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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 14:04
Si vous cherchez la vérité, peu importe le chemin sur lequel vous vous trouvez, tôt ou tard, vous arriverez à Dieu.(P. John)

Si vous cherchez la vérité, peu importe le chemin sur lequel vous vous trouvez, tôt ou tard, vous arriverez à Dieu.(P. John)

En France aujourd'hui: Saint PATROCLE, ermite en Berry    († VIe  s.)

 

Mémoire des saints:

PONTIEN, pape de Rome et martyr († 235)

SÉVERIN, EXUPÈRE et FÉLICIEN,   martyrs à Vienne († 170)

BUDOC, évêque de Dol († VIIe s.)

Mémoire du saint prophète ABDIAS    († IXe s. av. J.-C.)

 

 

En hommage aux familles endeuillées,
en partage avec les Artisans de Paix,
ce petit texte absolument merveilleux...
 
Très fraternellement,
 
Paula Kasparian
Présidente des "Artisans de Paix"
 
 
 

“Vous n’aurez pas ma haine”

Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son coeur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès.

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.

 

 

Il n'y a rien qui soit aussi bénéfique pour l'âme que de se retirer dans le silence en Dieu.(P. John)

Il n'y a rien qui soit aussi bénéfique pour l'âme que de se retirer dans le silence en Dieu.(P. John)

Livre des Proverbes 31,10-31.

Qui peut trouver une femme forte ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.
Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit.
Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.
Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.
Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :
« Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses ? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Vincent de Paul

(1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses 
Entretiens ; avis à A. Durand, 1656 (Seuil 1960, p. 320) 


 

« A quoi pouvons-nous comparer le Règne de Dieu ? »

 

N'ayez point la passion de paraître supérieur, ni le maître.

Je ne suis pas de l'avis d'une personne qui me disait, ces jours passés, que, pour bien conduire et maintenir son autorité, il fallait faire voir que l'on était le supérieur.

Ô mon Dieu ! Notre Seigneur Jésus Christ n'a point parlé ainsi ; il nous a enseigné tout le contraire de parole et d'exemple, nous disant que lui-même était venu, non pour être servi, mais pour servir les autres, et que celui qui veut être le maître doit être le serviteur de tous

(Mc 10,44-45)... 

Pour cela, donnez-vous à Dieu, afin de parler dans l'esprit humble de Jésus Christ, avouant que votre doctrine n'est pas vôtre, ni de vous, mais de l'Évangile.

Imitez surtout la simplicité des paroles et des comparaisons que Notre Seigneur fait dans l'Écriture Sainte, parlant au peuple.

Hélas ! quelles merveilles ne pouvait-il pas enseigner au peuple !

Que de secrets n'eût-il pas pu découvrir de la Divinité et de ses admirables perfections, lui qui était la Sagesse éternelle de son Père !

Cependant, vous voyez comme il parle intelligiblement, et comment il se sert de comparaisons familières, d'un laboureur, d'un vigneron, d'un champ, d'une vigne, d'un grain de moutarde.

Voilà comme il faut que vous parliez, si vous voulez vous faire entendre au peuple, à qui vous annoncerez la parole de Dieu. 

Une autre chose à laquelle vous devez faire une attention toute particulière, c'est d'avoir une grande dépendance de la conduite du Fils de Dieu ; je veux dire que, quand il vous faudra agir, vous fassiez cette réflexion :

« Cela est-il conforme aux maximes du Fils de Dieu ? » Si vous trouvez que cela soit, dites :

« À la bonne heure, faisons » ;

si au contraire, dites :

« Je n'en ferai rien. »

De plus, quand il sera question de faire quelque bonne œuvre, dites au Fils de Dieu :

« Seigneur, si vous étiez à ma place, comment feriez-vous en cette occasion ? comment instruiriez-vous ce peuple ? Comment consoleriez-vous ce malade d'esprit ou de corps ? »... 

Cherchons à faire que Jésus Christ règne en nous.


 

Attentats du 13 Novembre 2015 à Paris / Déclaration de Mor Philipose-Mariam, Métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone / Programme des Prières pour les victimes,la France et les pays touchés par l’horreur du terrorisme

Frères et sœurs en Christ, chers amis. Aloho m'barekh .

