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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:19
La vie est une aventure, ose-la ! (Mère Teresa .)

La vie est une aventure, ose-la ! (Mère Teresa .)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-17.

Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, dans la force de sa puissance.
Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable.
Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air.
C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout.
Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice,
et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix.
Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin.
Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,23-35.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents.
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait.
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. "
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. "
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. "
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette.
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé.
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? "
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. "

Nous pouvons aussi être dérangés par la pensée que notre vie n'a été rien d'autre qu'une suite d'erreurs, un enchaînement de trahisons, une longue suite d'échecs.. Si nous nous tournons vers Dieu avec une telle clairvoyance, Il va infailliblement y trouver une ouverture pour Sa grâce. De la sorte, nous serons en mesure de prendre un nouveau départ pour notre vie, car nous saurons que notre Dieu répondra. Mais pour qu'Il visite quelqu'un avec Sa grâce, Il requiert notre coopération préalable. (Archimandrite Zacharias, in "Souviens-toi de ton premier amour" (Apoc. 2,4-5), les 3 étapes de la vie spirituelle dans la théologie de l'Ancien Sophrony)

Nous pouvons aussi être dérangés par la pensée que notre vie n'a été rien d'autre qu'une suite d'erreurs, un enchaînement de trahisons, une longue suite d'échecs.. Si nous nous tournons vers Dieu avec une telle clairvoyance, Il va infailliblement y trouver une ouverture pour Sa grâce. De la sorte, nous serons en mesure de prendre un nouveau départ pour notre vie, car nous saurons que notre Dieu répondra. Mais pour qu'Il visite quelqu'un avec Sa grâce, Il requiert notre coopération préalable. (Archimandrite Zacharias, in "Souviens-toi de ton premier amour" (Apoc. 2,4-5), les 3 étapes de la vie spirituelle dans la théologie de l'Ancien Sophrony)

Par Saint François de Sales

(1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église 
Sermon pour le Vendredi saint, 25/03/1622 (français modernisé) 


 

Pardonner à notre frère de tout notre cœur

 

La première parole que notre Seigneur prononça sur la croix fut une prière pour ceux qui le crucifiaient ; et c'est alors qu'il fit ce qu'écrit Saint Paul :

« Aux jours où il vivait dans la chair, il offrit prières et sacrifices » (He 5,7).

Certes, ceux qui crucifiaient notre divin Sauveur ne le connaissaient pas..., car s'ils l'avaient connu ils ne l'auraient pas crucifié (1Co 2,8).

Notre Seigneur donc, voyant l'ignorance et la faiblesse de ceux qui le tourmentaient, commença à les excuser et à offrir pour eux ce sacrifice à son Père céleste, car la prière est un sacrifice... :

« Mon Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23,34).

Combien grande était la flamme d'amour qui brûlait dans le cœur de notre doux Sauveur, puisqu'au plus fort de ses douleurs, au temps où la véhémence de ses tourments semblait lui ôter même le pouvoir de prier pour lui-même, il vint par la force de sa charité à s'oublier soi-même, mais non ceux qu'il avait créés... 

Il voulait par là nous faire comprendre l'amour qu'il nous portait, lequel ne pouvait être diminué par aucune sorte de souffrance, et nous apprendre aussi quel doit être notre cœur à l'endroit de notre prochain... 

Or, ce divin Seigneur s'étant employé à demander pardon pour les hommes, il est tout certain que sa demande lui fut accordée, car son divin Père l'honorait trop pour lui refuser quelque chose de ce qu'il lui demandait.

 

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
LES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE
L’honnêteté –

