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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 06:18
Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Chers amis. Aloho m'barekh.

Notre rendez-vous quasiment quotidien sera probablement retardé demain. En effet, je serai aujourd'hui sur Paris pour une visite médicale personnelle et des visites aux malades et amis de région parisienne.

Demain, à 10h30 précise, ce sera l'inhumation de Quentin, frère d'Olivia (La fillancée de mon neveux François) en l'Eglise St Pierre de Neuilly.Veuillez prier pour lui et chacune des victimes comme de leurs bourreaux.

"Soyons unanimes pour rendre un Hommage Universel aux

victimes des attentats à Paris .

Seigneur, prenez pitié de toutes les victimes du Bataclan, des blessés, des mourants, des estropiés, de ceux qui, morts sont en chemin vers Vous l'Auteur de la Vie!

Seigneur, pitié pour la France!

Seigneur pitié pour les djihadistes et tous extrémistes dont les cerveaux sont conditionnés pour le crime !

"L'Esprit souffle où Il veut" !

Envoyez sur chacun d'eux la lumière de Votre Esprit Saint et vivifiant pour les libérer de cet asservissement criminel de la pensée , les libérer de l’emprise de l’obscurantisme et du fanatisme!

Assez ! Assez de violence et de morts partout ! Que nous choisissions la Vie !"

Je dînerai et coucherai ce soir à Paris chez la Présidente Laïque de l'Association Archidiocésaine (Métropolie): Mme Marceline MARICELLE. Si plusieurs d'entre-vous désirent m'y rencontrer, veuillez la contacter ou me contacter sur mon portable...

A demain donc avec un peu de retard probablement.

Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Livre de l'Ecclésiastique 51,1-8.12.

Je vous rendrai grâce, Seigneur roi, je ferai votre éloge, Dieu mon sauveur. Je rends grâce à votre nom.
Car vous avez été pour moi un protecteur et un secours ; vous avez sauvé mon corps de la ruine, du filet de la langue calomnieuse, des lèvres de ceux qui pratiquent le mensonge ; et, en face de mes adversaires,
vous avez été mon soutien et vous m'avez délivré, selon la grandeur de votre miséricorde et de votre nom, de ceux qui grinçaient des dents, prêts à me dévorer ; de la main de ceux qui en voulaient à ma vie, de toutes les tribulations dont j'étais assiégé ;
de la suffocation du feu qui m'entourait, du milieu d'un feu que je n'avais pas allumé ;
de l'abîme profond du schéol, de la langue impure et de la parole mensongère adressée au roi, de la calomnie d'une langue injuste.
Mon âme s'approchait de la mort, et ma vie touchait au schéol en bas.
Ils m'entouraient de toutes parts, et il n'y avait personne pour me secourir ; je regardais après le secours des hommes, et il n'y en avait aucun.
Alors je me suis souvenu de votre miséricorde, Seigneur, et de vos œuvres dans les temps antiques ; je me suis souvenu que vous sauviez ceux qui espéraient en vous, et que vous les délivriez des mains des nations idolâtres.
Car vous m'avez sauvé de la ruine, et vous m'avez délivré au temps du malheur. C'est pourquoi je vous célébrerai et je vous louerai, et je bénirai le nom du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par l'Abbé Duquesne

(1732-1791) 
l'Evangile médité (CCLXXème méditation) 


 

La destination des dix vierges

 

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges.

C'est-à-dire, il arrivera au dernier jour quelque chose de semblable à ce qui arriva aux dix vierges qui vont faire le sujet de la présente parabole.

Ces vierges étaient choisies et destinées à accompagner l'époux et l'épouse à la salle des noces, et à être du festin.

On conçoit que cet époux est Jésus-Christ, l'épouse son Eglise, la salle le ciel, le festin la possession de Dieu, et les dix vierges tous les chrétiens invités aux noces de l'agneau et de l'épouse, et au banquet éternel de cette divine union.

Quoique, dans un sens, les chrétiens soient cette Eglise, et que nos âmes soient les épouses de Jésus-Christ, cependant comme chacun en particulier peut- n'être pas digne de cette alliance, et que les divines noces ne laisseront pas de se célébrer sans lui, nous devons, dans cette parabole, ne nous regarder que comme invités aux noces du divin époux.

On peut s'imaginer quelle était dans ces occasions la satisfaction des dix vierges ainsi invitées à une pompe brillante et choisies pour y tenir un rang distingué.

C'est ainsi que nous devons nous estimer heureux d'être chrétiens, destinés pour le ciel, où nous jouirons de tous les biens dans les délices d'une fête éternelle.

Mais, hélas ! nous occupons-nous assez de ce bonheur auguste ?

 

25 novembre :

 

Sainte CATHERINE

Tropaire, t. 5 
Chantons l'illustre épouse du Christ, / sainte Catherine, la protectrice du Sinaï, / celle qui est pour nous refuge et secours; / elle fit taire en effet / avec le glaive de l'Esprit / brillamment les sophismes des impies; / désormais, en martyre couronnée, / pour nous tous elle implore la grâce du salut.

Kondakion, t. 2 
En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin / pour glorifier la très-sage Catherine; / elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ / et foulé aux pieds le serpent, / elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

Ikos 
Dès l'enfance ayant reçu la sagesse de Dieu, / cette Martyre également / fut instruite du savoir profane / en toute son étendue; / par là connaissant l'importance de la raison / dans la formation et l'évolution des éléments / et celui qui les créa à l'origine par son verbe, / elle lui rendait grâces jour et nuit / et renversa les idoles et leurs adorateurs insensés, / elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

Exapostilaire (t. 3) 
Catherine, vierge vénérable, tu as fortifié / le courage des femmes, toi la gloire des martyrs; / tu rejetas, comme fable et niaiseries, / la pensée des philosophes ignorant le vrai Dieu, / toi qui avais pour secours la divine Mère tout-immaculée. 


http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsnovem…/nov25.html

 
 

Sainte Catherine d'Alexandrie, qui êtes-vous ?
Vierge et martyre 
(† v. 307)

Catherine naquit à Alexandrie, d'une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le baptême, Dieu lui envoya une vision où la Ste Vierge la présentait au divin enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait : « Je ne veux point la voir, elle n'est pas encore régénérée. » À son réveil, elle résolut de recevoir promptement le baptême. Quand elle l'eut reçut, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d'amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l'anneau de son alliance.

