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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:24
Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons.  Rava Bakou

Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons. Rava Bakou

Lettre de saint Jacques 2,12-17.

Frères bien-aimés, parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de liberté.
Car le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n'aura pas fait miséricorde ; la miséricorde triomphe du jugement.
Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? Est-ce que cette foi pourra le sauver ?
Si un frère ou une sœur sont dans la nudité et n'ont pas ce qui leur est nécessaire chaque jour de nourriture, et que l'un de vous leur dise :
"Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez " sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?
Il en est de même de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Par St Aphraate

(?-v. 345), moine et évêque Syriaque près de Mossoul 
Les Exposés, n°4 ; SC 349 (trad. SC p. 316) 


 

« Restez éveillés et priez en tout temps »

 

Mon ami, lorsqu'on fait le bon plaisir de Dieu, c'est de la prière, et c'est ce qui me paraît beau…

Par-dessus tout, sois assidu à la prière sans t'en lasser, comme il est écrit, car notre Seigneur a dit :

« Priez sans vous lasser. »

Sois assidu aux veilles, éloigne de toi somnolence et lourdeur, sois en éveil jour et nuit sans te décourager. 

Je vais te montrer les modes de la prière ; il y a en effet la demande, l'action de grâce et la louange (Ph 4,6) :

*la demande, quand on demande miséricorde pour ses péchés ; *l'action de grâce, quand tu rends grâce à ton Père qui est au ciel ; et

*la louange, quand tu le loues pour ses œuvres.

Quand tu es en danger,

*présente la demande ;

quand tu es pourvu de biens,

*rends grâce à celui qui donne ;

et quand tu es d'humeur joyeuse,

*présente la louange. 

Toutes tes prières, tu dois les porter devant Dieu selon les circonstances.

Vois ce que David lui-même disait à tout moment :

« Je me suis levé pour rendre grâce à tes jugements, ô Juste » (Ps 118,62).

Dans un autre psaume, il dit encore : « Louez le Seigneur depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs » (148,1). Il dit enfin : « Je bénirai le Seigneur à tout moment, à tout moment ses louanges en ma bouche » (33,2). Car tu ne dois pas prier d'une seule manière, mais selon les circonstances. 

Et moi, mon ami, j'ai la ferme conviction que tout ce que les hommes demandent avec assiduité, Dieu le leur donne.

Mais celui qui offre avec hypocrisie n'est pas agréé, selon ce qu'il est écrit :

Celui qui offre la prière, qu'il tourne et retourne son offrande, pour voir s'il ne s'y trouve pas quelque défaut, et qu'ensuite il l'offre, autrement son offrande restera à terre (cf Mt 5,23-24; Mc 11,25).

Et qu'est-ce que l'offrande, sinon la prière ?…

De toutes les offrandes en effet, la prière pure est la meilleure.

 

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

EST-IL POSSIBLE QUE DIEU CESSE D’AIMER QUELQU’UN?
Dieu est amour –

Il ne peut cesser d’aimer quelqu’un. Pourquoi? – parce que Dieu est amour (1Jn 4, 8 et 16), et Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, « sa miséricorde est éternelle » (Ps 117); parce que l’amour est toujours l’amour de quelqu’un, ou bien il n’est pas amour, donc Dieu ne peut être amour sans être amour pour quelqu’un; parce que la personne que Dieu aime ne peut jamais faire assez de mal pour que ce mal soit plus grand que l’amour que Dieu a pour elle (cf. Luc 15); parce que Dieu n’aime pas d’une façon conditionnelle: Il aime gratuitement; parce que Dieu voit toujours le meilleur de ce qui est dans la personne; or il y a toujours quelque chose de bon dans la personne, ne serait-ce que le sceau de l’image divine qui ne peut être effacé.