Évoquer les racines chrétiennes de la France, simple question d’honnêteté intellectuelle, est un hommage à tous ceux et celles qui ont contribué à répandre sur ce territoire les valeurs évangéliques, surtout l’amour de Dieu et du prochain. Innombrables les chrétiens qui, avant même que notre pays ne porte son beau nom à consonance de liberté, avant toute forme d’unité nationale et de nationalisme, avant toute liaison avec une forme de pouvoir, ont imprégné son sol et sa culture du respect de l’être humain à l’image de Dieu. Même si, à certains égards, l’évangélisation est chez nous restée superficielle et si certains comportements, comme la torture et l’exécution capitale, ont perduré quoiqu’ils contredisent l’enseignement du Sauveur, on sait très bien que les diverses communautés chrétiennes, en particulier les monastères, ont manifesté l’amour du Christ au sein de la société civile. Les racines chrétiennes de la France sont dues en grande partie à la générosité des moines. Tout le monde connaît la figure de saint Martin partageant avec un pauvre, indissociable de l’histoire de ce pays, figure de non-violence évangélique, d’amour des pauvres ; figure charismatique de thaumaturge et d’apôtre. Les valeurs mêmes du socialisme français, le propos d’organiser une société plus juste, s’enracinent dans le message évangélique qu’elles sécularisent en séparant sa dimension philanthropique de la révélation divine. Les chrétiens ont montré l’amour des pauvres, des démunis, des malades, des prisonniers. Le grand saint Germain de Paris rachetait les prisonniers civils et les prenait en charge. Les communautés chrétiennes ont été d’abord des communautés liées à l’émigration de la diaspora juive à Marseille, à Nice, à Lyon. Elles ont été marquées au sceau du martyre, celui de saint Pothin, de sainte Blandine et de tant d’autres. Elles ont été longtemps des communautés sans pouvoir, et en butte au pouvoir. Les martyrs de la Révolution française elle-même reposent dans notre sol et le fécondent spirituellement. Le christianisme a donné à ce qui serait ensuite la France des racines de sang, de prière, d’amour des ennemis. Il a promu un charisme féminin, celui qui se voit chez les grandes saintes de l’époque mérovingienne, sainte Radegonde, sainte Clothilde, sainte Geneviève : évoquer l’histoire de la France sans mentionner ces grandes civilisatrices serait donner une image gravement tronquée.

Les reliques

Récemment, on a retrouvé des reliques qui sont très probablement celles de saint Sidoine d’Aix, dans la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-sainte-Baume. Les racines chrétiennes de la France, comme d’autres pays d’Europe, sont en grande partie dues à la présence des saintes reliques. Celles-ci ne sont pas les fragments inertes d’ossements ou d’un corps desséché. Suivant notre foi, le corps des saints est imprégné par la grâce incréée : corps baptisés, corps oints du saint chrême, corps nourris du corps précieux et du sang très pur du Seigneur Jésus Christ et Dieu, ils sanctifient à leur tour ce qu’ils touchent. Notre terre est sanctifiée par les reliques de nos saints chrétiens. À diverses époques, il a été tenté d’éradiquer le christianisme précisément en brûlant les reliques ou en les jetant dans les fleuves. Ceux qui faisaient cela connaissaient très bien la valeur de ces restes bénis.

Sainte terre

Ainsi, les racines chrétiennes de notre pays, et de l’Europe, ne consistent pas seulement en idées ou en valeurs chrétiennes, en comportement évangélique : elles résident dans la puissance qui est dans le corps des saints et qui fait que notre terre est sainte. Comme Aliocha dans le roman de Dostoïevski, nous nous prosternons et nous embrassons cette terre imprégnée du sang des martyrs et foulée par les pieds de grands témoins de la Résurrection. Nous n’oublions pas que sainte Marie-Madeleine, la myrophore, l’Égale-aux-apôtres, dont les reliques sont à Vézelay, à la Sainte-Baume et à Saint-Maximin, a marché sur le sol de notre pays. On peut toujours nier ces faits, enlever le nom des saints dans nos villages et sur nos routes, il reste objectivement que nous vivons dans un pays indissociablement imprégné par la foi chrétienne, l’héritage biblique et judaïque. Les chrétiens orthodoxes eux-mêmes, quand, au cours de ce siècle, ils ont commencé à organiser des communautés, suite aux diverses formes d’émigration, ont su qu’ils venaient dans un pays dont les racines chrétiennes étaient tellement anciennes, tellement apostoliques, tellement patristiques, qu’ils pourraient s’y retrouver comme chez eux, quand ils ont parcouraient la terre de saint Jean Cassien, dont on vénère les reliques à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. Encore faut-il que les chrétiens vivant en France et en Europe dans ce 21ème siècle, loin de vaciller, entretiennent à leur tour ces saintes racines par des choix de foi…