Dans la situation tragique qui, à travers les évènements de cette nuit, frappe l'humanité toute entière, soyons unanimes pour rendre un Hommage Universel aux victimes des attentats à Paris . 

J'appelle nos fidèles et amis de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone*  à la prière pour eux, leurs familles, nos bourreaux et la France.

Nous sommes profondément triste et atterré  pour ce qui s'est passé hier soir ! 

Seigneur, prenez pitié de toutes les victimes du Bataclan, des blessés, des mourants, des estropiés, de ceux qui, morts sont en chemin vers Vous l'Auteur de la Vie! 

Seigneur,  pitié pour  la France! Seigneur  pitié pour les djihadistes et tous extrémistes dont les cerveaux sont  conditionnés pour le crime ! "L'Esprit souffle où Il veut" ! Envoyez sur chacun d'eux la lumière de Votre Esprit Saint et vivifiant pour les libérer de cet asservissement criminel de la pensée , les libérer de l’emprise de l’obscurantisme et du fanatisme! 

Assez ! Assez de violence et de morts partout ! Que nous choisissions la Vie !

Vierge Sainte, Reine de France, Saintes et Saints de France et du monde, frères aînés Martyrs contemporains de la Foi et Témoin du Christ Prince de la Paix et de Son vivifiant Evangile, priez pour nous ! 

Mère de Miséricorde, écrasez le serpent sous votre  talon, nous vous en supplions !

Saint Thomas Apôtre des Indes et de ses missions, Saint Iréné, Saint Hilaire et tous les Témoins de l'Evangile d'Amour, de Justice et de Paix, intercédez pour nous !

Nous sommes en communion de pâtir et de prière avec les familles des victimes. 

Nous vous invitons nos fidèles et amis de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone à une grande union de prières pour les victimes, leurs familles, leurs bourreaux et pour la France.

Pensons aux demandes réitérées de la Mère de Miséricorde dans toutes ses apparitions pour revenir en vérité à son Divin Fils.

Pensons à nos frères et sœurs martyrs de par le monde, confions à leurs intercessions d'aînés dans la Foi notre Occident trop souvent apostat...

Face à l'horreur, je me souviens de ce témoignage d'Alexandre Solejenitsine:

"Oublier Dieu mène un pays à la guerre, à la révolution: 

Il y a plus d'un demi-siècle, alors que j'étais encore enfant, je me souviens avoir entendu un certain nombre de personnes âgées offrir l'explication suivante pour les grands désastres qui s'étaient abattus sur la Russie : 

-"Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé." 

Depuis lors, j'ai passé à peu près 50 années de travail sur l'histoire de notre révolution; dans ce processus, j'ai lu des centaines de livres, j'ai recueilli des centaines de témoignages personnels, et j'ai déjà contribué par 8 volumes de mes propres mains à l'effort de déblayer la gravats laissés par ce bouleversement. 

Mais si l'on me demandait aujourd'hui de formuler de façon aussi concise que possible la cause principale de la révolution ruineuse qui a englouti quelque 60 millions de nos concitoyens, je ne pourrais pas être plus précis que de répéter: 

"Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."(Soljenitsine)

N'ayons pas peur ! Ne nous laissons pas gagner par la peur, le Christ a vaincu la mort et les forces de mort ! Ne nous laissons pas diviser ! Rangeons nous résolument dans la phalange des Saints, de ceux qui tournent le dos à la mort et à une civilisation mortifère pour se tourner vers la Vie !...
 

Après une Réunion de Prière ce soir à Limoges, je rentrerai dans la nuit au Monastère pour être avec mes frères et conduire des prières publiques pour la France et le monde.

Votre fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose Mariam, métropolite.

De Jauldes ce 14.XI.15

 

Prière en temps de guerre et Prière pour la France

 

Suplions le Seigneur!
Kourie Eleison!

 

O Seigneur, Dieu des armées,
Dieu de notre salut, 
Qui, seul fais des miracles,
regarde tes humbles serviteurs
avec miséricorde et bonté,
et dans Ton Amour pour l'humanité, 
écoute-nous, et aie pitié de nous:
car nos ennemis se sont réunis contre nous, 
pour nous détruire et apporter la ruine à nos sanctuaires.

