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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 15:19
“Telle est la tâche de l'homme : conquérir l'espace et sanctifier le temps.”

“Telle est la tâche de l'homme : conquérir l'espace et sanctifier le temps.”

Attention : dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015 nous passerons à l'heure d'hiver.

 

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Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !
Attention, les amis ! Pas d'excuse pour arriver en retard à la Messe de dimanche ! Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015 nous passerons à l'heure d'hiver.
5 clés pour sanctifier le temps

Source: "Famille Chrétienne",ARTICLE du| 06/08/2012 | Numéro 1799 | Par Samuel Pruvot

 

Dans la Règle qu’il rédige au VIe siècle pour ses moines, saint Benoît de Nursie fait du temps un allié stratégique. Au lieu de prendre son temps sur la Terre, le contemplatif doit multiplier les bonnes œuvres dans l’attente du Ciel. Sous le regard de Dieu.

Clé n° 1 : entrer dans le temps de Dieu

Le secret du moine est de vivre  « sous le regard de Dieu ». Plus il sera conscient de cette vérité, plus il permettra à l’éternité de faire irruption dans son existence. Dans son combat spirituel journalier, le temps de Dieu apparaît comme un havre de paix toujours accessible.

Dans le chapitre 4 de sa Règle (les instruments des bonnes œuvres,) saint Benoît affirme : « Partout, être sûr que Dieu te regarde ». Il précise au chapitre 19 (sur le chant des Psaumes) : « Nous croyons ceci : Dieu est présent partout , et partout les yeux du Seigneur regardent les bons et les méchants ». Dans la grisaille du temps ordinaire, la présence extraordinaire de Dieu n’est jamais loin. Des pépites d’or gisent un peu partout, au fond du fleuve des jours qui nous emporte.

 

Clé n° 2 : profiter du temps présent pour changer de vie

Pour les moines, le « Carpe diem » du poète Horace n’est pas de mise. Si le monde se livre à une quête plus ou moins effrénée du plaisir, le monastère reste le lieu de l’effort. L’impératif n’est pas de jouir du temps présent, mais d’en profiter pour se convertir. Dans le Prologue de sa Règle, saint Benoît invite ses disciples à « revenir [à Dieu] par le labeur de l’obéissance ». À rebours  de nos mentalités hédonistes, le père des moines est convaincu que le temps n’est pas un capital à dilapider mais un moyen de se sanctifier.

Dès le premier chapitre, la Règle invite le moine à emprunter la porte étroite de l’Évangile. Le moine doit apprendre l’obéissance. Saint Benoît n’est pas tendre avec les religieux qui s’offrent du bon temps en contournant toute forme d’autorité : « La troisième espèce de moines, laquelle est détestable, est celle des sarabaïtes. Ils n’ont d’autres lois que la satisfaction de leurs désirs ; tout ce qu’ils préfèrent ils le tiennent pour saint ».

La Règle estime que « le premier degré de l’humilité est l’obéissance accomplie sans retard. Elle est propre à ceux qui n’ont rien de plus cher que le Christ ». L’empressement à changer de vie est la marque du chrétien. Alors que notre pente naturelle consiste en général à capituler devant nos faiblesses, par dépit ou paresse. D’un côté le mouvement, de l’autre la fixation.

 

 Clé n° 3 : ne pas attendre, car le temps presse

 Dans la Règle, le temps est précieux. Le moine doit le faire fructifier comme un bon ouvrier à qui le Maître demandera des comptes. Saint Benoît promeut une sorte de capitalisme avant la lettre où le gain spirituel est à la mesure du zèle et des bonnes actions. Le chapitre 48 (sur le travail manuel) prévient ainsi les postulants : « La paresse est l’ennemie de l’âme. Les frères doivent être occupés à travailler de leurs mains. À d’autres moments, ils doivent être occupés à la lecture de 
la parole de Dieu ».

Il ne faut donc pas perdre son temps. Et saint Benoît, dans son Prologue, invite les moines à se presser sur le chemin de la conversion : « Courez, pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous enveloppent ». Le chrétien ressemble au marathonien. Il se donne de la peine pour arriver au but, sans jamais s’arrêter. Saint Benoît fait toutefois remarquer qu’avec la grâce de Dieu, « le cœur se dilate et l’on court sur la voie des commandements de Dieu avec une douceur d’amour inexprimable ».

 

Clé n° 4 : rythmer le temps par la prière

 Contrairement à l’image d’Épinal, la vie contemplative signifie moins l’arrêt du temps que son accélération. La Règle de saint Benoît introduit un rythme soutenu auquel les moines doivent se conformer. Pas de 35 heures chez les Bénédictins, ni de jours fériés (à ne pas confondre avec les fêtes liturgiques). L’horloge monastique fonctionne avec la prière des offices. Jour et nuit. Le chapitre 16 de la Règle indique : « Le Prophète dit : “Sept fois par jour, j’ai dit ta louange”. Ce nombre sacré de sept, voici comment nous le garderons : en accomplissant les devoirs de notre service à laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies ».

L’homme moderne sait combien le temps peut devenir corrosif quand mille obligations l’éloignent de l’essentiel. Saint Benoît oblige au contraire les moines à toujours revenir au centre. À heures fixes. Des respirations surnaturelles sans les-quelles l’homme s’essouffle et perd son temps.

 

 Clé n° 5 : préparer la fin des temps

  Pour saint Benoît, le temps a un sens. La ligne bleue des Vosges du moine, c’est la Jérusalem céleste. C’est pour parvenir à cette destination que les religieux se fatiguent sur la Terre. Le Prologue est explicite : « Marchons dans ses sentiers, afin que nous méritions de voir dans son Royaume Celui qui nous a appelés ».

La Règle permet de tirer le meilleur parti du temps présent. Mais sans jamais oublier son objectif ultime. Saint Benoît le confirme dans son Épilogue : « Donc toi – c’est-à-dire tout homme qui se presse vers la patrie du Ciel –, pratique jusqu’au bout, avec l’aide du Christ, cette toute petite Règle écrite pour des débutants ». Il est toujours temps de s’en inspirer.

Samuel Pruvot

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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