PRIÈRE A SAINTE CÉLINE: Ô Ste Céline qui, très jeune, avez été une épouse admirable dans l'amour de votre époux,de vos enfants et le sens de l'accueil et du partage . Avec votre époux, par votre mutuelle affection et votre Foi fervente, obtîntes les grâces nécessaires à vaincre les "combats de la vie" et  vous manifestâtes l'union du Christ et de l'Eglise .  Vous et votre époux eurent à cœur l'éducation de vos enfants qui ,tous trois, devinrent prêtres et dès lors, sources de nombreuses grâces pour les fidèles du Christ, Unique et Souverain Pasteur.    Obtenez-nous de bons et Saints prêtres, configurés au Christ Bon Pasteur qui donne Sa Vie pour ses Brebis !     Le dernier nous est le plus connu, St Rémi, qui à travers son Roi, baptisa la France sur les fonds baptismaux de Reims.Priez pour notre Nation, secourez-là !

PRIÈRE A SAINTE CÉLINE: Ô Ste Céline qui, très jeune, avez été une épouse admirable dans l'amour de votre époux,de vos enfants et le sens de l'accueil et du partage . Avec votre époux, par votre mutuelle affection et votre Foi fervente, obtîntes les grâces nécessaires à vaincre les "combats de la vie" et vous manifestâtes l'union du Christ et de l'Eglise . Vous et votre époux eurent à cœur l'éducation de vos enfants qui ,tous trois, devinrent prêtres et dès lors, sources de nombreuses grâces pour les fidèles du Christ, Unique et Souverain Pasteur. Obtenez-nous de bons et Saints prêtres, configurés au Christ Bon Pasteur qui donne Sa Vie pour ses Brebis ! Le dernier nous est le plus connu, St Rémi, qui à travers son Roi, baptisa la France sur les fonds baptismaux de Reims.Priez pour notre Nation, secourez-là !

Sainte Céline,qui êtes-vous ?


Épouse, mère de Saint Rémi de Reims 
(Vème s.)

         Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon.

Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne.

Ils prirent grand soin de l'éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres.

        Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l'église Sainte-Marie de Laon.

Il devint saint Rémi, l'archevêque de Reims.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
La femme et le parfum
Évangile selon saint Marc 14, 3-9
Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.
 
Veiller sur le parfum
Je me souviens du jour, mais je n’étais pas là, où la femme au parfum déversa sur ta tête le prix de son amour, le plus tendre ornement pour parer à l’avance ton corps de Sauveur, promis à mille outrages. Ce parfum… l’as-tu senti, là-haut, sur le bois du supplice, alors que de la mort rodait déjà le fiel ? A-t-il donc adouci l’aigreur du vinaigre, racheté par avance ce goût des plus amers que tu gardais en bouche en quittant notre monde ? Le baume a-t-il agi, pour calmer les blessures ? La couronne d’épine a-t-elle pesé moins lourd sur tes cheveux perlés inondés de tendresse ? Et tes pieds fatigués d’avoir couru longtemps, usés par les chemins où tu portais ton Verbe, tes pieds ont-ils goutté un peu de cette myrrhe bénissant sans un bruit le sol profané par le sang r&eacut e;pandu alors que tu mourais ? L’espoir pouvait s’éteindre, mais le parfum lui-même gardait ta sépulture.

Je me souviens du jour, j’aurais voulu y être, où la femme, pour moi, pour nous, criait mais en silence, le regret et la peine, l’allégeance éternelle, le respect, et l’amour dans un geste parfait qui lui venait du cœur. 
Je me souviens du jour, et c’est demain, peut-être, où le flacon brisé répandra sur le monde à nouveau sa saveur. Alors tu reviendras, accueillant largement tous ceux qui sur la terre auront soigné ton corps en imitant le geste de la femme au nard pur, sur d’autres corps brisés. Heureux qui dans le monde veillent sur son parfum  !
(Source:Signe dans la Bible)
Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
LA FAMILLE

Jeu en familleAu cours de ce mois d’octobre 2016, l’Église catholique romaine réfléchit sur l’institution de la famille. Des interventions ont été demandées à des interlocuteurs délégués par plusieurs Églises orthodoxes, dont notre propre Patriarcat. Voici quelques thèmes qui ont été proposés pour cette commune réflexion chrétienne.