Aide-nous, ô Dieu notre Sauveur, 
et délivre-nous, pour la gloire de Ton Nom,
et que les paroles de Moïse au peuple israélite
s'appliquent à nous: "Voici, restez fermes 
et vous verrez le salut qui vient du Seigneur.
Le Seigneur combattra pour vous."

Oui, Seigneur Dieu, notre Sauveur,
notre force, notre espoir et notre protection,
ne Te souviens pas des dérèglements 
et de l'injustice de Ton peuple, 
ni ne Te détourne de nous dans Ta colère,
mais dans Ta miséricorde et Ta bonté, 
visite Tes humbles serviteurs 
qui se prosternent devant Ta miséricorde; 
Lève-Toi pour venir à notre aide, 
et accorde à nos guerriers triomphe en Ton Nom, 
et pardonne les transgressions
de ceux que Tu as appelés 
à laisser la vie dans la bataille, 
et au jour de Ta juste rétribution, 
donne-leur des couronnes incorruptibles,
Car Tu es la protection et la victoire 
et le salut de ceux qui espèrent en Toi, 
et nous Te rendons gloire, 
Père, Fils et Saint Esprit, 
et maintenant et toujours,
et dans les siècles des siècles.

 

Amîn!

 

Prière pour la France

 


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi qui es venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Toi qui es monté librement sur la Croix pour tous les humains; Toi qui, dans Ton amour ineffable et Ton indicible compassion, veilles au bien et au libre salut de chacun; Toi qui es invisiblement présent dans ton monde et dans notre pays par le Corps de ta sainte Eglise, accepte les prières de supplication et de louange que nous T’adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée. Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Ta Mère très pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine Egale-aux-apôtres dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Ton ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : éclaire, inspire, convertis et sauve notre patrie la France, ceux qui la gouvernent et tout son peuple. A nous qui Te supplions dans la vraie Foi, accorde la grâce du non jugement, la conscience libre, la force du Saint Esprit pour témoigner de Ta vérité dans la paix qui vient de Toi. Accorde-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Ton pardon. Donne-nous de Te glorifier et de Te célébrer pour la bienveillance que Tu manifestes à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple. Inspire-nous de Te célébrer en premier lieu pour la révélation que Tu as donnée de toi-même à nos Pères et à ceux qui, en ce jour, sur cette même terre bénie de France, Te confessent avec Ton Père coéternel et Ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen ! 
 

 

Kourie eleison ! Kourie eleison ! Kourie eleison ! 
car Tu es le Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes et nous Te rendons gloire, ô Christ notre Dieu, avec Ton Père coéternel et Ton Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !
Amîn !

 

 

 

 

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*l'Eglise Syrio-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

+++

 

Programme des Prières pour les défunts, les blessés, les victimes de l’attentat parisien du 13 Novembre à Paris et leurs familles. Prières pour la France et les pays touchés par l’horreur du terrorisme :

 

¤Au Monastère Syriaque :

*Tous les jours jusqu’au 22 Novembre après les Offices 

*Dimanche 22, Messe de suffrage à 10h30

Adresse:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

¤Dordogne :

*Samedi 21 Novembre, Messe de Suffrage à 10h 30

Adresse:

Sanctuaire marial N-D de la Très Ste Trinité

 Ermitage St Colomban

Puyroudrier

24530 LA CHAPELLE FAUCHER

Tel: 05.45.37.35.13

ou: 06.48.89.94.89

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

¤Charente :

*Dimanche 22 Novembre, Messe de suffrage à 10h 30

Adresse:

Maison Notre-Dame

Le Bourg

16560 JAULDES

Tel: 05.45.37.35.13

ou: 06.48.89.94.89

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

Attentats du 13 Novembre 2015 à Paris / Déclaration de Mor Philipose-Mariam, Métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone / Programme des Prières pour les victimes,la France et les pays touchés par l’horreur du terrorisme

Echos des nombreux messages de condoléances et  de Sympatie  que nous font parvenir des amis du monde entier (Par ordre d'arrivée):

Dès le 13 dans la nuit , depuis le Kerala pour l'Eglise-mère Malankare Orthodoxe , ceux de Mr G Alexander, Président de l'OCP:

Cher et respecté Éminence.