 

Catherine, douée d'une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l'école d'Alexandrie, et acquit la science des docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l'empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l'éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l'ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l'immortelle couronne.

 

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d'admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine, espéra la vaincre par l'ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. Pendant deux heures l'innocente vierge subit le supplice de la dislocation de ses membres sur un chevalet, et celui des fouets. Le lendemain, Maximin, surpris de la trouver plus belle et plus saine que jamais, essaya de triompher de sa résistance. Il la fit soumettre au terrible supplice des roues, mais les roues volèrent en éclats et tuèrent plusieurs personnes. Le tyran, confus de tous ces prodiges, ordonna de lui trancher la tête.
 

Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l'ère des persécutions prît bientôt fin. Plus tard, son corps fut transporté par les anges sur le mont Sinaï.

 

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>>Ste Catherine d'Alexandrie

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Fils de la lumière
Lettre aux Thessaloniciens 5, 5-8
« Vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour. »
Ombre et lumière
Fils de lumière, fils du jour, Saint Paul nous qualifie de beaux titres qui pourraient faire croire que nous sommes dans un film de science-fiction ! Mais attention, ni fiction ni film, nous sommes dans la vérité : glorieux enfants d’un Père Lumière. Alors, digne de lui, sois vigilant, vigile, gardien, veilleur de nuit ; et sobre, pour ne pas avoir l’esprit embrumé mais clair et perspicace, toujours aux aguets. Y a-t-il âme qui vive ? Celui qui vit est toujours sur le qui-vive, en alerte, sur ses gardes. Parce que Autre peut surgir, tout comme autrui. Le vivant est situé dans l’attente de la surprise, toujours, disponible au jaillissement de l’inattendu attendu ; en état de recevoir, disposé pour entendre, ouvert pour comprendre, préparé à accueillir.

Revêtons la cuirasse de la foi et de la charité et le casque de l’espérance. Endossons les « vertus théologales » : une foi insatiable dans la Parole de Dieu qui nous révèle un Dieu d’amour, une espérance à toute épreuve dans sa miséricorde et son salut, et une charité infatigable et universelle pour « vouloir aimer » et se faire le prochain du plus éloigné. Ne sois pas effrayé, c’est déjà ce que tu vis et c’est ce qui te fait fils de lumière ! Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie *.



* Psaume 120, 4-7(Source:Signe dans la Bible)
Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Le mystère marial est le "nexus mysteriorum", le lien intérieur des mystères dans leur face à face et leur unité, lien aussi d'Israël et de l'Église, de l'Ancien Testament et du Nouveau. Il fixe la correspondance humaine à la réalité du Verbe incarné.

En ce sens Marie est bien « victorieuse de toutes les hérésies », Sceptre de l'orthodoxie par sa foi pure qui est celle de l'Église vierge de toute souillure.

L'élément marial est principe d'incarnation et de personnalisation de la théologie, l'empêche de réifier les mystères, lui évite dessèchement et sentimentalisme en unifiant, en l'Église parfaite adoratrice à la suite de Marie - l'Église ne rend aucune louange au Christ sans s'unir à Marie -, rationalité théologique et affectivité croyante.

L’élément marial nous ramène au visage concret de Dieu, à ses manifestations dans Ses relations avec les hommes. (..) Impossible de détacher le Christ et Sa mère, comme non plus le Christ et Son Église, sous peine de le transformer en aérolithe abstrait (…).

Les mystères de l'Église et de Marie sont les garanties du sérieux de l'Incarnation, sont le témoignage du dessein de Dieu qui veut associer la créature à l'œuvre de son salut, qui veut qu'en vertu de sa grâce qui crée sa liberté elle coopère à la grâce. (Le Sénevé (Pentecôte 2005) - Journal des aumôneries de L’École normale supérieure et de l'École des Chartes )

 
 
INVITATION
Paris, conférence-débat, Espace Bernanos, 2 décembre, 19h


 

Madame, Monsieur,
Chers amis,

L’état de guerre que nous vivons actuellement nous amène à bousculer le programme de notre prochaine conférence à l’Espace Bernanos, à Paris, le 2 décembre prochain.

En effet, la France découvre dans le sang et les larmes qu’elle est entrée de plain-pied dans une situation totalement nouvelle. La question que chacun peut légitimement se poser est la suivante : une telle situation est-elle maîtrisable ?

Le général Tauzin (Rebâtir la France, Mareuil éditions) et moi-même (Échapper à la mort de la France, chez F.-X. de Guibert) ouvrirons avec vous un débat exceptionnel sur cette interrogation :

La France va-t-elle mourir ?

Très cordialement.

 

François Billot de Lochner
Président de la Fondation de Service politique


 
Espace Georges-Bernanos, 4 rue du Havre Paris IXe
MERCREDI 2 DECEMBRE 2015, 19h-21h (entrée libre, PAF conseillée 5 €)

Pour en savoir plus : 
Soirée du 2 décembre : "La France va-t-elle mourir ?"


INVITEZ VOS AMIS !

 
Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Pour votre réflexion personnelle:

REMOUS AUTOUR DE LA "CHRONIQUE D'UN PRËTRE LYONNAIS:

Mgr Barbarin se dit « consterné » à la suite de la parution d’une chronique d’un de ses prêtres

Après les attentats du vendredi 13 (ça ne s’invente pas!) à Paris, Mmais que dit cette Chronique ? La voici:

"Notre degré d’avachissement intellectuel et moral est tel qu’il faut s’entortiller de précautions pour émettre le moindre propos… Soyons bien clair, aux lecteurs choqués par le titre de cet article, par son contenu ou les titres et qualités de l’auteur, qu’ils sachent que les devoirs, publics et privés, à rendre aux morts, qui devaient leur être rendus l’ont été.

Paix aux morts et, maintenant, debout les hommes !

D’abord, une lecture mystique.

L’idée circule sur les réseaux. Oh, très mollement, comme une sorte de dissonance, de grincement dans la mécanique de sidération collective. Personne ne s’y risque vraiment. D’ailleurs, l’injonction fuse. Le rappel à l’ordre claque ! Vous n’y pensez pas ! Bigot ! Réac ! Coincé !

Il faut bien que quelqu’un se dévoue. Que voulez-vous, j’ai été bercé dans ma jeunesse cléricale, par l’injonction de « lire les signes des temps ».

Quels « signes » ? Pas les corps entassés, les rues ensanglantées, les hurlements des blessés. Non, des images sous-jacentes, en arrière-plan, si fortes qu’elles aveuglent.