Institution divine

La famille est d’institution, non pas humaine, mais divine, comme le montre la parole du livre de la Genèse. À ce titre, elle est, à l’image de la Divinité, une diversité de personnes (époux et épouse, ainsi que les enfants et toute personne participant à la vie du foyer) en communion dans l’unité de nature. La famille est normative pour toutes les formes que prend la vie ecclésiale (y compris la communauté monastique, famille et fraternité selon l’Esprit) et sociale. La tradition ecclésiale et la Parole de Dieu demeurent, pour l’existence créée, la référence permanente à travers l’Histoire. La création tout entière est fondée sur la Parole de Dieu comme sur un pont au-dessus de l’abîme.

S’exercer à ressembler à Dieu

La famille conjugale et la famille ou communauté monastique suivent les mêmes principes: chasteté (consécration et sanctification de la sexualité), obéissance (au Christ et les uns aux autres dans une hiérarchie de service), pauvreté (mise en commun des biens possédés). La famille est appelée à réaliser la ressemblance de l’image trinitaire de Dieu (familles des hypostases divines) par une ascèse (exercice) continue dont l’épître et les prières du Couronnement donnent la méthode. Le renoncement à soi par amour pour Dieu et pour le prochain est la voie de la béatitude éternelle, comme l’enseigne le Christ.

Le rayonnement de la famille

La famille a, vers l’extérieur, un double rayonnement.

1) rayonnement social par l’aumône, l’hospitalité et le témoignage de foi et d’amour dans la Cité.

2) rayonnement écologique (respect des créatures, alimentation dictée par les canons de la Tradition, transformation des créatures par l’agriculture, la cuisson et l’eucharistie domestique qu’est le repas familial)

La famille et l’Église

La famille est la cellule première de l’Église. Aussi les époux participent-ils régulièrement à l’Eucharistie en tant que membres du sacerdoce royal et concélébrants sous la tête du Christ. En fait, toutes les caractéristiques de la famille dérivent de sa structure eucharistique.

Saint Hilarion, qui êtes-vous ?

Hilarion naquit en Palestine, en 293, dans le village de Thabatha, non loin de Gaza.

Ses parents païens l'envoyèrent apprendre les lettres humaines à Alexandrie. Ce fut l'occasion pour lui d'entrer en contact avec les Chrétiens et de découvrir la doctrine sublime de l'Evangile, qui a rendue folle la sagesse du monde.

Ayant entendu parler de Saint Antoine, dont la renommée brillait dans toute l'Egypte, Hilarion se mit en route pour le désert, afin de lui rendre visite. A la vue de la vie angélique que menait Antoine, il décida de rester à ses côtés, avec les autres disciples du Père des moines.

Mais comme les foules qui accouraient vers le désert pour recevoir la bénédiction du Saint empêchaient Antoine de vaquer à la prière silencieuse, il décida de partir vers les âpres solitudes du désert intérieur.

Après avoir donné à Hilarion sa tunique de crin et son manteau de peau, il envoya le jeune garçon, qui n'avait alors que quinze ans, pratiquer l'ascèse avec quelques compagnons dans le désert situé près de Meiouma, dans la région de Gaza.

Hilarion partit audacieusement engager la lutte contre les démons habitant cette effroyable solitude, où nul ne demeurait et qui n'était traversée de temps à autre que par des bandes de brigands.

Il entreprit là de réduire son corps en servitude et d'éteindre les ardeurs de la jeunesse par un jeûne sévère: Il ne se nourrissait que de quinze figues par jour, après le coucher du soleil.

Pendant la journée, il priait et chantait sans cesse les Psaumes en labourant le sol aride, afin que la fatigue du travail s'ajoute à celle du jeûne, sans produire quoique ce soit qui puisse être vendu et entraîner la tentation de l'avarice.

Le démon ainsi attaqué dans sa propre demeure par un enfant, passa à l'assaut, comme il l'avait fait pour Saint Antoine.

Il lui apparut sous forme de bêtes sauvages, tenta de lui faire peur par des bruits terrifiants et inexplicables.

Mais tout cela s'avérait inutile, car le jeune homme repoussait ses assauts par le signe de la Croix et prenait lui-même l'initiative du combat en raillant l'impuissance du Malin.

De l'âge de seize ans jusqu'à l'âge de vingt ans, il n'eut d'autre abri qu'une cabane de joncs et d'herbes marécageuses. Il se construisit ensuite une cellule si basse qu'elle ressemblait davantage à un sépulcre qu'à une maison.