Nous sommes attristés par les  récentes attaques terroristes à Paris.

Que Dieu ait grande Miséricorde à notre peuple. Je souhaite tout le meilleur pour l'avenir. Chacun d'entre vous sont dans nos prières prayers.  

Nous demandons des prières pour les victimes d'attentats  terroristes.

Que leurs âmes reposent éternellement en paix !

Georges Alexander

***

Extrait des condoléances que nous envoie  Son Eminence Mor Melethius, Métropolite de notre Eglise-mère Malankare Orthoxe à Trisshiur:

 

Votre Eminence, Barekmor
...
En ce qui concerne tot il assassinat tragique de personnes innocentes en France, je suis profondément blessé et prie Dieu qu'Ildonne du courage à tous les citoyens pour faire face à l'une des situations les plus difficiles de son histoire.

Il est triste de constater que ces gens prétendent agir au nom de Dieu. C'est une contradiction. Dieu ne peut être gmorifié par le meurtre de sa propre création. Il n'approuve pas la haine, mais seulement l'amour et  la miséricorde.

Ces gens ne croient pas en Dieu, seulement en eux-mêmes et peuvent être seulement considérées comme des personnes atteintes par une forme de maladie de l'esprit.

En tout cas, je partage la douleur du peuple de votre grand pays.


...
Je présente à Votre Eminence, et votre troupeau dans mes prières devant notre Seigneur
Avec amour et prières fraternelles.
+Mor Melethius 

 

 

***

Depuis le Congo:

 

Eminence.

je viens d'apprendre le deuil qui vous a frappé .

Très peiné par cette
cruelle nouvelle , je vous prie , Monseigneur d'accepter , avec mes
condoléances émues , l'expression de ma très sincère et attristée
sympathie .

Père clément mastaki ,RD.congo .

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Le hashtag #PrayforParis vous indispose ? Voici le message d’une jeune étudiante catholique en réponse à l’article d’un contributeur deLibération.

Cher journaliste,

Vous avez certainement la plume plus habile que la mienne et l’esprit plus aiguisé à cet exercice, mais l’envie de répondre est bien trop forte.

Lorsque les attentats ont frappé la France, lorsque Daesh a revendiqué cet acte, vous oubliez de petites choses anodines.

Vous oubliez que ce prétendu « État islamique » a visé Paris, symbole de la France, qui « porte la bannière de la croix ». Vous oubliez également qu’il n’est nullement fait mention de « Français », de « jeunes », mais de « croisés », comme une réponse aux croisades menées dans des temps anciens contre les « hérétiques » d’alors.

Si vous pensez que « la croix » est une faucille et un marteau, je vous invite à rouvrir vos livres d’Histoire. Pas ceux d’aujourd’hui qui sont affligeants tant ils sont pauvres, mais un vieux Lagarde et Michard qui traîne sûrement dans une bibliothèque.

Car vous parlez de la France laïque, depuis 1905, depuis 1789.
Vous semblez penser que la France a toujours été laïque.
Mais vous semblez oublier que ceci n’est pas la France qui s’est construite en 1789, mais simplement une idée de la République.

Vous oubliez aussi qu’avant 1905, des prêtres ont éduqué les Français, car il n’y avait pas autant d’instituteurs que de nos jours. Ils leur ont appris à lire, écrire, compter et penser suffisamment pour qu’un jour ils rejettent la main qui les avait nourris.

Et la République de 1789… Vous semblez également oublier qu’elle fut fondée par de nombreux déistes, lorsqu’ils n’étaient pas chrétiens. Le culte de l’Être Suprême vous parle-t-il ? Le « Grand Horloger » de Voltaire également ? Robespierre lui-même était déiste, quel culot ! En 1793, la guillotine vous aurait tendu les bras pour avoir tenu de pareils propos !

En parlant de « votre » France de 1789, vous rasez près de 1 789 années d’Histoire, pendant lesquelles la religion chrétienne, catholique, a guidé un peuple et un Royaume.