Pédagogie

Par amour pour quelqu’un, Dieu peut choisir de s’éloigner d’elle, de se faire plus discret, afin que cette personne se mette à sa recherche (Os 9, 15). Il arrive que Dieu en quelque sorte se cache. Et Il fait cela par pédagogie, lorsque nos péchés nous ont rendus insensibles à sa présence et à son amour. Il ne cesse pas alors d’aimer, mais Il peut cesser de manifester son amour à la personne, ou en tout cas le manifester d’une moindre façon. A la limite, son amour peut être appelé « colère », lorsque, par amour, Il nous abandonne à nous-mêmes (Héb 12, 6). Cela ne veut pas dire qu’Il ne nous aime plus, ou qu’Il cesse d’être amour; cela veut dire que son amour prend la forme d’un feu, d’une sècheresse, d’une absence quelquefois terrible, d’un désert. Il nous livre ainsi à nous-mêmes, par pédagogie paternelle, après avoir essayé d’autres moyens de nous convaincre de son amour pour nous et d’obtenir que nous l’aimions à notre tour, en réponse, librement, par amour. « Ceux que J’aime, dit-Il dans l’Apocalypse, Je les corrige »(3, 19). S’Il ne les aimait pas, Il ne s’en occuperait même plus; or, Il les corrige, Il les éprouve, par son retrait même, ou par des épreuves extérieures ou intérieures afin qu’ils se redressent. Toute la Parole de Dieu – appelée sainte Écriture – nous montre l’amour de Dieu pour son peuple et pour des personnes. Et, ce qui montre que Dieu ne se lasse pas d’aimer, c’est qu’Il monte sur la Croix, aimant ainsi jusqu’au bout ceux qui ne l’aiment pas ou qui répondent mollement à son amour. La Croix prouve que Dieu aime toujours. Saint Maxime le Confesseur dit que Dieu aime tous les hommes, les justes comme ses amis et ses familiers, et les pécheurs comme des insensés qui se perdent dans la nuit (Centuries sur l’amour).Cela veut dire que, à l’égard des pécheurs, de ceux qui se rendent indignes de son amour, le Seigneur peut manifester son amour comme compassion.

Suggestion diabolique

L’idée que Dieu cesse d’aimer est donc, soit une opinion à caractère psychologique, comme les enfants redoutent que leurs parents cessent de les aimer; soit une suggestion diabolique qui nous fait douter que Dieu nous aime et nous rend presque impossible de nous approcher de lui. Douter que Dieu continue à nous aimer nous empêche de nous repentir et de lui demander pardon, donc de nous réconcilier avec lui. c’est pourquoi il faut plutôt penser que cette idée vient du Malin. En fait, celui qui, même dans ses erreurs, ses fautes et ses péchés, continue à croire à l’amour de Dieu pour lui peut être sauvé immédiatement, parce que la certitude de l’amour de Dieu est plus forte que la peur de la mort et de la mort éternelle. « Montre-moi ton amour, Dieu de miséricorde », dit David dans un psaume (84, 8): prions, non pour que Dieu nous aime, puisqu’Il nous aime toujours, mais pour qu’Il nous montre son amour, parce que nous ne le voyons pas toujours ou parce que cet amour est quelquefois imperceptible pour notre sensibilité grossière.

 

Que Dieu nous aide et nous donne la joie de son amour!

Gloire à Vous pour Votre amour indicible, Seigneur Jésus, gloire à Vous!

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.) 

 

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 51,12)

 

 

Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi.

C'est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille.

Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil.

De même l'homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu'on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon.

Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon... 

Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine.

Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s'ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s'ils regardaient directement le disque solaire.

De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l'image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez. 

En effet, la pureté, la paix de l'âme, l'éloignement de tout mal, voilà la divinité.

Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu.

Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

 

Donnez-nous, Seigneur un cœur nouveau
insufflez en nous , un esprit nouveau.


1 - Voici venir des jours, oracle du Seigneur+,
Où je conclurai avec la maison d'Israël*,
Une alliance nouvelle

2 - Je mettrai ma loi au fond de leur être*,
Et je l'écrirai sur leur cœur

3 - Je serai leur Dieu*,
Et eux seront mon peuple

4 - Je leur pardonnerai toutes leurs fautes*
Et ne me souviendrai plus de leurs péchés 

 

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Avortement, homosexualité, prostitution : la dérive d’Amnesty International

Amnesty International se présente comme une ONGI (Organisation non gouvernementale internationale) qui défend les êtres humains selon la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle milite en effet activement et souvent efficacement pour la libération des prisonniers d’opinion, le droit à la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture, et l’arrêt des crimes politiques. Aleteia la cite souvent, à juste titre, comme une source d’information lorsqu’il s’agit d’alerter sur des violations des droits de l’homme, exactions et discriminations injustes dans le monde entier.

Ce terrible paradoxe : « recourir à la peine capitale pour sauver des vies » !