Il couchait sur la terre dure, ne se lavait et ne se coupait les cheveux qu'une fois par an, le jour de Pâques. Il ne lava jamais le sac de peau que lui avait donné Saint Antoine, et ne changeait sa tunique que lorsqu'elle tombait en pièces.

Il savait toute l'Ecriture Sainte par coeur et la récitait tout haut en se tenant avec crainte, comme si Dieu était présent devant ses yeux.

De l'âge de vingt-et-un ans à celui de vingt-sept ans, il ne mangea chaque jour qu'un peu de lentilles trempées dans de l'eau froide pendant trois ans, et les trois autres années se contenta de pain avec du sel et de l'eau.

De 27 à 30 ans, il ne vécut que d'herbes sauvages; de 30 à 35 ans de pain d'orge et d'un peu d'herbes cuites sans huile.

Mais atteint alors d'une maladie et sa vue ayant baissée, il rajouta un peu d'huile à son menu et continua ainsi jusqu'à l'âge de 63 ans.

Voyant son corps s'affaiblir et croyant que sa mort était proche, il ne mangea plus de pain jusqu'à la fin de ses jours, redoublant ainsi de ferveur, comme un jeune novice, à l'âge où d'autres ont coutume de diminuer leurs austérités.

Il continua ainsi sa manière de vivre jusqu'à la mort, ne mangeant jamais qu'après que le soleil soit couché et ne rompant jamais son jeûne, ni aux jours de fêtes, ni dans ses plus grandes maladies.

Ces travaux surhumains qu'entreprit Saint Hilarion par amour de Dieu ouvrirent non seulement son coeur à recevoir la contemplation des Mystères célestes, mais la grâce recouvrit aussi son corps et lui donna le pouvoir d'accomplir des miracles pour la consolation des fidèles.

Il guérit des malades et délivra un grand nombre de possédés par des esprits impurs.

Alors qu'il n'était encore âgé que de 22 ans, sa réputation s'était déjà répandue dans toute la Palestine et même jusqu'en Egypte et en Syrie.

On accourait vers lui en foule, et nombreux étaient ceux qui lui demandaient d'embrasser la vie angélique à ses côtés; car jusqu'alors la vie monastique n'était pas encore apparue en Palestine et en Syrie.

C'est ainsi «Hilarion devint pour ces régions ce que Saint Antoine était pour l'Egypte. Il restait en relation épistolaire avec le grand Antoine.

Lorsqu'on amenait à ce dernier des malades venus de ces régions, il leur disait:

«Pourquoi vous donner la peine de venir de si loin, puisque vous avez là-bas mon fils Hilarion?»

Ceux qui embrassèrent la vie solitaire et s'installèrent dans des cellules autour de Saint Hilarion atteignirent bientôt le nombre de deux mille.

Tous le reconnaissaient comme leur Père et leur guide.

Une fois l'an, à l'époque des vendanges, Hilarion partait visiter tous les monastères. Il leur apportait alors leur subsistance pour l'année et prenait l'occasion de rassembler la foule de ses disciples.

Parvenu à l'âge de 63 ans, la multitude des frères rangés sous sa direction et les foules de malades et de fidèles, qui accouraient sans cesse de toutes parts vers sa retraite, ne lui laissaient plus un instant de répit pour vaquer à la contemplation dans le silence.

Aussi, c'est avec des larmes abondantes qu'il se souvenait de ses premières années passées dans l'ascèse, inconnu de tous.

A force de larmes, il parvint à faire accepter son départ à ses disciples. Mais le jour venu, plus de dix mille personnes voulurent le suivre partout où il se rendrait, afin de ne pas perdre la grâce qui était attachée à sa personne.

Il parvint à les persuader de s'en retourner et ne prit avec lui que quarante disciples capables de supporter de longs voyages à pieds en jeûnant tout le jour.

Comme il avait appris la mort de Saint Antoine, Hilarion se dirigea vers l'Egypte, pour vénérer les lieux qui avaient été sanctifiés par le séjour du Saint.

C'est avec abondantes larmes qu'il visita et se prosterna devant tous les lieux et les objets qu'avait touchés Antoine.

Au sortir du désert de Saint Antoine, Hilarion partit en quête de solitude. Mais où qu'il se rendit, du désert à Alexandrie, il répandait autour de lui la grâce, les miracles et les guérisons, si bien qu'on accourrait en foule et que sa renommée le devançait partout où il allait, sans jamais lui laisser de repos.