Reniez-les si cela vous rassure, elles existeront toujours. Tant que Fontainebleau, Versailles, le Louvre et les châteaux de la Loire existeront, tant que la crème Chantilly existera, tant que Notre-Dame et la Sainte Chapelle se dresseront, tant que la France aura ces frontières géographiques.

Reniez cette France aux racines catholiques, mais elle perdure. Des milliers d’Asiatiques déferlant l’été en Île-de-France le comprennent mieux que vous.

Vous oubliez que la France n’est un pays laïque que depuis 110 ans. Une Jeanne Calmant. C’est tout. Avant, ne vous en déplaise, la France a grandi dans un giron chrétien.

En reniant cette France, votre texte rejette le patrimoine français et pour aller plus loin, il rejette les Français dans ce qu’ils ont de plus profond : leur culture, leurs racines, leur Histoire. C’est grave.

En reniant cette France, vous reniez la France

Même si aujourd’hui le culte est moins prépondérant, ce hashtag prouve le besoin de spiritualité des hommes, ce désir qu’ils ont de s’élever bien plus haut que notre basse terre, et qu’ils savent qu’il y a, quelque part, un « Grand Horloger » que l’on peut prier lorsqu’on ne se sent pas bien, lorsqu’on est triste, lorsqu’on a perdu des amis.

En refusant leurs prières, vous refusez leur tristesse, leur deuil.

Vous oubliez également, dans votre petit laïcardisme forcené, que « prier » n’est pas réservé aux catholiques et aux chrétiens qui ont fondé la France moderne.

Prier est aussi valable pour les juifs, les bouddhistes, les païens de toutes sortes. Les rejeter, c’est rejeter des cultures, des identités, des valeurs qui font notre civilisation actuelle, et cette France cosmopolite que vous aimez tant. Et qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs, vous insultez tous ceux pour qui la religion est une culture, une liberté, des racines, un avenir.

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines. Vous avez certainement oublié que l’on dit de la France qu’elle est « Fille aînée de l’Église » et qu’en cela, elle est une ennemie pour Daesh. Vous oubliez que c’est la France chrétienne qui est partie en croisades et non une France libertine, prônant le sexe et l’alcool.

Enfin, vous commettez une dernière erreur : aucun croyant n’est obligé de prier. C’est votre cécité laïcarde qui vous empêche de voir cet acte gratuit, bienveillant, généreux, amical de la prière. Laissez-nous prier, comme on vous laisse aller boire un verre en terrasse, pensant qu’il s’agit là d’un acte de bravoure. Cela ne changera rien à votre vie : la preuve, nous n’avez pas changé vos habitudes.

Laissez-nous prier… Vous ne ressentirez rien, sauf peut-être un jour la grâce de comprendre ce que signifie la prière pour des millions de croyants dans le monde, toutes religions confondues.

Donc je ne suis pas d’accord, je n’arrête pas mes prières.

Cela vous fait mal au bide de penser que des milliers de personnes prient pour les victimes ? Cela ne va pas s’arrêter, car la prière est inusable. Il y a même des gens qui ne font que cela toute la journée ! Cela doit être terrible pour vous d’y penser ! Mais ceci fait des millénaires qu’on le fait, et on n’est pas prêts d’arrêter.

J’ai prié pour Paris, pour les victimes, pour la France, pour les terroristes. Maintenant je vous rajoute à ma liste. Ne râlez pas, cela me fait vraiment plaisir et personne ne m’y oblige !

Occupez-vous de votre foie, laissez-moi gérer ma foi.

Baisez, buvez, moi je prie.

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« Mon Dieu, vous êtes la Bonté en sa source essentielle.

Vous ne la recevez de personne, vous la possédez en même temps que votre être ; elle est votre être même ; vous êtes bon comme vous êtes, autant que vous êtes, aussi longtemps que vous êtes ; vous êtes bon depuis toujours, pour toujours, éternellement, immuablement, infiniment.

Être et être bon, pour vous, cela ne fait qu'un : la bonté c'est votre être et votre être est la Bonté même.