Des « droits » forgés pour l’individu roi

Telle est bien la mission donnée à Amnesty International par ses fondateurs, au début des années 60, l’avocat britannique Peter Benenson et l’indépendantiste irlandais Sean MacBride, tous deux catholiques (né dans une famille juive, Benenson, de son vrai nom Peter James Henry Solomon, s’était converti au catholicisme en 1958, quelques années avant de fonder Amnesty).

Mais cette mission est aujourd’hui étendue à la défense et la promotion de tout un registre de « droits » nouveaux, civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, issus d’une pensée libertaire à la dévotion de l’individu roi.

Avec de nombreuses ONG, Amnesty International s’est mise idéologiquement à la remorque de l’ONU, déplore un ancien militant de l’association : « Auparavant, nous allions là où les autres n’allaient pas. Nous parlions des prisonniers politiques, de la peine de mort. Maintenant, nous sommes calqués sur le programme de l’ONU. On s’occupe des femmes, des droits économiques et sociaux, de la misère. C’est trop large ».*

Au détriment des êtres les plus fragiles

C’est surtout contraire à la défense des êtres humains les plus fragiles, notamment lorsque Amnesty milite pour l’abrogation de toutes les lois anti-avortement au nom du « droit » des femmes à disposer de leur corps sans égard pour la vie de l’enfant. Cela lui a valu en mars 2007 d’être condamnée par le Vatican par la voix du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui a demandé à tous les catholiques et à toutes les institutions catholiques de ne plus lui accorder de soutien financier.

Toujours en 2007, en Angleterre, Mgr Michael Evans (1951-2007), évêque catholique du diocèse d’Est Anglie, démissionne d’Amnesty International, dont il a été membre pendant 30 ans, dont plusieurs années au sein du comité directeur, pour protester contre l’introduction dans le programme d’Amnesty d’un « droit à l’avortement ».

De nombreux catholiques suivent son exemple. En 2013, Amnesty International a fait campagne, de concert avec le Comité des droits de l’homme de l’ONU, pour que l’Irlande dépénalise entièrement l’avortement. En 2014, elle a lancé la campagne mondiale « Mon corps, mes droits » pour le respect, la protection et la promotion des « droits sexuels et reproductifs ». Cette campagne se poursuit : le 28 septembre 2015, des sympathisants d’Amnesty International ont participé dans plus de 20 pays à une « Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement ».

Sur la lancée cette logique libertaire, Amnesty International s’est engagée pour la défense des « droits » LGBT : « Amnesty International appelle au respect de la liberté d’expression et de rassemblement des LGBTI en soutenant les ‘Marches des fiertés’ en Europe » (Amnesty International). Elle a aussi opté en août 2015 pour la dépénalisation de la prostitution pour les prostitué(e)s mais aussi pour les clients et les proxénètes, pour peu que les « travailleurs du sexe » soient des adultes consentants. La campagne que l’ONGI a consacrée à cette cause douteuse lui a valu l’ire de personnalités célèbres, telles les actrices Meryl Streep et Kate Winslet, vent debout contre cet esclavage qui s’aggrave dans les pays qui ont choisi la dépénalisation (Catholic Herald).

L’Histoire jugera les aveuglements d’aujourd’hui

À vouloir coller comme tant d’autres – associations ou partis politiques – à l’air du temps, Amnesty International en épouse la cécité sur le sort des êtres humains les plus fragiles et les plus démunis, à commencer par les enfants à naître. L’Histoire jugera sans doute aussi sévèrement cette attitude contemporaine que les aveuglements passés sur le sort de populations entières vouées à l’esclavage ou à l’extermination par des sociétés pourtant depuis longtemps christianisées.

*Cité par Marc Girot, Amnesty International. Enquête sur une ONG génétiquement modifiée, Paris, Éditions du Cygne, coll. « Essai », 2011, p.89.

 

(Source: ALETIA:

 

Colosimo : «Pour le Pape, l'ennemi prioritaire est le djihadisme et non la Russie»

Posted: 17 Oct 2015 10:36 AM PDT

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Ukraine, Bachar el-Assad, Chrétiens d'Orient: Jean-François Colosimo a accordé un entretien fleuve à FigaroVox dans lequel il analyse les enjeux géopolitiques de la visite de Vladimir Poutine au Vatican.


Jean-François Colosimo est écrivain et essayiste. Président du Centre national du livre de 2010 à 2013, il dirige désormais les éditions du Cerf. Son dernier livre, Les Hommes en trop, la malédiction des chrétiens d'Orient, est paru en septembre 2014 aux éditions Fayard.