Qu’avons-nous vu ? Il est 21 h, ce funeste vendredi 13, au Bataclan. Devant 1 500 personnes en transe, serrées et échauffées comme dans une matrice, les Aigles de la Mort Métal – Eagles of Death Metal en v.o. – entonnent : « Qui va aimer le diable ? Qui va aimer sa chanson ? Qui va aimer le diable et sa chanson ?… ». Personne, et pour cause, n’entendra la conclusion : « …j’aimerai le diable et sa chanson ! ».

Et cette phrase de l’Évangile selon saint Luc, proclamée le matin même à la messe : « Où sera le corps, là aussi se rassembleront les aigles » (trad. Crampon, 17, 37). D’autres traduisent « vautours », mais c’est la même chose : les rapace qui se repaissent des morts. Voilà des signes ! Je les vois multipliés, sur les tee-shirts, sur les tatouages, sur les pochettes de disques : « mort… diable… », et les ingrédients qui vont avec : violence… sexe… défonce… jouissance… vacarme…, codes partagés de la culture de masse.

Qu’on ne me dise pas, avec des pudeurs de chaisières, que ce n’est pas du « métal ». Enfumage ! Ne me dites pas non plus que ce ne sont que des mots. Que c’est pour rire. À force de ne rien prendre au sérieux, tout fini par devenir tragique. Si vous élevez des pitbulls vicieux et pervers, parce qu’ils sont utiles pour faire peur aux voisins, ne vous étonnez pas si, un jour, ils sautent à la gorge de vos enfants. Vous invoquez le diable en rigolant ? Lui vous prendre au sérieux. Un exorciste extraordinaire me le disait le jour même des attentats : « Si vous lui ouvrez la porte, il se fait une joie d’entrer. » On ne joue pas avec les icônes, elles véhiculent le sacré…

Je vais allez plus loin. Tant pis pour les lecteurs sensibles. Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique,« jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence”. Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… Les uns se gavaient de valeurs chrétiennes devenues folles : tolérance, relativisme, universalisme, hédonisme… Les autres, de valeurs musulmanes devenues encore plus folles au contact de la modernité : intolérance, dogmatisme, cosmopolitisme de la haine… Les uns portent le maillot du PSG – « Fly Emirates » en effaçant le berceau de Louis XIV, et les autres profitent du même argent pour se faire offrir un costume en bombes. Une minute avant leur mort, les uns et les autres étaient penchés sur leurs smartphones, comme accrochés au sein de leur nourrice. Ce n’est pas le retour du Moyen Âge, contrairement à ce que disent les crétins, c’est la postmodernité dans toute son absurdité. Le drame de l’humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit… et qui en meurt ! Le signe de la mort et du chaos ne flotte pas que sur les rues de Paris, un vendredi soir maudit. 130 morts, c’est affreux ! Et 600 morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour (Ministère de la Santé– merci Orwell !). Où est l’horreur, la vraie ?

Écoutez le sage : « Chers djihadistes, chevauchant vos éléphants de fer et de feu, vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c’est un magasin de porcelaine dont les propriétaires de longue date ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s’y trouvait entassé. […] Vous êtes les premiers démolisseurs à s’attaquer à des destructeurs. Les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes. Nous triompherons de vous. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts » (Philippe Muray).

Puis une lecture politico-sociologique.

Qu’avons-nous vu ? Des rockers californiens de deuxième zone, entretenant la flamme d’une musique désormais recyclée dans la grande lessive consumériste, une fausse rébellion pour de juteuses connexions avec l’industrie. Loin de moi l’idée d’encenser le rock et ses valeurs, mais on peut accorder au minimum à la génération « beat » le désir d’avoir voulu ébranler non pas tant la société patriarcale, que le matérialisme. Ses solutions étaient mauvaises, mais la révolte contre Mammon pouvait avoir quelque chose de sincère. Tout cela est aujourd’hui totalement intégré dans la matrice. Pire, la tentative de révolte a été « retournée » pour servir à la domination, par le divertissement (au sens étymologique), l’abrutissement de la moindre velléité de révolte. On peut écarter d’un revers de la main dédaigneux ces faits en estimant qu’ils relèvent d’un humour au second degré. Lorsqu’un membre du groupe revendique son goût pour les armes, la pornographie et la méthamphétamine… (Wikipedia), il ne fait que dealer un cocktail particulièrement efficace pour le contrôle social. Pas besoin de complot, pas besoin de police, l’appât du gain des trafiquants, les névroses sociales pullulantes et l’intérêt du système financier suffisent à faire le boulot. Des milliers de romans de science-fiction l’ont mieux dit que tous les sociologues. Voilà d’ailleurs en grande partie pourquoi vous ne pouvez pas faire la moindre remarque critique sur le sujet, sans vous faire agonir de sottises. Les chiens de garde veillent…

Ne parlons même pas des propos consternants de premières communiantes chez ces rockers revenus peureusement à la maison : « Bien que nous soyons désormais rentrés chez nous et en sécurité, nous sommes horrifiés et tentons toujours de comprendre ce qu’il s’est passé… », avant de remercier servilement la police et le FBI… Ils vénéraient Satan mais n’étaient visiblement pas impatients de le rencontrer. Ah, ils peuvent s’afficher avec leurs tatouages virils, leurs admiratrices en bikini et leurs grosses motos,« c’est rien que des demi-sels » comme dirait Audiard, des aigles déplumés, bien loin de la mère des Maccabées, « cette femme héroïque qui parlait avec un courage viril » comme dit l’Écriture Sainte ces jours-ci.

Pour finir, le sordide et les intérêts bien compris. Ils vont gagner au grattage après le tirage. Les victimes ne sont même pas enterrées qu’un journaliste du système peut tranquillement expliquer :« Lancée dans la foulée des attaques terroristes ayant frappé Paris vendredi 13 novembre, la campagne visant à porter la chanson Save A Prayer au sommet des ventes de singles britanniques bat son plein » (Le Figaro). C’est nous les complotistes, les obscurantistes, les réactionnaires, mais eux, ils peuvent tranquillement se repaître sur le dos des morts, ça ne gêne personne ! À vomir ! Il n’y a pas que ceux qui tiennent les kalachnikovs qui sont des monstres.

St Grégoire Nysse : « Quand on dit que Dieu inflige un châtiment douloureux à ceux qui font un usage pervers de leur liberté, il convient de comprendre que c’est en nous-mêmes que ces souffrances ont leur principe et leur cause » (La vie de Moïse, 2, 87).