Toute bonté finie vient de votre Bonté infinie, elle en est une dérivation, un ruisselet, une gouttelette.

Elle n'est que ce que vous lui donnez d'être, elle est seulement si elle se rattache à vous, elle cesse dès qu'elle coupe le lien.

Toutes ces bontés finies m'attirent ; je les aime, je voudrais m'en emparer, je les poursuis, je m'épuise à ces poursuites le plus souvent irréalisables, et qui, réalisées, me laissent si vide et si altéré, et je néglige la Réalité sans bornes, pouvant seule me combler et s'offrant à moi.

Pourtant, c'est vous que je désire et recherche en ces formes mêlées ; je les aime uniquement que pour ce qu'elles me représentent de votre seule vraie bonté.

Vous êtes le seul vraiment aimé et désiré, et le mouvement des êtres, partant de ce désir, cesserait si vous cessiez d'être le Bien qui se donne.

Car la bonté, c'est le don de soi.

La Bonté infinie, c'est le don total de soi, sans bornes, sans réserves, ni dans la durée ni dans l'espace ni dans la communication de ce que l'on a et de ce que l'on est.

La Bonté se donne comme le soleil brille, rayonne et éclaire, comme le feu réchauffe, comme la source se répand.

Et vous êtes cette Bonté, ce Don de soi, cette Lumière, cette Chaleur, cette Source répandue.

Et vous m'avez posé en face de vous, moi, petite chose vide, froide, obscure, égoïste, pour accueillir, selon la mesure de mon être possible, votre Être qui est tout cela et veut me combler de lui. »

Dom Augustin Guillerand (1877-1945), Écrits spirituels Tome I (Prière de louange), Benedettine di Priscilla, Roma, 1966.

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

UN MOI MARIAL EN PLEIN "AVENT":

L'Église copte possède un vrai mois marial pendant le temps de l’Avent, le mois de Kiahk, le quatrième mois du calendrier copte. Il prépare la fête de Noël, fête du Christ qui naît et de Marie qui le met au monde.

Le jeûne qui précède Noël dure 46 jours et a une forte coloration mariale. Les Coptes l’appellent le « jeûne de la Vierge » et ils affirment que la Vierge l'aurait pratiqué un mois et demi avant la naissance de son Fils. Ibn Siba au XIVe siècle décrit ainsi la croyance traditionnelle :

« Le jeûne de Noël eut ainsi son origine : Notre Dame, Mère de la lumière, était dans le septième mois et demi de sa grossesse, à la suite de l’Annonciation. (…) Elle prétendait être vierge, et elle avait cependant été trouvée enceinte. Étant donné que de tels reproches étaient continuels, elle jeûna pendant un mois et demi, en pleurant et en se désolant à cause des insultes ».

Les Coptes célèbrent le mois marial avec une veillée nocturne quotidienne qui s'étend sur tout le mois de Kiahk et qui s'ajoute au cours normal de l’office. Pendant cette veillée ils chantent les « Theotokies » et autres textes de la "Psalmodie de Kiahk".(Gabriele Giamberardini dans " Il culto mariano in Egitto" , Jérusamem 1974.)