Le pape François rencontre Vladimir Poutine ce mercredi après-midi au Vatican. Pourquoi organiser maintenant un tel face à face?

L'entrevue historique entre Mikhaïl Gorbatchev et le pape Jean Paul II avait ouvert la voie. Cette rencontre entre le pape François et Vladimir Poutine, la deuxième après un premier entretien en novembre 2013, est devenue quasiment impérative face à l'actualité qui secoue l'Europe et le Proche-Orient.

Diverses raisons expliquent, en effet, l'urgence de cette audience.

«Les catholiques ukrainiens de rite oriental forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.»

La première porte sur la résolution du conflit ukrainien. Au VIIIe siècle, l'Europe connaît en son cœur une division majeure. La confrontation entre missionnaires byzantins et missionnaires francs va déboucher sur la rupture entre Constantinople et Rome, les Grecs et les Latins, laquelle annonce la séparation entre orthodoxes et catholiques. Elle donne lieu à la ligne de fracture qui court de Riga, dans les pays Baltes, à Split, en ex-Yougoslavie, et qui traverse l'Ukraine en son milieu. Il est évident que l'opposition entre les Ukrainiens de l'Ouest et de l'Est, sans être une guerre de religion, implique cette longue mémoire. Ce pays-frontière est ainsi partagé entre les mentalités contradictoires nées de l'Occident et de l'Orient chrétiens et de leurs disputes autour de l'héritage impérial, d'où les fortes tensions entre Bruxelles et Moscou. Les catholiques ukrainiens de rite oriental, originellement issus de l'Église orthodoxe mais unis depuis plusieurs siècles à l'Église catholique, forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.

Cette audience, deuxième raison, est également motivée par la situation dramatique des chrétiens d'Orient. Comme le soulignent ses déclarations à Sarajevo sur le présent climat de «troisième guerre mondiale», le pape défend sans doute la notion d' «ennemi prioritaire». Or celui-ci est le djihadisme, et non pas la Russie.

De ces deux raisons, découle la troisième. Pour Vladimir Poutine, cet entretien représente l'occasion de sortir de l'isolement diplomatique qui est le sien, particulièrement au regard de l'Union européenne. Le pape ne manquera pas, dans le secret de ce tête-à-tête, d'aborder les épineuses questions des risques pour la paix de la diplomatie offensive du Kremlin et de la menace sur les libertés fondamentales en Russie. Mais le successeur de Pierre entend aussi, et d'abord, que cette audience s'inscrive dans l'accélération de la démarche œcuménique qui marque son pontificat.

Une source vaticane aurait effectivement confié à La Croix que «Le Saint-Siège comprend qu'une solution au conflit en Syrie passe inévitablement par la Russie»…

C'est la position informée, judicieuse et raisonnée à adopter face à la situation du Levant. Il est regrettable que ce réalisme de la diplomatie vaticane fasse défaut à l'Elysée et, plus largement, à l'Union Européenne.

Il ne peut en effet y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran. Ces deux puissances régionales ont une longue histoire, une diplomatie séculaire, et des réseaux dans la région parce qu'elles y possèdent des intérêts stratégiques, voire vitaux.

«Il ne peut y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran.»

Depuis que la Russie est entrée dans l'espace des relations internationales au XVIIIe siècle, elle a voulu garantir son accès aux mers chaudes et a agi, en Orient, à travers les communautés orthodoxes. Cette politique d'influence a été continuée par l'URSS via les régimes socialistes arabes. Moscou, qui dispose de bases militaires en Syrie, représente non seulement un soutien actif au régime de Bachar el-Assad, mais est, de surcroît, un interlocuteur de premier plan avec Téhéran. Or, les États-Unis eux-mêmes viennent de se rendre compte du caractère indispensable de la participation de l'Iran pour régler, sur le terrain, l'avancée de Da'ech que ne peuvent endiguer les seuls bombardements.

Vladimir Poutine et Bachar el-Assad, qui est actuellement très affaibli, seraient-ils devenus les meilleurs alliés des chrétiens d'Orient?

«Les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux « dictatures classiques.»