Hervé Benoît, prêtre catholique

P. S. : Les formulaires de dénonciations à quelque autorité qu’on voudra sont à la disposition du public."

Ce prêtre exprime-t-il une opinion contraire à la doctrine théologique de l’Eglise ? Ce prêtre appelle-t-il à la haine ou à la violence ? Ce prêtre met-il en cause la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine ? Ce prêtre tient il des propos contraires aux lois de la république ? En rien.

Pourtant, la hiérarchie de l’Eglise catholique, par la voix de Monseigneur Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, se dit « consternée » !

« Consterné »? Mais c’est nous, les fidèles de l’Eglise qui le sommes, « consternés » !

« La voix de l’Eglise doit être celle de la vérité théologique,
pas celle des moutons bêlants »

Que voici encore une superbe démonstration de la lâcheté de l’épiscopat français ! Il a dit la vérité, il doit être exécuté. Oui, la voix de l’Eglise doit être celle de la vérité théologique, pas celle des moutons bêlants.

Depuis 40 ans que bêlent les moutons catholiques qui confondent Eglise et ONG, que se passe -t-il ? Les églises se vident, les vocations se tarissent, l’empire du mal gagne chaque jour un petit peu plus de terrain.

Certains nous rabattent les oreilles avec les « convertis » à l’islam. Mais aujourd’hui, en France, (en France principalement, mais la lâcheté d’un certain épiscopat catholique n’est malheureusement pas que française, il suffit de lire le livre de Joseph Fadelle. Lorsqu’un jeune est en recherche, que rencontre-t-il ? Des évangélistes, des musulmans, jamais un prêtre. Ceux-ci passent leur temps déguisés en « Monsieur tout le monde » en réunion de bonnes œuvres. Entrer dans une église ? Faut faire attention aux heures d’ouverture… et de toute manière, vous n’y trouverez pas de curé, il ne dit même plus la messe tous les jours. Plus personne ne respecte les clercs de l’Eglise ! Même Le Figaro titre « Barbarin » en parlant du Primat des Gaules ! Rendez nous nos curés ! Des vrais ! Qui tenaient tête au démon et n’hésitaient pas à prêcher, qui obligeaient à entendre la vérité car ils avaient conscience que s’ils ne sauvaient ne serait ce qu’une âme, ils avaient œuvré pour le bien. A Monseigneur Barbarin et tous les consternés de l’Eglise, souvenez vous que lors de votre comparution devant Notre Seigneur, il vous sera demandé « Qu’as tu fait de mon Eglise ? » !

Convertissez-vous, croyez en la Bonne Nouvelle !

L'hommage national aux victimes de l'attentat du 13 novembre aura lieu le vendredi 27, à 10h30 aux Invalides. La cérémonie sera présidée par Mr François Hollande, qui prononcera un discours.Les familles des victimes et des blessés devraient être présentes en nombre. L'Elysée a choisi cette date pour laisser le temps aux proches d'organiser les obsèques de leurs disparus. La cérémonie se tiendra donc deux semaines jour pour jour après les attentats qui ont fait 129 victimes et 352 blessés.

L'hommage national aux victimes de l'attentat du 13 novembre aura lieu le vendredi 27, à 10h30 aux Invalides. La cérémonie sera présidée par Mr François Hollande, qui prononcera un discours.Les familles des victimes et des blessés devraient être présentes en nombre. L'Elysée a choisi cette date pour laisser le temps aux proches d'organiser les obsèques de leurs disparus. La cérémonie se tiendra donc deux semaines jour pour jour après les attentats qui ont fait 129 victimes et 352 blessés.

Šlomo lkoulkhoun (La Paix à vous tous) !
Ceux qui au nom de Dieu, Source de la Vie et "Ami des hommes" tuent en Son Nom manifestent d'une manière évidente qu'ils ne le servent nullement mais rendent un culte au Diviseur, à "l'Ennemi du genre humain", celui qui est "homicide depuis les origines", autrement dit: Satan.

Ne nous laissons pas diviser ! Soyons unanimes pour rendre un Hommage Universel aux victimes des attentats à Paris .

J'appelle nos fidèles et amis de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone* à la prière pour eux, leurs familles, nos bourreaux et la France.Seigneur, prenez pitié de toutes les victimes du Bataclan, des blessés, des mourants, des estropiés, de ceux qui, morts sont en chemin vers Vous l'Auteur de la Vie!

Seigneur, pitié pour la France! Seigneur pitié pour les djihadistes et tous extrémistes dont les cerveaux sont conditionnés pour le crime ! "L'Esprit souffle où Il veut" ! Envoyez sur chacun d'eux la lumière de Votre Esprit Saint et vivifiant pour les libérer de cet asservissement criminel de la pensée , les libérer de l’emprise de l’obscurantisme et du fanatisme!

Assez ! Assez de violence et de morts partout ! Que nous choisissions la Vie !

Vierge Sainte, Reine de France, Saintes et Saints de France et du monde, frères aînés Martyrs contemporains de la Foi et Témoin du Christ Prince de la Paix et de Son vivifiant Évangile, priez pour nous !

Mère de Miséricorde, écrasez le serpent sous votre talon, nous vous en supplions !

Saint Thomas Apôtre des Indes et de ses missions, Saint Irénée, Saint Hilaire et tous les Témoins de l’Évangile d'Amour,de Vérité, de Justice et de Paix, intercédez pour nous !

Nous sommes en communion de pâtir et de prière avec les familles des victimes.

Nous vous invitons nos fidèles et amis de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone à une grande union de prières pour les victimes, leurs familles, leurs bourreaux et pour la France.

Pensons aux demandes réitérées de la Mère de Miséricorde dans toutes ses apparitions pour revenir en vérité à son Divin Fils.

Pensons à nos frères et sœurs martyrs de par le monde, confions à leurs intercessions d'aînés dans la Foi notre Occident trop souvent apostat...

N'ayons pas peur ! Ne nous laissons pas gagner par la peur, le Christ a vaincu la mort et les forces de mort ! Ne nous laissons pas diviser ! Rangeons nous résolument dans la phalange des Saints, de ceux qui tournent le dos à la mort et à une civilisation mortifère pour se tourner vers la Vie !...

Votre fidèlement et respectueusement dévoué en Notre-Seigneur. Šlomo lkoulkhoun (La paix à vous tous) ! Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose Mariam, métropolite.