L'Eglise Russe orthodoxe

fait aujourd'hui (19 novembre) mémoire de  

Saint  PHILARÈTE,

un Métropolite de Moscou1

Saint Philarète fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle. Né en 1782, à Kolomna, près de Moscou, dans une famille sacerdotale, il fut baptisé sous le nom de Basile. Il entra à l'âge de neuf ans au séminaire local et continua ensuite son instruction ecclésiastique dans le séminaire installé auprès de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Le métropolite de Moscou Platon, qui résidait fréquemment à la Laure, remarqua les aptitudes extraordinaires du jeune séminariste, tant pour l'apprentissage des langues anciennes, quen théologie et poésie, et il le prit sous sa protection. Malgré ses talents, Basile restait pieux, calme et modeste, et jouissait de l'estime générale. Ayant terminé ses études, premier de sa promotion, on lui confia aussitôt l'enseignement du grec, langue qu'il écrivait et parlait couramment, et de l'hébreu. Orateur d'esprit fin, sachant enflammer les âmes d'amour pour la vertu, il fut bientôt désigné comme prédicateur à la Laure et nommé professeur de rhétorique. Son bienfaiteur, le métropolite Platon, qui était considéré comme un grand théologien et orateur, écrivait à son propos: « Moi, j'écris comme un homme, mais lui il écrit comme un Ange. » Encouragé par le Métropolite et après mûre réflexion, accompagnée de luttes intérieures, le brillant professeur fut tonsuré moine, sous le nom de Philarète, et ordonné Diacre quelques jours après (1808). Transféré, un an plus tard, au Séminaire de Saint-Pétersbourg, il y remplit les fonctions d'inspecteur et de professeur de philosophie; et après son ordination sacerdotale, il enseigna, à l'Académie théologique, l'Écriture Sainte, l'Histoire ecclésiastique, le Droit canonique et la Théologie dogmatique. Il continuait de plus sa prédication et sa voix, résonnant dans les grandes cathédrales, attirait de nombreux admirateurs. Il entretenait des relations avec les écrivains illustres de ce temps, comme Pouchkine, qu'il avait réconforté par un admirable poème et qui lui écrivit avec reconnaissance: « Le poète, saisi de frayeur sacrée, écoute religieusement la harpe de Philarète. »

Élevé à la dignité d'Archimandrite à l'âge de trente. ans, il fut bientôt nommé recteur de l'Académie théologique et supérieur d'un grand monastère de Novgorod. Infatigable dans les travaux intellectuels comme dans les responsabilités administratives, il menait ordinairement de front trois ou quatre besognes à la fois. Son disciple, l'archimandrite Photius, le décrit en ces termes: « Il avait toujours le visage clair et joyeux, les yeux perçants, l'air ascétique et sévère, mais agréable; son allure était lente et majestueuse. Sa voix était douce et fine, mais bien claire. Il parlait avec finesse et sagacité, et disposait les étudiants à l'écouter avec entrain, au point d'oublier l'heure du repas. La force, la beauté, la dignité et la gloire de l'Académie théologique étaient alors concentrées en Philarète. » Unissant une rare érudition à une fervente piété, il tâchait de communiquer avant tout à ses auditeurs, ou aux lecteurs de ses ouvrages qui restent des classiques de la littérature orthodoxe, l'"esprit de l'0rthodoxie", c'est pourquoi il fut, dès son vivant, considéré comme un véritable Père de l'Église et surnommé: le "nouveau Chrysostome".

Après avoir reçu la dignité de Docteur en Théologie, Philarète fut consacré Evêque à l'âge de trente-cinq ans seulement (1817). D'abord vicaire du Métropolite de Saint-Pétersbourg, il devint bientôt Archevêque de Tver, puis de Iaroslav et, au bout de cinq ans, il fut élevé au poste de Métropolite de Moscou et de Kolomna, charge qu'il occupa jusqu'à son trépas.