Il ne faut pas s'illusionner: Bachar, comme son père, est indiscutablement un tyran. Mais les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux «dictatures classiques», si l'on peut dire. D'autant plus que, sous la domination alaouite de la famille el-Assad, leur liberté de culte était garantie. Lui- même minoritaire, le régime alaouite orchestrait volontiers une politique de mise en valeur des autres minorités. Les chrétiens de Syrie souffraient donc des mêmes privations de liberté que leurs compatriotes musulmans mais ils s'agissaient pour eux d'une tyrannie «ordinaire» qui permettait leur maintien territorial et leur persistance historique. Face à celle-ci, l'avènement de Da'ech leur semble un bien plus grand mal car il s'agira alors d'une tyrannie «totalitaire».

C'est pourquoi les hiérarchies chrétiennes orientales, qu'elles soient catholiques ou orthodoxes, et qui étaient toutes de tradition francophone et francophile, ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs. Et que cet aveuglement têtu conduit, dans tous les cas, à favoriser les conditions de leur disparition. Elles se sont donc tournées vers la Russie. Il y a là une perte d'influence grave pour notre pays.

Ces hiérarchies chrétiennes ne sont toutefois pas dupes. Elles savent que la Russie, à travers les déclarations d'amitié de Poutine, poursuit ses propres intérêts. Elles n'entendent pas sacraliser l'homme du Kremlin en sauveur du christianisme. Loin s'en faut. Mais comme les chrétiens d'Orient sont les seuls, dans la région, à ne pas bénéficier d'un protecteur international et que la Russie se propose d'exercer ce rôle -qui a été le sien pendant des siècles en concurrence avec la France-, Poutine marque un point. Et cela, parce notre pays a adopté une politique de la chaise vide. Parce qu'il a renoncé à ses devoirs historiques.

«Les hiérarchies chrétiennes orientales ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs.»

Le pape peut-il soutenir des régimes autoritaires comme celui de Bachar pour faire face à la menace de Da'ech?

François fait face à l'urgence de la tragédie qui est en train de se dérouler sous nos yeux, qui se calcule en centaines de milliers de victimes et en millions de réfugiés ou de déplacés, de toutes confessions, dans l'indifférence de la communauté internationale -laquelle s'apparente de plus en plus à une forme de complicité passive. Il s'agit très certainement pour lui de parer à l'imminence d'une catastrophe irrémédiable qui entachera le sens même de l'humanité.

Pour le reste, le combat du Saint-Siège pour la liberté de conscience et les libertés démocratiques sur les cinq continents ne fait pas de doute. Le penser serait lui faire un procès indigne. On a pu observer depuis un demi-siècle que la diplomatie vaticane, en avançant patiemment, parfois secrètement, réussissait à renverser des situations que l'on croyait inamovibles. C'est ainsi que, face aux États encore communistes en Asie ou en Amérique latine, ou nouvellement fondamentalistes en Afrique ou au Moyen-Orient, l'action de Rome demeure invariablement positive, dénouant le circonstanciel tout en restant intransigeante sur l'essentiel. De surcroît, il y a chaque jour dans le monde des chrétiens qui luttent et meurent pour la dignité de tous.

La position du Saint -Siège envers le régime de Bachar el-Assad tiendrait-elle donc de la politique du moindre mal?

«La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.»

Je ne pense pas qu'il y ait une volonté particulière de sauvegarder Bachar el-Assad ou une quelconque indulgence pour ses crimes. Il y va seulement de l'impératif de stopper au plus vite la barbarie croissante et de la lucidité à admettre que dans l'actuel chaos du Proche-Orient, que l'Amérique et l'Europe ont négligemment favorisé, il n'y aura pas de solution magique. Qu'on le veuille ou non, le régime alaouite, à défaut de mieux, est devenu un point de ralliement pour de très nombreuses communautés qui refusent l'arrivée au pouvoir de l'islamisme. La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.

Certains parlent déjà d'un voyage du pape à Moscou, un axe Vatican/Moscou est-il crédible?

Le seul axe dont on peut véritablement parler aujourd'hui, renouvelé et fort, est celui qui existe grâce au dialogue œcuménique, toujours plus soutenu, entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Il passe aussi par Constantinople et le patriarche Bartholomée.

Le pape Jean Paul II, qui fut un voyageur planétaire, n'avait pas pu se rendre en Russie. Une visite du Pape François à Moscou, mais plus probablement une rencontre avec le patriarche Cyrille Ier dans un lieu symbolique, à équidistance des deux sièges pontificaux, représenterait un témoignage encourageant pour tous les fidèles catholiques et orthodoxes sincèrement engagés dans la recherche concrète de l'unité.