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale. Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

La confession est un chemin pour que l'homme se rapproche de Dieu. Elle est l'offrande d'amour de Dieu pour l'homme. Rien ni personne n'est à même de nous priver de cet amour.(Saint Porphyrios)

La confession est un chemin pour que l'homme se rapproche de Dieu. Elle est l'offrande d'amour de Dieu pour l'homme. Rien ni personne n'est à même de nous priver de cet amour.(Saint Porphyrios)

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« La grâce, c'est Dieu devant l'âme et demandant à entrer

; c'est Dieu dans l'âme pour y promouvoir et y diviniser

toutes les formes de la vie ;

c'est Dieu liant l'âme au prochain de l'amour même qui unit cette âme à lui, Dieu, et c'est ainsi Dieu nous menant tous, consentants et coopérants, à la vie éternelle.

Il y a dans ce fait, est-il besoin de le dire, un immense objet d'espoir ; il y a aussi un objet de crainte ; car ainsi que dit Corneille : « les grâces du ciel que l'on repousse ouvrent un chemin à la foudre. » Au mieux, elles rendent inutile tout ce qui sans elles prétend s'accomplir. « Ce que Dieu n'a pas fait en toi, il le compte pour rien », écrit Tauler. Mais ce n'est pas une raison de perdre espoir. Désespérons de nous-mêmes, et dans une mesure encore beaucoup plus grande espérons en Dieu. Celui qui ne désespère pas de lui-même a les meilleures raisons de désespoir ; le chrétien en est sauf ; il a au dedans, et il le sait, un Esprit plus fort que sa faiblesse et qui peut tout surmonter, parce que c'est lui qui crée tout.

Gardons-nous donc d'opposer jamais à la grâce nos étonnements et de lui offrir un visage morose. Attendons de la comprendre ; accueillons-la de confiance avec amitié, avec reconnaissance, avec une pleine foi. Accueillons de même ses délaissements apparents, ces abandons qui sont parfois notre pire épreuve. Quand Jésus pose la main sur notre épaule, on ne sent plus les autres fardeaux ; quand il s'éloigne et se tait, tout pèse et le chemin montant ne paraît plus praticable. Espérons ! La grâce est mystérieuse comme Dieu, comme notre âme et comme notre vie. Dans le mystère même le travail humain et surhumain peut se produire, le résultat peut venir et la joie indéfectible germer. »

R.P. A. D. Sertillanges O.P. (1863-1948), Devoirs (LXIV), Fernand Aubier, Éditions Montaigne, Paris, 1936.

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Chemin de pierres, près du canyon Oak-Creek, Arizona, Etats-Unis

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Actuellement, on annonce la démolition de 12 églises et chapelles en France :
  1. Le Puy : chapelle à démolir lundi 7 septembre 2015
  2. Brézins se divise autour d’une église menacée de démolition  dimanche 6 septembre 2015
  3. Nancy : la chapelle Don Bosco bientôt démolie mercredi 2 septembre 2015
  4. Sablé-sur-Sarthe Vers la démolition de l’église Saint-Martin (Les nouvelles.fr, 15 mars 2015)
  5. Paris, église Sainte-Rita lundi 16 mars 2015 (dernière info : Démolition empêchée de l’église Sainte-Rita, mardi 6 octobre 2015)
  6. Marne, église de Maclaunay mercredi 11 février 2015
  7. Moselle, chapelle St-Roch à Ars-sur-Moselle  lundi 12 janvier 2015
  8. Nord, une église au Cateau mardi 6 janvier 2015
  9. Lot, une église à Bourzolles mardi 23 décembre 2014
  10. Vendée, une chapelle à Saint-Jean-de-Mont mardi 2 décembre 2014
  11. Pas de Calais, une église à Boiry-Becquerelle mercredi 5 novembre 2014
  12. Ille-et-Vilaine, une chapelle à Vitré vendredi 9 mai 2014
Les églises démolies en 2015 :
  1. L’église Notre-Dame des Anges à Belfort (Territoire de Belfort) est démolie mercredi 26 août 2015 ;
  2. Idem de l’église Sainte-Thérèse à Mandeure (Doubs) vendredi 21 août 2015 ;
  3. L’église provisoire Saint-Michel des Batignolles à Paris a été démolie mais il s’agissait bien d’une église provisoire… (08/06/2015) ;
  4. L’ancienne église Sainte-Cécile de Zainvillers, du XIXe siècle, intégrée à la maison de retraite de Vagney (Vosges), est passée sous les coup de la pelleteuse (03/02/2015)
  5. le clocher de l’église Bouin-Plumoison (Pas-de-Calais) a été partiellement démoli, mais le choeur et la nef devrait être finalement conservés
27 églises ont rasées depuis 2000

​APRES CETTE LISTE PEU REJOUISSANTE,

UNE BONNE NOUVELLE:

 

Des reliques du Ve siècle redécouvertes à Rodez

Trois châsses reliquaires, renfermant notamment le crâne du premier évêque de Rodez (Aveyron), saint Amans, ont été redécouvertes dans une église de la ville. Elles ont été dévoilées au public dimanche 15 novembre.

Il y a quelques semaines, le P. Jean Barrier, curé de l’église Saint-Amans de Rodez (Aveyron), découvrait par hasard dans l’édifice, un placard dissimulé derrière une peinture du XVIIe siècle. La nature de ce qui s’y trouvait fut tenue secrète, bien que la presse locale évoque « de mystérieuses reliques », mises à l’abri par Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, en collaboration avec la ville.

La nature de ces reliques a été dévoilée dimanche 15 novembre, lors d’une messe en l’honneur de Saint-Amans, patron de la préfecture aveyronnaise, qui aurait donc dû être une occasion de célébration. Mais l’atmosphère était finalement endeuillée, alors que 600 personnes se pressaient dans l’église Saint-Amans, dans le centre-ville de Rodez, pour une messe en hommage aux victimes des attentats de Paris, survenus deux jours plus tôt… En savoir plus sur Des reliques du Ve siècle redécouvertes à Rodez | La-Croix.com – France

Saint Pierre
Évêque d'Alexandrie et Martyr,qui êtes-vous ? 

(† 311)


 

Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir ; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

 

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, lui dit : « Seigneur, qui vous a mis dans cet état ? - C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé mon Église et m'a ravi une partie des âmes que j'ai rachetées de mon sang. »

 

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,12-19.