Pendant les trois années (360-363) de la tyrannie de Julien l'Apostat, le monastère de saint Hilarion près de Gaza fut détruit et ses moines dispersés, aussi le Saint décida-t-il de trouver refuge en Libye.

De là, il fit voile pour la Sicile, pensant trouver la solitude dans ces régions où il était inconnu.

Or, contraint par son amour des hommes, il chassa à nouveau les démons, guérit les malades et attira ainsi à lui les foules.

Il s'enfuit une nouvelle fois et se rendit dans un bourg de Dalmatie, région encore habitée par les barbares. Mais là encore, il mit à mort une bête monstrueuse qui effrayait les habitants, et les convertit au Christianisme.

Il prit la fuite de nuit pour échapper aux honneurs et s'embarqua sur un vaisseau marchand pour l'île de Chypre. A peine arrivé sur l'île, les possédés se mirent à crier en annonçant avec panique qu'Hilarion, le serviteur de Jésus-Christ, était venu dans l'île pour les en chasser.

Il lui fallut donc trouver une nouvelle retraite.

C'est pourquoi il se rendit dans un endroit inhabité de l'île et s'installa dans une grotte inaccessible, située au sommet d'une montagne escarpée.

Il demeura là cinq ans, visité seulement de temps à autre par son fidèle disciple Hésychius, qui venait lui donner des nouvelles de Palestine. Parvenu à l'âge de quatre-vingt ans, le corps extrêmement affaibli par ses austérités soutenues, Hilarion fit les préparatifs pour son départ et réunit autour de lui les quelques fidèles qui avaient pu atteindre sa demeure.

Alors qu'il était étendu, presque mort de corps, il gardait les yeux ouverts en disant:

«Sors mon âme, que crains-tu? Sors, de quoi as-tu peur.?

Tu as servi Jésus-Christ près de soixante-dix ans et tu crains la mort?» En achevant ces paroles, il rendit son âme à Dieu et fut immédiatement enterré par ses disciples, conformément à ses instructions, afin de ne pas recevoir les honneurs de la sépulture des Saints.

Quelque temps plus tard, Hésychius vint prendre le corps du Saint et le transporta en Palestine, pour qu'il soit vénéré par la multitude de ses disciples.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,39-48.

Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Fulgence de Ruspe

(467-532), évêque en Afrique du Nord 
Sermon I, 2-3 ; CCL 91 A, 889 (trad. Orval) 


 

« Serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1Co 4,1)

 

Pour préciser le rôle des serviteurs qu'il a placés à la tête de son peuple, le Seigneur dit cette parole que rapporte l'Évangile : « Quel est l'intendant sage et fidèle que le maître établira sur les gens de sa maison pour leur donner en temps voulu leur mesure de blé ?

Heureux ce serviteur que le maître, à son retour, trouvera occupé de la sorte »...

Si nous nous demandons quelle est cette mesure de blé, saint Paul nous l'indique ; c'est

« la mesure de foi que Dieu vous a départie » (Rm 12,3).

Ce que le Christ appelle mesure de blé, Paul le nomme mesure de foi pour nous apprendre qu'il n'y a pas d'autre blé spirituel que le mystère de la foi chrétienne.

Cette mesure de blé, nous vous la donnons au nom du Seigneur chaque fois que, éclairés par le don spirituel de la grâce, nous vous parlons selon la règle de la vraie foi.

Cette mesure, vous la recevez par les intendants du Seigneur chaque jour où vous entendez de la bouche des serviteurs de Dieu la parole de vérité. 


Qu'elle soit notre nourriture, cette mesure de blé que Dieu nous donne en partage.

Tirons-en l'aliment de notre bonne conduite afin de parvenir à la récompense de la vie éternelle.

Croyons en celui qui se donne lui-même à nous comme nourriture pour que nous ne défaillions pas en chemin (Mt 15,32), et qui se réserve comme notre récompense pour que nous trouvions la joie dans la patrie.

Croyons et espérons en lui ; aimons-le par-dessus tout et en tout

Car le Christ est notre aliment et il sera notre récompense.

Le Christ est la nourriture et le réconfort des voyageurs en marche ; il est l'assouvissement et l'exultation des bienheureux en leur repos. 
 

 

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne

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