Le pape a-t-il une véritable influence diplomatique, ou se contente-t-il du ministère de la parole?

On retrouve là la fameuse question de Staline: «Le Pape, combien de divisions?» L'URSS n'est plus là. Le Vatican l'est toujours. La diplomatie du Saint-Siège, qui a pour chef le pape, pour expérience une bonne quinzaine de siècles d'existence, pour réseau de relations internationale le premier au monde avec ses innombrables nonciatures, et pour statut le rang d'observateur à l'ONU représente une véritable force d'information et d'influence.

Elle a surtout pour elle le ministère prophétique de l'évêque de Rome en tant que serviteur de l'Évangile. Plus que jamais, la mondialisation qui allie l'unification mortifère du marché en son centre et l'explosion meurtrière des identités à sa périphérie éprouve le besoin vital d'une parole de vie. En se rendant au Parlement de Strasbourg pour réveiller l'Europe, à Lampedusa pour secourir les migrants, à Istanbul pour réclamer une intervention militaire dans les limites de la guerre juste, c'est ce que fait inlassablement François.



Jtk
« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu »         Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit.        Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente.        Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix :        Silence de nos yeux.       Silence de nos oreilles.       Silence de nos bouches.       Silence de nos esprits.       Dans le silence du cœur,       Dieu parlera.   Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu » Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit. Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente. Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix : Silence de nos yeux. Silence de nos oreilles. Silence de nos bouches. Silence de nos esprits. Dans le silence du cœur, Dieu parlera. Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

le parfum de Béthanie
Évangile selon saint Jean 12, 1-8
Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux.
 
Le parfum qui réveille

« La maison fut remplie de l’odeur du parfum »
Le parfum m’éveilla, au milieu de la nuit, une odeur enivrante. Je me levais et me laissais guider par le nard envoutant. Je sortis de chez moi. La rue était déserte, et toujours ce parfum, déployé dans les airs. Il me mena par des ruelles étroites jusqu’à une maison basse, dans un quartier modeste. Je n’étais jusqu’alors jamais venu ici. La porte est entrouverte. J’entre en me penchant dans l’étroite masure. Personne. Une bougie vacille, et dissipe un peu l’ombre de l’unique pièce. Une table préparée. Les restes d’un festin. Quelques coupes de vin, du pain, sur une nappe. Et puis, sur une des couches disposées près de la table, un long drap déplié. Sans doute pour qu’un hôte s’y étende en mangeant. Il est tout imprégné de l’odeur du parfum. Reposant sur le bord un vase &eacu te;bréché, de la plus belle facture.

Je voulais retrouver ceux qui vivaient ici. Je sortis en courant de la maison déserte, l’aube allait arriver. Et toujours cette odeur qui flotte dans l’aurore. Elle me guida dehors, jusque dans un jardin. Tout au fond, dans le roc, une pierre à peine roulée. Je cours et je m’approche. Plus forte que jamais la délicieuse effluve s’échappe du rocher. J’entre, et me penche. Un drap tout déplié, vide, encore marqué par les traces d’un corps. Sur le sol quelques vases, du parfum, et du baume, éparpillés sans ordre. Où aller maintenant ? 
Dehors, où déjà le soleil s’est levé. Une femme aux longs cheveux me fait signe en passant : Viens, que je te montre celui que tu cherchais.(Source:Signe dans la Bible)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-38.

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
12e sermon sur le psaume 118 ; CSEL 62, 258 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1033 rev.) 


 

« Pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte »

 

Le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur.

En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer.

Mais cela dépend de nous s'il n'entre pas toujours ou s'il ne demeure pas toujours.

Que ta porte soit ouverte à celui qui vient ; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce.

Dilate ton cœur ; cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui « illumine tout homme » (Jn 1,9).

Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. 

Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme.

Certes, il pourrait entrer, mais il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent.

Issu de la Vierge, sorti de son sein, il irradie tout l'univers, afin de resplendir pour tous.

Ceux qui désirent recevoir la lumière qui brille d'un éclat perpétuel lui ouvrent ; aucune nuit ne viendra l'interrompre.

En effet, le soleil que nous voyons chaque jour cède la place aux ténèbres de la nuit ; mais le Soleil de justice (Ml 3,20) ne connaît pas de couchant, car la Sagesse n'est pas vaincue par le mal.

 

Mardi 20 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque

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