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devantdes rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. 
Cela vous amènera à rendre témoignage. 
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. 
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. 
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. 
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. 
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. 
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. 

Mercredi 25 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
Instruction catéchétique, 29-30 (trad. DDB 1978, p. 78 rev. Tournay) 


 

« Détestés de tous »

 

      Si le don que Dieu a fait au monde en lui envoyant son Fils est si bon, si digne de Dieu, pourquoi donc a-t-il si longtemps différé son bienfait ?

Pourquoi, alors que le mal dans le monde en était encore à ses débuts, Dieu n'a-t-il pas coupé court à son développement ultérieur ?

À cette objection, il y a lieu de répondre brièvement que c'est la Sagesse, la prévoyance de Dieu, l'Être bon par nature, qui a fait différer le bienfait.

En effet, comme pour les maladies physiques...les médecins attendent que le mal, d'abord caché à l'intérieur du corps, se manifeste au-dehors de manière à lui appliquer le traitement qu'il faut quand il est à découvert, ainsi, une fois que la maladie du péché s'était abattue sur la race humaine, le Médecin de l'univers a attendu que ne reste dissimulée aucune forme de perversité. 


      Voilà pourquoi ce n'est pas aussitôt après la jalousie de Caïn et le meurtre d'Abel son frère que Dieu a appliqué son traitement au monde...

C'est lorsque le vice était arrivé à son comble et qu'il n'y avait plus aucune perversité qui ne pouvait être osée par les hommes, que Dieu s'est mis à soigner la maladie, non plus à son début, mais dans son plein développement.

Ainsi le traitement divin a pu s'étendre à toute l'infirmité humaine ... 


      Mais alors pourquoi la grâce de l'Évangile ne s'est-elle pas répandue tout de suite sur tous les hommes ?

Certes, l'appel divin s'adresse également à tous, sans distinction de condition, d'âge ni de race...

Mais celui qui a la libre disposition de toutes choses entre ses mains a poussé jusqu'à l'extrême le respect de l'homme.

Il a permis que nous ayons chacun notre domaine propre dont nous sommes le seul maître :

c'est la volonté, la faculté qui ignore l'esclavage, qui reste libre, fondée sur l'autonomie de la raison.

La foi est donc à la libre disposition de ceux qui reçoivent l'annonce de l'Évangile.   

 

Les sources du Droit Canon Orthodoxe

enluminure

On peut lire aussi,Vlassios I. Pheidas, Droit canon - Une Perspective Orthodoxe: sur Myriobolis

***

Le canon de Photios, compilation des canons codifiés de l'Église, reçus et confirmés par les saints pères, fut introduit sous la forme matérielle d'un livre au Xème siècle, il constitue le code officiel de l'Église orthodoxe. pdf grec et latin 

Font aussi partie de la Tradition canonique tous les éléments qui s'ajoutent à ce corpus en étant reçus par le consensus unanime de l'Église. On y distingue:

  • Les coutumes canoniques et la tradition liturgique (leur importance est mentionnée, en particulier, dans le canon 6 de Nicée I et le canon 2 de Constantinople I);
  • Les éléments de tradition canonique non écrite gardée dans la vie de l'Église; (leur importance est mentionnée, en particulier, dans les canons 91 et 92 des lettres canoniques de Saint Basile - annexe 1).

     

Quelques sources des coutumes ecclésiales:

  • Didaché (entre 75-85): le pdf
  • Épître de Clément de Rome aux Corinthiens (vers 95): voir parmi les textes de la: bibliothèque du cerf ou le le pdf
  • Lettres synodales des Églises locales (du IIe et du IIIe siècle), se reporter plus bas
  • Épîtres d'Ignace d'Antioche (début du IIe siècle), sur Google book: le pdf
  • Apologies de Justin (milieu du IIe siècle), textes en ligne
  • Oeuvres d'Irénée de Lyon (fin du IIe siècle), textes en ligne
  • Tradition apostolique d'Hippolyte de Rome (début du IIIe siècle), pdf
  • Didascalie des apôtres (milieu du IIIe siècle), traduite du syriaque par Nau, 1902 : pdf ou sur archive.org: pdf
  • Constitutions apostoliques (fin du IVe siècle); Constitutions Apostoliques, Marcel Metzger, SC n°336, 1987 ou Éditions du Cerf, 1992. - Texte grec: pdf ou sur: Google Book 
     

Rappel des Conciles oeucuméniques orthodoxes:

  • Nicée, 325 ;
  • Constantinople I, 380-381;
  • Éphèse, 431 ;
  • Chalcédoine, 451 ;
  • Constantinople II, 553 ;
  • Constantinople III, 680-681 et concile in Trullo 691-692;
  • Nicée II, 787.
     

Le droit canonique orthodoxe retient les canons suivants des conciles ocuméniques:

  • 20 - Ier concile à Nicée (325): le pdf
  • Le concile de Nicée, d'après les textes coptes, anonyme. Traduction: Eugène Revillout. Sur le site de P. Remacle
  • 7 - IIe concile à Constantinople (381): le pdf
  • 8 - IIIe concile à Ephèse (431 ): le pdf
  • 29 - IVe concile à Chalcédoine (451 ): le pdf
  • 102 - concile Quinisexte in Trullo (691 ): le pdf
  • 22 -VIIe concile à Nicée (787): le pdf
     

Le concile in Trullo (ou concile Quinisexte ), canon 2 annexe 2, approuva les canons suivants de conciles locaux:

  • 85 - canons Apostoliques: le pdf
  • 25 - d'Ancyre (314): le pdf
  • 15 - de Néocésarée (314): le pdf
  • 21 - de Gangres (après 340): le pdf
  • 25 - d'Antioche (341): le pdf
  • 21 - de Sardique (343): le pdf
  • 60 - de Laodicée (entre 343 et 380): le pdf
  • 1 - de Constantinople (394): le pdf
  • 133 - de Carthage (419): le pdf
  • 17 - de Prime-Second à Constantinople (861): le pdf
  • 3 - de Constantinople, ou Synode de Sainte Sophie, (879-80): le pdf.
     

