façon que nous aussi nous prions pour eux. La communion de prière entre vivants et défunts ne cesse jamais.

La prière des justes prononcée avec amour pour nous, telles que celles de St. Nicolas, St. Séraphim et d'autres saints encore, nous enrichit dans le Christ et seulement en Lui, de l'abondance spirituelle du juste. Elle nous fait participer à sa sainteté, nous renforce dans le combat avec les tentations du malin, nous élève au-dessus du niveau de vie spirituelle et éthique que nous pouvons atteindre de nos propres moyens.

Quant aux prières de la Très Pure et Bénie Mère de Dieu, notre secours et notre aide, qui nous délivre des grands malheurs et des afflictions, elles nous enrichissent encore d'une plus forte puissance de pureté et de sainteté.

C'est dans le mystère de la communion au Corps et au Sang du Christ que nous puisons la force maximale de la grâce : Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui. Telle est la promesse du Sauveur. Et c'est dans cette unité très douce avec lui que le Christ purifie, lave, orne, émonde, raisonne et illumine l'âme de celui qui l'aime, le faisant participer à sa Divinité.

Extrait de La vie de l'âme dans l'au-delà,
publié par la Fraternité Orthodoxe
Saint Grégoire Palamas, Paris (sans date).

 

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

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DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

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GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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