Comme Hiérarque, il administrait son diocèse avec la même énergie, qu'il avait manifestée en tant que recteur de l'Académie. Dès qu'il fut nommé à Tver, par exemple, il parcourut en cent jours cet immense diocèse, en prêchant dans toutes les églises. À la tête du diocèse de Moscou, il oeuvra avec persévérance pour corriger les défauts du Clergé. Exigeant pour la rigueur morale de ses Clercs, il n'hésitait pas à leur infliger des peines canoniques; mais il savait tempérer cette sévérité en subvenant personnellement aux besoins matériels des familles des Clercs suspendus. Travaillant sans relâche, il ne s'accordait jamais de loisirs, et nul ne savait quand il donnait, car quel que fût le moment du jour ou de la nuit auquel son serviteur se présentât, il le trouvait toujours à sa table de travail. Il rédigeait des ouvrages de théologie, des manuels, des articles; mais donnait surtout le meilleur de lui-même en d'admirables sermons2. Il laissa également une immense correspondance, contenant de précieuses instructions sur tous les sujets d'ordre ecclésiastique. Il fut par ailleurs l'initiateur de la traduction en russe de la Bible, tâche de longue haleine, à laquelle il contribua en traduisant lui-même plusieurs livres, et qui ne put être achevée qu'au bout de cinquante ans, à cause de l'opposition du tsar et de certains milieux ecclésiastiques. Et ce fut grâce à son soutien et à sa collaboration que les Startsi du Monastère d'Optino purent publier leurs traductions des Pères de l'Église, qui allaient devenir le moteur d'un grand mouvement de réveil spirituel en Russie (cf. 10 oct. sup.). Sachant consulter ses collaborateurs et recevant avec humilité leurs critiques, le Saint Hiérarque était doux et patient envers ses ennemis et endurait avec tolérance les accusations les plus injustes; mais il se montrait en revanche inflexible quand il s'agissait des Saints Dogmes, des commandements de Dieu ou de la tradition de l'Église. Il employait tous ses revenus à des oeuvres de bienfaisance, s'arrangeant pour que ses bienfaits restent toujours secrets, et c'est avec ses propres ressources que fut construit un grand hospice pour les orphelins et les enfants de familles ecclésiastiques pauvres. A partir de 1819, il devint membre du Saint-Synode. Nulle question n'échappait à sa compétence. On le consultait même quand il n'assistait pas aux sessions; et il ne manquait jamais de donner aux problèmes les plus embrouillés une solution juste et sagement fondée sur les principes canoniques.

Ascète de nature, le Saint Métropolite aimait à se retirer dans la solitude pour se consacrer à la prière et à la contemplation. C'est pour satisfaire cette inclination, qu'il fonda la skite de Gethsémani, près de la Laure de la Trinité, où il passait souvent quelques jours dans une simple cellule monastique. Débordant de charité divine, ses yeux luisaient de larmes, dès qu'il était question d'une bonne oeuvre, de bonne intention ou de bons sentiments. Il s'efforçait d'accomplir tout ce qu'il enseignait aux autres et s'attirait ainsi l'attachement indéfectible de ses fidèles, qui demandaient ses prières, lesquelles étaient souvent couronnées par des Miracles.

Ayant brillé pendant un demi siècle comme un flambeau de la grâce sur la lampe de l'Eglise, Saint Philarète remit en paix son âme à Dieu, le 19 novembre 1867, à l'âge de quatre vingt-cinq ans. Quelques mois auparavant, il avait vu en rêve son père qui lui avait recommandé d'observer la "date du 19!"

1. Il a été glorifié par le Patriarcat de Moscou en 1994. Nous résumons ici sa biog
raphie parue dans Contacts 61 (1968).
2. Un recueil choisi de ces sermons a été traduit en français au siècle dernier par A. Serpinet (Paris, 1866).

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

En plus du shéma de prière que je vous proposais 

ces jours-ci, voici une belle prière proposée 

par Mgr Michel Aupetit, 

évêque Catholique-Romain 

de Nanterre :

Ô Sainte Vierge Marie,

Vous étiez au pied de la Croix le cœur transpercé par la douleur de voir votre Fils Jésus déchiqueté par le fouet, cloué sur la croix où Il devait mourir.

Vous comprenez l’atroce souffrance de ceux qui ont été touchés par la haine aveugle qui vient de s’abattre sur notre pays et sa capitale Paris.

Vous êtes restée debout pour montrer qu’au-delà de l’Amour crucifié il y a l’espérance qui sait que tout ne se termine pas par la mort, que Dieu n’a jamais dit son dernier mot.

Ce mot, c’est le Verbe qui a pris chair en vous pour nous révéler la vérité de Dieu qui est Amour et qui est Vie.

Ô Mère de Miséricorde, venez consoler notre détresse, nous rappeler que la Résurrection de votre Fils a définitivement scellé la victoire de l’amour sur la haine et de la vie sur la mort.

Vous, qui avez recueilli cette phrase de Jésus à son Père : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », priez pour nous afin que nous arrivions à pardonner sans que l’esprit de vengeance ronge notre cœur.

Enfin, vous qui êtes la Sainte Patronne de la France, que votre prière maternelle nous aide à retrouver et à vivre cet Évangile qui a façonné depuis tant de siècles l’âme de notre pays.

Amen

+ Michel Aupetit

Jeudi 19 NOVEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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