Des extraits d'ouvrages ou de lettres de Pères de l'Église ont acquis une autorité égale à celle des canons des conciles locaux, par leur réception au concile in Trullo:

  • 11 - de Grégoire de Néocésarée (+ 270 environ), extraits de la lettre "Au sujet de ceux qui ont mangé des mets sacrificiels ou bien commis d'autres délits pendant l'incursion des barbares ": le pdf
  • 15 - de Pierre d'Alexandrie (+ 311), extraits du discours "sur la pénitence": le pdf
  • 1 - d'Amphiloque d'Iconium (après + 340) sur les livres de l'Ancien Testament en 60 vers : le pdf
  • 4 - de Denys d'Alexandrie (+ 364), extrait de la lettre à Basilide de Pentapole: le pdf
  • 3 - d'Athanase d'Alexandrie (+ 373), extraits de ses lettres adressées "Au moine Ammoun ", "Extrait de la 39e lettre pascale " et "A Rufénien évêque ": le pdf
  • 92 - de Basile le Grand (+ 379) dont les 86 premiers extraits des "lettres adressées à Amphiloque évêque d'Iconium", le 87ème extrait de 1a "lettre adressée à Diodore évêque de Tarse", le 88ème extrait de la "lettre adressée à Parégorios prêtre", les 89ème et 90ème extraits de "la lettre adressée aux chorévêques et à ses évêques suffragants" et les 91ème et 92ème extraits du "Traité du Saint Esprit": le pdf
  • 18 - de Timothée d'Alexandrie (+385): le pdf
  • 1 - de Grégoire le Théologien (+ 390) en 34 vers (Sur la nécessité de lire des livres de l'Ancien Testament): le pdf
  • 8 - de Grégoire de Nysse (+ 394), extraits de la lettre canonique à Letoius évêque de Mélitène; le pdf
  • 14 - de Théophile d'Alexandrie (+412): le pdf
  • 5 - de Cyrille d'Alexandrie (+ 444): le pdf
  • 1 - Lettre encyclique de Gennade 1er de Constantinople (+458) "qu'il ne faut pas ordonner contre de l'argent": le pdf
     

ANNEXES 

Annexe I. Lettres canoniques de Saint Basile le Grand Extraits Du 27 ème Chapitre du Traité du Saint Esprit adressé au bienheureux Amphiloque 
91. Qu'il faut garder la Tradition non-écrite de l'Église. 
Les dogmes et enseignements que l'Église garde en dépôt nous sont en partie parvenus par l'enseignement écrit, le reste nous l'avons reçu de la Tradition apostolique transmise jusqu'à nous sous la discipline de l'arcane; mais les unes et les autres ont la même autorité en matière de foi, et personne, qui ait la moindre idée des institutions ecclésiastiques, n'oserait y contredire. Si en effet nous essayions de laisser de côté les traditions non-écrites, parce qu'elles n'auraient point grande valeur, nous porterions, sans nous en apercevoir, atteinte à des points capitaux de l'évangile, bien plus, nous ne laisserions à la prédication catéchétique qu'un vain nom. Par exemple, pour ne mentionner tout d'abord qu'un point, le premier et le plus commun : le fait que se signent du signe de la croix ceux qui ont mis leur espérance dans le Nom de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous l'a enseigné par écrit ? De nous tourner vers l'orient pendant la prière, quelle proposition écrite nous l'a enseigné ? Les paroles de l'invocation du saint Esprit pour la consécration du pain d'action de grâces et du calice de la bénédiction, quel saint nous les a-t-il laissés par écrit ? En effet, nous ne nous contentons pas de ce dont l'apôtre ou l'évangile ont gardé le souvenir, mais nous faisons précéder et ajoutons autre chose, parce que nous estimons que cela a grande valeur pour le mystère eucharistique, l'ayant ainsi reçu de la Tradition non-écrite. Nous récitons des prières sur l'eau baptismale et l'huile de l'onction et de plus sur le candidat au baptême, d'après quel texte ? N'est-ce pas d'après la Tradition arcane et secrète ? Même plus : l'onction même de l'huile, quelle proposition écrite nous a appris à le faire ? Et la triple immersion baptismale, d'où provient-elle ? Et tout le reste qui se rapporte au baptême, de renoncer à Satan et à ses messagers, de quelle écriture provient-il ?N'est-ce pas de cet enseignement non-public et secret, que nos pères ont gardé en l'entourant d'un silence à l'abri de toute curiosité et indiscrétion, sachant bien par expérience que le caractère vénérable des sacrements est bien gardé par la discipline de l'arcane ?En effet ce que les non-initiés ne devaient même pas soupçonner, était-il normal d'en rendre l'enseignement public en le mettant par écrit ? 

La raison d'être de la Tradition non-écrite, c'est que la connaissance des dogmes, exposées à des discussions, ne soit avilie par suite de l'accoutumance. Autre chose les dogmes, autre chose la prédication catéchétique, car les dogmes restent enveloppées de silence, le catéchisme est publié. Une sorte de silence est aussi le manque de clarté qu'emploie l'Écriture pour rendre le sens des dogmes difficile à comprendre, en vue de l'utilité de ceux qui les lisent. 

De là vient que tous nous nous tournons vers l'orient pendant la prière, mais nous sommes un petit nombre à savoir que nous cherchons par là l'antique patrie, le paradis. Et nous faisons nos prières debout le premier jour de la semaine, mais nous n'en connaissons pas tous la raison; car, ressuscités que nous sommes avec le Christ et obligés d'aspirer vers les choses célestes, nous ne rappelons pas seulement à notre esprit par la station debout pendant la prière la grâce, qui nous a été accordée en ce jour de résurrection, mais aussi que ce premier jour de la semaine semble être en quelque sorte l'image de l'éternité à venir; c'est justement parce qu'il est le début des jours que Moïse dit à son sujet non pas "le premier", mais le jour "un". Vu que ce jour revient à plusieurs reprises, il est en même temps un et huitième, manifestant par lui-même le jour vraiment un et huitième que le psalmiste rappelle dans l'inscription de certains psaumes, et qui représente par lui-même l'état qui suivra notre temps présent, ce jour sans fin, sans nuit, sans succession, l'éternité sans terme et toujours nouvelle. Il est donc nécessaire que l'Église enseigne à ses disciples de faire leurs prières en se tenant debout, afin que par le continuel rappel de la vie sans fin, nous ne négligions point les moyens d'atteindre ce passage. 

De même, toute la sainte cinquantaine des jours après Pâques est un rappel de la résurrection espérée. Car ce jour un et premier, multiplié sept fois par sept constitue les sept semaines de la sainte cinquantaine; commençant et finissant par un, elle déroule ce même un cinquante fois; elle imite ainsi l'éternité, commençant, comme dans un mouvement cyclique, au même point et terminée au même; pendant cette cinquantaine la coutume de l'Église nous a appris à préférer la station debout pour la prière, transportant pour ainsi dire notre esprit du présent à l'avenir par ce rappel manifeste. Par ailleurs chaque fois que nous plions les genoux et que nous nous relevons, nous démontrons en acte avoir été jetés à terre par notre péché et rappelés au ciel par la Miséricorde de Celui qui nous a créés. 

Le jour entier ne me suffirait pas pour exposer le sens caché des traditions non-écrites de l'Église. Je laisse tout le reste de côté mais la profession même de la foi, de croire à un Père et un Fils et un saint Esprit, de quelle tradition écrite la tenons-nous ? Si c'est par suite de la Tradition baptismale, selon le principe de notre foi, de devoir croire ce en quoi nous avons été baptisés, que nous confirmons notre profession à notre baptême, alors qu'ils nous permettent aussi de confirmer notre doxologie à notre foi. Si cependant ils rejettent la forme de notre doxologie parce qu'elle n'est point contenue dans la Tradition écrite, qu'ils nous donnent les preuves par la Tradition écrite de notre profession de foi et de tout ce que nous avons énuméré. Après tout cela, alors qu'il y a tant de choses non-écrites et d'une si grande importance pour le mystère de notre foi, ne nous permettront-ils pas d'employer un mot qui est venu jusqu'à nous, transmise par nos pères, et que nous avons trouvé, nous, conservé dans la simplicité de la Tradition des Églises non-perverties, mot qui possède une vertu non des moindres et contribue grandement à la compréhension du mystère ? 


92. De la tradition non-écrite. 

Quant à dire que la doxologie "avec le saint Esprit" n'est contenue ni dans la tradition ni dans l'écriture, nous répondons qui si l'on n'admet rien d'autre qui ne fût écrit, qu'on n'admette pas cela non plus; si par contre la plus grande partie de la tradition transmise sous le sceau de l'arcane a droit de cité chez nous sans avoir été transmise par écrit, alors nous recevrons cela aussi. 

D'ailleurs j'estime qu'il est conforme au précepte de l'apôtre de rester aussi fidèle aux traditions non-écrites : "Je vous loue, dit-il, de vous souvenir de tout ce que je vous ai donné et de garder les traditions telles que je vous les ai transmises"; de même :"Gardez les traditions que vous avez reçues soit de vive-voix soit par lettre"; or l'une de celles-ci, s'il en fût, est la tradition qui nous occupe, que les prédicateurs de la foi ont dès le début transmis à leurs successeurs, et l'ont enracinée profondément dans l'église par une longue pratique, l'usage n'en ayant été interrompu en aucun moment. 

Si donc faute d'une preuve par écrit, nous vous présentions, comme cela se fait dans les tribunaux, une foule de témoins, n'obtiendrions nous donc pas votre sentence favorable? Pour moi, je le crois bien : "Car, sur la foi de deux et trois témoins toute chose sera confirmée". 

Et si nous vous démontrions que le temps si long déjà écoulé témoigne clairement en notre faveur, n'aurions-nous pas raison de litre que votre accusation contre nous n'est pas recevable? Car les croyances anciennes jouissent d'un préjugé favorable, tirant leur respectabilité de leur antiquité aux cheveux blancs. 
 

Annexe II. Concile in TRULLO 

2.- Confirmation des ordonnances apostoliques, de la tradition des pères et des Conciles précédents. 
Ce saint concile a pris aussi la décision très belle et très importante, que resteront désormais sûrs et confirmés pour le salut des âmes et la guérison des passions les 85 canons reçus et confirmés par les saints et bienheureux pères qui nous ont précédé, et transmis à nous aussi sous le nom des saints et glorieux apôtres. Mais comme dans ces canons il nous est ordonné de recevoir aussi les constitutions des mêmes saints apôtres rédigées par Clément, dans lesquelles jadis les hérétiques ont interpolé au dam de l'Église des choses fausses et étrangères à la vraie foi, qui ont terni la noble beauté des vérités divines, nous avons décidé de rejeter, comme il convenait de le faire, ces mêmes Constitutions pour l'édification et la sécurité du peuple très chrétien, en désapprouvant absolument les élucubrations des mensonges hérétiques et nous appuyant sur le pur et complet enseignement des apôtres. 

Nous confirmons aussi tous les autres saints canons, qu'édictèrent nos saints et bienheureux pères, c'est-à-dire, les trois cent dix huit saints pères réunis à Nicée, ceux d'Ancyre, de plus ceux de Néocésarée, de même ceux de Gangres, de plus ceux d'Antioche de Syrie, et aussi ceux de Laodicée de Phrygie; de plus, les cent cinquante pères, qui se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu et les deux cents, rassemblés la première fois à Ephèse, et les six cent trente saints et bienheureux pères de Chalcédoine : de même ceux de Sardique, de plus ceux de Carthage, et aussi ceux qui de nouveau se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu sous Nectaire évêque de cette ville impériale et Théophile feu l'archevêque d'Alexandre. Mais aussi les canons de Denys qui fut archevêque de la grande ville d'Alexandre et de Pierre qui fut archevêque d'Alexandrie et martyr, de Grégoire le thaumaturge, qui fut évêque de Néocésarée, d'Athanase archevêque d'Alexandre, de Basile archevêque de Césarée en Cappadoce, de Grégoire évêque de Nysse, de Grégoire le Théologien, d'Amphiloque d'Iconium, de Timothée le premier qui fut archevêque d'Alexandre, de Théophile archevêque de la même grande ville d'Alexandrie, de Cyrille archevêque de la même Alexandrie et de Gennade qui fut patriarche de cette ville impériale gardée de Dieu : de plus, le canon édicté par Cyprien, qui fut archevêque du pays de l'Afrique, et par son synode, canon qui resta en vigueur selon la tradition dans les territoires seuls de ces évêques. Il n'est permis à personne de falsifier les canons énumérés plus haut, ou de les déclarer nuls ou d'admettre d'autres canons que ceux-là, composés en contrefaçon par ceux qui ont essayé d'exploiter la vérité. Si quelqu'un est convaincu d'innover à propos de quelque canon ou d'essayer de le tourner, il aura à répondre de ce même canon, soumis à la peine que ce canon impose et guéri par ce canon même contre lequel il a péché. 
 


 

Source: site: http://www.spiritualite-orthodoxe.net

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